Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 373 du 15 mars 2006 - p. 6
Reportage à la Sorbonne libérée
La droite étudiante relève la tête

Place de la Sorbonne, 12 mars, 15 h. Le reporter du Libre Journal - véritable Maître Jacques - traverse les rangs d’une centaine de casseurs gauchistes pour déployer notre n° 372 devant l’Université de Paris IV, où la manifestation du RED (Rassemblement Etudiant de Droite(1)) est seule autorisée par la Préfecture. Heureusement, Mme la Camarade A. (comme Anarchie), présente sur place malgré le poids écrasant de ses études, nous remarque la première et nous délègue discrètement un de ses sigisbées pour nous conseiller de remballer, nous épargnant sans doute un sort funeste. En effet, quelques étudiants de droite aussi peu manoeuvrants que nous, mais plus facilement identifiés (chèche, crew cut) sont gratifiés sous nos yeux de coups de pied, injures et menaces ordurières.

Prudemment, nous rejoignons, 20 m plus haut sur le bd St-Michel, les drapeaux jaunes et noirs dune centaine d’étudiants propres sur eux. Pas pour longtemps : à l’audition de slogans comme « Gauchistes, hors des facs ! » ou « Redskin, grande coquine ! » la racaille se déchaîne et balance des oeufs, mais aussi de grosses pierres. Nous nous abritons derrière une cabine téléphonique, mais le RED ne recule pas d’un pouce. Les CRS coiffent leurs casques et s’interposent. Un quart d’heure plus tard, le RED tente de repousser les deux rangs de policiers qui lui font face, essuie quelques coups de tonfa, et - à la grande joie de l’épicier arabe du coin - riposte aux antifascistes par une volée d’oeufs qui suffit à faire reculer les parasites de 10 m. Puis 50 : les CRS chargent et capturent les plus lents des fuyards encagoulés !

Le duel d’artillerie (légère : oeufs, slogans) se prolonge près d’une heure par intermittences. FR3 interviewe des responsables du RED. nous aussi :

L.L.J : Alors comme ça vous défendez le CPE de Villepin ?

Bruno : En effet. Mais aujourd’hui ce n’est pas la question. Nous représentons la vaste majorité des étudiants qui veut étudier, et qui refuse que l’on bloque et saccage les facs.

Il est vrai que des millions d’euros de dégâts ont été commis à la Sorbonne occupée (livres anciens déchirés - « des vieux livres », ose une crapule gauchiste de France infaux (11/3) -, ordinateurs par les fenêtres, portes dégondées, départs de feu...) avant que Sarkö le Terrible ne se décide à ordonner l’intervention que Jean-Robert Pitte, président de l’université historique, réclamait depuis trois jours, dit-il, furieux, au Parisien (12/3). Précisant : « ... 200 étudiants ont été évacués. Sur 26 000, on ne peut même pas appeler cela une minorité. » Et l’on doit mettre de gros guillemets à beaucoup de ces "étudiants" trentenaires, dont nous avons admiré sur place les blafardes gueules de cauchemar, les angles faciaux de poisson, et les yeux bouffis d’alcool, avant qu’ils ne les camouflent sous leurs cagoules et leurs keffiehs d’émeutiers professionnels.

Au moment même des affrontements du bd St-Michel décrits ci-dessus, d’autres étudiants de droite, ceux d’Action française, "attaquent" le siège luxueux du Parti socialiste, rue de Solferino (VIIe), avec de la peinture et des oeufs. Exaspérés sans doute par cette sortie, le 11, du sidi Razzye Hammadi, président des Jeunes Socialauds, approuvé par tous les dirigeants du PS : « Voilà que l’on matraque et que l’on gaze les étudiants de la Sorbonne en écho à ce qui s’est passé dans les banlieues. »

Quand le PS ment sur une répression qui n’a malheureusement pas eu lieu dans les banlieues pourries, il a fâcheusement l’air d’avaliser des émeutes bien réelles, avec, déjà, destruction d’écoles et de bibliothèques (140 policiers blessés l’arme au pied, deux Blancs assassinés). Et de cautionner les saccages d’université. Il manipule d’ailleurs notoirement l’Unef et d’autres groupuscules d’étudiants.

Mais ceux du RED ne sont pas seuls : beaucoup d’étudiants apolitiques réagissent, en province, aux exactions de la gauche et de ses rémoras gauchistes. Il n’est pas jusqu’au président de la célèbre Nanterre (33 000 étudiants) qui ne doive rapporter à Matignon « les tensions extrêmement vives entre étudiants pro et antiblocage » : « Mardi, nos services de sécurité sont intervenus 25 fois, jeudi 50, et vendredi nous avons déploré deux blessés. »

Deux exemplaires seulement du L.J. ont été vendus dimanche sur le Boul’ Mich’ : les étudiants les plus distingués tiennent à leur réputation de fauchés ! Lecteurs, abonnez-les !

Patrick Gofman

(1) RED - 92, rue d’Assas - 75006 Paris. <red-fac.com>
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