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L'après Libre Journal
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XII - Où l’Enfer continue
par Nicolas Bonnal

sed reuocare gradum superasque euadere ad auras,
hoc opus, hic labor est.

Voilà où nous en étions, j’ai dit. Rameau était parti, et les enfants, et les amis, et notre couple favori ; j’ai donc dit que notre d’Artagnan ne pouvait agir en Enfer et ne pouvait jamais en dérober les mètres (tarés, comme il se doit). Et moi j’étais un peu impuissant, et c’est dommage. La sibylle me montrait de son doigt négligent l’impuissance avérée de mon ami perturbant. Mon pouvoir n’avait pas de prise ici très bas, dans ces territoires protocolaires, dans ces espaces labyrinthiques que ce pauvre brouillon esprit de Dédale, le responsable de tout ça, pourrait fuir. La sibylle me regardait toujours avec envie, et sans doute avec moi ma carte exsangue : car je la voyais bien, cette carte dorée, et elle était exsangue, dépossédée de ses veines, alanguie, éthérée, et comme exaspérée, de ne pouvoir donner ce quoi - ce quoi pour quoi elle était faite, mais tu l’auras compris, mon estimé lecteur. Encore plus grandie, et encore plus belle, Sibylle contempla ma faible silhouette et ainsi me parla :

- Le boom a bien eu lieu, ô mon ami.

- Le...

- Le boom immobilier, ne faites pas l’idiot. Mais il aura encore lieu...

- Lieu, il y a lieu à...

- Tais-toi !

Tout en disant ceci, ma cyclope devint une géante. Mes compagnons s’écrasèrent, et notamment Mandeville, qui se sentait coupable, et la sibylle devint ce qu’elle était depuis toujours, et que nous n’avions pas reconnu, ou voulu vérifier, un monstre venu de l’Enfer. La sibylle, lecteur, est un balrog. Et sans se désourciller, elle me tint nûment ces propos tristes pour la terre, qu’il s’agisse de sa surface ou de soi-disant profondeur :

- Il y a trop de gens, et de pécheurs...

- Mais...

- Ne te marre donc pas... Ici bas, vous êtes des milliards, peut-être cent milliards (et en disant cela elle s’adressait bien à notre d’Artagnan, et à son Mandeville). On ne sait plus quoi faire... Vous vous accumulez ! Et il faut bien payer ! Et cette omniprésence ! et ce poids monstrueux ! et ces consommations !

Je reconnus Bizness et ses feux redoutables, d’un sang qu’il poursuivra tourments inévitables. Mais elle poursuivit, et sur le même ton : et qu’on s’accumulait, et qu’on en rajoutait ; et que l’on vieillissait, et que c’était bien mal. Il n’y avait plus de postes disponibles au purgatoire, et l’on devait baisser jusqu’ici très bas. Mais quel dommage... Et puis la terre était petite, la terre avait des ressources limitées, comme l’avait déjà montré Berne, pardon, Verne. Elle n’avait plus de place, la terre, et il fallait aller dedans, dans cette bonne terre, la planète m’entends-je, pour trouver de la place. Quelle nénette cette place ! J’imaginais un roi qui aurait une bergère dont les moutons auraient un cent m²... Mais elle poursuivait, n’étant pas bien contente : que les humains s’accumulaient, elle n’étant pas bien contente ; que l’on creusait la terre, elle n’étant pas bien contente ; que les conditions se ressemblaient, elle n’étant pas bien contente ; que partout tout devenait cher, et c’était comme ça ; et que partout tout était la félonie. C’est ainsi que me parlait la Belle, comme si j’étais moi l’administrateur de cette terre. Mais je n’y connais rien, n’en veux guère connaître.

J’avais cependant compris une chose : je n’étais pas vraiment de leur monde. Alors je dis à ma belle :

- Mais montrez-moi, beauté...

- Quoi ?

- Quelque beauté... de votre enfer...

- Comment ?

