Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 402 du 12 mars 2007 - p. 10
Radio Courtoisie
Une bonne claque aux
mauvaises petites rumeurs

On aurait préféré n’y pas revenir, mais les manoeuvres contre Radio Courtoisie prennent uun tour d’une telle bassesse, qu’il est impossible de se taire sans se faire le complice d’une imposture qui vise les auditeurs, dont les dons sont le seul revenu de cette radio unique, où tous les directeurs d’émission sont bénévoles. Les deux collaboratrices administratives et les techniciens étant seuls salariés.

Les revendications "démocratiques" des comploteurs cachent, il faut le savoir, des ambitions personnelles et des appétits mercantiles.

Ce serait négligeable si ces manigances ne risquaient pas, à terme, de donner au CSA un prétexte pour ne pas renouveler la fréquence de notre radio au motif que les querelles internes la rendraient ingérable.

Les conjurés voulaient d’abord s’emparer de la direction de Radio Courtoisie.

La question qu’ils se gardaient bien d’évoquer était celle du successeur éventuel.

Les responsables d’émission, dans leur écrasante majorité, ne caressant aucune intention de briguer une charge dont la fin précoce de Jean Ferré suffit à prouver la pesanteur et le caractère ingrat, nos ambitieux feignaient d’être les adeptes d’une collégialité dont l’Histoire, du Triumvirat au Consulat, a montré qu’elle était toujours une tromperie.

Au vrai, chacun, convaincu dans son for intérieur d’être l’unique élu de la Providence, comptait bien, une lois le golpe réussi, se débarrasser de ses associés et rester seul maître à bord.

Mais la tactique qui consiste à demander à la Justice la désignation d’un administrateur judiciaire interdit toute concrétisation de ce projet. Sa conséquence inévitable, en raison même du caractère non commercial de la radio, serait le dépôt de bilan immédiat et l’arrêt des émissions puisque le budget de l’association ne permettrait même pas de payer les honoraires et les frais dudit administrateur judiciaire qui, lui, ne travaille pas pour la beauté du geste.

Cela, les conspirateurs ne peuvent pas l’ignorer. En témoigne le dépôt par l’un d’eux de l’appellation "Radio Courtoisie" comme marque commerciale. Si elle était entérinée par la Justice, cette idée saugrenue qui ne vint jamais à l’esprit de Jean Ferré dont se réclame pourtant l’inspirateur du "coup", obligerait en effet la radio à changer d’appellation. Elle serait alors privée d’une notoriété fondée sur vingt ans de travail des bénévoles, ce qui hâterait sans doute le verdict fatal de l’administrateur.

Du coup, le CSA ne renouvellerait probablement pas la fréquence d’une radio privée des moyens d’émettre dans l’attente (plusieurs mois sans doute) d’une décision définitive qui, même favorable aux défenseurs, interviendrait trop tard.

En dépit de ces évidences, les intrigants, pour assouvir leur rancoeur et servir leurs ambitions, n’hésitent pas à recourir au harcèlement judiciaire et aux campagnes médiatiques.

Multipliant les référés, ils prétendent rendre la nouvelle direction comptable de manquements vieux de plusieurs années et imputables au mépris invincible de Jean Ferré pour le formalisme paperassier qu’imposait sa fonction.

En clair, c’est au fondateur qu’ils font, tout en ne cessant de proclamer leur fidélité à son oeuvre, un véritable procès posthume.

Sa conception monarchique d’un rôle que personne, jamais, n’avait contesté, lui avait fait, c’est vrai, négliger certaines formalités. Mais personne ne peut en faire grief à son successeur. Surtout pas des responsables d’émission ou collaborateurs bénévoles qui ne s’en étaient jamais émus au moment des faits.

Mais aujourd’hui rien ne fait reculer les conspirateurs. Même pas l’indécence qu’il y a à embarquer dans leur mauvaise cause un administrateur qui, ayant démissionné de l’association dès 1988 pour un désaccord sur un projet de messe du dimanche matin réapparaît soudain...

