Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 315 du 21 février 2004 - p. 3
Parlons franc
Chercheurs du CNRS ou hommes
de main des mafias politiciennes ?

Depuis quelque temps, les chercheurs, fonctionnaires du CNRS en tête, font grand bruit sur des réductions de crédit qui mettraient en danger la recherche française(1).

Or lundi 16 février une radio périphérique a invité une chercheuse, directeur de recherches en politologie au Centre National de la Recherche Scientifique, à s’exprimer en tant que "spécialiste du Front National".

Comme on pouvait s’y attendre, cette savante personne a exposé sur un ton très pincé que le Front National, parti d’incapables majeurs, agirait de façon oblique pour se poser en victime de l’exclusion sous prétexte qu’on lui interdirait de participer aux élections et qu’il se livrerait à cette agitation publicitaire dans l’intention sournoise d’accéder par ruse au pouvoir par les urnes, ce qui constituerait une grave menace dans un pays où 82 % des électeurs sont opposés à le voir prendre en main les affaires dont d’ailleurs il ne veut pas.

Ce genre de pilpoul mercerisé paralogique est trop courant pour que l’on s’en étonne encore.

Aussi bien n’est-ce pas le propos qui surprend mais la découverte qu’il existe au CNRS des chercheurs en "prophorogenologie" (de prophorà, le front et genos, la nation).

Du coup, Le Libre Journal, qui a lui aussi ses chercheurs, a entrepris d’en dresser la liste. Au fil de brèves investigations qui sont loin d’être exhaustives, il a été possible d’identifier (pour le seul CNRS à l’exclusion des chercheurs universitaires comme Renaud Camus, par exemple ou du domaine privé comme le jeune Mendès-France, dernier rejeton de l’engeance fameuse) plus de quinze directeurs de recherches et chercheurs au CNRS, politologues et prophorogenologues autoproclamés.

Ces spécialistes d’une science dont on ignorait jusqu’à l’existence sont donc payés par le Centre National de la Recherche Scientifique, c’est-à-dire avec l’argent des contribuables, dans le but de faire des recherches sur le Front National. Ces prophorogenologues aussi éminents que coûteux, tous brillants savants, ne se bornent évidemment pas à faire des recherches. Ils font aussi un peu les ménages.

Emissions de radio et de télé, livres, articles, conférences, colloques, commentaires de sondages, bref, autant de petits boulots faciles qui permettent de beurrer un peu la tartine.

Tous ces employés de l’Etat, donc du contribuable, donc (au moins pour un cinquième) des électeurs du Front National sont, sans exception ni nuance, violemment hostiles au dit Front National.

C’est-à-dire que leurs "recherches" ne sont pas neutres. Elles servent non pas l’intérêt collectif mais les intérêts des mafias qui se partagent le gâteau du pouvoir. Pouvoir auquel revient, entre autres, le choix de la politique budgétaire du CNRS.

C’est dire que les "recherches" ne se font pas sur le FN mais contre lui.

La preuve en est qu’il est le seul parti légal soumis à la vigilance de la police "scientifique".

On chercherait en vain un fonctionnaire "spécialiste du Parti communiste" qui ne soit pas lui-même marxiste, un docteur d’Etat ès Parti socialiste qui n’en soit pas.

Quant à l’UMP ou à l’UDF, on perdrait son temps à chercher un chercheur qui s’y retrouve.

A propos : que trouvent ces chercheurs ?

Rien, évidemment.

Depuis trente ans, la fine fleur de l’intelligence scientifique française (le CNRS c’est ça...) planche sur un sujet imposé : "le Front National ou comment s’en débarrasser". Or, le Front ne cesse d’améliorer ses résultats.

Aucun labo pharmaceutique ne continuerait à engraisser une équipe de prétendus chercheurs qui, en trois décennies, non seulement n’auraient pas été foutus de trouver un remède contre le rhume mais encore n’auraient réussi qu’à en augmenter la contagion.

Or, c’est exactement ce que fait l’administration : elle a trouvé des chercheurs mais elle cherche encore des trouveurs et en attendant, elle paie ces nuls à ne rien foutre.

Sinon pour leur propre compte puisque les seuls résultats tangibles de leurs recherches sont des bouquins qu’ils publient chez des éditeurs privés (et pas aux éditions du CNRS), des conférences qu’ils donnent pour leur propre compte, des émissions de télé ou de radio où ils cachetonnent à leur propre profit.

En fait, ces ronds-de-cuir se comportent en hommes de main des mafieux politiques qui les font payer par l’argent public pour empêcher ce que ces mafieux considèrent comme des concurrents d’accéder au partage du butin.

D’une certaine manière, ils sont dans la même situation que les permanents du RPR que Juppé faisait payer par les fonds publics de la mairie de Paris.

Sauf que ces bénéficiaires d’emplois fictifs, eux, avaient la pudeur de ne pas exiger d’augmentations...

Serge de Beketch

(1) "L’Express" (2/2) a publié un rapport accablant de l’Inspection générale des Finances. Le CNRS emploie 25 000 (!) fonctionnaires et dispose de 2,5 milliards d’euros par an. Mais il est fort mal géré, et entretient beaucoup d’inutiles (ndlr).
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