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L'après Libre Journal
Après l’Apocalypse
La mort et le bilan de Margaret Thatcher, ou l’Angleterre des années 80
par Nicolas Bonnal

Il est triste, comme l’a dit le PM britannique David Cameron, de faire un film sur la Dame de fer alors qu’elle est encore vivante, tout en faisant allusion - et même plus qu’allusion - à sa démence. C’est lui faire peu de justice, tout cela pour encourager un peu plus l’idolâtrie d’une actrice déjà nominée quarante fois aux oscars.

Je n’ai pas envie de juger le bilan de Margaret Thatcher : quand on voit ce qu’est devenu le Royaume-Uni, on se dit qu’il n’est pire ni meilleur que celui de, mettons, François Mitterrand. Lorsque la décadence frappe une partie du monde, pour des raisons spirituelles, démographiques puis économiques on ne peut plus faire grand-chose. Thatcher n’avait sauvé son pays ni de l’immigration (elle avait eu des paroles courageuses en son temps et elle avait défendu dans ses mémoires le grand Enoch Powell) ni de la désindustrialisation, ni du nivellement des valeurs morales qui avaient fait la force de la Grande-Bretagne depuis toujours. Je ne sais pas seulement si on peut l’en rendre responsable ou si simplement, comme disent les bédouins au colonel Lawrence, « c’était écrit ».

***

Non, j’ai plutôt envie de parler du charme de l’Angleterre sous le gouvernement de la dame de fer. Il succédait il est vrai à l’Enfer crade et médiocre des travaillistes du temps de Wilson, fumiste qui avait décidé de prendre sa retraite politique le jour de ses soixante ans ! Tant mieux d’ailleurs !

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10 avril 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Invasion et destruction de l’Angleterre : la prise de conscience de David Goodhart
par Nicolas Bonnal

Le métissage de la planète ne pourrait plus que nous divertir.
Nous n’avons plus de maison, nous n’avons plus de ville,
nous n’avons plus de patrie, nous n’avons plus de race.
Mieux encore : nous n’avons plus de contemporains.

Lucien Rebatet ("Dialogues de vaincus")

Comme je l’ai indiqué, on assiste à un timide réveil de la conscience anglo-saxonne devant l’immigration qui rapidement nous fait oublier tous les Crocodile Dundee et John Wayne de l’univers. Kevin McDonald officie en Amérique ainsi que d’autres, M. Salter en Australie, qui a refusé de s’asseoir sur l’invasion de son pays et surtout la déformation de sa profession, la biologie, devenue à se tordre de rire. C’est comme la conquête spatiale ou la littérature...

***

En Angleterre, j’ai déjà rappelé la vision prophétique d’Enoch Powell (un homme qui refusait aussi la guerre contre les Russes, mais est-ce un hasard ?), souligné la révolte du Monty Python John Cleese, et même celle de la presse réac, si différente de notre Figaro bien trop subventionné, et qui nous avertit que les Anglais fuient Londres où ils ne se sentent plus chez eux, chassés par la hausse des prix et leur timidité d’autochtone envahi (que faites-vous quand trois malabars viennent s’inviter à votre table ? vous dégainez ?). Nous sommes maintenant à la place des Indiens d’Amérique et ce dans toutes les capitales blanches. La débandade est généralisée, à Berlin ou Moscou y compris, villes occupées par des hordes globales. On est revenus au temps des tartares, dit-on, mais c’est tout bon. On nous avait dit que nous avions besoin d’immigrés, nous avons refusé ceux de l’Europe de l’Est, jugés trop blancs et trop chrétiens pour notre goût, et nous leur avons préféré ceux d’Afrique et d’Asie, et nous avons pourtant vingt millions de chômeurs. C’est drôle tout de même.

Les cons, dirait Audiard, ne s’arrêteront pas en route, et ils revoteront à gauche en 2017 en hurlant à la mort de la liberté si le FN de Marine Le Pen, pourtant bien timide maintenant, ombre de ce qu’il fut pour mieux dire, fait les 30 % attendus au premier tour. Il n’y a pas de victimes, disait-on dans Deux flics à Miami, il n’y a que des volontaires.

