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L'après Libre Journal
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XXXVI - Chapitre politiquement ésotérique, donc incorrect : Les guerres horbigériennes, chapitre un
par Nicolas Bonnal

Nous nous retrouvâmes pour faire le point de la bataille sur le fameux rocher, non loin d’un célèbre palais. Darty et Mandeville semblaient tout essoufflés, même les Gavnuks étaient là. Les plus soucieux étaient Horbiger et Fräulein. Il faisait un ciel plombé. On voyait plein de yachts autour du grand rocher, des bâtons désertés, des vaisseaux fantômes. Notre beau dirigeable aux croix gommées flottait dans un espace noir et gris, tel un oiseau de mauvais augure. Orden nous avait abandonnés, ayant une course à faire aux Enfers. Pour nous cela devient une habitude, pour toi aussi j’espère, lecteur. Si grand est notre désir de revoir les steppes du Tartare. Quant à l’enfer il est ouvert sept jours sur sept, comme tous tes grands magasins.

Noctes atque dies patet atri ianua Ditis

Si tanta cupido est... bis nigra videre Tartara...

Pour la première fois, nous essuyions une défaite, en tout cas nous n’emportions pas la victoire. On se serait cru à Eylau ; ce n’était pas la Berezina, lecteur, mais nous n’étions pas habitués à une telle résistance.

Cette résistance bien sûr ne venait pas des gens. Ils sont aussi morts qu’ailleurs, lecteur. Non, ces gens circulaient parmi nous, portant leurs tenues luxueuses, leurs sacs de cuir étincelant, leurs montres chargées de diamants nains, envoyant des SMS tout le temps et jetant des regards arrogants ou fatigués. La résistance venait de la matière même : les mètres ne se laissaient pas enlever, c’est tout. On aurait cru qu’ils connaissaient nos tactiques, nos coups bas, nos bottes secrètes. Et pendant la conférence sur l’asinellisme, nous n’en avions guère prélevé plus de quelques centaines.

L’hypothèse optimiste était que les maîtres carrés avaient pu nous contrecarrer, que Dieter, Morcom et leurs séides, Suce-kopek, et mon inévitable sibylle, ma maîtresse carrée, mon agente immobilière, ma muse tourmenteuse, avaient inventé en quelque sorte une machine infernale destinée à nous empêcher d’aspirer tous les m² que nous désirions (tu peux d’ailleurs contester notre geste, lecteur, mais qui t’a dit que nous étions les bons dans cette histoire ?) ; je dis hypothèse optimiste parce qu’elle inférait que nous étions encore en lutte contre quelque chose.

Mais Maubert insistait :

- Le mal au sens véritable est rare. Je crois même qu’il devient de plus en plus rare.

- Tu crois donc ?

- Regarde, ils sont tous morts. Nous nous battons contre un mastic à dégoûter les hippopotames.

- Reste que les appartements ne se laissent pas déposséder de leurs mètres carrés en cette principauté.

- Nous pourrions aller en voler ailleurs.

- Je ne crois pas, d’Artagnan. On saura que nous sommes restés sur un échec. Qu’en pensez-vous Fräulein ?

- Je crois que nous pouvons envisager le renversement de notre position coutumière ; pardon de notre tactique.

- Que voulez-vous dire ?

Eine Umwertung aller Werte ?

Genau, Horbiger.

Nous avions donc décidé momentanément de modifier nos tactiques. Il ne s’agirait plus pour nous de vider les logements de leurs mètres carrés, mais de les remplir. De les remplir de quoi ? D’eau, de terre, de feu, de fer, de glace ? Ou les trouverions-nous ? Fräulein devait au plus vite inventer une arme secrète que nous désignâmes du nom de code Ausatmen. Expiration. Il fallut l’expliquer à Mandeville. Ce furent les plus patients des nôtres qui s’en chargèrent.

- Jusque là nous aspirions.

- Vrai, tudieu ! Et nous ne manquions pas d’inspiration !

- Là, nous devons expirer...

