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L'après Libre Journal
Nouvelles du Marigot
Ecclestone, le führer et l’apocalypse à venir
par Nicolas Bonnal

Bernie Ecclestone, le grand patron de la formule 1 depuis une trentaine d’années, a fait scandale le 4 juillet dernier dans le prestigieux Times en s’en prenant à la démocratie, à la guerre du golfe, et surtout en faisant un éloge en demi-teinte de l’honnie figure d’Adolf Hitler. Tout le monde a fait mine de s’en étonner, comme si tout le monde avait oublié le passé de la formule 1 : entre Enzo Ferrari, membre du parti fasciste, Max Mosley, partouzeur nazi et fils du chef du parti fasciste anglais (par ailleurs ami du général de Gaulle) et entre Jean-Marie Balestre ancien chef de la formule 1 aussi, mais aussi de la SS française, il n’y avait certes pas grand-chose à attendre du monde milliardaire et sportif de la formule 1 sur le plan humanitaire... le monde automobile, entre Henry Ford, l’éditeur des Protocoles des Sages de Sion, ou la famille Porsche, le collaborateur Renault et la marque Mercedes, n’a jamais brillé par ses qualités politiquement correctes...

Tout le monde a fait donc mine d’être scandalisé, et grenouille de s’en prendre à l’intelligence et au sens politique d’un des hommes les plus habiles de son temps, qui a gagné trente milliards d’euros en trente ans en abreuvant l’humanité post-historique des jeux dont elle a tant besoin pour ne pas s’ennuyer le jour du Seigneur.

L’un des rares commentaires lucides a été celui de Denis McShane, du Labour Party, qui a déclaré que « M. Ecclestone s’est aligné sur les positions anti-démocratiques qui partout progressent dans le monde ».

L’Iran national-populiste (que même l’historien israélien van Creveld veut épargner), la Russie de Poutine, la Chine communiste, impérialiste et néo-libérale, une vingtaine d’autres pays montrent que ces positions ont le vent en poupe, et pas seulement en Italie, où les immigrés peuvent être considérés comme des criminels, ou en Autriche, toujours considérée comme mal dénazifiée.

Ecclestone reproche à la démocratie son inefficacité totale, et même ses guerres ridicules en Irak, Afghanistan ou ailleurs ; il ne la voit pas gérer les problèmes du XXIe siècle. Il n’est pas le seul.

Il y aura trois milliards de sexagénaires en 2050, un milliard d’octogénaires... Qu’en fera-t-on ? Qui en fera quoi ? Indépendamment des problèmes ubuesques d’endettement, des catastrophes écologiques et climatiques, des pandémies qui se répandent tout en répandant justement un climat de soumission aux catastrophes, qui connaît les solutions ? J’ai rencontré un certain nombre d’Anglais dans le sud de la France qui me disent avoir fui l’Angleterre non pour profiter des bas prix d’ici, mais parce que la vie est devenue invivable en Angleterre, avec une immigration communautariste pléthorique et agressive. L’ancien speechwriter de Richard Nixon Pat Buchanan a récemment publié : "Churchill, Hitler, et la guerre non nécessaire"... Ce livre a fait un tabac en Angleterre, pendant que les rééditions de Mein Kampf pullulent en Turquie, dans l’orient musulman ou en Amérique du sud. De même en Europe on sent que la crise se rapproche : comme me le dit un de mes amis historiens, c’est au cours de la deuxième décennie de chaque siècle que l’histoire recommence... Nous en aurons sans doute bientôt la preuve.

L’imbécillité des temps médiatiques nie tous les problèmes : il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des fous ou des conspirationnistes. Emmanuel Todd qui avait prophétisé la chute du communisme puis celle des Etats-Unis (qui ne représentent presque plus rien dans le monde, il faut l’admettre maintenant, en espérant que le président Obama ne voie pas son mandat écourté...), en est venu aussi à annoncer la fin de la démocratie. Les perversions néolibérales et keynésiennes, le courant autoritariste né en Italie, aux Etats-Unis, et qui a gagné la France en maintenant au pouvoir des oligarchies peu compétentes, annoncent de toute manière ce que nous allons vivre d’ici quelques années ou, au maximum, deux décennies : un retour à des systèmes autoritaires, durs, voire fous, mais qui auront pour mission de résoudre les problèmes que Monsieur Eccclestone et bien d’autres jugent insolubles dans le simple cadre démocratique.

Quant à savoir si ces solutions initiales seront planétaires ou locales, c’est une autre question. Peut-on imaginer un Hitler planétaire et multiracial, qui aurait l’heur de plaire à la surclasse de Davos et se chargerait de dépeupler un peu (ou beaucoup) la terre ?

10 septembre 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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