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9 avril 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Edouard Drumont et la catastrophe actuelle... en 1880
par Nicolas Bonnal

Ils déclarent au peuple qu’il est le plus grand de tous
les peuples depuis 89, alors que c’est précisément
à cette date que commence sa décadence.

Les sondages nous apprennent que tous les Français se plaignent (sauf les islamistes et les infatigables bobos), ce qui prouve que notre époque est peu riche en nouveautés. J’en veux pour preuve la relecture de Drumont, qui au-delà de ses défauts justement condamnés par l’Histoire, a puissamment inspiré Bernanos (peu suspect de fascisme !) dans sa "Grande-peur des bien-pensants". La lecture de Drumont et des différentes facettes de l’interminable dégénérescence occidentale nous convainc une fois de plus qu’à la Fin de l’Histoire - 1806 pour Kojève - le temps est devenu pseudo-cyclique. Et que notre décadence comme celle des Romains peut bien durer cinq siècles ! Le reste est affaire d’élections et de résultats des courses.

***

Drumont voit tout arriver, c’est comme si nous étions. La déchristianisation et la pédophilie supposée des religieux ? Elle est bien sûr au rendez-vous.

« Dans un village où j’habitais les Frères étaient adorés, les mêmes instituteurs étaient là depuis vingt ans, ils avaient élevé tout le pays. Un jeune Frère arrive, un scandale se produit et il se trouve que le père de l’enfant, qui se prétendait victime, avait été condamné jadis à vingt ans de travaux forcés pour attentat à la pudeur. Evidemment il y eut, en cette occasion, soit corruption par le père, soit prédisposition maladive héréditaire chez l’enfant à porter son imagination sur certaines idées... »

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8 avril 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Antoine-Augustin Cournot, le génie Français découvreur de la posthistoire
par Nicolas Bonnal

Henri de Man évoqué ici souligne l’importance du mathématicien, épistémologue et philosophe français Augustin Cournot, un génie méconnu qui a inventé au milieu du XIXe siècle la notion de posthistoire. Je suis allé voir ses oeuvres sur <archive.org> et y ai trouvé par exemple les remarques suivantes écrites vers 1850. Cournot a été un grand mathématicien, un historien des sciences, un économiste chevronné, un philosophe et un modeste inspecteur de l’instruction publique ! Il fait penser à Kojève qui a fini fonctionnaire européen à Bruxelles... Il incarne parfaitement ce génie médiocre, petit-bourgeois à la française, qui depuis Descartes ou Pascal jusqu’aux intellectuels du siècle écoulé, rêve de sa petite place dans la fonction publique. On peut dire aussi qu’il liquide à la française toute notion d’héroïsme ou de grandeur, constatant par ses instruments de mesure que cette dépense d’énergie (penser à l’entropie de Carnot) est déjà dépassée. La science française - penser surtout à Poincaré qui n’est pas allé jusqu’au bout - n’est pas seulement rationnelle : elle est raisonnable. Elle reflète d’ailleurs le déclin démographique et le vieillissement de notre population à cette époque, le dix-neuvième donc, qui contraste avec le dynamisme européen. Cela ne retire bien sûr à la puissance conceptuelle de nos savants et de nos mathématiciens.

***

Cournot s’intéresse à tous les sujets avec la méthode et l’étroitesse d’un penseur de son siècle. C’est qu’il évolue dans le monde petit-bourgeois de "Madame Bovary". Il parle déjà de la révolution terminée, 120 ans avant François Furet dans un très bon livre inspiré par Tocqueville et Cochin :

« Alors l’histoire de la Révolution française sera close, son mouvement initial sera épuisé, aussi bien en ce qui concerne à l’intérieur la rénovation du régime civil, qu’en ce qui regarde les entreprises extérieures et l’action sur le système européen... Dès les premières années du siècle on pouvait dire avec fondement que la révolution était finie, en ce sens que tout un ensemble d’institutions ecclésiastiques et civiles, que l’on appelle chez nous l’ancien régime, avait disparu pour ne plus reparaître... »

Le renversement de la féodalité a été finalement la grande affaire de la Fin de l’Histoire, ce que confirment aussi bien les autres grands esprits français. Après la Révolution apparaît le rond-de-cuir (Cochin) ou bien sûr le bureaucrate soviétique, qui ne demandent qu’à conserver les acquis de leur pitance révolutionnaire. Celle-ci devient d’ailleurs de plus en plus un spectacle : on s’habille à la romaine, comme disait Debord du temps de Robespierre, et on défile au pays de Staline.