- De ta virginité...

- Mais quoi ???

- Car jusque là je m’efforçais... de ne pas trop... me compromettre... Mais c’est fini !

- Quelle insolence ! Car sauras-tu, cher Ange, malgré tout, que tu n’es qu’un laquais, ici bas aux Enfers, et qu’ils y sont pour raquer, ces idiots, jusqu’à que Mort s’ensuive !

- Mais je le sais !

- Eh bien ! Viens donc voir le petit maître carré !

- Petit ? Il y en a des petits ? On peut faire des petits, alors !

***

Et puis je la suivis. Nous descendîmes quelques profonds escaliers. Et elle me montra un petit atelier, des Enfers, pendant que mes compagnons, dont je ne me préoccupais plus trop, je dois le dire, et reconnaître, mais un peu tard, mais maintenant, que c’est un tort, se perdaient dans les limbes, de l’Enfer, et qu’elle n’était pas mince, pas vraiment, mais cette affaire, mais elle me montra quand même, ma Sibylle, qu’elle était bien là, la présence de cette abominable, abominable quoi, ce petit maître, mais tout petit, un tout petit maître carré...

Il était là, bien des cheveux, grosses lunettes, un tout petit maître carré, un bon petit maître carré. Il ressemblait d’ailleurs, m’a-t-il semblé, à ce petit agent (immobilier, et familier...) qui m’avait bien harcelé, ne sais plus quand... Toujours est-il qu’en toute concentration ce petit maître des Enfers, ou, comme je disais jadis, du temps de mes amis, se précipita au devant de moi et me tint les propos, ou plutôt les conseils suivants. Imitant dans son bureau infernal le ton bas d’ici haut, il m’explique tout de go comment économiser de l’espace, et comment vivre aussi dans 20 m², et comment élever une longue et prolifique famille dans quelques rames d’ombre, et comment donc enfin s’en sortir, malgré tout, sans les milliards d’horions. Il était conseil aux enfers.

Il me tint la grappe longtemps. Et comment glisser une paroi, et comment changer de décor, comment tirer parti d’un écran ou d’une bibliothèque, alors que l’on meurt tous de cette petite taille hors de prix. Les conseils du tout petit maître carré étaient bons et monstrueux ; ils étaient même d’autant meilleurs qu’ils étaient scandaleux. C’est à cette accoutumance au scandale que l’Enfer doit sa fortune, me confirma d’Artagnan, lui aussi abandonné de Drake, d’un ton lugubre. Il y avait des scandales, mais il n’y en a plus, et l’on peut tout se permettre, y compris une jonction entre surface et enfer, y compris des délocalisations et une modification radicale qui faisaient de leur terre, qui faisaient de l’écorce, une banlieue de l’intérieur. Les bouleversements moraux qui avaient marqué les deux ou trois dernières générations, le politically correct, avaient dégénéré en volonté formelle et informelle de modeler de nouveaux enfers, plus modernes et mieux aménagés, moins vieux jeu et donc moins marrants aussi. On pouvait dénoncer cet effet, mais de tout manière, quand il s’agit de l’enfer, on n’est jamais content, n’est-ce pas ? On pouvait aussi ne pas s’en plaindre et s’en trouver satisfait. On peut toujours se satisfaire de tout, bien entendu.

