Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 20 du 26 novembre 1993 - p. 24
Histoire de France
Philippe le Bel le faussaire
par Aramis

Force est de constater que la vague de froid subite qui s’est abattue sur la France a entraîné un dangereux repli frileux des Français sur eux-mêmes. Ceci n’est pas supportable, car à moyen terme c’est l’image d’une France ouverte qui risque de se voir ternie. Au moment où les immigrés sont toujours plus nombreux à franchir nos frontières, des milliers de Français se sont mobilisés dans les rues pour crier leur message égoïste et ethnocentré. On frise en l’espèce l’inacceptable. Est-il digne, en effet, que le débat démocratique dévie de manière si singulière ? On regrettera que les pouvoirs publics n’aient pas pris en l’occurrence les mesures d’interdiction qui s’imposent. L’exemple algérien est là, sous nos yeux. Il démontre que des solutions coercitives doivent être appliquées pour garantir la pérennité de la démocratie. Et ce, coûte que coûte. Le couvre-feu est un recours nécessaire. L’interdiction de tout rassemblement de plus d’une personne, un impératif. Ainsi parviendra-t-on à juguler l’odieuse vague populiste qui tend à vouloir abroger la préférence étrangère sur le territoire. Malgré les opérations suicides de Gentilly (Val-de-Marne), des Mureaux (Yvelines), de Saint-Quentin (Aisne), de Marseille (Babouches-du-Rhône) et d’ailleurs, le gouvernement se trouve aujourd’hui au pied du mur. Exigeons avec l’ensemble des forces de progrès la dissolution immédiate des SDF. Affirmons clairement notre message humaniste : Des logis pour le Mali, pas pour les Francaouis !

H. Plumeau et R. Jacob

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En ce temps-là, le roi de France se trouvait toujours sur le chemin ou bien de l’empereur d’Allemagne, ou bien du roi d’Angleterre. Il voulait les empêcher d’achever qui, son empire, qui, son royaume. Si notre pays était resté ce qu’il était alors, il serait bien petit puisque de grandes villes comme Bordeaux, Lille, Nancy, Lyon et Marseille n’en feraient pas partie. Mais cette étroitesse nous aurait été salutaire. Elle nous aurait évité la crise urbaine telle que nous la connaissons aujourd’hui : quartiers défavorisés, zones à risques, exclus des banlieues. Mais le petit-fils de saint Louis ne l’entendait pas de cette oreille, il se proposait de reprendre les provinces de l’ancienne Gaule. Cette erreur monumentale est à l’origine de nos difficultés en matière d’aménagement du territoire auxquelles Charles Pasqua se trouve confronté. Ainsi donc, Philippe le Bel conquit la Flandre. Mais les Flamands ne parlaient pas tous français. Certains ne s’exprimaient même qu’en flamand. Et ceux qui, depuis, sont devenus nos amis les Belges tenaient à rester indépendants. Ils se soulevèrent donc fort justement contre l’occupation française. Le Vatican condamna l’agression. Contrarié, Philippe le Bel envoya un de ses chevaliers à Rome : Guillaume de Nogaret.

Un sbire italien qui l’accompagnait administra une correction à Boniface VIII qui bientôt mourut. Son successeur qui n’aimait pas les gnons et à qui on ne demanda pas son avis, vint habiter Avignon. Le roi développa alors de plus belle (si l’on peut dire) son pouvoir personnel et son avatar, le culte de la personnalité. Il se fit approuver par le peuple dont les représentants siégeaient aux Etats généraux. Notons simplement que, le découpage par circonscription et le mode de scrutin majoritaire à deux tours n’existant pas, les doutes les plus fondés sont à émettre quant à la réelle représentativité de cette Assemblée. Elle vota, semble-t-il en tout cas, les pleins pouvoirs. Ce qui est le fait, nous le savons depuis 1940, du scrutin de liste proportionnel à un tour avec panachage. Pour faire la guerre, il fallait de l’argent. Le roi usa alors de deux techniques pour le moins discutables. En tout cas fort peu conformes à la pensée d’Alain Minc qui, cependant, prêche aujourd’hui contre la féodalité. La première était inflationniste et Philippe le Bel fit fonctionner, comme l’on dit, la planche à billets. On lui reprocha même d’avoir fabriqué de la monnaie de singe, ce qui, étant donné l’absence de celle population à l’époque, ne dupa personne. Il procéda selon la méthode dirigiste la plus éculée à une lutte contre les noyaux durs dont le plus célèbre était l’ordre des Templiers que contrôlait l’homme d’affaires Jacques de Molay. Résultat : les caisses se vidèrent. Pour ne pas alourdir ce bilan, nous ne parlerons pas du chômage.

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