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5 avril 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Henri de Man et la liquidation de l’homme actuel
par Nicolas Bonnal

Les réactions au monde moderne sont venues d’abord des chrétiens et des rousseauistes (dixit Fukuyama qui a bien raison). Puis elles ont gagné les rangs des scientifiques, des historiens, des sociologues, avant finalement de ne plus intéresser personne. C’est entre 1920 et 1970 que les plus intéressantes réflexions ont été faites avec des noms comme Rostand, Ellul, Jünger, Duhamel, Onimus. J’ai un faible surtout pour Mumford et Huizinga, qui a bien souligné l’effarant déclin du sport à notre époque dans son classique "Homo Ludens". Depuis, plus rien ou presque, ou l’expression marginale d’une pensée souvent trop verbeuse. L’Angleterre ne fut pas en reste avec Chesterton, Belloc, et un auteur moins connu, Arthur Penty, théoricien de la révolution médiévale et du retour des guildes médiévales !

La réflexion sur les masses, celle de Canetti ou d’Ortega Y Gasset, est souvent riche de promesses. Ortega voit poindre cet homme-masse qui ne demande qu’à s’assembler, qu’à s’agréger aux autres au supermarché, au stade ou bien ailleurs. Vassili Grossman voit dans la physique quantique l’expression du fascisme politique de la première moitié du siècle écoulé (comme c’est loin déjà tout ça !). Les critiques venues de gauche ou de droite se ressemblent beaucoup et ont valu à leurs auteurs bien des critiques. Aujourd’hui il est recommandé d’encenser le système.

***

J’ai redécouvert Henri de Man, un penseur belge qui publia en 1952 un excellent livre sur "l’Ere des masses". A l’époque de Disney Land, de Lady Gaga et du buteur Messi, il me paraît bon de relire cet ouvrage qui montre que comme toujours notre bon vieux monde moderne est un sacré truqueur : il fait croire qu’il évolue alors qu’il fait du surplace, recyclant et remixant les mêmes fadaises. Je revoyais hier De sang-froid du très bon Richard Brooks, adapté en 1967 de Truman Capote ; il montre qu’Hollywood recycle tout le temps ses classiques, avec en toile de fond l’assassin psychopathe, la police scientifique, l’espace gris et déshumanisé, et ne fait quasiment rien d’autre. Même les zombis finalement si à la mode datent des années 60... Henri de Man souligne comme d’autres avant lui, y compris américains d’ailleurs (Edgar Poe, Sinclair Lewis) l’américanisation de l’homme moderne.

« C’est cependant dans ce pays qu’on voit le plus clairement comment, du point de vue technologique, la masse est le produit de la mécanisation ; du point de vue économique, celui de la standardisation ; du point de vue sociologique, celui de l’entassement et du point de vue politique, celui de la démocratie. »

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4 avril 2013 - lien permanent
Printemps français
La rage socialiste et la colère héroïque du ventre français
par Nicolas Bonnal

Donnez-moi une livre de chair

William S.

Comme je le disais récemment, il ne faut pas compter sur le social, sur le sozial, comme disait Céline, pour motiver les foules. Les peuples se font tondre partout et ils ne réagissent plus. La dette publique fabriquée par les Shylock de Chypre et de Bruxelles, de Wall Street et d’ailleurs hypnotise le public mais ne l’éclaire pas. Le fait que Christine Lagarde (JMLP se demandait si elle est Française, peut-on savoir ?), dont le français n’est pas sa langue de travail (ce qui explique qu’elle s’exprime aussi mal dans sa langue maternelle à l’Assemblée) passe pour un grand ministre après avoir augmenté notre dette de 500 milliards et fait réduire la part de la France de 6 à 3,6 % de la production industrielle mondiale (en cinq ans !) devrait nous éclairer à ce propos. Et dans le cas de Lagarde comme dans celui des socialistes en guerre un peu partout dans le tiers-monde, surtout ici, il n’y a pas que l’incompétence qui soit en cause. Il y a aussi une mauvaise volonté mondialiste évidente, une volonté de mal faire et de nuire à son peuple, ce qui est la garantie d’un pouvoir moderne, libéré, libérateur, etc. Nous verrons lorsque l’euro s’écroulera et qu’on aura la satisfaction de voir les forces vives, pardon, les capitaux se réfugier comme par enchantement à Wall Street et que nous devrons nous battre dans la rue pour avoir du dollar, pourtant une monnaie aussi zombie que le président post-historique des Etats-Unis aux abois...

