Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 316 du 3 mars 2004 - p. 3
Parlons franc
Le lobby-qui-n’existe-pas...

« En France, Luc Besson ayant refusé de le distribuer(1), nous ne verrons donc pas "La Passion du Christ" (...) Ce sont des organisations françaises juives qui ont conduit la bagarre et, au nom de la République, ont obtenu gain de cause, après de nombreuses autres victoires durant l’année 2003. Ce qui signifie qu’un lobby, au plein et respectable sens du terme qu’on me reprochera certainement d’employer, est en train de naître et de se structurer. »

Élisabeth Schemla, journaliste juive confirme dans un éditorial publié par Proche-Orient.Info que le lobby-qui-n’existe-pas existe bel et bien et s’arroge le droit de dicter sa censure au détriment du droit et d’imposer sa loi au mépris de la Loi.

Y compris par « la bagarre » au besoin, ce qui est la définition même d’une mafia(2).

Fondée sur des critères raciaux et/ou religieux, cette mafia se réclame abusivement d’une communauté qui compte moins de 1 % des hexagonaux et qui ne l’a investi d’aucune représentativité. Sans la moindre légitimité démocratique, elle se targue de parler et d’agir « au nom de la République ».

C’est déjà beaucoup mais ce n’est pas tout. Ce lobby d’imposteurs cynique se vante, en effet, d’avoir obtenu, outre le boycott du film de Mel Gibson :

1.- L’interdit professionnel contre Dieudonné M’bala-bis pour un gag bien moins insultant pour les Juifs que ne sont injurieuses pour les catholiques les éructations jamais condamnées de ce psychopathe haineux ;

2.- L’interdiction « sur intervention directe du ministère de l’Éducation Nationale » d’une conférence que Leila Chaïd, déléguée générale de la Palestine en France, devait donner dans le collège Maurice-Jaubert à Nice ;

3.- L’interdiction, au même endroit et toujours « sur intervention directe du ministère de l’Éducation Nationale » d’une conférence du Juif israélien antisioniste Warchavski.

Ce butin a été obtenu grâce à l’inusable argument des milices de la pensée pour justifier leurs rafles et descentes : l’accusation d’antisémitisme, qui, selon Schemla, serait le « dénominateur commun » des trois affaires.

On ne saurait se foutre plus ouvertement du monde.

1.- Dénoncer le film "La Passion" pour antisémitisme est grotesque de la part d’un juif qui, ne croyant pas à la divinité du Christ, ne peut voir en Lui qu’un autre Juif exécuté par les Romains pour consolider les bonnes relations de la puissance occupante avec les dirigeants collabos de la puissance occupée. Un échange de bonnes manières, en somme, auquel l’antisémitisme est totalement étranger.

2.- Dénoncer Leila Chaïd comme antisémite, c’est cacher que cette diplomate ressasse ad nauseam que son rôle dans la politique palestinienne n’enlève rien à sa sympathie pour le peuple Juif qui a tant souffert. Assurance qui lui a valu, dans l’émission "Riposte", une déclaration d’ "adoration" de Marek Halter et une invitation au dîner rituel du Crif en 2000.

3.- Dénoncer Warchavsky comme antisémite alors que ce Juif est citoyen israélien, c’est passer les bornes du ridicule.

4.- Dénoncer comme antisémite l’anti-chrétien M’bala-bis qui a débuté dans le chobize en duo avec Elie Semoun relève du délire.

En fait, ce que démontre Schemla, c’est que le cri-qui-tue n’a pas sous sa plume le sens que lui donnent les dictionnaires. Est antisémite, aux yeux du lobby, quiconque pense comme le lobby ne le veut pas, écrit comme le lobby ne le veut pas, parle comme le lobby ne le veut pas. En somme, selon la nouvelle loi des suspects, est antisémite tout citoyen qui, ne faisant pas ce que veut le lobby, fait ce que le lobby ne veut pas.

Enfin, écrire que lobby est un « terme qu’on me reprochera certainement d’employer », c’est avouer implicitement que cette mafia est, non pas un secret (tout le monde sait, et depuis longtemps, à quoi s’en tenir), mais une puissance ténébreuse. De celles dont on ne parle pas parce que, comme le sait tout scénariste de Hollywood : ce qui fait peur, c’est ce que l’on ne voit pas(3).

Eh bien, c’est trop tard !

Comme naguère Françoise Castro épouse Fabius se félicitant publiquement de l’existence des milices juives, Schemla a mangé le morceau. Fort de ces précédents autorisés, on peut donc dire qu’il existe bel et bien un lobby juif en France.

Il est puissant. Par menace, fric, chantage et violence, il impose sa loi aux politiques, à la Justice, à la Police et à la société civile.

Son impudence se mesure à la simple comparaison entre son rôle présent de censeur et la pose de défenseur des libertés qu’il prit lorsque, voilà quinze ans, Bernard Antony et l’Agrif(4) manifestèrent contre un film vraiment raciste, anti-catholique et ordurier : "La dernière Tentation du Christ" de Scorcese.

Le Conseil représentatif-sic des institutions juives de France écrivit alors : « la France vit une époque nazie ou stalinienne du point de vue de l’art. »

Serge de Beketch

(1) Le producteur Besson avait annoncé son intention de distribuer le film. Il a finalement reculé sous prétexte qu’il redoute un échec financier. Aux États-Unis, le film, remboursé en deux jours, a dégagé plusieurs dizaines de millions de dollars de bénéfices.
(2) Sauf interdiction administrative, on pourra d’ailleurs vérifier cette détermination en avril puisque le producteur tunisien Tarak ben Amar, moins asservi que ses homologues "français" annonce, au moment où nous bouclons ce numéro, qu’il a signé avec Mel Gibson un accord de distribution en France.
(3) Pour tourner "Le Parrain" en paix, Coppola dut s’engager devant les chefs de "l’Organisation" à ce que le mot "mafia" ne soit jamais prononcé à l’écran.
(4) Alliance générale contre le racisme anti-français et pour la défense de l’identité chrétienne, 70, bd Saint-Germain, 75005 Paris. Cotisation minimale : 10 euros.
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