Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 378 du 18 mai 2006 - pp. 4 à 6
Quel bide !

L’ahurissant nanard qu’ont révélé les premières projections publiques du très attendu Da Vinci Code pourrait bien se solder par un des grands flops de l’histoire du cinéma. Le premier jou, en tous cas, au Grand Rex de Paris, la salle était très divisée : une moitié était vide. Un tiers de l’autre moitié dormait, un autre tiers avait foutu le camp avant la fin de la première demi-heure de projection et un troisième tiers ricanait (pour les mieux disposés) ou râlait ferme. A la sortie, les avis recueillis par une jeune reporter d’une radio périphérique se résumaient en cinq lettres.

Mon curé chez les mafieux

Il faut dire que dans la série des "n’importe quoi", on a rarement fait mieux. On voit, par exemple, un policier Français membre de l’Opus Dei (insigne en forme de... croix celtique à la boutonnière) donner des ordres, à Londres. A des bobbies britanniques. On y volt un moine se balader à poil en se donnant des coups de fouet à longueur de film. On y voit des évêques décider d’une série d’assassinats en jouant au billard comme des parrains de la mafia avant de s’entre-flinguer à coups de pistolet. Et ce n’est pas un film de Mel Brooks...

Histoire de culte

Bien entendu, le réalisateur n’a pas manqué d’introduire la séquence cochonne de rigueur. Il a même fait très fort puisqu’elle montre une fillette de dix ans découvrant son grand père en train de célébrer un rituel à la "déesse Marie Madeleine" en chevauchant une dame très déshabillée sous les yeux d’adeptes du prieuré de Sion vêtus de coules de moines et au visage caché par des masques vénitiens. Encore un film de culte, en somme...

Guide spirituel

Autre intense motif de rigolade pour les initiés : l’essentiel du film raconte la quête de la sépulture de Sainte Marie Madeleine... dont tous les guides touristiques indiquent qu’elle est, depuis le onzième siècle, abritée dans l’abbaye de saint Maximin au coeur du massif de la Sainte Baume. L’auteur Dan Brown aurait pu s’économiser du temps et de l’argent en achetant un simple Michelin...

Providentiel

Mais cette pochade n’est pas seulement grotesque. Elle est aussi une véritable agression anti-chrétienne. Ainsi, à plusieurs reprises, l’Opus Dei, société religieuse très officielle et légale, est carrément traité de secte d’assassins. Or les dirigeants de l’Opus ont décidé de ne pas réagir à cette calomnie diffusée dans le monde entier, prenant ainsi le risque de laisser s’accréditer la chose dans les esprits des imbéciles. Heureusement que la Providence a veillé et que le film promet d’être en déficit.

Le fascisme ne passera pas !

Ce qui explique probablement la rage du metteur en scène Ron Howard. Ce dernier a déclaré à la presse italienne : « refuser de voir le film ou dire à quelqu’un de ne pas aller le voir est un acte fasciste qui engendre la haine et la violence ». Réplique de Manuel Sanchez Hurtado, du Bureau d’information de l’Opus Dei à Rome : « Je me permets de demander à Ron Howard de bien vouloir rester serein et de s’exprimer avec respect. »

Des fascistes, on vous dit, ces gens de l’Opus !

Allez les Noirs !
(au vestiaire)

A l’approche du Mondial de foot cet été en Allemagne, les pronostics se multiplient. Francis Huster et Patrick Bruel annoncent l’équipe de France "black-black-black, risée de l’Europe" (Finkielkraut) championne du monde. Mais Stéphane Bern et Thierry Rolland pensent que les Noirs seront sortis au 1er tour. Devant un tel choc de cerveaux, L.L.J. n’ose même pas un commentaire... Et d’ailleurs, il s’en foot ! Ceux de nos lecteurs qui s’intéressent encore à la corruption et aux truquages du foot peuvent s’en gorger avec un livre interdit en Suisse et boycotté en Allemagne :

Carton rouge ! Les dessous troublants de la Fifa (Fédération Internationale de Football Association), par Andrew Jennings, Presses de la Cité, 462 p., 19 €.

Censure à la Comédie-Française

Coupable de présence aux obsèques de Milosevic, l’écrivain autrichien (de gauche) Peter Handke se voit censuré par l’administrateur de la Comédie-Française Marcel Bozonnet, 63 ans, nommé par Catherine Tasca (PS) ! Le critique du L.J., Jérôme Brigadier, a déjà décrit le "métissage" afro-musulman imposé par Bozo le Clown dans la Maison de Molière. Mais cette fois il s’attire les foudres de son propre camp, du Monde au Nouvel Obs, en passant par la Nobel gauchiste Jelinek, pour qui Bozo « s’inscrit dans la pire tradition de ces institutions culturelles qui, au temps des dictatures, mettent au rancart les artistes gênants... »

Voilà qui confirme notre éditorial n° 369, "Contre la loi Gayssot, nous ne sommes plus seuls" : la tyrannie anarcho-libérale devient telle que nombre d’intellectuels politiquement corrects commencent à craindre pour leur propre liberté d’expression...

Polochon enragé

Entendu pour emplois fictifs au profit de jeunes femmes "proches", Jean-Paul Huchon, président socialaud du Conseil régional d’Ile-de-France, a déployé une telle agressivité, brandi de telles menaces contre les policiers qu’il est l’objet d’une nouvelle enquête du parquet de Paris.

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