La caste mondialisée assise sur ses jets privés et ses femmes de ménage, ses tableaux de maître et ses villas aux îles Moustique, en veut à nos libertés et à notre argent, ce qui va souvent avec. C’est dommage mais c’est comme ça, lisez l’Evangile : « Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage. » (Matt.,21,38)

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28 mars 2013 - lien permanent
Derrière l’écran
Good bye Lénine, bonjour la mondialisation !
par Nicolas Bonnal

Et les disciples, s’approchant, lui dirent :
Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?

Matthieu,13,10.

Lorsque j’avais rédigé mon livre sur "Internet la nouvelle voie initiatique" j’avais constaté que le lexique des médias et de la "nouvelle économie" venait tout entier de la Bible et de la religion (paraboles, émission, chaîne, ondes, câble, antennes). Ce n’est bien sûr qu’un hommage du vice à la vertu : on se souvient que Trotski voulait vider les églises en remplissant les salles de cinéma, et c’est pour cela que le cinéma soviétique (qui me plaît tant) a une dimension et un contenu formel si hiératique... et orthodoxe. Le monde moderne est une immense entreprise de démolition et de sidération mentale qui recycle les outils de l’aventure spirituelle médiévale.

On se souvient que Good bye Lénine se voulait une comédie sur la transition du communisme au libéralisme, de l’Allemagne de l’Est à l’Allemagne de l’Ouest, ou plutôt à l’est de l’Allemagne. Une femme tombe dans le coma et son fils lui fait gentiment, avec un copain bricoleur, croire qu’elle est encore dans son petit monde communiste pour ne pas l’achever à son réveil : car la mère était une bonne communiste. J’ai beaucoup voyagé dans les pays communistes quand il y en avait encore, et je dois confesser que si les détails de la vie ordinaire étaient souvent exaspérants (encore que pas partout), la grande majorité des gens y était adorable et solidaire. Je me souviens en particulier de la Roumanie, celle de Ceausescu, où il y avait encore énormément de francophones et d’amateurs de la culture française. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’un mauvais système économique et politique produit de bonnes gens. Le nôtre est de pire en pire, de système capitaliste et mondialisé, et il les pourrit toujours plus les gens.

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27 mars 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Les meilleures pages de Céline sur l’immigration
par Nicolas Bonnal

Charles Martel n’avait rien vu !

A l’heure où plus personne ou presque ne vit dans son pays (300 000 Français à Londres, 100 000 à New York, 70 000 à Los Angeles, 50 000 à Barcelone, 25 000 à Miami, etc. etc.), à l’heure où tout le monde riche ou pauvre se délocalise, je crois qu’il est un peu tard pour se plaindre de l’immigration : voyez d’ailleurs nos amis Marocains qui se plaignent dans le sud de leur beau pays de l’invasion des Français qui ont fait décupler le prix de l’immobilier à Marrakech, et, au nord du même pays, de l’omniprésence des jeunes Espagnols venus y chercher du travail. 80 % des diplômés des grandes écoles commencent à l’étranger leur carrière. On va tenter sa chance ailleurs. Nous sommes tous des immigrés.

Seuls les gens qui exagèrent ont raison.

