Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 327 du 8 juillet 2004 - p. 3
Parlons franc
La coalition des ordures

« Jouissons sans entraves » se pâmaient les soixante-huitards dont le meneur, Cohn-Bendit, se vanta d’avoir échangé des caresses érotiques avec les bambins du jardin d’enfant où il travaillait.

« L’enfant demande de lui-même la sodomisation et y prend un réel plaisir physique, mais aussi affectif » affirmait dans Libération le pédomane communiste Jacques Dugué, maintes fois condamné et toujours remis en liberté depuis.

« Notre corps est à nous ! » hurlaient les avortueuses pendant que l’OMS décrétait la grossesse maladie sexuelle.

« Libérez nos camarades ! » pétitionnaient Jack Lang et Bernard Kouchner après l’incarcération de trois pédomanes.

Une génération plus tard, cette célébration de la frénésie sexuelle et de la mort porte ses fruits empoisonnés.

La récolte est lourde : tout est permis et, puisque l’on a le droit de tuer des enfants pour ne pas en être incommodé, pourquoi se priverait-on de les tuer pour en jouir ?

En Belgique, c’est l’affaire Dutroux. En France, les affaires Chenal à Mourmelon, Emile Louis à Auxerre, Delay à Outreau, Fourniret dans les Ardennes, Bodein en Alsace. Chaque fois, de jeunes hommes, des adolescentes, des enfants sont violés puis tués. Chaque fois, des photos, des films, des revues, des dossiers médicaux, psychiatriques ou judiciaires désignent l’obsession pornographique comme mobile des tueurs multirécidivistes.

Chaque fois, la récidive a été rendue possible par la nullité d’enquêteurs, l’aveuglement d’experts, l’incompétence de magistrats.

Dans l’affaire Dutroux, les gendarmes ne s’étonnent pas, lors d’une perquisition, d’entendre des voix d’enfants et s’en vont sans libérer deux fillettes qui mourront de faim et de soif dans la cache souterraine aménagée par le tueur.

Dans l’affaire Chenal, seul l’acharnement de l’expert Loïc Le Ribault oblige la gendarmerie à arrêter le sous-officier assassin.

Dans l’affaire Emile Louis, quatre magistrats multiplient des fautes de procédure qui confinent à la connivence.

Dans l’affaire Delay, l’incurie du juge d’instruction débutant provoquera un gigantesque scandale judiciaire.

Dans l’affaire Fourniret, seuls les aveux de la femme et complice de l’assassin débloquent une enquête qui piétine depuis vingt ans.

Dans l’affaire Bodein, le criminel est un multirécidiviste remis en liberté par un juge inconscient sur avis d’experts incapables.

C’est une véritable épidémie.

Mais le souci des médias, des pouvoirs occultes, du lobby, des loges, des clans corporatistes, des réseaux de pervers semble être de faire entrer dans le crâne des citoyens qu’il n’existe pas de réseau de pédomanie en Europe.

Chaque affaire est l’occasion d’entretenir, et de faire prospérer cette contre-vérité aveuglante.

En Belgique le juge Conerote est dessaisi dès qu’il évoque la piste du réseau dans l’affaire Dutroux.

A Outreau, le juge Burgaud, traqué par les médias, s’empresse d’assurer qu’il a « abandonné tout de suite la piste du réseau. »

A Nancy, après une rafle de dix pédomanes, le procureur de Nancy ose affirmer « Il n’y a pas de réseau structuré en Lorraine. Nous n’avons que des amateurs. »

Tous les pouvoirs se coalisent pour censurer la moindre allusion à des réseaux dont pourtant les faits démontrent la réalité !

Dans l’affaire Dugué, le carnet d’un inculpé qui commercialise les photos et films pornographiques produits par l’employé de la mairie de Saint-Ouen, indique, parmi les noms des clients, Christian Ranucci, assassin de la petite Dolorès Rambla.

Dans l’affaire Fourniret, on retrouve le corps d’une petite victime dans le camp de Mourmelon, chez Chenal. Une autre fillette a été enlevée à Auxerre, chez Emile Louis.

En Alsace, Bodein, assassin de la petite Julie, est un yeniche apparenté au clan gitan des meurtriers de la petite Jeanne-Marie. Les corps des deux fillettes ont été retrouvés dénudées et couchées dans un ruisseau ce qui, selon Martin Block, auteur de Moeurs et coutumes des Tziganes, correspond à un rituel magique de purification pratiqué par les nomades.

Ces pistes sont rejetées. Tout est fait pour étouffer les affaires.

A La Ciotat deux photographes spécialisés dans les mineurs des pays de l’Est sont arrêtés. Aucune suite.

Dans l’affaire du pasteur Stamford, criminel pédomane, la justice française refuse toute collaboration avec la police britannique alors que ce tueur a des contacts à Nanterre, Nice, Saint-Quentin, Lyon, Strasbourg et Paris.

Dans l’affaire du CD-ROM aux milliers de photos d’enfants (dont plusieurs ont été retrouvés assassinés) la Justice refuse la communication du dossier aux parents de disparus et clôt l’enquête après l’assassinat du créateur de ce fichier, Gerry Ulrich qui, pourtant, avait des contacts à Garches, Dijon, Champigny-sur-Marne, Tours, Grandville, La Ciotat et Paris.

Mais comment s’étonner de ces dossiers classés, bâclés, enterrés, détruits, volés, quand on mesure à quel point la magistrature est présente dans le monde répugnant des pédomanes ?

Dans l’affaire Kamal, un enfant victime de violences sexuelles, des magistrats sont accusés par trois petites victimes dont deux de nationalité belge.

A Cachan, un magistrat à la retraite, ancien président de chambre à la Cour d’Appel de Paris, est arrêté dans les toilettes de la piscine où il avait suivi un garçon de treize ans. A Versailles, le substitut général à la cour d’appel est interpellé pour détention d’images pédomanes.

A Nice, le procureur Mongolfier est attaqué avec une violence inouïe par un clan de magistrats maçons réputés grands amateurs de chair fraîche.

Lors d’une récente opération lancée contre un réseau de producteurs et d’amateurs de pornographie pédomane, la liste des cinq cents clients identifiés faisait apparaître les noms de plus de cinquante magistrats, Pas un seul ne fut inscrit au nombre des prévenus.

Dans un pays normal, un gouvernement normal entreprendrait devant une telle accumulation de scandales une réforme de fond de l’institution judiciaire.

Ne serait-ce que pour en chasser les incapables et les pourris. En France, quoi qu’en dise Perben, personne n’y songe.

Personne n’ose affronter la formidable coalition politique, judiciaire et médiatique des ordures.

Serge de Beketch
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