Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 321 du 24 avril 2004 - p. 10
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Il y a cent ans, Rothschild fondait "l’Huma"...

On a frisé le scandale l’autre midi sur Franc Sphincter, la radio de la propagande trotskiste.

Le journaliste qui recevait le directeur de l’Huma à l’occasion du centenaire du quotidien communiste a mangé le morceau en révélant que les articles prétendument repris dans la collection avaient été réécrits pour les mettre au goût du jour.

Ainsi, alors que Marchais avait soutenu l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Armée Rouge, le papier publié dans le numéro souvenir était une protestation contre la présence des chars soviétiques à Prague.

Un trucage tout naturel qui rappelle que ce sont les méthodes du totalitarisme stalinien retoucheur de photos et truqueur d’Histoire qui inspirèrent à Orwell son pamphlet "1984".

Le mensonge se poursuivit lors du grand dîner réunissant dans la grande halle de La Villette cinq mille adorateurs de la charogne communiste sous la présidence d’Edmonde Charles-Roux (née elle aussi un 18 avril mais pas en 1904) et en présence de Delanoë, d’Ormesson, Régis Debray, Gisèle Halimi, Jean-François Kahn, etc.

Pas une de ces belles figures n’a parlé des grands capitaines d’industrie et des hauts fonctionnaires barons de sociétés d’économie mixte qui, jour après jour, financent le quotidien en faillite virtuelle par l’achat au prix fort de pages publicitaires qui conseillent au chômeur coco d’acheter un avion Rafale, de prendre son train à la SNCF et nulle part ailleurs, d’acheter son gaz et son électricité exclusivement à EDF GDF ou encore de penser à toucher ses Allocations familiales.

De même, on s’est gardé de rappeler la liste des gros capitalistes qui, en vieux habitués de l’entôlage, sont, comme feu Lagardère ou Bouygues entrés depuis 2001 dans le capital du journal pour le soutenir à coups de versements en compte courant.

Sur le plan politique aussi, on est resté assez vague. Budapest, Berlin, Prague semblent appartenir à la préhistoire et Staline n’a même pas été cité.

En revanche, on s’en est mis jusque-là avec les vieilles fables du "Parti de la révolution", du "Parti des cent mille fusillés" et avec les Aragon, Picasso et autres compagnons de route milliardaires ou visiteurs de pissotières.

Mais le silence le plus étonnant a été constaté quand Madeleine Rebérioux a feint de résumer, dans une petite causerie, l’histoire de la fondation du journal.

Le 18 avril 1904, Jaurès, a-t-elle rappelé, visait trois buts dont le principal était de "porter l’héritage dreyfusard". Cela étant dit, la vieille historienne coco n’a pas cru nécessaire de développer l’aspect financier de la chose et notamment l’origine des fonds collectés : l’Huma fut fondée grâce à l’argent de la haute banque et de la haute finance et à des donateurs parmi lesquels la famille du capitaine Dreyfus, le sorbonagre Levy-Bruhl, Salomon Reinach, etc.

Mais déjà, six mois après sa fondation, le journal, en faillite, devait être sauvé par des amis généreux.

On vit donc se mobiliser des socialistes tchèques et allemands. Coston rappelle à ce propos le féroce dessin de Forain campant Jaurès, plié en deux, tendant son chapeau au Kaiser qui le remplit d’or en disant « Ce n’est pas un secours, Monsieur Jaurès, c’est une dette ! »

Outre ces donateurs, les actionnaires du premier tour casquèrent de nouveau. Reinach et Levy-Bruhl en reprennent chacun pour 25 % du capital avec un enthousiasme et une générosité qui surprirent de la part d’un prof et d’un directeur de musée. Leur exemple fut suivi par deux inconnus, les "consorts Rosnoblet", qui versèrent à eux seuls 20 % du nouveau capital.

Quelques années plus tard, Delaisi, l’auteur de "La Guerre sociale", révéla que Levy-Bruhl, Reinach et les consorts Rosnoblet étaient en réalité les porteurs des Rothschild.

En somme, en cent ans, rien n’a changé à l’Huma : de Rothschild à Bouygues-Lagardère, l’Huma est restée une feuille de propagande financée par des milliardaires et lue par des idiots.

Bel exemple de longévité dans la crapulerie.

Le Libre Journal
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