« Je trouve pas ça un divin délice que l’Europe devienne toute noire. »

Je ne ferai donc aucun commentaire ni aucune introduction, surtout sur un sujet qui est susceptible de réveiller « les pires replis de l’âme humaine, les pires heures de notre histoire, les pires réflexes de l’électeur », et surtout ses plus incorrects éclats de rire. Je donnerai juste à lire les traits les plus géniaux de l’immortel auteur du "Voyage". Bonne lecture, et bon rire surtout, car la littérature catastrophiste est - ou devrait être - un genre comique :

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27 mars 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
1920 : quand l’Amérique refusait l’immigration européenne
par Nicolas Bonnal

Je commencerai par rappeler cette vérité psychologique élémentaire : les antiracistes et les chauds partisans de l’immigration ont toujours raison. Ce n’est pas pour rien qu’ils gagnent à toutes les élections et que partout le monde se créolise.

Nous sommes convaincus que les immigrés afro-asiatiques viennent trop nombreux ; qu’ils ne peuvent pas s’adapter à notre civilisation pour des raisons diverses et variées, et qu’ils sont en tout cas indésirables. Nous sommes aussi convaincus que nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde (on verra...). Enfin nous faisons semblant de croire que l’on peut établir des barrières et sélectionner ses immigrants. Enfin nous croyons ou nous pensions être un pays de Français ou d’Allemands ou d’Italiens.

Or c’est exactement ce que pensaient les Américains au début du siècle dernier, ou plutôt après la guerre, quand les plus anciennement établis (je sais, je sais, les Indiens...), de souche anglo-saxonne et germanique, décidèrent que les nouveaux arrivants devenaient trop nombreux, et qu’il fallait mettre un frein au Melting pot célébré par Israël Zangwill. Il rentrait un million d’Européens par an aux USA, qui n’avaient pas la bonne mine des patriciens de Virginie ou celles des sportsmen de Newport. Pour voir de quelle sorte de faune il en retournait, je recommande de revoir sur Youtube l’Immigrant de Charlot, un de ses films les plus percutants de l’époque. L’immigration de pauvres fait toujours peur ; celle des riches est bienvenue partout.

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26 mars 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Thilo Sarrazin, la culture de la mort et la disparition de la race blanche
par Nicolas Bonnal

On tape souvent sur l’Eglise en expliquant qu’elle tournerait le dos à la "vie". C’est plutôt l’inverse qui se passe puisque seuls les bons catholiques font de beaux enfants. Mais la race humaine est fatiguée, m’a dit Jean Parvulesco peu avant sa mort.

Un technocrate allemand nommé Thilo Sarrazin, socialiste de surcroît, a fait scandale et fortune en publiant un livre sur la disparition de l’Allemagne, pamphlet anti-immigration qu’un petit éditeur français, la maison Toucan, vient d’offrir en pâture aux vautours français du politiquement correct. 70 % des Allemands donnent raison à Sarrazin, 18 % voteraient pour lui : c’est encore trop, naturellement.

C’est surtout l’énième ouvrage sur la question qui nous apprendra ce que nous savons déjà : les Allemands seront minoritaires d’ici deux générations dans leur pays ; leurs immigrés turcs et arabes ne se comportent pas très bien (dixit l’auteur) ; le niveau de l’éducation, de la culture, de la civilité baissent en Allemagne (toujours l’auteur) ; le déclin économique et technologique du pays de Planck et de Porsche est inéluctable (encore l’auteur) ; tout ceci sans compter l’explosion de la criminalité à Brême ou Berlin et autres grandes villes. Alors que l’on aurait pu penser que les Allemands réussiraient mieux que nous dans ce domaine, eu égard à leur efficacité, nous nous sommes trompés. Et l’Allemagne va disparaître, sans que l’on ait même le droit de le dire, puisque l’auteur, un descendant de huguenot expulsé par Louis XIV (à quand une repentance aussi, là ?) s’est bien sûr fait traiter de raciste, nazi, etc., et a dû démissionner de son poste à la Bundesbank en attendant sans doute de faire deux ans de « cage aux phobes » ou de forteresse à Lamsberg : toujours d’une exceptionnelle qualité, le débat démocratique se surpasse des deux côtés du Rhin (car de l’autre côté de l’Atlantique il n’y a pas de débat, surtout chez les républicains hispanophones genre Rubio).