Sibylle s’éloigna en me faisant un signe doux de la main. Je la laissais s’éloigner impuissant, comme dans un mauvais rêve, ainsi que disent les couillons. Ce n’était pas un mauvais rêve, mais elle s’éloignait, Sibylle, et je ne pouvais rien, et je ne pouvais rien faire, c’est cela le manque de volonté. Je me vis entouré d’ombres familières. Ils étaient là, GFK, Dieter, Suce-Kopek, Jean des Maudits, et l’étrange compagnie s’attacha à mes pas. Ce n’était pas eux, ce n’était pas tout à fait, car cette bassesse, je veux dire cette absence de hauteur, on n’est plus sûr de rien, mais cela y ressemblait bien. Ils étaient là, me dirent-ils, pour se rendre à une conférence de la baronne Kitzer von Panzani, baronne à la phonétique aussi changeante que la géographie locale. D’Artagnan et Mandeville s’éloignèrent un petit peu, sans que je comprisse comment. On les avait fouillés, car les services de sécurité sont ici bas très efficients. On aura d’ailleurs noté, et même toi ami lecteur, que personne des Nôtres n’a ici bas fait le malin. Ma carte dorée est dévastée comme la terre gaste de Perceval, et moi-même je me tiens plus à carreau qu’avant, ou que là-haut. C’est Dieter qui m’adresse la parole, encore plus grand et élégant qu’à la surface, avec sa barbe de Pan et ses costumes italiens al dente. Il me sourit bien drôlement sous cet éclairage révolutionnaire. Car je ne te l’ai pas dit, lecteur, mais l’éclairage est révolutionnaire en Enfer ; on peut même dire écologique. Il nous habite, il nous maintient, il nous possède. Fiat Lux, c’est la devise d’ici bas...

- Alors, on apprécie sa petite visite ?

- Sa petite descente, tu veux dire.

- On veut continuer... Comme dit l’autre, on est en Enfer pour continuer...

- Ah ! très drôle... Tu sais qu’il est chez nous... Comme beaucoup ?

- Quel écrivain, quel grand artiste n’est pas faustien, en somme ?

- Oui, c’est bien notre problème. Vois-tu, vieux, tu me pardonneras cette familiarité, nous sommes, comme tu l’as bien vu, très, et même trop nombreux.

- Sans compter les touristes...

- Et il faut compter cent milliards d’êtres humains depuis le commencement de l’humanité, au bas mot...

- Sans compter les amateurs de parcs d’attraction...

- Et tous des bien médiocres, bien soumis, des amateurs de servitude volontaire, pas des héros, pas des martyrs, et pas des saints...

- Sans compter les amateurs de sensations fortes...

- Et d’ailleurs même eux se trouvent bien mal lotis de nos jours. Tu verrais Alex, pardon Alexandre, au paradis ? Ou bien ce cher César ?

- Sans compter les imbéciles de curieux...

- Tu verrais sainte Blandine au paradis ? Ou bien saint Louis ? Il y a des lois contre tout ça, contre ce fanatisme glacé des temps du passé...

- Quoi, tu veux dire que ?

- Rien... L’enfer est plein, c’est tout. Ils nous font monter les prix, le purgatoire est quantité négligeable, alors...

- Le paradis ne se remplit pas non plus ?

- Alors on vient sur terre. Et on n’a pas fini. Tu as connu Bulwer ? Il joue aux cartes, il est ici avec le vieux Verne.

***

Il me montra une salle vitrée, où deux vieillards jouaient paisiblement au jacquet. Il voulait parler d’un auteur anglais qui avait écrit sur Pompéi, grande catastrophe des temps passés. Et aussi sur l’Agartha, et sur ces peuples mystérieux, ces peuples souterrains qui un jour envahiraient la terre... Dieu ! Je commence à comprendre cet intérêt là-haut pour les mètres carrés. Mais nous arrivions au congrès. Il y avait un congrès immobilier, en quelque sorte, en enfer on adore les congrès, tout est comme là-haut, décidément, ou bien c’est que là-haut tout est comme ici bas, déjà...