Même pas l’impudence qui consiste pour Reichman à porter plainte pour ce qu’il appelle une censure et une éviction injuste alors qu’il avait lui-même exigé de Jean verré la censure et l’éviction d’un intervenant : « Selon moi, un tel individu ne devrait plus être le bienvenu à Radio Courtoisie (...) »

Et comme Jean faisait la sourde oreille, notre homme s’évinça lui-même : « Je ne puis admettre que vous cautionniez le comportement d’un tel personnage (...) Je vous donne donc ma démission. »

Sur quoi, revenant à une juste appréciation de ses intérêts, le bouillant histrion oublia son numéro de cabotinage. Et Jean eut la bonne grâce de tenir la démission pour nulle.

Quant au harcèlement médiatique, Internet offre un forum commode aux sycophantes.

Feignant de se poser la question de savoir si, en désignant son successeur, Jean Ferré était « inconséquent ou gâteux » ils accusent quiconque refuse de s’associer à leurs divagations d’être vendu au nouveau directeur, dont ils accablent le patronyme de brocards indignes d’une cour d’école communale du 9-3...

Bien pire : dans leur enragement, ils vont jusqu’à solliciter la connivence des plus acharnés ennemis de Radio Courtoisie, obtenant par exemple un article venimeux de Christiane Chombeau dans Le Monde.

Mais le plus dégueulasse, n’ayons pas peur des mots, est que, pour étayer leur délire de persécution, ils n’ont pas hésité à insinuer que c’est par un abus de faiblesse que la signature de Christian Langlois, architecte, membre de l’académie des Beaux-arts et président du conseil d’administration de Radio Courtoisie, aurait été extorquée.

Selon un insulteur anonyme, Langlois, « parkinsonien et totalement dans le potage », ne serait pas le véritable auteur de la lettre « où il annonce sa démission de la présidence du CA du CDARS, qui vraiment tombe à point pour HdL (...) Si cette lettre n’avait pas existé, il eût fallu l’inventer... »

A quoi un autre sicaire de plume, tout aussi anonyme, ajoute, chaussant les bésicles du graphologue : « En examinant les trois signatures de M. Langlois, on constate qu’elles présentent des différences évidentes. Il convient de les comparer à sa signature officielle qui peut être consultée sur le site Internet de l’académie des Beaux-arts. »

Or s’il est vrai que Christian Langlois est gravement souffrant, il est faux que la maladie porte atteinte à son intégrité mentale.

Scandalisé par cette mise en cause personnelle, l’intéressé a donc fait venir à son domicile un médecin et un huissier qui ont établi deux certificats.

Le médecin certifie que « Monsieur Christian Langlois ne présente pas de signe clinique évocateur d’une altération de ses facultés intellectuelles ». L’huissier atteste quant à lui que Christian Langlois a, parlant à sa personne et signant de sa propre main, confirmé qu’il est bien l’auteur et le signataire des documents prétendument falsifiés (rapport du conseil d’administration du 12 juillet, délégation de signature du 31 octobre et démission de son mandat de président pour cause de maladie en date du 11 janvier 2007).

Dans cette lettre de démission Christian Langlois expliquait : « Compte tenu de mon état de santé, je souhaite aujourd’hui passer le flambeau à Henry de Lesquen car je lui fais entièrement confiance pour maintenir l’oeuvre de Jean Ferré. »

Les faits sont donc établis sans contestation possible. Le président a été légalement élu par le conseil d’administration du CDARS à l’instigation de Christian Langlois comme il avait été légitimement désigné par Jean Ferré.

Quant à ceux qui ont blessé Christian Langlois en insultant son intelligence et sa lucidité au point de le contraindre, pour faire litière de leurs mensonges, à s’infliger l’épreuve d’un examen devant la Faculté et la Basoche, on s’épargnera la fatigue de dire ce qu’on en pense.

Serge de Beketch
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