Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 320 du 13 avril 2004 - p. 3
Parlons franc
Le jour où Bitru est devenu fou

Il existe dans l’arsenal de laveurs de cerveau une technique connue qui consiste à donner au même sujet deux ordres contradictoires. L’impossibilité d’obéir provoque une situation de stress qui peut conduire à un véritable effondrement de la personnalité. L’imposture de l’antiracisme est un assez bon exemple de ce genre de manipulation.

Ainsi les médias nous assomment à longueur de journée de récits d’attentats islamistes, de portraits de terroristes islamistes, d’annonces de menaces islamistes. Lorsque le sujet, convenablement chauffé, descend dans le métro parisien, il entend a chaque station un message l’invitant à « agir ensemble » à être « vigilants ensemble ». C’est-à-dire, en clair, à repérer les éventuels suspects.

Or qu’est ce qu’un suspect de projets terroristes dans la tête de Bitru(1) qui toute la journée entend parler de terroristes islamistes ? C’est un islamiste, évidemment. Pas un rabbin ni un chaman esquimau.

Que surveillent donc, ensemble, les Bitru aujourd’hui ? Les islamistes.

Et à quoi Bitru reconnait-il un islamiste ?

Au fait qu’il est Maghrébin. Parce que pour Bitru, qui ignore complètement (et qui, d’ailleurs s’en fout) qu’il existe des islamistes chinois, turcs, pakistanais, européens, un islamiste c’est un Arabe.

Et pour ce Bitru qui ignore absolument (et qui s’en tamponne le coquillard avec une patte d’alligator femelle) que certains Maghrébins sont de pure souche européenne, comme les Kabyles, un Maghrébin, c’est un Arabe.

Sur quoi, on dit à ce brave Bitru : si tu n’es pas vigilant, tu es un complice objectif du terrorisme. Mais si tu te méfies des Maghrébins plus que des autres, tu es un raciste.

Et comme tu es déjà, d’office, un antisémite puisque tu as été pour le Maréchal Pétain qui a appris à Hitler comment fabriquer les chambres à gaz qui ont tué six millions de juifs (pas un de moins), ton cas est grave.

Et c’est comme ça que Bitru devient fou.

Exemple : Ahmed Elmeddah, trafiquant de drogue algérien de 34 ans, libéré "pour bonne conduite" après avoir purgé quatre ans de prison en Moselle était attendu à sa sortie par les forces de l’ordre afin d’être expulsé vers l’Algérie, en application de sa condamnation.

Il était également attendu par les ordures des associations immigrationnistes qui ont manifesté pour que la reconduite ne soit pas appliquée.

Le nouveau Ministre de l’Intérieur, qui ne s’appelle pas Bitru ni Villepin mais Galouzeau, a cédé, l’arrêté d’expulsion a été illico suspendu et le marchand de mort a été assigné à résidence de Saint-Avold (Moselle) en attendant ses papiers.

Ca n’a pas tardé : le maire de Saint-Avold, qui lui non plus ne s’appelle pas Bitru mais André Wojciechowski, lui a aussitôt offert un emploi. En Lorraine où le taux de chômage s’élève 9,4 %. Mais cet Algérien marchand de mort étant devenu la coqueluche de toutes les merdes gauchistes qui empuantissent le pays, Bitru paiera.

Précisons qu’André Wojciechowski maire de Saint-Avold n’est pas communiste. Il n’est même pas socialiste. Il n’est pas non plus écolo. Il est chiraquien, UMP.

C’est bien fait pour les Bitru lorrains qui ont voté Chirac.

Si on n’a pas voté Chirac on peut faire savoir au chiraquien Wojciechowski ce qu’on pense de lui en lui envoyant un mot à : Hôtel de Ville de Saint-Avold, 36, boulevard de Lorraine, ou en téléphonant au 03 87 91 10 07 (demander le cabinet du maire). Fax : 03 87 91 36 47.

On peut aussi écrire ou téléphoner au Préfet pour lui dire ce qu’on pense de sa conception de l’ordre public : Préfecture de Moselle, 9, place Préfecture, 57000 Metz. Tél. : 03 87 34 87 34 (demander le chef du service des étrangers). Fax : 03 87 32 57 39.

Maintenant la deuxième histoire qui montre que Bitru est vraiment devenu fou.

Il se trouve que Le Libre Journal compte parmi ses fidèles abonnés un lecteur qui porte le prénom d’Abdelkader suivi d’un nom qui ne dément pas le prénom. Ce monsieur, aussi français que vous et moi (que moi, en tout cas) m’écrit ceci :

« Je tenais à vous relater ce qui m’est arrivé ce jour dans un train entre Les Mureaux (78) et St Lazare.

J’étais en train de lire l’article publié en page 12 du n° 318 du "Libre Journal" quand une patrouille de police qui surveille le train passe à mon niveau. Un policier jette un coup d’oeil sur le journal au passage et remarque le titre : « Raffarin nomme une police juive pour surveiller Internet ». Il arrête net ses collègues et, fixant alternativement mon regard et mon sac a dos (jolie acrobatie !) il me somme à haute voix, devant les voyageurs médusés, de le suivre afin de "procéder à des vérifications."

J’obtempère. On me fouille comme on ne fouillerai pas un vulgaire voleur pris en flagrant délit. On ne trouve évidemment rien et, quand j’interroge le policier sur le motif de son comportement, il me répond que c’est parce qu’il a lu le mot "juive" dans le journal. Sur quoi, il appelle son supérieur pour lui faire lire l’article. Lequel supérieur, découvrant qu’au lieu de la bombe attendue je n’ai, dans mon sac à dos, que deux numéros successifs du "Libre Journal", en tire la conclusion élémentaire-mon-cher-Watson que je suis abonné.

Je lui confirme la chose et j’ajoute que votre journal est tout ce qu’il y a de légal et que je l’ai découvert en vous entendant sur Radio Courtoisie, mention qui allume l’oeil du gradé.

Sur quoi le-dit gradé note les coordonnées de votre journal et s’éloigne en échangeant avec son subordonné un sourire entendu. »

Attendons la suite de cette enquête éclair qui a permis d’établir qu’un journal français lu par un français "pas tabulaire mais presque" utilise le mot Juif sans les autorisations requises.

Je ne suis pas trop inquiet tout de même.

Je me dis que si c’est un délit de publier Le Libre Journal je n’aurais qu’à bien me tenir en prison et à la sortie, j’irais demander à André Wojciechowski de me trouver du boulot. A moins bien sûr que, rendu totalement fou par les moeurs de la Police et de la Justice dans ce pays de déments, je ne décide de me comporter comme un terroriste islamiste. Comme je n’ai pas le type, personne ne me surveillera "ensemble" et ça va faire mal.

Serge de Beketch

(1) A l’usage des jeunes générations, précisons que Bitru est un personnage de Paraz ("Les Repues franches", "Les Vertus cardinales"), dont le nom a fait un Franchouillard type alors qu’il en est l’opposé même.
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