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25 mars 2013 - lien permanent
Habemus Pampa
Célébration du pape François et du génie de l’Argentine
par Nicolas Pérégrin

Et une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient
les miracles qu’il faisait sur ceux qui étaient malades.

Il y a un moment où l’on chérit le ciel d’être catho, pour s’exprimer comme Eux. Même la Bête est impuissante si elle piaffe de rage. Voyez ce bain de foule, voyez ces pauvres gens. Que peut-on dire à un handicapé qui demande sa bénédiction au Saint-Père ? D’aller se faire voir ? Que peut-on dire aux deux cent mille personnes qui envahissent la place Saint-Pierre pour voir le premier pape latino-américain ? D’aller se faire voir ? Que peut-on dire à un pape qui aime les pauvres ? Que les pauvres votent Front National ou Beppe Grillo et qu’ils en ont marre des journalistes, de Goldman Sachs et de la BCE ?

C’est ici que quittant l’écrasante domination intellectuelle de Benoît XVI l’Eglise renoue avec son message contre-révolutionnaire et révolutionnaire (Chesterton doit se retourner de joie au Ciel) et qu’elle défie, suprême Nef, une société qui laisse deux milliards d’hommes sans eau courante tout en filant 450 millions à Tapie et en volant l’épargnant chypriote taxé de riche par une presse aux ordres qui va aussi décréter le nouveau pape collabo d’une dictature alors aux ordres de Kissinger, après avoir décrété l’ancien pape nazi... Mais faites interdire l’Eglise, si cela vous fait peur à ce point ! Le combat devient cosmique vraiment. En tout cas le choix du nom, la cible proposée et l’échec cuisant des offensives bâclées (on n’a même pas attendu trois minutes !) sont une triple victoire pour les Nôtres. Mais j’en ai tellement rare de cette mauvaise foi - comme le mot est bien choisi - que je fais des ronds dans le sable, comme Lui, et que je vais parler plutôt de mes voyages sans retour et de mes longs séjours en Argentine. Cent nuits de bus la première année, sans louper une messe.

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22 mars 2013 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Le déclin de Marine Le Pen (suite et fin)
par Nicolas Bonnal

Blow, winds, and crack your cheeks! Rage! Blow!

"Le Roi Lear" (dans le texte)

Ici encore je n’aurais pas réagi, la vie d’un parti politique ne m’intéressant pas plus que cela, si l’actualité n’avait rattrapé mes propos une nouvelle fois, avec la fronde de la Moselle, le parachutage déplaisant du favori (on a parlé de la pauvre et grande Dalida, je parlerai plutôt de Cristina Kirchner) et surtout le renvoi très déplaisant de la pauvre Marie d’Herbais, que je connais depuis vingt-cinq ans, et qui accompagnait depuis plusieurs années Jean-Marie Le Pen dans son journal de bord sur le site du Front National. Cela nous permettait de savoir ce que pensait le grand homme, et de savoir aussi qu’il ne changeait pas, tout en gardant sa tête, sa vision, ses expressions. Le reste du site du parti est nul, je le dis comme je le pense, une surboum techno réactive, mais c’est peut-être mieux comme ça, je veux dire mieux adapté au nouvel électorat branché du Front qui n’est ni raciste ni anti-immigration, ni libéral ni socialiste, ni pro-syrien ni anti-américain, ni féministe ni opposé au mariage gay, ni opposé à quoi que ce soit d’ailleurs. Si, peut-être au gouvernement. Lequel ?

Le néo-frontiste, ce tiers-mondain qui a pris le contrôle du parti, ne veut plus de révolution, de programme ou de présence dans la rue, c’est simplement le quidam qui veut réagir sur BFM. Pour être sincère je rappelle l’article que j’avais écrit de passage à Paris sur la France de 2007, pays qui ne m’inspirait guère confiance avec ses nouvelles cohortes de citoyens postmodernes, frais et dispos de la génération Apple-Picard-Disney. C’est cette France qui est aux commandes maintenant y compris chez les nationalistes ! Zemmour avait prévu un combat final entre les nationaux et les gaullistes, les post-gaullistes auront noyauté les nationaux. Fermez le ban.

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21 mars 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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