Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 317 du 13 mars 2004 - p. 3
Parlons franc
Ce qu’ils appellent une
"petite ville paisible"

La "petite ville ardéchoise paisible du Teil". C’est là, la presse s’en est étonnée, que Cédric, quinze ans, a été massacré de quatorze coups de poignard-commando par deux "jeunes" en qui il avait identifié les voleurs de la voiture paternelle (contrairement à celui de la victime les prénoms des assassins sont secrets...).

Quelques jours plus tard les obsèques de Cédric se déroulaient dans une salle municipale « en raison de la destruction par un incendie criminel de l’église du Teil ».

Une petite ville paisible, dans la France de 2004, c’est donc une ville ou des "jeunes" égorgent et brûlent les églises.

On comprend pourquoi Sarko le Terrible n’a pas jugé utile de se déranger au Teil.

En période de guerre juridico-électorale contre le Front National, il n’est pas indispensable d’attirer l’attention sur ce genre de France profonde.

En revanche, il n’est pas mauvais de faire annoncer à son de trompe l’interpellation de neuf "militants proches de l’extrême droite" dans le cadre de l’enquête sur les attentats contre le Seigneur Dermouche (à condition de passer sous silence leur remise en liberté six heures plus tard...)

Il n’est pas mauvais non plus de foncer à Annecy où deux mosquées ont été incendiées.

Si ça se trouve, c’est une histoire de racket, une querelle intra-communautaire, une bagarre entre chiites et sunnites ou n’importe quoi de stupide et de dégoûtant.

Mais à tout hasard on met en branle le dispositif automatique habituel qui, d’ailleurs, devient grotesque à force de répétition.

Chirac téléphone à Dalil Boubakeur, président du conseil français du culte musulman, et à son irréductible ami Kamel Kabtane, président du conseil régional Rhône-Alpes du culte musulman et recteur de la Grande mosquée de Lyon, et publie le communiqué de rigueur condamnant « avec la plus grande fermeté » ces « actes odieux » faisant part de sa « très grande émotion » et assurant la communauté musulmane de France « de la détermination des pouvoirs publics à retrouver et à punir les auteurs de ces agressions ».

Raffarin exprime sa « plus profonde indignation » et exige que « tout soit mis en oeuvre pour que l’on retrouve les auteurs de ces dégradations ».

Perben demande au parquet une « sévérité maximum », Bernard Bosson, maire d’Annecy, et Bernard Accoyer, député UMP de Haute-Savoie, condamnent ces crimes, et Anne-Marie Comparini, présidente de la région, clame sa consternation.

Bien entendu, Sarko-Zorro se précipite pour rencontrer la "communauté musulmane de Haute-Savoie" et annonce que l’ « on ne peut pas accepter qu’un seul musulman ait peur, qu’un seul juif de France ait peur ».

Eh bien, pour parler crûment, tous ces jean-foutre commencent à m’emmerder copieusement.

Si Boubakeur et compagnie ont peur en France, ils ont une solution très simple : aller se rassurer en Algérie où, comme chacun sait, règne la concorde et la paix publique.

Si les Français de confession israélite se sentent si mal que ça dans ce pays, s’ils ont si peur de leurs concitoyens, ils ont la ressource d’accéder aux prières de leurs autres compatriotes, ceux qui les supplient de venir vivre en Israël où, comme nul ne l’ignore, un juif ne risque rien.

Pour moi, français et catholique, ce qui est inacceptable, c’est qu’un Français catholique ait peur sur la terre française et catholique. Parce que lui n’a aucune autre patrie prête à l’accueillir.

Ce qui suscite ma "profonde indignation" c’est que la racaille haineuse envahisse nos "villes paisibles". C’est qu’on laisse la lie de l’humanité brûler nos églises et tuer nos enfants. Et, en prime, nous engueuler.

C’est que Chirac, Raffarin, Perben, Sarko et leur bande de faux-cul, de shabbat goyims et de collabos de l’invasion ne bougent pas, n’aient pas une parole de condamnation, pas un geste d’amitié, pas un mot de compassion pour les Français catholiques, ne clament pas que quand on touche un Français, c’est toute la France qui est blessée et ne s’occupent que d’interdire à quiconque la vérité sur ceux qui, jour après jour, transforment en géhenne notre pauvre pays occupé.

Serge de Beketch
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