hic labor ille domus et inextricabilis error

Et ce congrès se tenait lieu, si j’ose dire, dans un espace immense, invraisemblable, un espace irréel, une voûte bien blanche, aussi immense que le ciel, mais totalement blanche. Je voyais passer Poe, il n’y avait pas que Bulwer Lytton ou Verne, il y avait tous les écrivains qui de près ou de loin avaient touché à cette question clé - la terre creuse. Je sentais un froid redoutable m’envahir, il m’eût fallu réagir à cet instant, il m’eût fallu réagir mais bien avant, et ne jamais descendre, ne pas jouer l’ange déchu, Orlando curioso un peu siphonné je dois dire... Dieter lut dans la pensée, il sourit, peut-être ricana, mais je le suivis, car j’étais bien soumis à son pouvoir. Il me laissa cependant, étant destiné comme bien d’autres à prendre la parole. Je restai quelques secondes ballotté dans un état d’apesanteur lourde, cet état typiquement infernal dont de bons auteurs et voyageurs maçonniques ont parlé. C’est là que je vis notre - leur, pas le nôtre, je ne fais pas partie des leurs, je veux juste sauver ma peau, c’est leur problème aux terriens s’ils se sont tous éteints - Johannes Parvulesco. Il avait l’air étique, dans un coin de l’entrée, comme s’il eût cherché à distribuer un tract politique, mais on sait bien que les humains ne boivent plus de cette eau là, les humains n’absorbent que le vide des mètres carrés que l’Enfer leur facture au prix fort, lui qui se prépare à, qui a déjà, qui fait que...

- Mais qu’est ce que vous foutez là ?

- Mais vous, monsieur Von Propolis ?

- Silence, idiot ! Vous voulez nous trahirr ? Pourrquoi êtes-vous seul ?

- Mais...

- Mon cher..., vous vous êtes fait baiser. Moi aussi d’ailleurs. Ils m’ont descendu ce matin. Dans tous les sens du mort, parrdon du mot. Nous sommes tous paumés dans le labyrrinthe...

Hic labor ille domus et inextricabilis error

- Je suis désolé...

- Mais non, idiot, puisque nous pouvons nous parrler...Et où est la sibylle ?

- Quoi, la belle madura ? mais je...

- Quoi, vous avez pris cette pute pour la sibylle ? Mais vous êtes un abrruti ! l’enfer est pavé de bonnes intentions et surtout de naïfs ! Lisez votre Virgile : la sibylle est une vieille vierge. Je vous garantis que celle-là n’est ni vieille ni vierge. Et c’est elle qui va parler ce soir.

- Comment ce serait la succube Violenta...

- C’est elle bien sûrr. Eh bien elle vous aurra baisé, bel ange ! Et en beauté ! Moi qui pensais... Séparrons-nous, il ne faut pas que l’on nous voie longtemps ensemble. Mais quel dummkopf vous faites...

Nous nous séparâmes donc, mais je pense que nous avions déjà été associés. En outre, je n’avais pas eu le temps de l’interroger sur mes deux moscoutaires, ni même sur ma chère égérie à l’aspirateur, ma walkyrie cybernétique, mein liebe d’une minute, j’ai nommé Fräulein von R., elle-même métastase de Guillerette, la blondinette dépliée des mètre de d’Artagnan. Et si elle avait été fausse, elle aussi ? Et son aspirateur ? A qui pourrait-il servir maintenant, et où donc ? La baronne arriva sous le nom de Kieffer von Panzani. Tu auras reconnu sous ce nom la terrible ennemie, que je trouvais plus chic et plus méthodique que jamais, ma fatidique mie. Si elle m’avait fait descendre jusque là, c’est qu’elle tenait peut-être à moi, non ? Elle, femme mariée à Dis dieu des enfers, le dives, le richissime possesseur de tous ces maîtres carrés qui dépossèdent la terre, vident les âmes, emplissent les temples et maisons de trafics, elle s’exprima donc sur les sujets qu’elle m’avait évoqués au cours de la brève descente. Et la salle écoutait. Et de parler de programmes immobiliers, de croisières sur l’Achéron à recreuser, et de nouveaux marchés, et de conquérir de nouveaux consommateurs, et d’acheter de nouveau mètres, et de les faire fructifier... Elle parla ici très bas durant de longues minutes, mais je suppose que ce même genre de propos eût pu être tenu là-haut. Mais je m’ennuyais fort. Cette impression me saisit tout d’un coup pendant que ma diablesse en Prada articulait ses propos et étalait ses courbes. Je les voyais tous bien autour de moi, dociles bien dressés, attentifs et sensibles aux propos concluants, et prendre note et hocher du bouc. Je cherchais un écrivain : on ne savait jamais, si l’on pouvait en trouver un, un spécialiste en terre creuse justement qui eût déjà fait son deuil de sa vie surterrestre ou de sa survie terrestre comme mon colérique et insultant ami.

