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L'après Libre Journal
Vers la fin d’un modèle ?
Productivisme agricole : quand produire tue !
par Claude Timmerman

La grande imposture agricole de l’après-guerre fut de construire le mythe de l’autosuffisance alimentaire. Certes si au lendemain de la guerre, la France rurale, dévastée par les combats des libérateurs de 44 et souffrant cruellement d’un manque de bras pour les travaux agricoles, connaissait un déficit de production alimentaire, celui-ci ne le devait en rien à l’archaïsme complaisamment dénoncé par certains d’une agriculture qui se portait partout plutôt bien.

La question n’était pas là, elle était idéologique et fortement teintée de productivisme marxiste : il s’agissait de casser le monde paysan qui représentait encore plus du tiers de la population française et avait constitué un mur infranchissable pour le virage idéologique de la France politiquement souhaité à la veille de la guerre. En gros : Blum et la gauche s’appuyaient sur les ouvriers et les employés, des citadins, Pétain et la droite catholique sur la paysannerie, des ruraux.

De Gaulle, autant otage qu’adversaire des deux, donna à la gauche les gages voulus lorsqu’il reprit le pouvoir en 1958 : ce fut le "travail" d’Edgar Pisani qui conduisit les grandes lois d’orientation agricole de 60/62 largement soutenues, sinon élaborées, par les séides de la FNSEA - dont les ténors de Debatisse à Lambert ou Guillaume allaient régner sans partage pendant cinquante ans sur l’avenir de l’agriculture française. Ainsi fut scellée la mort de la paysannerie et l’émergence d’une nouvelle classe d’acteurs ruraux : les agriculteurs. Sous prétexte de moderniser l’agriculture une poignée de stratèges aux visées personnelles évidentes allaient ainsi cantonner l’ex-paysan dans un rôle de producteur, laissant la transformation et la commercialisation des produits - les fonctions les plus valorisantes financièrement - entre les mains d’acteurs industriels et commerciaux extérieurs au monde paysan : les filières.

Dans le même temps furent prises un certain nombre de mesures, complétées plus tard par Méhaignerie, amenant, via les SAFERs, la monopolisation de la propriété terrienne entre les mains de ces nouveaux féodaux : les exploitants agricoles...

Simultanément, hélas largement épaulée par le lobby vétérinaire, émergeait une nouvelle discipline : la zootechnie qui allait - au total mépris de l’animal - standardiser et automatiser sa production.

Là on ne fit pas dans la dentelle : scier les cornes à vif, arracher les dents, couper les queues, sectionner les becs, rogner les griffes, puis transformer les races pour leur enlever tout ce qui pouvait présenter danger à l’entassement fut la règle, et toutes les races classiques furent éliminées au nom de la productivité... Les animaux furent attachés, immobilisés dans des bâtis, confinés dans des conditions épouvantables : à la différence du paysan qui vivait avec ses animaux, l’agriculteur productiviste s’est distancié de l’animal choséifié, pour ne pas dire torturé...

Ainsi le patrimoine séculaire des races domestiquées était voué à disparaître au nom du rendement et les ténors du système n’avaient pas de mots assez durs pour les récalcitrants, ces « rêveurs qui voulaient organiser la famine » comme disait Lambert (sic !)...

Durant cinquante ans, l’INRA, soucieuse de ne pas descendre du train, a développé au prix d’une sélection draconienne, des plantes et des animaux adaptés au nouveau système de production. La règle en était simple : obtenir une production maximale standardisée dans le temps le plus court au moindre coût. Accessoirement en outre pour les fruits et légumes : conserver un aspect attirant à l’oeil et supporter facilement transports et manipulations...

Peu importait la qualité et les caractéristiques du produit : l’important étant qu’il y en ait beaucoup pour pas cher... C’est ainsi que des paramètres comme le goût, la maturité, la texture, etc. disparurent totalement de la perception des produits agricoles... Actuellement on fait même mieux : on a légalisé la disparition du goût et de l’aspect : la naissance de l’AFSSA a concrétisé la déviance qualitative des produits !

