Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 356 du 21 juillet 2005 - pp. 18 et 19
Innerrance du créationisme
Ce chapeau de pierre
qui ridiculise les évolutionnistes

Il faut des millions d’années pour faire d’une roche sédimentaire meuble, comme le sable, l’argile ou le calcium, une roche dure comme le grès, l’ardoise ou le calcaire. C’est un des points fondamentaux de la vulgate évolutionniste, qui suppose donc la validité des fameuses "longues durées" fixant l’âge de la Terre à quatre milliards d’années, voire cinq... ou plus si affinités.

Or, des chercheurs australiens(1) ont développé un nouveau procédé par lequel des roches sédimentaires meubles peuvent, en quelques jours, être transformées en roche dure(2).

Cette découverte ne fait pas appel à des matériaux synthétiques. Elle reproduit seulement des procédés naturels, et démontre que la formation des roches dures n’est pas affaire de durée mais de circonstances.

Les roches dures se composent de grains de sédiments. Ces grains sédimentaires peuvent être des minéraux (argile, quartz, calcite, etc.)(3) collés par un ciment minéral (calcite, quartz, fer) assurant la solidité et les couleurs de la roche.

Ces grains peuvent être microscopiques comme pour l’argile, ce qui explique son étanchéité quand elle est humide, ou plus gros comme le sable, les grains peuvent être de même taille "well sorted" ou de différentes grosseurs "poorly sorted".

Les roches sédimentaires sont généralement poreuses. Des cavités minuscules ou pores observées entre les grains captent les fluides comme l’eau, le pétrole ou le gaz.

Parfois les roches sédimentaires sont si bien cimentées, compactées qu’elles forment une roche uniforme, prisée pour le bâtiment, comme le grès de Gobertange dans le Waals-Brabant ou à Hakesbury Sandstone près de Sydney. Quand le sédiment n’est pas régulièrement réparti, la couche est friable. Dans ce cas le sédiment peut être confiné dans de petites poches. Il forme alors des concrétions, des petites sphères très dures composant des formes particulières.

La roche mal cimentée ne peut pas être utilisée pour les fondations des grandes constructions. On y infiltre alors des solutions chimiques non toxiques pour l’environnement qui pénètrent rapidement le matériau et forment à la surface de chaque grain sédimentaire des cristaux de calcite qui cimentent les grains entre eux et donnent à la roche une nature compacte et dure. Le procédé prend de 1 à 7 jours pour que la solution pénètre parfaitement le matériau.

Cette méthode est utilisée dans la fortification de fondations et des tunnels, la stabilisation des digues. Une des premières applications fut la restauration d’un vieux tunnel connu dans l’ouest de l’Australie et qui, constituant un danger, avait été fermé au public. Trois applications seulement de la solution à base de calcite suffirent à la restauration.

Le métro de Londres a appliqué cette méthode avec succès pour stabiliser une de ses digues. Ce procédé est également utilisé dans la restauration des monuments historiques.

Ces pratiques contredisent la théorie évolutionniste affirmant que la formation de la roche dure nécessite des millions d’années.

Quand l’association AiG-Australia (Answers in Genesis)(4), organisation créationniste australienne, entendit parler de cette découverte, elle écrivit au Dr. Ed Kucharski pour obtenir plus de détails sur ses expériences. Il n’y eut aucune réponse mais les membres de l’AiG furent tout surpris de lire dans la revue scientifique Construction News(5) ces lignes ahurissantes du Dr. Ed Kucharski : « Nous avons reçu des questions qui nous semblent bien étranges. En les étudiants de plus près, je me suis rendu compte quelles provenaient d’un groupe créationniste qui s’oppose à la théorie de Darwin sur l’évolution. Je n’ai pris aucun contact avec ce groupe ».

Le malheureux docteur était visiblement terrifié de découvrir que ce qu’il croyait une simple amélioration technique débouchait sur une remise en question du credo évolutionniste et mettait en danger son statut dans la mafia scientifique.

Mais même si cela doit lui déplaire, les travaux du prudent docteur Kucharski prouvent que les roches peuvent se former très rapidement. Ce qui coïncide parfaitement, encore une fois, avec la lecture de la Genèse, établissant que l’âge de la Terre a entre 6 000 et 10 000 ans au lieu de plusieurs milliards d’années.

La clé qui permet d’expliquer la relative rapidité de la formation des roches est l’existence d’une catastrophe que tous les scientifiques connaissent mais dont bien peu osent parler en public parce que cela reviendrait à accréditer l’historicité du récit biblique : le Déluge sans lequel, bien des observations de la nature, des interprétations scientifiques demeurent sans voie(6).

C’est le Déluge qui a transporté de nombreux minéraux et déposé d’énormes quantités de sédiments dans les fonds.

L’absurde hypothèse évolutionniste des périodicités très longues (en milliards d’années), qui est appliquée à la création des roches dures, est également développée pour expliquer la formation des stalactites et des stalagmites.

Nous avons tous appris à l’école que les stalactites naissent de gouttes d’eau souterraine fortement minéralisées et qui apparaissant par infiltration au plafond de la cavité, y déposent une partie de ces minéraux transportés avant de tomber et de laisser le reste de leur charge sur le sol. Elles font ainsi apparaître des stalactites (avec un T comme "tomber" disait l’instituteur) et des stalagmites (avec un M comme "monter").

Ce processus supposant des millénaires d’attente, bien entendu.

