Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 319 du 4 avril 2004 - pp. 4 à 6
L’immigration en folie
Le vote des "immigrés" fait
basculer la France à gauche

Les chiffres sont là : dans un climat général favorable, notamment, et pour la première fois, en milieu rural, les scores les plus mauvais du Front National sont réalisés dans les secteurs les plus lourdement soumis à l’immigration.

Paradoxe ? Refus de l’inversion de l’immigration préconisé par la droite nationale ? Adhésion enthousiaste à la mortelle utopie exprimée par le nouveau président socialiste de la région Auvergne saluant « avant tout l’ouverture d’une Auvergne multiraciale » ?

Rien de tout cela.

Simplement effet démographique d’un demi-siècle de politique immigrationiste et malthusienne qui a provoqué l’effondrement de la fécondité européenne et le déferlement des nécessiteux du tiers-monde.

Aujourd’hui, les territoires qui entourent Paris sont occupés non par des étrangers mais par des allogènes à papiers français, dont une carte d’électeur.

La population d’origine a fui cette invasion humaine, religieuse, culturelle des zones suburbaines pour des zones rurales désormais privées d’activité agricole mais où les résultats du Front sont, du coup, meilleurs que jamais.

Quant à Paris intra-muros, il a perdu sa population naturelle, ce "petit peuple" que les archives des actualités cinématographiques ou télévisuelles nous montrent encore, bien présent, bien vivant, jusqu’aux années soixante. Qui a disparu, laissant place à ceux que les publicitaires appellent les DINKs ("double income no kids" : double salaire, pas d’enfants) seuls capables d’affronter le coût de la vie quotidienne et d’un marché immobilier dopé par la raréfaction des logements remplacés par des locaux commerciaux et qui, bien sûr, concubins pacsés ou pas, hétéros ou homos, cadres du secteur tertiaire, votent à gauche.

Dans cette confrontation, c’est l’occupant, forcément plus jeune, plus actif, plus conquérant, moins "civilisé" et soutenu par les collabos, qui culbute son vis-à-vis, empêtré dans un mélange d’idées chrétiennes devenues folles et de valeurs républicaines démentielles qui le paralysent aussi sûrement qu’une injection de curare.

Un immigré coûte vingt fois son salaire à la collectivité !

A la vérité, cette situation géopolitique voulue par la Ténébreuse Alliance et promise voilà un siècle par le sataniste américain Albert Pike, "pontife suprême de la maçonnerie universelle", ne concerne pas que la France.

Comme le démontre, dans un ouvrage collectif à paraître prochainement, un des plus courageux et avisés démographes français, c’est toute l’Europe, l’ancien Occident chrétien, qui, privé de défense contre les déstabilisations ethniques et culturelles et livré à ce que Pauwels avait magnifiquement appelé le "sida mental", est devenue un lieu de confrontation inégale entre de vieux peuples de culture chrétienne et un envahisseur islamisé.

Le 1er mai prochain dix nouveaux "partenaires" (cinq pays d’Europe Centrale, trois pays Baltes, plus Malte et Chypre) vont rejoindre l’Union.

Sa population totale atteindra alors 455 millions d’individus toutes nationalités confondues, ce qui fera d’elle, apparemment, un géant démographique, au 3e rang mondial par la taille, après la Chine (1,3 milliard d’habitants) et l’Inde (1,1 milliard) et loin devant les Etats-Unis (295 millions), la Russie (142 millions) et le Japon (128 millions).

En réalité, ce sera un géant podagre. Puisque depuis les années 70 et dans le silence délibéré des responsables politiques, le remplacement des générations n’est plus assuré.

D’ores et déjà, les moins de 20 ans sont moins nombreux que les plus de 60 ans, ce qui rend impossible le remplacement des générations.

Or les démographes démontrent qu’un accroissement du niveau de vie relatif de 10 % des personnes âgées entraîne une baisse de plus de 10 % de la fécondité de la population.