On ne parle plus de "qualité d’un produit", mais de la "qualité sanitaire d’un produit", sans trop bien savoir ce que cela recouvre d’ailleurs, si ce n’est l’abandon observé des caractéristiques originales de la chose... C’est ainsi qu’est née "la viande blanche", ce "porveaupouldinde" qui alimente la plupart du temps nos assiettes, dont - avec un bandeau sur les yeux - on bien est incapable de savoir s’il s’agit de porc, de veau, de poulet ou de dinde... Le tout fondant, insipide, mais "cuisable" au micro ondes en quelques minutes... C’est ainsi qu’aujourd’hui apparaissent chez les annonceurs (le marketing alimentaire est le premier annonceur publicitaire devant les cosmétiques et les lessives) des spots pour vanter les mérites des fromages « au goût frais » (sic !) qui n’ont évidemment goût de rien : "frais" n’est pas une caractéristique gustative !... Mais comment obtenir un fromage qui a du goût avec du "lait" pissé à raison de 40 litres par jour par des prim’Holstein confinées en stabulation, nourries à l’ensilage de maïs ? C’est là que le marketing s’est avéré un auxiliaire précieux en prenant le contre-pied du commerce : tout l’art du commerce en effet est de rechercher les produits demandés par les consommateurs et de les diffuser - en un mot adapter l’offre potentielle commerciale à la demande de la clientèle. Or que fait le marketing ? Exactement l’inverse : contraindre le consommateur à se contenter de ce qu’on lui propose - adapter la demande à l’offre de production ! C’est toute la base de la stratégie de la grande distribution : convertir le client en con-sot-mateur... et apparemment cela marche toujours !

Et les producteurs dans tout cela ? Ils se sont retrouvés - au mieux, otages d’un système laissant la partie belle au plus petit nombre, nouveaux seigneurs féodaux gavés de subventions ou, pire scandale, de DPU, qui ont su monopoliser les terres à travers les Safers (qu’ils administrent !), se financer à taux préférentiel à travers le Crédit Agricole (qu’ils administrent) et écouler une production standardisée à travers tout un réseau de groupements de producteurs liés à la grande distribution et associés aux Chambres d’Agricultures (qu’ils administrent aussi...) - ou sinon, condamnés à disparaître s’ils souhaitaient travailler dignement...

Et le productivisme et l’agriculture intensive ont fait émerger trois nouveaux acteurs de la vie agricole : les marchands de matériel, les marchands d’aliments, et les marchands d’intrants chimiques (engrais et surtout pesticides !). Ce sont eux les plus grands bénéficiaires du système ! Car le productivisme agricole par son automatisation est d’abord le premier destructeur de l’emploi agricole.

***

La disparition de la traction animale et le développement des tracteurs a été une première révolution : il y déjà vingt ans (et les tracteurs se sont transformés depuis !) un agriculteur normand de ma connaissance m’expliquait : « Avant, avec deux chevaux et un commis, on labourait sept hectares par semaine ; maintenant, un gars pas fainéant laboure seul cinq hectares par jour avec son tracteur ! »

Aujourd’hui, à part des travaux très spécifiques qui nécessitent le concours des voisins, à charge de revanche, quelques jours (fenaison, moissons, ensilage), un agriculteur bien équipé gère quasiment seul une exploitation d’une centaine d’hectares... Mais à quel prix ?

- Remembrements systématiques conduisant à la disparition des arbres, des haies, au lessivage des sols et à la disparition du patrimoine paysagé traditionnel ;

- Disparition des zones humides, drainées, empêchant la recharge des nappes phréatiques ;

- Assèchement des rivières par suites de pompages inconsidérés pour l’irrigation de cultures (notamment le maïs) inadaptées au climat ;

- Empoisonnement des nappes phréatiques et du réseau hydrographique par les pesticides (la France est le troisième consommateur mondial de pesticide par tête d’habitant derrière les USA et le Japon !) ;

- Surcharge de sols en minéralisation azotée et phosphatée par suite des épandages d’engrais, mais surtout des déjections animales, particulièrement celles du lisier conduisant à la pullulation d’espèces nuisibles (comme les algues vertes)...

- Disparition de la flore et la faune rurale privée d’habitat (haies, arbres, prairies), décimées par les labours, les traitement mécaniques et les pesticides.

Le résultat a été une surproduction agricole, chronique depuis plus de quinze ans, qui a engendré des crises à répétition dans le monde du lait, des fruits et légumes, de la viande, et même des céréales !

Alors on créa les jachères et les quotas : payer encore pour endiguer cette production pléthorique !

Mais peu importe : un productiviste, c’est là pour produire ! Le système fait apparemment vivre trop de monde : autrefois la culture faisait vivre les paysans, aujourd’hui l’agriculture enrichit des prestataires !

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Un rapport établi il y a quatre ans pour le CESR, qui me le fit parvenir, montrait clairement qu’en Haute Normandie les subventions agricoles versées à l’hectare (DPU) représentaient plus de 100 % du bénéfice des agriculteurs ! Encore que, jamais - contrairement à ce qui se pratique dans le monde industriel - la pollution (les agriculteurs sont les premiers pollueurs de France) agricole n’est prise en compte financièrement !

