Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 7 du 23 juin 1993 - p. 24
Histoire de France
Pépin ? ! le Bref ? ? ! !
par Aramis

L’ONU est née de la volonté de 45 nations en 1945. Elle aurait pu, selon ce principe, naître plus tôt. Par exemple en 1903, de la volonté de trois nations, ou plus tard, en 1999, de la volonté de 99 nations. Mais la vie est ainsi faite que l’on ne choisit pas la date de sa venue au monde. Aujourd’hui, elle regroupe environ 138 pays, la plupart des nations nouvellement admises étant d’anciennes colonies devenues indépendantes. Ainsi Monaco, qui a réussi à se libérer du joug des paparazzi et de la loge P2 réunis. Ou encore la Bosnie-Hémoglobine, le seule pays qui rétrécisse au lavage de Serbo. L’ONU est avant tout un lieu de rencontre où toutes les nations peuvent librement s’exprimer sauf la Serbie. L’ONU s’efforce de faire respecter les droits de l’homme. Malgré les moyens limités, elle y parvient parfois. Comme en Somalie, où les Casques bleus ont su réglementer la chasse aux Nègres malgré le braconnage pakistanais. Qu’il s’agisse d’un kilo de riz ou un kilo de plomb, la mesure reste identique, elle est humanitaire. Il arrive parfois que l’ONU essuie des coups. « A queu je vous dis ça parce queu les coups, oui, ça fait mal ! » comme dit Johnny qui, s’il était né deux ans plus tard, aurait pu fêter ses cinquante ans en même temps que l’ONU.

H. Plumeau et R. Jacob

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Charles Martel meurt paisiblement en 741 à Quierzy-sur-Oise (02). Ne faut-il pas pour autant ouvrir son procès, même posthume ? Cela aurait le mérite, selon le Mouvement pour le Vandalisme et l’Amitié entre les Peuples (MVAP) « de ne pas occulter un pan entier de l’histoire de France ». De son côté, le collectif des jeunes crétins contre la torture souhaite « un procès afin que les responsabilités soient établies une fois pour toute ». « Si le procès n’avait pas lieu, ce serait une catastrophe pour la démocratie ! », ajoute maître J.R. Bobby Ben Youssouf, avocat des parties civiles, qui note : « Seuls pourront se réjouir de l’absence de jugement les révisionnistes de tous poils qui auront tout fait pour ralentir le cours de la justice ! » Tandis que l’association des arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière et arrière-petits-fils et -filles des arrière et arrière-arrière-petits-enfants d’Abd Er Rhamân (AAAAAAAAAAAAPF & FA & AAPEAER), forte de ses six millions d’adhérents, affirme : « Pas une larme pour ce bourreau ! Ceux qui, aujourd’hui, s’offusquent auraient dû manifester la même indignation lorsque sous les Carolingiens on bloquait les procédures judiciaires intentées à cet immonde symbole du racisme et du fâchisme. Au seul profit des nostalgiques de l’extrême droite qui partout relèvent la tête. » Ces multiples réactions montrent que 1 261 ans après le drame, les plaies ne se sont pas encore cicatrisées. Et ce, malgré les tentatives d’étouffement entreprises par le fils Martel. Ainsi, à la succession de son père, il abandonna le nom honni des Martel et choisit de se surnommer Pépin le Bref. On s’interroge cependant maintenant sur la subtilité d’un tel nom. En effet, pourquoi avoir choisi pour patronyme l’appellation familière d’un instrument qui n’était pas encore inventé ? Et pourquoi surtout ne pas avoir poussé la chose jusqu’au bout en transférant comme il se doit la capitale des Francs à Cherbourg, seul lieu géographique susceptible de lui apporter une réelle notoriété ?(1) Quoi qu’il en soit, le mystère reste entier. Bien que l’on retrouve la trace d’un procédé similaire sous l’Antiquité, où un philosophe grec en usa le premier en s’attribuant, ce qui dépasse l’entendement, le nom d’un système de réservation automatique. Quant au qualificatif de Bref dont Pépin s’affubla, c’est celui d’une poudre à récurer(2).


(1) Consulter à ce sujet : "Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, les vedettes de Cherbourg", Robert Bonny Ed.
(2) Ce qui le dispense du titre de maréchal Pépin.
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