Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 17 du 28 octobre 1993 - p. 3
Editorial
Allez donc faire ça chez vous !

Face aux enlèvements et aux assassinats de Français en Algérie, la France n’est pas impuissante comme feint de le croire Monsieur Juppé. Elle dispose des moyens politiques, diplomatiques, économiques et même militaires de se faire respecter et de protéger ses ressortissants.

Seule manque la détermination des gouvernants.

Si son intérêt commande de soutenir l’actuel pouvoir algérien, la France doit faire arrêter les hommes du FIS identifiés sur son territoire et informer les terroristes islamiques que tout acte hostile se soldera, en représailles, par des extraditions vers l’Algérie et ses pelotons d’exécution.

Sans états d’âme.

Si, à l’inverse, la France trouve avantage à négocier avec le FIS, qu’elle interrompe son assistance économique et entame le rapatriement des immigrés algériens, délinquants, clandestins, chômeurs et leurs familles, jusqu’à l’organisation des élections libres que réclame le mouvement islamiste.

Sans bêlements humanitaires.

Mais la solution qui servira le mieux la France, et pour longtemps, est la plus simple.

C’est d’envoyer tout ce vilain monde se faire lanlaire, c’est de rompre une fois pour toutes avec cet ancien morceau de France qui, depuis trente ans, ne nous apporte que larmes, sang, tristesse, désespoir et malheur.

C’est de dire à tous ces "progressistes", "islamistes", "Fistes", fellouzes et intellectuels de mechtas et de casbah que les Français en ont plus que soupé de leurs chikayas.

Qu’on ne veut plus d’eux chez nous ni de nous chez eux.

Qu’ils peuvent s’entre-emprisonner, s’entre-revolvériser, s’entre-massacrer autant qu’il leur plaira au nom de leur indépendance, de leur socialisme de progrès, de leur dignité, de leur liberté. Qu’ils ont à leur guise le droit de se réclamer de Marx ou d’Allah, de Fidel Castro ou de Khomeiny.

On s’en fout ! A condition qu’ils fassent ça chez eux.

Sans nous.

Serge de Beketch
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