Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 388 du 7 octobre 2006 - p. 17
Arguments créationnistes
par Laurent Glauzy
Fossiles vivants, planètes imaginaires et faux crâne préhistorique

Des scientifiques assurent avoir découvert un système solaire "similaire au nôtre", rapporte Space.com du 17 mai 2006. « Trois planètes de taille moyenne et de masse comparable à Neptune ont été découvertes orbitant autour d’un soleil. » Se basant sur la distance de ces planètes par rapport au soleil, les scientifiques supposent qu’il pourrait donc y avoir de plus petites planètes plus proches de l’étoile, pouvant être potentiellement habitables.

A la fin du rapport, nous pouvons lire que les planètes n’ont pas été photographiées ; elles ont seulement été déduites par l’oscillation de l’étoile ! Cela suffit pour affirmer l’existence d’un système solaire "potentiellement habitable" basé sur trois planètes jamais vues, et pour avancer l’hypothèse que d’autres planètes plus petites pourraient être habitées. En fait, le désir de trouver une vie extra-terrestre relève plus d’une pseudo-foi et de l’obstination que de la raison.

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Selon le Daily Telegraph du 27 mars 2006, « en Ethiopie des archéologues ont trouvé le crâne intact d’un hominidé susceptible de faire le lien entre l’Homo erectus et l’homme moderne. » Ainsi, le paléontologue Scott Simpson pu affirmer que maintenant les scientifiques peuvent regarder en face leurs ancêtres. Ceci ne tient pas compte d’une autre vérité : pratiquement tous les scientifiques reconnaissent que l’erectus était un être humain à part entière. Non seulement la taille de son cerveau correspond à celle d’un homme moderne, mais les fossiles d’erectus expertisés remontent à quelque 6 000 ans (périodicité basse à laquelle les créationnistes font remonter la Création de l’homme et de la Terre). Cette découverte du crâne faite en Ethiopie n’est rien de moins que celui d’un homme moderne et non celui d’un lien fantasmagorique.

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The Independent du 10 mars 2006 écrit que « l’année dernière, dans une région reculée du Sud-Est asiatique, a été découvert un étrange petit rongeur ayant appartenu à une famille de mammifères que les évolutionnistes disent éteintes depuis plus de 11 millions d’années ». Pour ce faire, cet animal appelé laonastes a été comparé à des fossiles ayant 11 millions d’années. Le journal dit qu’il est pourtant inhabituel pour des scientifiques de découvrir un membre vivant d’une espèce éteinte. Cette histoire rappelle étrangement celle d’une espèce que l’on croyait également éteinte, le coelacanthe, capturé en 1938 au large des côtes d’Afrique du Sud ; comme le confirme bonnement le Dr Mary Dawson du Carnegie Museum of Natural Hlstory : « Cette découverte est incroyable ; elle est à rapprocher de celle du coelacanthe. » Il est surtout très étonnant que des évolutionnistes ne se soient pas demandé pourquoi un animal ayant 11 millions d’années n’a subi aucune évolution. Et si les fossiles de laonastes sont supposés appartenir à des périodes si reculées, pourquoi n’en trouvons-nous pas d’autres dans des couches rocheuses plus récentes ?


Laurent Glauzy, "Mystère de la Race des Géants à la lumière du créationnisme", 18 euros franco. (BP 25 - 91151 Etampes Cedex).
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