Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 7 du 23 juin 1993 - p. 3
Editorial
Les compagnons de l’horreur

Boudarel revient. Boudarel le Stalinien, traître, kollabo des communistes indochinois et kapo des camps de la mort vièt-minh, Boudarel geôlier, tortionnaire et tueur de soldats français, Boudarel planqué de l’Université et maître chanteur qui, débusqué puis menacé d’inculpation pour crime contre l’Humanité, avertit : « J’ai une liste de gens haut placés qui ont fait pire que moi ; je la publierai si l’on me fait des ennuis ». Boudarel protégé par la mafia socialiste et absous par une justice aux ordres, Boudarel sort de sa tanière pour signer une pétition contre les bavures policières.

Ce sicaire qui, en tenue de commissaire politique, fit mourir des Français par faim, torture et misère appose son nom au bas d’un appel contre « le meurtre en uniforme ».

Ce fonctionnaire de la mort lente, dont le sadisme idéologique brisa moralement et physiquement des gosses livrés à sa merci, feint de s’émouvoir du « spectacle d’une jeunesse que l’on détruit ».

Cet assassin méthodique pétitionne contre la mort accidentelle.

On ne s’en indignera pas. On ne s’en étonnera mémé pas. Ce bourreau, dont les crimes furent plus abominables que celui qu’on impute à Touvier, s’est lui-même retranché de l’Humanité.

Fils de l’Occident chrétien, nous n’avons pas le culte de la vengeance. Oublions jusqu’à son nom !

Mais n’oublions pas ceux qui ont signé aux côtés de ce nazi rouge.

N’oublions pas Gaillot-Evêque et ses complices, Wolinsky le graffiteur de pissotières ou Siné l’antisémite ivrogne, n’oublions pas Monod, Doisneau, Rajfus, Vautrin et compagnie.

Et sachons, chaque fois qu’il le faudra, rappeler ce compagnonnage de l’horreur.

Afin qu’il soit leur tunique de Nessus.

Serge de Beketch
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