***

C’est alors que je vis un livre ; et une voix en moi me dit de le lire, de le feuilleter, voire de l’acheter. C’est le tournant de notre histoire, mon ami.

Lettres de mon bunker... c’était le titre d’un livre bien édité et broché, et dont la qualité de fabrication contrastait bien avec ceux que j’avais vus à la surface, en devanture des vitrines. J’avais eu vent des lettres du moulin, mais de celles du bunker. Qui diantre pouvait être ?... Je vis alors un être à part, un homme à tête blanche, très énergique, mais bien chenu quoique fort jeune, doté d’yeux divinement bleus et de mains formidables. Il avait l’air d’un fou, très fou mais très paisible ; il semblait doté d’une force cyclopéenne ; quelque grand initié ou supérieur inconnu sans aucun doute. Je lui demandai discrètement son nom ; il me dit s’appeler Horbiger. Je lui demandai s’il s’agissait - quoique je ne fusse pas très versé dans l’histoire de cette époque, mais nous anges apprenons tant en inspirant l’information... - d’Horbiger Hans, fameux inventeur et surtout théoricien de la terre creuse. Il acquiesça. Et nous sortîmes.

La terre est creuse. Nous habitions à l’intérieur.

Les astres sont des blocs de glace. Plusieurs lunes sont déjà tombées sur la terre. La notre tombera. Toute l’histoire de l’humanité s’explique par la bataille entre la glace et le feu.

L’homme n’est pas fini. Il est au bord d’une formidable mutation qui lui donnera les pouvoirs que les Anciens attribuaient aux dieux.

En sortant, je vis un autre orateur. Il se nommait Mercator pessimus. J’avais déjà vu ce nom... "C’est Judas", me dit Horbiger. Judas ? Il était descendu pour faire des affaires, ne plus justement être le pessimus Mercator... Trente deniers pour vendre Dieu, ce n’était pas brillant. Ici on lui apprendrait à vendre un mètre carré 50 000 horions ou livres sterling... Mais nous ne nous attardâmes pas. Horbiger, qui semblait avoir ses entrées aux Enfers héla un cocher - qui me sembla, je te le jure comme je le vois, ami lecteur, ressembler à Charon, être son fils en somme, mais qui me dit qu’il se nommait Icare, fils de l’Autre, le concepteur de ces dédales - et il lui demanda de nous mener au club allemand. Au club allemand ? "L’enfer est plein d’Allemands", me dit tout simplement mon compagnon.

Nous arrivâmes dans ce tarantass dans un des lieux les moins connus des Enfers, et qui jouit de privilèges étonnants. On y retrouvait comment dirais-je un peu de cette nature dont sont friands touristes et promeneurs à la surface de votre terre, mes bons lecteurs, mais au seul titre de distraction ou d’espace ludique. Et cette nature était grande et belle, elle était mugissante. Il y avait des ravins et des brumes, des fougères géantes et des hêtres suprêmes. C’est la région Condor, me dit Horbiger.

De là je me dirigeai vers le centre de la terre, et j’aperçus un lieu fortuné et fertile, où des arbres poussaient sans cesse des rameaux toujours verts. Là je vis encore une montagne sacrée, et au-dessous, sur le flanc oriental, une eau qui coulait vers le midi. J’aperçus encore vers l’orient une autre montagne, également élevée, placée au milieu de vallées profondes, mais étroites.

(à suivre)

15 avril 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


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Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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