Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 24 du 8 janvier 1994 - p. 3
Editorial
Lâches et criminels

Les médias ne se sont guère étendus sur les batailles rangées qui, plusieurs nuits de suite, ont secoué Bruxelles. Elles étaient le fait d’affrontements entre immigrés turcs et immigrés kurdes qui avaient importé leurs antagonismes séculaires sur le territoire belge.

Il est symbolique que ces guérillas ethniques se produisent justement dans la "capitale de l’Europe".

Il est significatif qu’elles s’accompagnent d’ultimatums adressés par les deux camps aux gouvernements européens et les sommant de prendre partie dans ces querelles exotiques.

Tout cela annonce la terrible menace contre laquelle les nations européennes sont de plus en plus évidemment incapables de se prémunir : l’évolution de l’immigration-invasion en occupation-colonisation.

Dans un contexte aussi explosif, le Gouvernement français a choisi la plus mauvaise voie : celle de la lâcheté.

En libérant Sharif Esfahani et Ahmed Taheri, assassins de l’ex-ambassadeur d’Iran à Genève Kazem Radjavi et dont la Suisse exigeait l’extradition en vue de les juger, le Pouvoir français a confirmé à l’Etat terroriste iranien que la menace était payante.

C’est un choix politique qui n’engage que ses auteurs et la conception qu’ils se font de l’intérêt national.

Aussi ne sera-t-on pas étonné de voir un Pasqua choisir la voie de la lâcheté.

Mais, dans le même temps, ce gouvernement de capons prend, dans la guerre civile algérienne, le parti du FLN contre le FIS.

C’est-à-dire qu’il n’hésite pas à défier en Algérie les mêmes forces devant lesquelles il se prosterne en Iran.

En outre, avec l’incohérence dans le comportement que provoque généralement la peur, il tente de se dédouaner auprès de l’électorat français et de se donner des allures de dur en humiliant et en persécutant la partie musulmane de l’immigration par le moyen de rebuffades infligées à des gamines en Tchador.

En somme, la conduite du Gouvernement Balladur-Pasqua revient à dire aux islamistes maghrébins : si vous voulez être respectés au même titre que des terroristes iraniens, vous n’avez qu’à recourir aux mêmes armes.

On peut difficilement imaginer une politique plus honteuse et plus criminelle.

Serge de Beketch
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