Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 90 du 8 mars 1996 - p. 6
Autres nouvelles
Madame A. C., professeur, répond au
"Libre Journal" sur la violence à l’école

Ayant été pendant dix ans professeur à l’Education nationale, votre article "L’école est un lieu de non-démocratie" m’a beaucoup intéressée. Permettez-moi d’y apporter quelques précisions.

J’ai débuté dans l’enseignement il y a quarante ans. Or, à cette époque, l’immigration n’existait pas. Néanmoins, j’ai pu constater de visu que la déliquescence de notre enseignement (cause de la violence actuelle) a été voulue et programmée.

La cause première de ce qui se passe est là : l’anéantissement voulu et préparé, je le répète, de toutes les valeurs chrétiennes. On a voulu refaire une nouvelle société sans Dieu. Les autres causes sont des causes secondes, y compris l’immigration.

On a voulu l’indiscipline. Des professeurs apprenaient à tricher, d’autres fumaient en classe et y incitaient leurs élèves ; on n’a plus rien exigé de ceux-cl ; dans les maternelles on a supprimé volontairement les petites chaises pour apprendre aux enfants à vivre par terre, etc.

On a voulu la mixité. Dans le dernier lycée où je suis passée, les garçons violaient les filles dans les toilettes : ce n’étaient pas des immigrés...

On a voulu la suppression de la grammaire ; on a voulu "simplifier" la langue française et appauvrir le vocabulaire des enfants : les professeurs qui continuaient à enseigner la grammaire étaient pénalisés lors des inspections. On a voulu les maths modernes. On a voulu l’abaissement du niveau scolaire (emploi du dictionnaire dans les examens, de la calculatrice, etc.). On a voulu politiser les lycées et tout l’enseignement. A cette époque, des professeurs étaient tabassés et roués de coups à la sortie du lycée, non par des élèves immigrés ou non, mais par... leurs collègues marxistes.

C’est volontairement que l’on a craché sur toute forme d’autorité. Des professeurs ont voulu cela. Les autres ont eu la lâcheté de laisser faire. Je puis vous assurer que la haine n’est pas un produit d’importation : pendant dix ans, j’ai subi la haine des marxistes français, bien français. J’ai connu un professeur que l’on a poussé au suicide, et combien d’autres qui se sont retrouvés en maison de repos... L’ambiance était irrespirable.

Autre cause, dont personne ne parle : on a poussé les femmes au travail. Deux conséquences néfastes :

- il n’y a plus de foyer et l’enfant, hors de la classe, se trouve obligatoirement rejeté à la rue ;

- les femmes ont envahi l’enseignement, attirées non par la vocation mais par les vacances...

Par ailleurs, la rétribution au-dessous de tout n’incite pas les hommes, sauf les... ratés. Vous pouvez être assuré que dans l’enseignement il y a 90 % de ratés. Ne s’improvise pas pédagogue qui veut. Les diplômes ne sont pas suffisants.

Bien sûr, l’immigration est un mal. Mais pour quelle raison ? Il n’y en a qu’une : ce n’est plus une immigration, mais une invasion. Mais, croyez-le, ceci aussi a été voulu par les professeurs. Ils ont toujours voté dans le sens qu’il fallait pour en arriver là. Je ne puis les plaindre.

Ce sont les enfants que je plains, y compris les immigrés, du moins ceux qui demandent qu’il y ait plus d’autorité.

A. C.
Sommaire - Haut de page