Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 322 du 13 mai 2004 - pp. 18 et 19
L’âge de l’univers
4,5 milliards d’années ?
Fantasmagorie évolutionniste

« Parce que, selon le sage Salomon,
sapience n’entre point en âme malivole,
et science sans conscience n’est que ruine de l’âme,
il te convient servir, aimer et craindre Dieu
et en Lui mettre toutes tes pensées et tout ton espoir,
et par foi formée de charité,
être à Lui adjoint,
en sorte que jamais n’en sois désemparé par péché.
 »
François Rabelais

Le dogme d’un système solaire vieux de 4,5 milliards d’années se voit de plus en plus sérieusement battu en brèche.

Le dernier assaut a été porté par la revue néerlandaise De mythe van de evolutie (Le mythe de l’évolution) qui, en deux chapitres, "Les anneaux de Saturne" et "Io, satellite de Jupiter", expose les réflexions d’un scientifique anglais, Philip Stott.

Les anneaux de Saturne sont, sous leur majestueuse apparence de nappes brumeuses colorées, des amas de débris d’une lune glacée, Titan, retenus au point d’équilibre entre gravité et forces centrifuges et séparés par un intervalle sombre, la division de Cassini, oeuvre, selon certains scientifiques, de quatre "lunes" qui "balayent" sur leur orbite les particules formant les anneaux.

En considérant ce mouvement, les scientifiques pensent qu’il a fallu peu de temps pour qu’apparaisse la séparation de Cassini. Dès 1655, Christian Huygens (1629-1695), découvrant Titan, le plus grand satellite de Saturne, affirme que l’anneau principal, positionné entre la division de Cassini et Saturne, s’est déplacé vers l’intérieur.

Trois siècles plus tard, Sky and Telescope (juillet 1960) publie les recherches de l’astronome russe Vsechsviatski, selon qui les anneaux intérieurs seront engloutis par Saturne dans mille huit cents ans, les anneaux de la partie extérieure subissant le même sort quelques milliers d’années plus tard.

Ces évolutions confirment que Saturne serait une planète "jeune".

De son côté, Io, satellite de Jupiter est, malgré sa taille minuscule (5 268 km, moins de la moitié de la Terre), le théâtre d’une formidable activité volcanique. En 1979 la sonde spatiale américaine Voyager 1 a pu prendre des clichés du volcan Prometheus projetant du soufre jusqu’à 160 km de hauteur. De nombreux autres volcans envoient des projectiles au-delà de la zone d’attraction d’Io et d’immenses colonnes de vapeurs relient de nombreux cratères aux limites de l’atmosphère.

Selon les scientifiques Io est trop petit pour avoir pu maintenir une telle activité volcanique pendant 4,5 milliards d’années.


Enfin, d’autres clichés montrent qu’à raison d’un toutes les huit secondes, Jupiter bombarde Io d’éclairs qui vaporisent le sodium de sa surface salée. En 4,5 milliards d’années, soit 4 x 1015 (quatre millions de milliards) d’éclairs, tout le sodium de Io aurait été volatilisé.

Pris isolément, chacun de ces éléments n’aurait que peu de poids face aux ukases de l’évolutionnisme mais, rassemblées, ces constatations devenues harmonieuses et convergentes alimentent, hors du débat scientifiquement correct, une réflexion fondée sur la Genèse, autour de l’idée que l’univers, les planètes, les comètes ont été créés il y a quelques milliers d’années seulement.

En 1950, dans son ouvrage Mondes en collision, le psychiatre russo-américain Emmanuel Velikovsky avance que des collisions importantes entre les planètes se seraient produites ces derniers millénaires.

Un objet de masse planétaire se serait formé à l’intérieur du système de Jupiter. De là, il y a 3 500 ans, une comète se serait dirigée vers le système solaire interne, croisant plusieurs fois l’ellipse de la Terre et de Mars. Cette comète se serait installée sur une orbite fixe presque circulaire, devenant ainsi la planète Vénus qui, soutient Velikovsky, n’existait pas auparavant. Quoi que l’on pense de cette interprétation, il est patent que Vénus connaît un mouvement de rotation rétrograde, d’est en ouest, exceptionnellement lent (un "jour" lunaire vaut 243 jours terrestres) et que l’excentricité de l’orbite de Vénus (1 %) en fait la plus circulaire du système solaire.

Bien qu’opposée à l’interprétation accidentelle de Vénus émise par Velikovsky et contredite dans Cosmos, par l’astronome Carl Sagan, cette régularité présente l’intérêt de remettre, elle aussi, en question le dogme de la très grande ancienneté des comètes.

L’augmentation considérable de la température à l’approche du soleil, combinée à l’action du vent solaire et des collisions avec des planètes (Shoemaker-Levy et Jupiter en 1994) ou le soleil condamnent une comète à disparaître en quelques dizaines ou centaines de milliers d’années.

Le Britannique Robert Newton a exposé dans la revue Creation sa conviction que ce fait invalide l’idée d’un système solaire vieux de milliards d’années.

Conglomérats de glace et de poussière, les comètes traversent le système solaire selon des trajectoires très elliptiques et, venant "lécher" le soleil, repartent au-delà de l’orbite de Pluton. Beaucoup réapparaissent après quelques centaines d’années, voire moins (Halley).