Or, il existe en Grande Bretagne, dans le Yorkshire, à Knaresborough, une attraction touristique connue depuis 1630 sous le nom de "la caverne de la mère Simpson" où l’on trouve un puits pétrifiant. Ce Petryfing Well(7) permet d’observer la pétrification très rapide de divers objets. Un parapluie, un ours en peluche, un chapeau deviennent de pierre après une immersion de trois à cinq mois seulement. C’est l’eau extrêmement riche en minéraux qui dépose sur les objets que l’on y plonge du carbonate de calcium mélangé d’une grande quantité d’autres minéraux. La durée de pétrification dépend de la taille et de la porosité de l’objet. Les objets les plus connus, entièrement transformés par ce processus dans le Petryfing Well sont un chapeau d’époque victorienne et un bonnet. Ils furent immergés dans la cascade en 1853.

Un autre lieu connu lui aussi est le sous-sol du mémorial Lincoln à Washington. Là des stalactites ont "poussé  de 1,50 mètre en moins de cinq ans(8).

En maints autres lieux des Etats-Unis et en Australie depuis l’époque de la Ruée vers l’or, on montre des stalactites et des stalagmites qui ont atteint une taille importante en moins de 150 ans. Sur son site Internet(9), Pierre Danis montre ainsi une stalagmite qui a emprisonné une chauve-souris avant même que celle-ci ait le temps de se décomposer.

Encore une fois la Bible apporte les premiers éléments d’une réflexion sérieuse. Selon le livre des origines (la Genèse), la terre a été entièrement recouverte d’eau il y a environ 4 500 ans pour punir l’humanité rebelle contre le Créateur.

A la fin du déluge, la boue en suspension dans l’eau s’est déposée au fond, puis l’eau s’est engouffrée dans les fosses océaniques qui venaient de s’affaisser. Après le déluge, les sédiments ont séché et durci et des cavités se sont formées dans le calcaire, par endroits. Ensuite l’eau de pluie, qui est légèrement acide, a traversé le calcaire en dissolvant celui-ci, et les gouttes l’ont déposé au plafond des grottes, en formant les stalactites. Puis des stalagmites se sont formées sur le sol des grottes, et ont parfois rencontré des stalactites, formant ainsi des colonnes.

Il n’a pas fallu pour cela des milliards d’années mais des milliards de gouttes d’eau !

Mais pourquoi les évolutionnistes s’entêtent-ils à nier cette évidence et à soutenir que seules la loi des "longues durées  apporte une explication satisfaisante ?

Pourquoi persistent-ils, au risque du ridicule, à dater de centaines de millions d’années l’apparition de la vie sur Terre ou à soutenir qu’il a fallu des millions d’années pour creuser le Grand Canyon ou faire naître les chutes du Niagara ?

La réponse est de caractère préternaturel. Le but visé est l’éloignement de l’homme de son Créateur. Satan veut régner. Il y parviendra comme le prophétise la Bible parce que les hommes ne veulent pas se convertir et préfèrent essayer toutes les mauvaises solutions. Les "savants" donnent d’ailleurs eux-mêmes une assez bonne image de leur propre comportement en expliquant que statistiquement si l’on fait taper des milliers de singes sur des milliers de machines à écrire pendant une très longue durée, l’un d’entre eux finira par écrire la Bible.

Cette prétendue science ressemble au numéro d’un prestidigitateur maladroit qui crierait très fort pour impressionner son public. On a eu un témoignage récent dans le courrier du Libre Journal avec l’excommunication fulminée par un athée totalitaire et plus récemment encore le professeur Routier, du conseil scientifique du Front national, s’est désabonné « pour ne pas financer la publication d’articles » non conformes à sa conception de la vérité scientifique.

Ainsi, à coups de mythes historiques, d’escroqueries médicales, de trucages expérimentaux, de délires astronomiques, d’idéologies aveugles et de menaces qui terrorisent des "docteurs Kucharski" au point de leur interdire tout débat de crainte d’être "faurisonnisés" les menteurs conduisent les peuples à leur perte.

Jamais l’intelligence et le discernement n’ont été en tel péril de mort. Le créationnisme est un révisionnisme essentiel pour une libération de l’intelligence, c’est-à-dire une approche et une connaissance profonde de Dieu Créateur à travers une observation admirative et réfléchie de la Nature et de ses Lois.

Laurent Blancy

(1) Kucharski, E., Price et Joer dans "Proceedings of the 7 th Australia New Zealand Conference on Geomechanics", pp. 102-107, 1996.
(2) Kucharski, E., Price, G., Li, H. et Joer, H., "Engineering properties of sands cemented using the calcite in situ precipitation system (CIPS), Exploration and Mining Research News" 7:12-14, Janvier 1997.
(3) Les cristaux de calcite (CaCO3) ont une forme prismatique. Ils peuvent être rayés avec un couteau. Le quartz (SiO2) est plus dur qu’un couteau. Le corail et les coquillages se composent de calcite comme le sont la plupart des stalactites et stalagmites dans les grottes. Habituellement le calcite est incolore ou blanc Mais plus rarement, Il peut être jaune, rose, brun ou vert.
(4) "Réponses dans la Genèse".
(5) Octobre 2001.
(6) "L.L.J." n° 352 du 09 juin 2005 : "Les chutes du Niagara et les datations bibliques".
(7) "Le puits pétrifiant". www.answersingenesis.org/creation/v24/i3/stone_bears.asp - Creation n° 24 (Juin 2002).
(8) Dennis R. Petersen dans "Unlocking the Mysteries of Creation", p. 53 (2002).
(9) www.aucommencement.net.
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