Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 67 du 10 mai 1995 - p. 3
Editorial
Jours sombres

Le dernier geste de Mitterrand jetant un brin de muguet dans la Seine après la noyade d’un immigré symbolise le double septennat. Pour les protégés du pouvoir, des fleurs, pour ses victimes l’oubli.

Il n’y a pas eu de fleurs pour Françoise, Yvette, Sébastien, Marie-Christine, François ou Patrick. Il n’y a pas eu un mot de compassion pour Wilfried, Eve-Maud, Annie, Cathy, Sonia, Nathalie, Georges, victimes du racisme antifrançais frappées doublement dans leur chair par le fer et dans leur âme par le silence.

On n’a pas vu de cortège conduit par « le président de tous les Français » saluer la tombe de Françoise Combier, assassinée en Avignon le 31 octobre 1989 par un Algérien. On n’a pas vu de couronne devant la boulangerie d’Yvette Ligier assassinée le 4 mai 1991 par les tortionnaires de son fils infirme. On n’a pas vu de ministre démissionner après la mort de Sébastien tué à Paris comme Malik Oussekine. On attend encore que soit tournée l’histoire du « Train d’Enfer » sous lequel François Lebreton fut jeté le 30 mars 1991 parce que son père était policier. On n’a pas su que madame Mitterrand était allée saluer la famille de Marie-Christine Boutin, « fliquette » assassinée à Mantes-la-Jolie par un gang de Beurs ou celle de Patrick Dhaine massacré à Beaucaire à coups de bouteilles par des Maghrébins.

On n’a pas souvenir que madame Veil soit allée témoigner son soutien à Wilfried, garçonnet de neuf ans violé par un Arabe qui, laissé en liberté, a persécuté les malheureux parents jusqu’à conduire le père au suicide, non plus qu’à Eve-Maud, enlevée, séquestrée, violée pendant une semaine par un gang de Beurs qui ont ensuite terrorisé sa famille, ni à Annie, Strasbourgeoise brûlée vive par des Turcs, ni à Cathy, violée dans son lycée par un gang de Zaïrois, ni à Nathalie, violée par des Blacks puis vendue à des Maghrébins la nuit de la Saint-Sylvestre 1994, ni à Georges, éborgné par des voyous qui avaient volé le vélo de son fils.

Toutes ces victimes n’ont pas eu droit à un mot, à un geste de compassion. Parce qu’elles étaient françaises et que leurs assassins ou leurs agresseurs étaient immigrés.

Parce que leur malheur troublait le petit commerce répugnant des boutiquiers de l’antiracisme.

Parce que leur martyre témoignait de la vérité en France, aujourd’hui, les Français sont plus souvent victimes qu’auteurs d’actes racistes.

L’homme qui a érigé en système cet apartheid s’en va sans laisser de regret.

L’homme qui lui succède est, hélas, on le sait, plus inconditionnellement encore prosterné devant le lobby mondialiste.

Ce sont des jours sombres qui s’annoncent pour la France française.

Serge de Beketch
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