- Expier ? Et quoi donc ? Quelles primes avons-nous commis ?

- Pas des primes, des crimes. Notre opération consiste à expirer des sécrétions. Pour leur boucher le trou. Leur kvartira doit être aussi bouché à l’émeri que vous, Mande.

- Je ne saisis pas, kvartira, kvartira pas ?

- Mais Mande, c’est le mot russe qu’usent les Gavnuks pour appartement.

- Expliquez-vous, bon sang ?

- Expirer, Mande, expirer. Tu conjugues, Asinella ?

- Shakespeare, tu Shakespeare...

- Elle conjugue Shakespeare !

- Ah ! J’ai compris, merci demoiselle savante !

- Moi j’abandonne.

- Que veux-tu, on ne fait pas d’Hamlet sans casser des dieux.

Ach ! J’en ai assez de vos blagues. Je vais penser au futur, moi. Comment écraser ces minables maîtres carrés terrestres.

- Asinella conjugue Shakespeare !

- Je shakespea, il shakespea, nous shakespearons...

- J’agonise !

Sono la piu ricca.

Heureusement le pragmatisme teutonique prenait enfin le dessus sur le verbalisme de tes cancres préférés, lecteur. Fräulein me demanda ma carte dorée ; elle fit descendre du dirigeable par l’échelle de Jacote une grosse imprimante. Et la carte dorée pouvait ainsi imprimer des milliards de billets. Ce serait une bonne manière de ruiner la côte d’usure, car comment garder une valeur à l’argent si répandu ?

- Je pense, meine Freund, à une opération de faux billets.

- C’est une manie chez vous !

- Une opération "dégobiller" ?

- Ce n’est pas à vous que je parle, Mande vil !

- Oh !

- Fräulein tout de même...

Fräulein commença à imprimer sur le rocher même où nous nous trouvions des milliers de faux billets plus vrais que les vrais. Mais sa machine fantastique, sa Traum-maschine imprima aussi des billets de trois horions et de sept gros liards ! Tu te rends compte, lecteur... parfois, je me demande si nous n’exagérons pas un peu...

Les Gavnuks se chargèrent d’expirer avec leurs petits Staubsauger ces petits billets, mais ils avaient d’autres projets. Ils se désintéressaient des appartements, puisque nous ne voulions pas les détruire, et pensaient s’occuper des vaisseaux fantômes et des super yachts. Dans son génie biologiste, Superscemo avait inventé un petit monstre nommé le triops, directement venu du mésozoïque dont il comptait faire un très grand usage. Ivan Mudri voulait lui sa bataille navale. D’autre part de nombreux enfants nous avaient rejoints, s’échappant de l’horrible école internationale américaine. Ils étaient prêts à partir à l’aventure mystérieuse avec nous autres, à se faire pirates, corsaires, moscoutaires et cosaques. Nous recrutâmes ainsi le jeune Micha, un dénommé Patrick et un autre petit colonel, le dénommé James, également russe blond.

Mais j’insistai pour qu’ils distribuassent ou expirassent des billets à la populace touristique et même locale, ce qui entre nous soit dit déclencha des émeutes. Après commença la guerre de libération du zoo et du musée des automates, dont il sera fait état ici plus bas.

On disait qu’il y avait eu une séance aux Variétés, après laquelle les deux mille spectateurs s’étaient retrouvés dans la rue dans la tenue qu’ils avaient en venant au monde, qu’on avait mis la main sur une imprimerie de faux billets d’une espèce magique.

***

Nous avions établi notre QG sur le Rocher et donc nous étions abrités sous une des tentes miraculeuses dont le modèle nous venait du clochard Quechua. Silvain déclara que nous étions sur la mauvaise tente depuis que nous commencions à durement châtier la côte d’usure. Mais il ne faut pas nous résister, lecteur, puisque nous sommes dissuasifs. C’est d’ailleurs pour cela que les lecteurs resteront toujours sagement assis comme des masses, ils resteront limaces. Horbiger s’assit, prit la pose du penseur de Rodin, se rappela qu’il était ingénieur et spécialiste des liquides.