Ce rapport de vieillissement est de 22 pour les pays musulmans (19 pour les Africains noirs) et de 128 pour la France.

En Europe (726 millions d’habitants Russes compris) le déficit des naissances par rapport aux décès est de 1,3 million de personnes par an. Dans l’Union européenne, l’indice est tombé à 1,4-1,5 enfant par femme depuis le début des années 90, les records négatifs s’observant aujourd’hui en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Grèce.

Résultat : les flux d’immigration explosent.

L’Union à quinze est, selon Eurostat, la première destination pour les immigrants du monde. En 2000, on a compté plus de deux millions d’entrants, qui se sont ajoutés aux 14 millions recensés à cette date (5,5 millions en Allemagne, 3,3 millions en France, 1,6 million au Royaume-Uni, plus d’ 1,1 million en Italie, 0,8 million en Espagne, 0,5 million aux Pays-Bas, 0,3 million en Suède et en Belgique...).

Il n’est donc pas déraisonnable d’estimer que la population d’étrangers à l’Union est aujourd’hui, dans cette Union, de près de vingt-cinq millions d’individus.

Officiellement...

Car les acquisitions de nationalités et la dynamique des naissances sur le territoire de l’Union dissimulent une réalité beaucoup plus nombreuse.

Les ménages immigrés musulmans d’Afrique et de Turquie représentent près de 5 millions de personnes vivant en France métropolitaine (soit 50 % de plus que le chiffre officiel). Environ 9 % de la population de l’Hexagone.

Cette population est porteuse d’au moins un million de cartes d’électeurs. Elle augmente de 110 000 naissances par an (16 % des naissances en métropole).

Au rythme actuel, cette population aura doublé dans vingt ans.

En 2030, 15 % de la population (13 % de la population active) en France métropolitaine seront constitués d’étrangers porteurs de papiers français dont des cartes d’électeurs. Cette population "produira" 30 % des naissances.

C’est ce phénomène qui explique la montée de l’islam dans l’Union, avec les tensions et les changements d’identité que nous constatons.

Dans vingt-ans, un Français sur quatre sera afro-musulman

Et il n’est pas difficile d’imaginer ce que donnerait dans un tel contexte l’entrée de 70 millions de Turcs, faisant un million et demi d’enfants chaque année, et ouvrant la porte de l’Occident aux populations de race et de culture turque, qui passeront par le sas d’Istanbul pour entrer "légalement" en Europe depuis l’Asie centrale.

Il est évident que chaque jour qui passe rend plus illusoire la maîtrise de l’immigration de ces populations d’Afrique et des Proche et Moyen-Orient en vive croissance démographique et en stagnation économique et, donc, de plus en plus attirées par le "rêve européen", alors même qu’elles sont déstabilisées par les multiples conflits qui souvent ravagent leurs pays.

Selon l’OCDE les clandestins seraient aujourd’hui plus de 3 millions en Europe de l’Ouest (1 million en Allemagne, 1 million au Royaume-Uni, 300 000 en France, 250 000 en Italie, 150 000 en Espagne), et la Commission Européenne estime à au moins 500 000 les entrées étrangères annuelles illégales sur le territoire de l’Union.

D’autre part une dizaine de millions de visas touristiques sont accordés chaque année, et ce nombre croît de manière exponentielle. En France, de 1996 à 2001, il a été multiplié par cinq pour les Algériens, par trois pour les Marocains, par deux pour les Tunisiens, par trois pour les Chinois.

Les autorités reconnaissent que 10 % de ces visas sont suivis d’un maintien illégal sur le territoire.

En fait, l’immigration illégale double probablement l’immigration officielle.

La solution trouvée par les Etats membres est tout simplement folle ; elle consiste à annuler la visibilité de cette immigration illégale en procédant à des régularisations périodiques.

