Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 312 du 21 janvier 2004 - p. 3
Parlons franc
Leur laïcité c’est le culte du néant

Répétons-le une fois encore : l’interdiction du voile islamique ne résout pas le problème de l’occupation du territoire national. Elle n’écarte pas la menace terroriste. Elle ne protège pas les fatmas de l’aliénation.

Elle ne fait qu’exacerber les antagonismes.

Si nous étions gouvernés par des hommes, ce serait un mal pour un bien parce que cela permettrait d’en finir, une fois pour toutes avec le fléau communautariste en mettant les musulmans hexagonaux(1) face à une alternative simple : ou vous vous intégrez, ou vous foutez le camp.

Mais comme le Pouvoir est entre les mains de lavettes corrompues, cette loi débouchera sur une capitulation.

La manifestation scandaleuse de 17 janvier le montre.

Manifestation scandaleuse parce que rien ni personne ne nous empêchera de le dire : une fois pour toutes, papiers français ou pas, les islamistes ne sont pas chez eux chez nous et ils ne devraient pas plus être autorisés à manifester en France que des Français ne seraient autorisés à le faire dans n’importe quel pays afro-maghrébin (sans même parler des sanglantes autocraties arabes où la moindre revendication publique se solde par la peine de mort).

Si nos lois, nos moeurs, nos coutumes et même, pourquoi pas, nos caprices ne plaisent pas à un étranger, fut-il porteur d’un chiffon de papier qui prétend lui conférer la citoyenneté hexagonale, nous ne le retenons pas. Il est libre. Lui, au moins, a la ressource de retourner dans son douar d’origine quand un Français de souche ne peut que s’incliner faute d’un autre pays où il serait chez lui.

C’est en tout cas ce que m’ont enseigné mes grands-parents, Russes blancs et orthodoxes chassés par la terreur bolchevique. Jusqu’à leur mort et alors même qu’ils avaient payé eux-mêmes l’impôt du sang et donné, par surcroît, un fils à la France, ils s’interdirent, quel que soit le régime politique, toute critique à l’égard du pays qui les avait accueillis et protégés.

Mais le but des politiciens pourris et vendus n’est ni de lutter contre le sectarisme ni de protéger les femmes comme ils le prétendent en feignant de croire qu’il est plus aliénant d’entrer voilée dans une école que de se prostituer à moitié nue le long des Maréchaux.

Ce que veulent les pouvoirs occultes qui dirigent notre pays à travers un gang de pantins corrompus et corrupteurs, c’est exclure radicalement la religion de tout espace public.

C’est parachever, dans la perspective des célébrations du centenaire, la loi de séparation de l’Église et de l’État votée en 1905.

Pour cela, ils ont eu l’idée perverse de fonder sur l’islamophobie atavique et naturelle d’un pays de vieille tradition chrétienne une loi qui, sitôt votée, sera retournée contre les catholiques français.

En 1905, l’anti-dreyfusisme affiché dix ans plus tôt par certains catholiques avait fourni le prétexte de la loi de séparation.

Cette loi, Jaurès la salua comme une défaite définitive de L’Église qu’il imputa aux évêques à qui il administra une cinglante leçon de logique :

« Lorsqu’on a proclamé que Dieu est si intimement mêlé aux choses humaines qu’il s’est incarné dans un individu humain et qu’il a transmis à une Église le droit de continuer cette incarnation, il est impossible que Dieu ne reste pas incarné dans cette Église comme la puissance souveraine et exclusive devant laquelle les individus, les sociétés, les patries, toutes les forces de la vie, doivent s’incliner.

Voilà la contradiction des deux mondes, voilà la contradiction des deux principes et voilà, par conséquent (...) la dualité et le conflit.

Si les hommes de la Révolution poussent au bout le principe révolutionnaire et si les chrétiens poussent au bout le magistère de l’Église, c’est, dans une société unie en apparence, dans une société où nous aurons tous la même figure d’hommes, le plus prodigieux conflit qui se puisse imaginer. »

Et d’ajouter, implacable : « Nos adversaires nous ont-ils répondu ? Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l’entière pensée catholique ? Non ! Ils se sont dérobés. Ils ont chicané sur des détails d’organisation. Ils n’ont pas affirmé nettement le principe qui est comme l’âme de l’Église »(2).

Le prix, ce fut la haine, la violence et les spoliations des "inventaires", des morts dans toute la France et, une décennie plus tard, après l’affaire des fiches(3), la tragique incompétence de chefs militaires qui, sélectionnés non sur leurs qualités de soldats mais sur leur docilité à la franc-maçonnerie, faillirent conduire la France à l’abîme.

Voilà ce que devraient méditer les évêques conciliaires d’aujourd’hui s’ils avaient un sou de bon sens et de culture.

Mais ils se taisent quand les responsables musulmans et juifs, eux, se dressent au côté de leurs fidèles, contre un système qui n’est pas laïque comme le prétendent ses fanatiques mais purement et simplement athée, c’est-à-dire adorateur du néant.

Serge de Beketch

(1) Ce mot n’est pas une concession à la mode. Il vise à différencier clairement les Français d’âme, de coeur, de sang et de race des citoyens de Sécu, de RMI et d’alloc.
(2) Cité par Jean Ousset dans "Pour qu’Il règne".
(3) Les officiers catholiques, fichés par la secte maçonnique, furent exclus de tout commandement.
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