Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 3 du 11 mai 1993 - p. 24
Histoire de France
Clovis, roi des menteurs
par Aramis

Le décès récent de Pierre Bérégovoy jette un voile sombre sur l’histoire de France. Il convient, en ces circonstances exceptionnelles, d’évoquer la personnalité hors du commun de cet homme remarquable. Fils d’immigré, issu d’un milieu modeste, il connut tour à tour la montée du fascisme, la seconde guerre mondiale, la SNCF, l’holocauste, le Gaz de France, la crise du pétrole, les institutions de la Ve République, Samir Traboulsi, Roger-Patrice Pelat, les multinationales, la politique des blocs, et enfin, la détente sur les bords du canal de la Loire. A ce titre, il est un grand témoin de son temps. Militant pour la classe ouvrière et un franc fort, il sut jusqu’au bout conserver l’affabilité des gens humbles. C’est pourquoi il préféra, contre toute attente, un appartement médiocre du 16e arrondissement au luxe et à l’opulence d’un F4 à la Courneuve. Faut-il chercher dans ce dilemme cruel la raison pour laquelle il décida, en fin de compte, de se loger tout seul, à Nevers, une balle dans la tête ? Nul ne peut y répondre. Pas même cet ancien ministre qui déclarait : « Les trous de balles font mal ! croyez-moi, j’en ai connu un paquet à l’ENA ! » Pierre Bérégovoy était, lui, un autodidacte. Espérons que son exemple réponde à la plus fondamentale des questions : « Et après ? »

H. Plumeau et R. Jacob

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Attali chassé, la Gaulavie allait connaître les heures les plus sombres de son histoire. Notons, au passage, que ce furent les dernières : l’occupation belge.

Les Belges, par un de ces sortilèges que seule l’histoire connaît et qui, depuis, a été clairement identifié sous le terme de révisionnisme, ont depuis de nombreuses années réussi à gommer l’image exacte qui fut la leur : par des diversions multiples allant de Tintin au commissaire Maigret, de Spirou à Léon Degrelle, en passant par des histoires plus désopilantes les unes que les autres, fut martelée l’idée selon laquelle le Belge était sympathique, rieur, voire ripailleur. Cette assertion ne pouvait cependant trouver un crédit véritable auprès des chercheurs les plus avisés. Les travaux de Pierre Vénal-Miquet sont exemplaires sur le sujet. Ainsi note-t-il dans "Semelles de bois, les talons horreur" : « La résurgence d’un courant que l’on croyait disparu se fait jour, la nuit, dans les bars belges. Verre de bière en main, des nostalgiques de l’ordre nouveau entonnent à l’unisson des chants aux accents inquiétants. Parmi ceux-ci, au hit-parade de l’abomination, en somme : "Frida Oumpapa", dont l’interprète n’est autre que la célèbre Annie Cordy. »

Ceci fait définitivement tomber le masque sur la nature réelle du Belge. Ajoutons, pour corroborer ces récentes découvertes, que les Belges arboraient avec ostentation la francisque de sinistre mémoire. Et qu’ils adoraient Odin, dieu des païens et des incroyants. La fourberie de leur chef Clovis était sans limites. Non seulement il pratiqua un cléricalisme radical, aidé en cela par l’évêque de Reims, saint Rémi. Mais encore il osa faire croire que les Belges étaient Francs. Ce qui est le comble du mensonge historique.

Cette propagande grossière n’exonère pas pour autant la responsabilité collective. Parmi les massacres perpétrés, celui du vase de Soisson inspire aujourd’hui encore peur et répulsion. Tant par sa cruauté que son ignominie, il résume par-dessus tout l’esprit d’intolérance et d’exclusion qui frappe les minorités. Ce refus des différences caractérisé est passé à la postérité avec la formule : « Souviens-toi du vase de Soisson ! » Prononcée en 93 avant JC (Jacques Chirac), cette phrase d’apparence sibylline est sans commune mesure avec le martyre enduré par la victime, qui ce jour-là perdit son portefeuille mais surtout, et pour cause, ne put à nouveau siéger à la présidence du Conseil régional de Bourgogne. On ignore encore actuellement qui cassa réellement le vase de Soisson. Preuve suprême du mensonge que les Belges érigèrent en dogme.

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