Ce fut là un des grands moments de notre relation, je veux dire lecteur de notre partenariat intellectuel, monastique et belliqueux : la renaissance de Horbiger l’ingénieur qui avait depuis si longtemps abjuré ses compas. Mais il lui fallait expirer ses matières pour châtier les mètres carrés récalcitrants, et il devait recourir aux arcanes de la science hydrologique pour se faire.

Dessinateur chez un constructeur de machines à vapeur, il était entré ensuite comme spécialiste des compresseurs chez Land, à B... C’est là qu’il avait inventé un nouveau système de robinet pour pompe et compresseur. Horbiger se passionnait pour les applications astronomiques des changements d’état de l’eau : liquide, glace, vapeur, qu’il avait eu l’occasion d’étudier dans sa profession.

- Cela avance, Horbiger ?

Ein Reich, ein Volk...

- Oui ???

- Heineken. J’ai besoin d’une bière.

- Je sais. Sur laquelle tu bâtiras ton empire.

Ich habe eine geniale Idee...

- Sans doute inspirée par Parvulesco. On l’a vu passer par là ce matin.

- Ce n’était pas un répliquant, au moins ?

- Mais qui peut nous répliquer Parvu ?

- Je ne sais pas, moi, ils ont bien répliqué Lascaux.

- Une belle opération des maîtres carrés.

- Ah bon ? Tu peux m’expliquer ?

Tout repose sur l’idée de la lutte perpétuelle, dans les espaces infinis, entre la glace et le feu, et entre la force de répulsion et la force d’attraction. Cette lutte, cette tension changeante, entre des principes opposés, cette éternelle guerre dans le ciel, qui est la loi des planètes, régit aussi la terre et la matière vivante et détermine l’histoire humaine.

Horbiger se leva enfin, dessina un tas de tuyaux et de tubes savants. Il cria Euréka, et Mandeville écoeuré se tut. Il lui fallait construire un gigantesque tube à expirer de l’eau ; faire congeler cette eau, l’introduire dans les logements des maîtres carrés de la principauté, et tout faire exploser. L’enfance de l’art. Notre Archimède mit à contribution Ubik et Kubelik qui s’avéraient excellents Vorarbeiter (contre-Meister, lecteur) et technicien. Grâce à eux, aux outils fabuleux de Fräulein et à la science infuse et diffuse de notre cher Meister, nous disposâmes bientôt du Gefroren-Wasser- Austamen (en d’autres thermes, de l’expirateur d’eau glacée). Nous y étions.

- Nous allons leur geler les couilles. Ce sera la grande bataille de la glace et du feu. De cet Endkampf inspiré par nos grands maîtres, dont le dernier fut Johannes Von Parvulesco, naîtront des géants.

- Aurons-nous assez d’eau, Orbi ?

- Ce n’est pas grave, j’ai des nouvelles d’Orden. Il revient bientôt. Il a une surprise.

- Le moment est venu d’étendre notre oeuvre civilisatrice, je veux dire destructrice.

- Là où croît le danger, là aussi croît ce qui sauve.

Primat Gut, Maubert. C’est du Hölderlin.

- Du quoi ?

- Silence, Asinella.

- Ohhh, mais j’ai rien dit moi. La mia nonna e molto ricca.

- De cet Endkampf inspiré par nos grands maîtres, dont le dernier fut Johannes Von Parvulesco, naîtront des géants.

- Tu te répètes, Horbiger.

Des hommes-dieux, des géants, des civilisations fabuleuses nous auraient précédé voici des centaines de milliers d’années, et peut-être des millions d’années.

Je surpris dans la foulée cette intéressante conversation entre Superscemo, promu Roméo Alpha (et puis Béta) de notre jeune Asinella, dont la grand-mère est molto ricca (d’autres disent qu’elle a les dents longues - une grand-mère aux dents longues ?), et peut-être plus pour longtemps. Elle mangeait une glace Siegfried, et non pas Hagen-Dasz, tout en lui posant ses questions intéressées.

