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L'après Libre Journal
Horbiger fait son cinéma
Horbiger et la charge de la brigade kascher
par Nicholas-Kurt Heil

Suite au vote de l’Heil dur de notre lectorat fâcheux, pardon facho, Horbiger a été sacré star et tsar de la cinéphilie. Il a même reçu le soutien de Méthane Yahoo, le premier ministre de ce bon vieux Ezra Hell qui lui a demandé un remake de choix ou de la liste de Chandler ! Du coup la cabale rit et les enjeux de mots se multiplient. Avis aux amateurs, temps frais.

***

Certains aiment la brigade kascher, d’autres les lanciers du Beng-Heil. Les trois lanciers du Beng-Heil attendent une charge tant redoutée, comme en Crimée et châtiment, celle de la brigade kascher, proche de celle menée de main de traître par Errol Flemme dans la grande tradition robin-hollywoodienne. Horbiger lui se prend pour Gary Poker qui, on le sait, était l’idole de Mein fou rire - pourtant abonné au Gable, dont il ne ratait pas un opus - et l’acteur de Peter Ibbetson, grand classique du surréalisme gnostique. Il luttait dans les lanciers contre Mohammed Khan et non Mohammed Kahn, comme voudrait un pointilleux Grommelle.

C’est donc à qui fera la meilleure réplique cinéphilique et non cynégétique. On aura ainsi droit à la prisonnière du dessert, aux contes de la rune vague après la pluie, au courroux aux abois (Kurosawa, là je traduis...) et l’homme qui voulut être coi, celui dont on ne veut pas entendre parler. On évoque aussi la naissance d’une notion et surtout le diabolique docteur m’accuse, et non Méduse, dont on reparlera un jour sur la plage à Cabo de Gata, au milieu de teutoniques têtes d’or.

Face à eux on voit notre cher chinchilla à fourrure en fureur ravi Jacob mais flanqué aussi de ses deux perroquets ashkénazis. Car ravi Jacob a secoué les chaînes de Jacob à la demande du lectorat fâcheux et de son combat avec la mésange. Horbiger est furieux qu’on lui ait retiré la jouissance plénière du chinchilla et il menace de plumer les psittacidés livrés le jour d’avant.

Mais le chinchilla veut utiliser les perroquets pour défier le maître de la terre creuse. On y va, au bout de cette troisième introduction ou récit enchâssé qui montre un Horbiger bien triste.

***

Soudain, à Tartessos, alors que se préparait la bataille de tartes à la crème, l’on entend ces deux voix aigrelettes et douçâtres tancer ainsi notre bon maître :

- O mon messire Orbi, vous n’êtes guère gai !

- A quatre pas d’ici, on vous le fait savoir !

- Nous sommes de ta ruche, ô ma vilaine abeille...

- Si tu nous plumes toutes, on ne dira plus Heil !

Après cette entrée en matière non dénuée de quelque distinction ou même provocation, je dois dire, lecteur, l’empereur n’est pas resté de marbre - de Carrare (c’est un cas rare, dirait Mandeville dans ses contes de penaud).

- Que signifie, perruche, cette contrefaçon ?
Auriez-vous, ma foi, perdu votre raison ?
Ne savez-vous, obscures, qu’on ne défie mon rang,
Car sinon très, très vite on vous plume à l’encan ?

- On ne veut pas déplaire à votre Majesté ;
Simplement signifier, et en toute équité
Que nous sommes ici pour vous conter fleurette,
Vous faire perdre l’ire, et caresser la Bête...

- ... Immonde, mes perruches : et quel est votre nom ?

- Nous voudrions les taire ; car dire notre nom...

- Je suis docteur Chedid ; et voici master Heil !

- Ai-je vraiment ouï : docteur Jekyll et mister Hyde ?

Horbiger se satisferait en effet d’un remake ainsi frais du roman de Stevenson. Mais les perruches insistent dans leur cabale riante : ils sont flous ces oiseaux !

- Je suis docteur Chedid : et voici Mister Heil !

Docteur Chedid et Mister Heil. Jusqu’où n’ira pas se nicher le mot de celui qui veut faire l’humour, pas l’équerre ! L’auguste Stevenson s’en retourne dans sa combe !

- Nous sommes perroquets, et des drôles d’oiseaux...
Avec nous tout le monde a ri à très grands seaux...
Avec nous tout le monde aura droit au chapitre,
Tout oiseau, toute bête contrefera le pitre,
Et nous ne cesserons, cire, d’égayer votre ruche
A coups de projections, nous les bonnes perruches !
Un couple ashkénazi, un peu invraisemblable,
Mais qui apprécie bien les plaisirs de la table !

Ces vrais Mars Brothers enchantent le premier empereur, qui se prend à rêver d’un remake de la belle et la bête immonde, mais il faudrait trouver la blonde, cousine du grand blond en avant, déjà recensé dans des Annales à laisser tacite tout historien.

Mais on sait qu’Orbi, en bon romain, Pline toujours mais ne rompt jamais. Il remercie la charge verbale de ses plumitifs et volatiles amis qui se retirent en bon désordre.

- C’est très bien, volatile ; on se sent mieux céans
Depuis qu’ici entra ce beau couple d’aimants.
Car amants vous serez, foi de grand Horbiger,
Modèles d’amitié, et d’amour, et de guerre.
Qu’on laisse mes amis s’asseoir à mes côtés,
Siroter un espace, et méditer le thé.

C’est ainsi que ces lovebirds hitchcockiens, ces plumages d’amour, ces parangons d’humour, entrèrent dans la vie de notre premier empereur et que la charge de la brigade kascher vira à la conciliation générale (de brigade).

***

Le péril volatile éloigné, on médite à nouveau la science cinéphile.

A l’aide de Nicholas-Kurt Heil, les lanciers et la brigade décrètent le classement suivant et dialectique des grands chefs d’oeuvre du cinéma :

- Le courroucé Potemkine.

- La capitaine tracasse.

- Le triomphe de la mauvaise volonté.

- Docteur Fol humour, ou comment j’ai appris à aimer la tombe.

- L’humour aux trousses.

- La poubelle et la bête, ou le cri sélectif.

- Sept ans au toupet (à commenter plus explicitement)

- Ivan le pénible.

- Le pressé de Kafka (suivi du chapeau).

- La soif du mâle.

- L’invasion du Nord vivant.

- Docteur J’accuse (ou bien Méduse)

Horbiger a commencé lui le tournage du futur dernier Kaiser. Sera-t-il seulement celui de la Chine ou de l’Allemagne ou simplement de l’Empire ? Une bière pour mon empire !

Quant à Ravi Jacob, il se dispute avec maréchal Grommelle pour savoir s’il fera un remake des parapluies de Strasbourg !

Moins gaiement l’ara Petacci conclut avec Coco Charnel :

- On voudrait faire un titre comme ça, en hommage au grand sudiste clanique Griffith : Trocadéro, lieu d’aisance d’une nation.

17 mai 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


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Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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