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L'après Libre Journal
Portraits taillés à la Serge
Une énigme
par Serge de Beketch
(23 octobre 1997)

Aux esprits forts qui accusent volontiers les journalistes de la presse patriote d’être des monomaniaques du complot, je voudrais proposer une petite énigme.

La coterie médiatique nous ressasse que des liens "privilégiés" existent entre la France et le Maghreb ; que ces liens font obligation à la France d’expier dans les siècles des siècles son statut d’ex-puissance coloniale ; que cette expiation ne saurait se manifester que :

1) par l’accueil sans limite ni réserve de toute immigration en provenance de cette région du globe ;

2) par le financement, à caisses ouvertes mais sans contrôle (souveraineté oblige) de toutes les initiatives des gouvernements de cette région.

La France, donc, devrait, en réparation de ses crimes passés, accepter sans discussion tous les Algériens, Tunisiens et Marocains décidés à s’installer chez nous pour gagner sans travailler quatre fois ce qu’ils gagnent comme esclaves chez eux.

En plus, la France devrait acheter plus cher que n’importe qui les productions de ces pays du Maghreb. D’abord dans le but de payer une dette que, de toute façon, on a décrétée imprescriptible et, accessoirement, dans l’espoir que cet apport de devises permettra de limiter l’émigration.

A ce jour, ce système ne fonctionne à plein pot que pour l’Algérie. Mais à sens unique et sans bénéfice pour la France puisque ladite Algérie reste, et de loin, le principal pays d’émigration ainsi que le premier (et plus cher) de nos fournisseurs nord-africains. La Tunisie et le Maroc, grâce à leurs régimes forts, étant de moins en moins dépendants des largesses de la France.

Or que lit-on dans la presse ?

Pratiquement pas un mot contre le régime sanglant et pourri qui sème, à égalité avec les bandes islamistes, la terreur en Algérie.

En revanche, des pages entières pour dénoncer le "déficit démocratique" du royaume chérifien et de la république de Tunisie.

Ainsi, l’arrivée en France du président tunisien Ben Ali a-t-elle été l’occasion dans toute la presse d’un déchaînement d’injures et de condamnations qui n’a de précédent que les campagnes d’insultes et de dénonciations orchestrées contre le roi du Maroc.

Libération, par exemple, nous apprenait lundi matin que « vingt opposants politiques sont morts depuis 1991 dans les prisons tunisiennes. » Vingt en sept ans. Trois par an.

Combien, dans le même temps, sont morts dans ces pays pour lesquels Libé a les yeux de Chimène ? Combien de morts, depuis 1990, dans les prisons chinoises, algériennes, cubaines, vietnamiennes ?

Et combien de morts dans les prisons françaises ?

Et combien de morts d’opposants hors des prisons françaises, depuis 1990 ?

Combien de suicides ? Combien d’assassinats inexpliqués ? Combien de nouveaux pauvres crevés de faim et de misère après quatorze ans de socialisme ?

Et voici l’énigme : pourquoi la même mafia médiatique qui veut faire de la France le refuge de toute la misère du Maghreb attaque-t-elle justement les deux seuls régimes maghrébins qui, résistant le mieux à la misère, pèsent le moins sur la France ?

Pourquoi, sinon parce que l’immigration massive est une arme terrible aux mains du lobby décidé à priver la France de tout esprit de résistance pour la vaincre plus facilement sur tous les champs de bataille dans l’affrontement eschatologique qui est engagé ?

Le champ de bataille démographique, où l’on pratique le génocide par l’avortement pour mieux occuper ses berceaux vides par une natalité d’importation.

Le champ de bataille politique, où l’on asservit ses classes dirigeantes corrompues aux mafias mondialistes.

Le champ de bataille économique, où l’on poursuit la destruction systématique de ses richesses agricoles et industrielles pour en faire une espèce de Disney World touristique.

Le champ de bataille culturel, où l’on abrutit son peuple en lui imposant une culture et des moeurs qui n’ont rien à voir avec sa Tradition.

Le champ de bataille spirituel, où l’on assassine l’âme française en interdisant jusqu’au souvenir de sa filiation privilégiée avec la tradition gréco-chrétienne.

Alors, évidemment, le Maroc d’Hassan II et la Tunisie de Ben Ali n’intéressent pas ce lobby parce que ces pays, qui résistent grâce à la seule fermeté de leurs dirigeants, ne peuvent ni ne veulent servir la stratégie du chaos.


Texte publié dans Le Libre Journal n°134.
17 septembre 2010 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


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Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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