- Il est à toi, le dirigeable, là-haut ?

Da, Devotchka.

- ???

Si, signorina.

- Et les bateaux que tu détruis en bas, ils sont à toi aussi ?

- Oui. Sono stanco di quelle nave.

- Oh, dis-donc, devi essere molto ricco.

Da, Devotchka. Je vais peut-être prendre le palazzo aussi. Mais j’ai un très grand domaine dans la grande nécropole.

- La négropole ? Ma grand-mère a deux appartements à Parigi... Tu as un chihuahua ?

- Non, j’ai des triops monstrueux. Et Horbiger m’a promis un T-Rex nain pour mes douze ans.

- Mon Zamok fait dix mille hectares. E un castello.

- Dix mille nectars ? Ben dis-donc... Comment t’as fait.

- J’ai étudié l’alchimie et la science sacrée avec Gerold et Hörbiger. Je suis descendu aux Enfers deux fois.

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron,
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée...

- ??? Et tu veux faire quoi plus tard ?

- Interprète.

- Interprète ? Tu veux prêter des gens à de l’argent ?

- Non. Inter-prêtre entre les hommes et les anges. Je veux réconcilier les hommes de Babel avec le ciel.

- Tu ne me trouves pas belle ?

- Non, non. Et, et toi, Asi, tu veux faire quoi, plus tard ?

- Je veux être designer de yaks.

- De yachts, toi dire ?

- Oui, Superscemo, oui. Mais, dis-moi seriamente, où tu as étudié ?

OK. I have studied in a Business School in London.

- Ah ouais, super... Davvero sei un ragazzo in gamba. What Business Schéol?

- Schéol ?

Je n’eus pas le temps d’apprendre à Superscemo promu fidanzato ufficiale la signification du dernier mot torturé par Asinella. Les choses en effet se précipitaient en bas. Petit Pierre venait d’arriver dans un mini-dirigeable express modèle Merkava 6 de la grande nécropole du Nord. Darty pensait en effet que son art de transformer les pièces en pièces de monnaie, ou vive versa, pouvait aussi nous aider à résoudre les impasses et les énigmes de cette féroce guerre immobilière. Il salua assez froidement Horbiger qui avait revêtu depuis le vol du Zeppelin une apparence des plus phénoménologiques (???).

Le Herr professeur invite parfois à la caricature, mais il est entouré de considération. Or c’est dans ce milieu, d’un cartésianisme de plomb, qu’une doctrine incohérente et en partie démentielle se propage à toute vitesse, irrésistiblement, à partir d’un foyer minuscule. Au pays d’Einstein et de Planck, on se met à professer une « physique aryenne ».

- Salut, nazicien pourri. Tu as décroché les gousses d’Heil de ton portail ?

Wie geht’s, Klein Peter ? Où étais-tu passé ? Tu avais loué une chambre à Gaza ?

- On se calme. Vous pouvez vous entendre sur des sujets autrement plus ésotériques ou galactiques, comme eût pu dire Parvulesco. Allez, rompez la classe. Pardon, la glace.

- Par exemple, je ne l’ai pas revu ?

- Les mondes en collision.

- Si tu reconnais les mondes en collision, Klein Peter, nous pourrons oeuvrer en collusion, stimmt ?

- Tu te fais des illusions avec tes allusions perdues, Orbi.

- Quel mauvais caractère !

- Et c’est pourquoi je t’apostrophe. Mais si je connais les mondes en collisions, vos naziciens et tout le reste. Le post-punk Nicolas m’avait tout expliqué au fort de Vincennes.

On retrouve cette relation magique à l’univers chez le Juif orthodoxe Vélikovski dont l’ouvrage : "Mondes en collision", a connu un succès mondial. Pour les fidèles de la glace éternelle comme pour Vélikovski, nos actes peuvent avoir leur écho dans le cosmos et le soleil a pu s’immobiliser dans le ciel en faveur de Josué.

- Divisons le travail. Pierre, il faut que tu ailles voir Darty et Mande pour essayer de mieux rouler leurs m².

