Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 320 du 13 avril 2004 - p. 10
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Bouteflika dévoile le mensonge
sur l’immigration algérienne

Sept cent quarante deux mille Algériens inscrits sur les listes électorales ont voté dans les cent neuf bureaux ouverts sur le territoire français à l’occasion de la présidentielle en Algérie...

Même si l’on se contrefout des résultats, qui ne changent rien à l’état des relations de la France avec l’Algérie, il faut remercier Bouteflika. Grâce à lui, on y voit un peu plus clair dans le foutoir de l’immigration arabo-maghrébine en France.

Si l’on rapporte les chiffres fournis par l’ambassade à ceux de l’Algérie où 33 millions d’habitants représentent 18 millions d’électeurs, on peut en conclure, compte tenu de la fécondité particulière des femmes algériennes (3,9 enfants per capita) que la population algérienne en France se monte à près de deux millions d’individus dont, précise l’ambassade, 350 000 bi-nationaux.

C’est-à-dire, notons-le au passage, que 1 % du corps électoral en France est constitué de gens dont le vote n’engage pas l’avenir puisqu’ils peuvent s’installer dans leur autre pays, leur patrie, si le résultat ne leur plait pas.

Il faut en outre ajouter les clandestins qui, bien entendu, n’ont pas eu la sottise d’aller se faire inscrire à leur consulat.

On comprend dès lors pourquoi l’ambassadeur a pu reprendre le fameux mot des chefs fellaghas pendant la guerre d’Algérie : « La France est notre plus importante willaya. »

Aux yeux des autorités consulaires algériennes, la France est considérée comme le plus gros département de l’Algérie.

Quarante ans après l’abandon de nos trois départements d’Alger, Constantine, Oran, plus Sahara-territoires-du-Sud, on conviendra que c’est un curieux retour de bâton de l’Histoire.

L’intéressant est que ce chiffre probable de deux millions n’a rien à voir, même de très loin, avec ceux avancés par l’Insee à la suite du dernier recensement de la population, en 1999, commenté par les experts Julien Boëldieu et Catherine Borrel selon qui « la proportion d’immigrés est stable depuis 25 ans ».

Ces spécialistes écrivaient en effet dans la revue Démographie et population : « En mars 1999, 4 310 000 immigrés résidaient en France métropolitaine, soit 7,4 % de la population, proportion constante depuis 1975. Leurs origines géographiques sont de plus en plus diversifiées et lointaines. Le nombre des immigrés natifs de pays d’Europe diminue, celui des originaires du Maghreb augmente légèrement. Les immigrés vivent surtout dans les grandes villes et en région parisienne. Par rapport à 1990, la population immigrée a vieilli mais elle comprend plus de jeunes adultes que le reste de la population. Elle compte désormais autant de femmes que d’hommes. Les immigrés français par acquisition sont plus souvent des femmes et sont plus âgés que ceux restés étrangers. Plus d’un immigré sur trois est de nationalité française. »

Et le chiffre officiel des immigrés algériens en France était de 570 000 dont 30 000 ayant acquis la nationalité française.

En clair : l’élection présidentielle en Algérie permet de constater que le nombre total des Algériens en France a été sous-estimé dans une proportion de plus des deux tiers et que le nombre des bi-nationaux est, lui, sous évalué au 9/10es.

Il faut donc probablement multiplier par 3,5 les chiffres officiels de la population étrangère ou allogène en France pour connaître la réalité.

Ce qui signifierait, si l’on en revient au recensement de 1999, que ce ne sont pas 4 310 000 étrangers qui vivent chez nous mais QUINZE MILLIONS !

Bien entendu, ce chiffre est aussi faux que le chiffre officiel, puisqu’à la différence des Algériens, les Tamouls ou les Chinois, par exemple, ne sont sans doute pas 3,5 fois plus nombreux que leur évaluation officielle. Mais on peut raisonnablement chiffrer autour de dix millions la réalité de la population étrangère légale et illégale en France.

Cette estimation ne paraîtra incroyable qu’à ceux qui vivent dans les campagnes. Les autres, les habitants des grands centres urbains, des cités périphériques, des territoires occupés, les utilisateurs des transports en commun, ceux qui font la queue dans les centres de sécu, d’aide sociale, d’allocations familiales, ceux qui fréquentent les hôpitaux, ceux qui connaissent la vérité sur la population carcérale, ne seront pas plus surpris que ça.

Le Libre Journal
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