Autrement dit, en payant les agriculteurs à ne rien faire, on gagnerait de l’argent et on économiserait les coûts énormes de dépollution et les incidences irrémédiables sur l’environnement des pratiques productivistes !

Car il ne faut pas oublier que les pollutions et nuisances liées à ces pratiques ne sont possibles que grâce aux subventions sorties de nos poches ! Au cours réel du marché, ces productions, cataclysmiques pour l’environnement, ces élevages aux investissements faramineux, ne sont pas économiquement rentables !

En outre, ce problème des subventions pose une autre question politique : l’économiste Elie Cohen, grand habitué des plateaux médiatiques, soulignait piteusement, qu’en France, la totalité des subventions européennes était allouée à l’agriculture. Quand on connaît les centaines de milliers d’emplois que les subventions européennes ont permis de créer, en Irlande, en Espagne, au Portugal, maintenant eu Europe de l’Est, on est bien en droit de se demander combien d’emplois n’ont pas été créés en France grâce à l’agriculture productiviste ainsi subventionnée !

Mais grâce au poids politique régional et local de ces féodaux-exploitants (ou mieux : exploiteurs !), le scandale a pu être contenu jusqu’ici...

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Malgré les efforts louables de la France - qui a tout fait pour s’y opposer - la mise en place des nouvelles directives de Bruxelles pour atténuer les effroyables conditions d’élevage dans les exploitations intensives a été l’occasion d’ouvrir enfin cette boîte de Pandore et de constater qu’en modifiant le milieu, le productivisme agricole tue ! C’est aujourd’hui avéré !

D’abord on a vu le professeur Belpomme remonter au créneau pour dénoncer les 120 000 cas de cancers ruraux directement imputables aux pesticides (notamment les organophosphorés), malgré la discrétion exemplaire de la MSA en la matière... Deux fois plus de cancers en milieu rural qu’en milieu urbain !

Puis on a vu les analystes d’Air Paris expliquer qu’en dehors des pics d’ozone, la pollution à Paris était surtout consécutive aux épandages de pesticides dans la Beauce quand les vents étaient "favorables"...

Puis on a vu les apiculteurs expliquer qu’ils installaient leurs ruches en ville pour sauver leurs abeilles et faire du miel de qualité : là au moins il y a avait des fleurs et moins de pesticides !

Puis enfin le problème breton est revenu sur le devant de la scène : pauvre Bretagne défigurée, asphyxiée par le lisier, notamment en baie de Saint Brieuc !

Car si nous avons évoqué dernièrement le phénomène, curieusement après le passage du ministre Fillon, les langues se délient... et, hélas, de nouveaux cadavres apparaissent !

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Au delà de l’affaire de Saint-Michel-en-Grève déjà évoquée, vient de surgir l’affaire de Binic !

Ce qui est stupéfiant c’est que cette affaire infiniment plus embarrassante est survenue le 22 juillet et a été soigneusement occultée... Pire, après la visite de Fillon le 20 août, les autorités locales reconnaissent avoir été informées... mais n’ont rien dit ! Finalement l’affaire a éclaté officiellement le 5 septembre : monsieur Thierry Morfoisse, 48 ans, chauffeur de benne de l’unité de compostage d’algues vertes de la déchetterie de Launay-Lantic a été retrouvé mort au pied de son camion au terme de sa quatrième livraison d’algues... Le décès a été imputé officiellement à un "arrêt cardiaque", chose effectivement fréquente en cas de décès ! Les autorités aujourd’hui acculées essayent de reprendre les choses en main et souhaiteraient une autopsie, chose que refuserait la famille accusant les demandeurs de « harcèlement écologique ». On ne peut que déplorer cette attitude : si monsieur Morfoisse a droit au respect et à un repos digne, il se peut que sa mort, affreuse pour sa famille, ne soit pas inutile à nombre de ses concitoyens... A commencer par tous ceux qui travaillent, comme il le faisait, au ramassage des algues, exposés aux gaz et aux contaminations... Une autopsie pourrait s’avérer déterminante et permettre de sauver à l’avenir de nombreuses autres vie : le médecin du CNRS, Claude Lesné, précise qu’il semblait cyanosé, ce qui indique que la décomposition des algues n’y est peut être pas étrangère... Et ce ne serait pas le premier cas depuis que cette région est devenu un cauchemar environnemental : si des chiens et des vaches sont morts asphyxiés, comme ailleurs sur cette côte désespérément polluée, un jogger et un automobiliste sont décédés il y a déjà plusieurs années dans des circonstances non élucidées...

