Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 312 du 21 janvier 2004 - p. 10
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L’affaire Dermouche

Dans le tissu de mensonges qu’est l’affaire Aïssa Dermouche, le "premier-préfet-issu-de-l’immigration", il serait étonnant que l’attentat contre "sa" voiture soit totalement dénué de zones d’ombre.

A vrai dire, on a même toutes les raisons de penser que c’est un attentat bidon, un de plus en France et de se borner pour l’instant à conseiller « Remember Carpentras ».

1. - Aïssa Dermouche n’est pas "issu de l’immigration". Il est né Français dans un des départements de l’Algérie Française en 1947.

2. - Il n’est pas un immigré mais un réfugié venu en Métropole pendant la guerre d’Algérie à dix-sept ans.

3. - Il est peut être musulman mais selon certaines rumeurs, il est surtout franc-maçon et, en tous cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que rien ne l’avait désigné à ce jour comme un islamiste fervent. Surtout pas les prénoms de ses enfants qui s’appellent Amel (vieux nom germanique de racine wisigothique), Élodie (du latin Alodis, propriété. En vieux français Alleu) et Romain (prénom qui, comme le fait remarquer Bernard Antony évoque plus saint Augustin, patron de la Kabylie chrétienne qu’un marabout algérien.)

4. - Il n’est pas du tout, et de loin, le premier Maghrébin nommé préfet en France. Il a eu des prédécesseurs, dont monsieur Mehdi Hacène, préfet de la région Alsace et qui, dans cette région viticole, avait toute les peines du monde à se cacher, lors des vins d’honneur, pour vider son verre dans un pot de fleur.

Et bien entendu, on ne compte pas les Afro-Maghrébins qui ont occupé des fonctions préfectorales, ministérielles ou des sièges de députés et de sénateurs du temps ou l’Empire se lisait en grandes taches roses sur les cartes du monde.

5. - Aïssa Dermouche n’a rien à voir, même de très loin, avec l’immigration afro-maghrébine ou avec l’islam des banlieues. C’est depuis un quart de siècle une personnalité nantaise en tant que directeur d’un des instituts privés les plus courus de France. "Audiencia", héritière de l’École supérieure de commerce fondée en 1900 par la Ville de Nantes, a noué des liens avec les meilleures universités européennes et américaines dans les domaines les plus avancés de la haute direction d’entreprises (Relations Internationales (IRI), Organisation de Sport (MOS), Conseil Ingénierie (MCI), Sciences de Gestion en Innovation, Marketing, Design et Création, Conseil et Développement stratégique, Entrepreneuriat et Nouvelles Technologies de l’information, Management et Compétences internationales, recherche et recrutement de hauts dirigeants, etc.).

Tous domaines beaucoup plus américano-mondialistes qu’arabo-berbères et qui ont été créés à l’initiative d’Aïssa Dermouche, qui fut professeur à l’école de commerce de Nantes avant d’en prendre la direction et de la rebaptiser Audiencia.

Quant à l’attentat, on a bien entendu indiqué sans attendre que l’enquête policière s’orientait vers l’extrême droite. Et ce alors que, de l’aveu même du procureur, on ignorait encore :

- si la bombe en était une ou si c’était un simple engin incendiaire du genre de ces cocktails Molotov qui détruisent au moins cinquante-deux mille voitures par an selon une évaluation publiée en 2001 par "Tocqueville magazine" ;

- si l’engin avait été déposé près de, sous, contre, ou dans la voiture ;

- si la voiture était détenue ou louée par le préfet ;

- si le préfet revenait d’une réunion de travail ou d’un match de foot, etc.

En somme on ne savait rien sauf que Chirac, Raffarin, Sarkozy, Perben et Alliot-Marie ont rituellement condamné ce « lâche attentat » et ordonné « que les auteurs de cet acte très grave soient poursuivis et punis avec la plus grande fermeté » (ce qui ne manquera pas de faire plaisir aux cent cinquante propriétaires de voitures brûlées chaque nuit en France et qui s’attendent, bien entendu, à être traités avec la même considération que n’importe quel concitoyen, fut-il préfet-issu-de-l’immigration).

En tous cas, l’affaire a déjà pris sa place dans le concert électoral.

Le responsable socialiste par discrimination positive Malek Boutih a estimé sur Radio J que l’attentat était à replacer dans le contexte des régionales de mars : « les extrémistes en France cherchent à la veille des élections à créer un climat de tension. »

Bayrou a vu dans sa boule de cristal que la voiture du préfet avait été détruite « uniquement en raison de son origine » (les origines du préfet, pas de la voiture).

Mais la palme de la déclaration la plus idiote revient au procureur Huet : « Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte criminel, des prélèvements ont été effectués sur la carcasse du véhicule pour que nous puissions faire des analyses pour déterminer la nature de l’explosif utilisé... Est-ce l’extrême-droite, des intégristes musulmans, des jalousies d’ordre privé ? »

Apparemment l’hypothèse de la chute d’une météorite est donc écartée...

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