L'après Libre Journal - Retour à la liste
L'après Libre Journal
Après l’Apocalypse
Invasion et destruction de l’Angleterre : la prise de conscience de David Goodhart
par Nicolas Bonnal

Le métissage de la planète ne pourrait plus que nous divertir.
Nous n’avons plus de maison, nous n’avons plus de ville,
nous n’avons plus de patrie, nous n’avons plus de race.
Mieux encore : nous n’avons plus de contemporains.

Lucien Rebatet ("Dialogues de vaincus")

Comme je l’ai indiqué, on assiste à un timide réveil de la conscience anglo-saxonne devant l’immigration qui rapidement nous fait oublier tous les Crocodile Dundee et John Wayne de l’univers. Kevin McDonald officie en Amérique ainsi que d’autres, M. Salter en Australie, qui a refusé de s’asseoir sur l’invasion de son pays et surtout la déformation de sa profession, la biologie, devenue à se tordre de rire. C’est comme la conquête spatiale ou la littérature...

***

En Angleterre, j’ai déjà rappelé la vision prophétique d’Enoch Powell (un homme qui refusait aussi la guerre contre les Russes, mais est-ce un hasard ?), souligné la révolte du Monty Python John Cleese, et même celle de la presse réac, si différente de notre Figaro bien trop subventionné, et qui nous avertit que les Anglais fuient Londres où ils ne se sentent plus chez eux, chassés par la hausse des prix et leur timidité d’autochtone envahi (que faites-vous quand trois malabars viennent s’inviter à votre table ? vous dégainez ?). Nous sommes maintenant à la place des Indiens d’Amérique et ce dans toutes les capitales blanches. La débandade est généralisée, à Berlin ou Moscou y compris, villes occupées par des hordes globales. On est revenus au temps des tartares, dit-on, mais c’est tout bon. On nous avait dit que nous avions besoin d’immigrés, nous avons refusé ceux de l’Europe de l’Est, jugés trop blancs et trop chrétiens pour notre goût, et nous leur avons préféré ceux d’Afrique et d’Asie, et nous avons pourtant vingt millions de chômeurs. C’est drôle tout de même.

Les cons, dirait Audiard, ne s’arrêteront pas en route, et ils revoteront à gauche en 2017 en hurlant à la mort de la liberté si le FN de Marine Le Pen, pourtant bien timide maintenant, ombre de ce qu’il fut pour mieux dire, fait les 30 % attendus au premier tour. Il n’y a pas de victimes, disait-on dans Deux flics à Miami, il n’y a que des volontaires.

***

Icône de la gauche humaniste britannique, David Goodhart fait amende honorable dans un récent article du Guardian. Il publie aussi un livre sur le sujet, "The British Dream", dans lequel il explique astucieusement que l’immigration c’est mauvais... pour le pays de l’émigration. Le Malawi n’aurait plus que 336 infirmières, ayant exporté les autres comme des ananas et la Sierra Leone a 90 % de ses diplômés à l’étranger, se demandant ce qu’elle peut faire de tous les milliards que nos démocraties exsangues lui envoient une fois que l’on a racketté le contribuable et siphonné les consciences.

David Goodhart a beau expliquer que l’immigration n’est pas trop bonne pour eux, il en oublie de dire qu’elle n’est pas très bonne pour nous. Et il ajoute quand même que les dépenses de la sécurité sociale britannique, au pays de Tony Blair si fêté par Alain Madelin et tous nos libéraux, et aujourd’hui milliardaire du pétrole kazakh, que les dépenses de la sécurité sociale british donc ont augmenté de 40 % depuis l’élection du si libéral et si belliciste PM travailliste. Et la population du grand Londres (ou ce qu’il en restait...) a été remplacée ou déportée. On avait le new labour, on a le new coloured ! C’est dommage parce que comme beaucoup de gens de droite j’aimais bien l’Angleterre. Mais si c’est pour y revoir Belleville ou Barbès... je me contenterai de relire Tolkien, de revoir la très belle bio filmée de CS Lewis.

Goodhart reproche à la gauche d’avoir trop prolongé la panique des années 50, notamment concernant les réfugiés. En cela il est proche aussi de Kevin McDonald lorsque ce dernier explique les modifications des lois sur l’immigration dans les années 60 aux Etats-Unis : revoyez le cinéma de cette époque, il est très édifiant !

***

Mais moi je ne suis pas d’accord. Mon mal vient de plus loin, comme dit Phèdre. J’ai cité cette année les travaux de Pearson, de Grant ou de Stoddard : tous pressentent avant Quatorze ou dès la fin du XIXe siècle l’invasion qui va se produire avec les progrès de la médecine, des transports (une sacrée conspiration, celle-là !) et de la conscience humaine. Nous pâtissons de crimes et des erreurs plus anciennes, comme la colonisation, l’instruction assimilatrice et l’universalisme égalitariste des Lumières. Goodhart évoque le Welfare burden, on dira que c’est le nouveau fardeau de l’homme blanc : il doit payer une deuxième fois pour la tragédie-comédie des colonisations.

Chesterton en parle très bien dans son meilleur roman (avec bien sûr "Le Nommé Jeudi"), "Le Retour de Don Quichotte". Il détestait Kipling et son universalisme maçonnique impérial, et il ne s’était pas trompé ; au chapitre XII, il écrit : « ces damnés coloniaux ne parleront pas comme s’ils voulaient mourir pour nous, et personne ne semble vouloir beaucoup vivre avec eux » (They won’t talk as if they wanted to die for us, and nobody seems to want very much to live with them.). Chesterton comprit aussi avant sa mort où la catastrophe raciste anti-blanche hitlérienne et le delirium tremens churchillien allaient nous mener.

***

Il n’est pas mal tout de même qu’un homme de gauche en Allemagne (Thilo Sarrazin) ou en Angleterre se réveille sur ce qui se passe. Cela ne se passera pas en France, terre des droits de l’Homme etc., mais comme on disait plus haut il n’y a pas de victimes, il n’y a que des volontaires. On verra où nos enfants pourront se réfugier ; quant aux Anglais, ils vont devoir abandonner leur île (12 % sont déjà partis en une génération) après avoir abandonné leur prestigieuse capitale. Charles Clarke, le responsable de l’immigration du parti travailliste parle de 300 millions à un milliard de venues futures parce que, dit-il, on ne s’entend pas sur la définition de réfugié. L’impérialisme humanitaire est le plus fort de tous. On n’aura plus qu’à se réfugier soi aussi.

Pas d’inquiétude, Maistre nous avait déjà rassurés :

« Tout annonce que nous marchons vers une grande unité que nous devons saluer de loin, pour me servir d’une tournure religieuse. Nous sommes douloureusement et bien justement broyés ; mais si de misérables yeux tels que les miens sont dignes d’entrevoir les secrets divins, nous ne sommes broyés que pour être mêlés. »

9 avril 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

Publicité !

par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

Retour à la liste - Haut de page