Avec infiniment de discrétion l’affaire Morfoisse avait été occultée six semaines, le temps que l’affaire de Saint-Michel-en-Grève se tasse sans doute, le temps que le ministre Fillon se déplace, le temps que l’étude d’impact liée à la demande d’installation d’une nouvelle porcherie de 23 000 porcs - managée par Sofiprotéol et le vice président de la FNSEA Xavier BEULIN - soit close, sans doute aussi...

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Mais la problématique bretonne ne doit pas occulter l’étendue du problème : le productivisme sévit partout et cette problématique dépasse la production porcine.

Aujourd’hui nous voyons les producteurs laitiers supplier Bruxelles de maintenir les quotas, situation cocasse de la part de ceux qui hurlaient lorsqu’ils furent instaurés mais position riche d’enseignements : les producteurs reconnaissent enfin que nous sommes (là aussi) en situation de surproduction chronique et que sans ces quotas, nombre de producteurs vont disparaître : le productivisme conduit inévitablement au gigantisme ! Or les filières n’attendent que cela : imaginez comme il est plus facile pour une laiterie de collecter des citernes sur quinze exploitations, dans un département, plutôt que d’y faire des tournées de récupération qui vont prendre des heures et faire rouler des camions sur des centaines de kilomètres !

Certains d’ailleurs cumulent avec bonheur ces handicaps : ainsi dans le village de Limoise, au nord de l’Allier, un porcher vient de déposer une demande d’extension pour adjoindre à son élevage porcin un élevage laitier... au final, 17 000 m3 de lisier seront à évacuer annuellement...

200 vaches laitières élevées sur caillebotis avec de l’ensilage de maïs engraissé du lisier des 8 500 porcs environnants, quelle perspective exaltante !

Le pays se mobilise, le village est déjà sinistré (l’auberge est fermée, certains habitants sont partis, d’autres essayent de vendre leur maison... sans grand succès : on se demande pourquoi !) Une pétition a recueilli des centaines de signatures, mais les choses ne sont pas si simples : la politique se met de la partie de la façon la plus malsaine. Le Conseiller général du canton qui s’est beaucoup investi contre ce projet est apparenté communiste ! Du coup, une feuille de chou locale, la Semaine de l’Allier est montée au créneau et a trouvé le seul agriculteur du coin volontaire pour accueillir le lisier : elle lui a fait un article d’une pleine page ! Il y réaffirme le catéchisme habituel productiviste et laisse clairement entendre que l’opposition à ces menées agricoles est le fait « de la gauche ». Les agriculteurs sont ainsi pris en otage et étiquetés d’office. Le message est clair : "si vous ne soutenez pas le productivisme, vous faites le jeu des écologistes et des extrémistes !" Les agriculteurs locaux apprécient peu cette tentative de récupération : vouloir créer un réflexe communautariste politisé est diversement apprécié et n’a pas rallié une majorité, loin s’en faut... Nombre d’entre eux s’en tiennent à une agriculture classique modernisée, certains se sont convertis au bio, mais très peu adhèrent au credo productiviste. Pourtant la manoeuvre est claire !

Souhaitons qu’en Bretagne ce genre de manoeuvre ne porte pas ses fruits non plus.

***

Lutter contre un modèle agricole dépassé, non rentabilisable, générateur de produits de qualité médiocre, et polluant au point d’occasionner des morts, devient une obligation morale !

Mourir à cause de l’imprévoyance est déjà grave, mourir à cause de l’obstination égoïste d’une caste féodale de privilégiés qui ne vivent que de nos subventions est inadmissible et impardonnable !

La production porcine est pléthorique, et sa transformation ne profite qu’à la grande distribution. Commençons donc par réduire cette production et par supprimer le lisier qui reste une pollution volontaire infligée par des gens qui se refusent à manutentionner du fumier - pourtant infiniment moins polluant et infiniment plus confortable pour les animaux installés dans la paille et non stationnés sur caillebotis !

Le prix du porc va-t-il s’en trouver augmenté ? C’est possible dans l’absolu, mais en bout d’année, après ne pas avoir dû payer sa cote-part des frais habituels liés à la pollution engendrée par le lisier, il n’est pas sûr que le consommateur ne soit pas largement gagnant... et il aura en outre la satisfaction d’avoir participé à "sauver des vies", puisque nous en sommes là : ce slogan est à la mode pour la Sécurité Routière, pourquoi ne pas instaurer dès maintenant une Sécurité Rurale ?

Le milieu naturel est une affaire beaucoup trop importante pour être laissé entre les mains des agriculteurs : c’est l’affaire de tous !

Le rassemblement breton d’Hillion le 27 septembre (près de Saint-Michel-en-Grève) doit être la première occasion de le montrer !

8 septembre 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


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Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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