En vingt ans, 3,3 millions de migrants illégaux ont été ainsi régularisés. 720 000 (!) en Grèce, 1,5 million en Italie, 575 000 en Espagne, 240 000 au Portugal et "seulement" 220 000 en France. Mais cette différence est illusoire en raison de la mobilité de ces populations qui, aussitôt régularisées dans un pays, filent s’installer chez un voisin plus riche à qui le traité de Schegen interdit toute discrimination à l’entrée.

En outre, cette invasion est ruineuse. Maurice Allais, Prix Nobel 1988 : « Pour assurer le fonctionnement de son économie, un pays a besoin en effet de maintenir ses infrastructures : écoles, universités, hôpitaux, logements, routes, usines, bureaux... Or, dans tous les pays industrialisés, le montant global du capital national reproductible est égal à environ le quadruple du revenu national. Il en résulte que, pour bien intégrer un travailleur immigré, un pays doit mobiliser une épargne égale à environ quatre fois le salaire annuel de ce travailleur, afin de construire les équipements nécessaires à son accueil (...) Et si ce travailleur arrive avec sa femme et ses enfants l’épargne nécessaire devra représenter selon les cas de 10 à 20 fois son salaire annuel. »

En outre, la politique d’asile et d’immigration qui relevait jusqu’en 1999 de la souveraineté et de la compétence des Etats a été transférée par le traité d’Amsterdam à la Commission de Bruxelles et relève désormais du traité de Rome, au même titre que le "marché intérieur", la "politique agricole commune", la "concurrence", la "politique commerciale". Une procédure de "recours en manquement" devant la Cour de Justice européenne peut désormais être introduite contre un Etat qui se déroberait à ses devoirs communautaires en ces matières. Enfin, les décisions du Conseil européen sont prises à la majorité qualifiée, et le Traité de Nice prive les Etats de leur droit de veto dans ces matières.

L’Union interdit aux Etats européens de s’opposer à l’invasion

A partir du 1er mai 2004, donc, c’est la Commission de Bruxelles qui fixera sans appel la politique d’immigration des Etats membres en fonction de critères fixés lors du Conseil européen de Tampérée en 1999 :

- prise en compte de la situation des pays d’origine ;

- instauration d’une politique de "co-développement" ;

- obligation d’offrir aux immigrés « un ensemble de droits uniformes, aussi proches que possible que ceux dont jouissent les citoyens de l’Union » ;

- reconnaissance du droit d’asile comme sacré et intouchable, renvoyant aux principes supérieurs des Droits de l’Homme.

Tout cela, répétons-le, tient à un motif : la faiblesse de la fécondité européenne qui interdit toute politique de réduction de l’immigration, et bien entendu d’intégration.

Dans l’histoire, les intégrations pacifiques et mutuellement fructueuses des immigrants se sont toujours réalisées partout en deux ou trois générations, au fil des mariages mixtes d’une part, et surtout de la scolarisation et de l’imprégnation culturelle des enfants immigrés scolarisés avec les autochtones.

Cette imprégnation culturelle se réalise d’abord par l’acquisition de la langue.

Ce qui est évidemment impossible en cas de trop forte concentration d’allogène dans les mêmes classes.

Or, en France, les 1,4 million d’enfants de moins de 15 ans originaires d’Afrique et de Turquie, représentent 13 % de l’ensemble.

En 2030 plus d’un enfant sur quatre sera culturellement étranger.

Et cela ne signifie pas qu’un enfant sur quatre sera étranger dans une classe mais que la concentration géographique des immigrés autour des grands centres comme Paris, Marseille, Lyon, Lille, Strasbourg, etc., va multiplier les établissements où toute la population sera d’origine étrangère.

Dans de telles conditions, les tensions culturo-politiques seront telles quelles feront apparaître la période actuelle comme un âge d’or.

Et la question ne sera plus de savoir si le Front National ou l’UMP ou l’UDF ou même le PS voire le PC font plus de voix ici ou là. Mais de savoir si la disparition de la population blanche et chrétienne en Europe avant la fin du XXIe siècle, de sa culture et de ses valeurs, se fera par extinction "naturelle" ou par génocide.

Le Libre Journal
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