Mais chaque fois qu’une comète "frôle" le soleil, à une U.A. (Unité astronomique, soit la distance moyenne Terre-Soleil), sa glace s’évapore (plusieurs tonnes par seconde) dans l’espace et forme une enveloppe gazeuse, la coma dont le vent solaire (500 km/s) peut faire une queue très impressionnante qui atteint parfois plusieurs millions de kilomètres.

Cette usure finit par faire disparaître toute comète périodique dans un délai qui ne saurait atteindre 4,5 milliards d’années. D’où la conclusion que si la comète orbite ainsi depuis l’origine du système solaire, c’est la preuve que ce dernier lui aussi est "jeune".

Conclusion inacceptable aux yeux des évolutionnistes qui ont un besoin impératif des "longues chronologies".

Gerard Kuiper a donc postulé en 1951, que les comètes proviendraient d’un grand réservoir né aux confins du système solaire (entre 30 et 100 U.A.) de la condensation d’un gigantesque disque de gaz et de poussières, le tout aggloméré en planétésimaux trop petits pour former une planète, et donc condamnés à rester à l’état de comète : la "ceinture de Kuiper".

Compte tenu du nombre de comètes observées, et de l’âge attribué au système solaire, il faudrait que la ceinture de Kuiper soit composée de milliards de noyaux de glace. Or, en mai 2002, seul 600 de ces planétésimaux ont été recensés. Chiffre trop insignifiant pour parler d’une ceinture d’astéroïdes. Il en faudrait des milliards.

En outre, aucun de ces astéroïdes n’a été repéré au-delà de 50 U.A., ce qui contredit l’existence d’une ceinture que les évolutionnistes étendent pourtant jusqu’à 100 U.A.

De plus, les astéroïdes "candidats" ont un diamètre de 50 à 100 kilomètres, trop important pour constituer le noyau d’une comète.

En fait, les arguments évolutionnistes échouent à expliquer que des comètes "anciennes" (des milliards d’années) ne soient pas désagrégées. En réalité, il n’existe pas de comètes dont l’âge conforterait la thèse d’un univers vieux de milliards d’années.


Nous savons (lire : Créationnisme et géocentrisme, ces autres révisionnismes, LJ n° 307) que la communauté scientifique n’est pas insensible aux considérations financières voire kabbalistiques et que des impostures pour Goyim telles que l’athéisme, le noachisme ou le paganisme n’ont pour objet que de détruire la société chrétienne, d’interdire l’exploration des pistes conduisant à Dieu Unique Créateur et à ridiculiser la Bible en tant qu’ouvrage scientifique.

Pour y parvenir, imposer l’idée que notre système solaire à 4,5 milliards d’années est une obligation.

Mais ce postulat se heurte à des objections ennuyeuses. comment des comètes vieilles de milliards d’années échappent-elles à l’entropie ? Pourquoi ne sont-elles pas désagrégées et quelle force les meut pendant si longtemps autour du soleil ?

Pour répondre à cela, les évolutionnistes avancent, sans la moindre preuve, qu’il existerait quelque part, "là-bas, au-delà de Neptune", une sorte de station-service cosmique où les comètes iraient faire le plein de matière pour reconstituer leur masse perdue durant leur ellipse avant de repartir en voyage.

Ce lieu fantastique porte un nom de roman de science-fiction : le nuage d’Oort.

Dans "Comète" (éd. Calmann-Lévy), les astronomes "sérieux" Carl Sagan et Ann Druyan s’évertuent à accréditer « l’existence d’un lointain nuage de comètes très peu liées au Soleil. Cette hypothèse, en partie anticipée par l’astronome irlandais d’origine estonienne Ernst Öpik, fut démontrée par Jan Oort. »

"Hypothèse démontrée" l’existence de la station-service cosmique ?

Le lecteur devra se contenter de cette affirmation. Sagan et Druyan ne proposent, en guise de "démonstration" que l’affirmation suivante : « Jan Oort émit la proposition suivante : un vaste nuage de comètes invisibles entoure le soleil et toutes les comètes que nous voyons sont des évadées de ce grand réservoir. » Sur quoi, selon la vieille technique du voleur chinois, nos amateurs d’invisible, glissant de l’hypothèse poétique à la proposition et de la proposition à la certitude scientifique affirment que « Le nuage de Oort est vraiment très lointain ! » (on ne sait pas s’il existe vraiment mais on sait qu’il est loin) et que « Les astronomes du monde entier reconnaissent aujourd’hui la présence de billions de comètes dans une sorte d’immense enveloppe appelée nuage de Oort » (les astronomes du monde entier moins ceux qui n’y croient pas, bien entendu...).

A cette prodigieuse vision "scientifique et évolutionniste" la revue créationniste Leviathan se borne à répondre le plus prosaïquement du monde « A ce jour, il n’existe pas l’ombre d’une preuve de l’existence du nuage de Oort. Sa formation est, de par les procédés avancés, tout aussi fantaisiste qu’impossible ».

Ce qu’on appelle la simplicité biblique.

Laurent Blancy
Sommaire - Haut de page