- Où est Nabookov ?

- Je l’ignore. (Tu le sais, toi, lecteur ? Dans le dirigeable, souvent...)

- Je vais tenter un spectacle de rue. Si je ramasse des pièces, je vous préviens.

Et il s’éloigna dans les vieilles rues de la Roche ancestrale. J’étais désolé de sa mésentente cordiale avec mon savant infernal ; tous les deux le cédaient à des préjugés d’un autre âge, libéral et démocrate, qu’heureusement nous allons bientôt quitter, lecteur, pour vivre l’âge du socialisme magique. Ses fils allèrent rejoindre les Gavnuks qui continuaient de réduire en poudre les méga yachts des ports de complaisance. Mais certains bateaux, moins fantôme volants, se mutinèrent et ils devinrent des galions dorés en route pour le piratage mondial. La mutinerie des super-yachts mutants fut un grand moment épique, lecteur. Mais c’est une autre histoire.

***

Nous apprîmes qu’ensuite ils avaient décidé de se rendre au zoo où les animaux se devaient d’être libérés et adoptés ; les mètres carrés se levèrent sans effort dans ces parages, tout heureux d’être libres et pauvres, vieux loups affamés croisés de chiens errants.

Seule une cage résista. Ivan me rapporta plus tard cette histoire.

- Nous sommes arrivés au zoo, Gerold. Il y avait un super hippopotame qui faisait des poop partout. Nous l’avons appelé Pippo.

- C’était Pippo l’hippopotame ? Un vrai Béhémoth biblique, Ivan Mudri.

- Pippo l’hippo qui fait des poop partout !

- Nous avons libéré les animaux de leurs cages, et les singes capucins sont allés habiter les mètres carrés des immeubles de Fontvieille. C’était très cool. Mais nous avons eu un problème. Vous vous souvenez de cette histoire du Jetlag ?

- Oui... enfin...

- Un gros designer de flingues...

- De fringues, Ivan.

- Qui ne supportait plus les hommes et vit dans une cage dorée.

- Ah ! Oui ! C’est le riche excentrique qui faisait rire Jean des Maudits. Je me souviens bien maintenant. Tu racontes bien, Ivan.

- Eh bien, il nous a vus, il a crié et pour le calmer on lui a jeté des cm²... On pensait qu’il se jetterait dessus, comme tous les megagavnuks dans la rue...

- Cela n’a pas dû lui plaire.

- Il nous a dit qu’il ne donnait kascher...

- Pas cher...

Je m’amusais à interrompre mon enfant prodigue, dont le beau regard bleu balte et la bonne humeur ne se troublaient jamais. Ivan n’avait jamais peur, ne reculait jamais, ne s’irritait jamais. Spetsnatz létal et cool.

- De notre peau. Et puis nous lui avons raconté ce que nous faisions par ici, toutes nos guerres, nos destructions, nos chasses aux populations. Cela l’a beaucoup amusé.

- Bien sûr. Le riche misanthrope a toujours préféré les bêtes immondes aux humains.

- On a amené plein de friandises de Carrefour pour les animaux. Et j’ai interverti les étiquettes, comme ça ils ne pourront plus rien trouver ; je veux dire, seul moi je pourrais trouver.

- Et il est sorti de sa cage.

- Il ne veut pas. Il attend Horbiger pour être sûr que dehors cela vaut...

- Vaille...

- Le coup. Après il a même dit qu’il dessinera nos uniformes pour l’Ordensburg et la région Condor. Vous vous rendez compte, Gerold ?

- Oui, c’est bien. Et pour l’heure ?

- Pour l’heure il nous raconte son histoire. Elle est trop cool. Mais écoutez un peu.

Je reçus une missive télépathique : Orden me dit qu’il arrivait en compagnie du convive de pierre et de béton ? Je ne compris guère ce message, et je me résolus pour l’instant à écouter l’histoire très bonne et très fantastique de mon joyeux compère. Et elle s’appelle la révolte des automates.

(à suivre)

20 décembre 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


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Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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