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L'après Libre Journal
Relecture post-Apocalyptique
Buchanan, Gramsci et la triple dégénérescence des sociétés occidentales
par Nicolas Bonnal

Pat Buchanan parle toujours très bien du suicide américain, codirigé par les libéraux et les néoconservateurs : faire des guerres ruineuses pour satisfaire quelques commanditaires ; remplacer la population de l’Amérique par l’immigration de couleur (j’en ai décrit les effets en Californie, depuis en faillite, pour ne pas parler du reste) et détruire l’appareil industriel, ce qui fut fait comme pour nous, à partir des années 90, avec les signatures incessantes des traités de libre-échange. Le tournant ici fut le NAFTA avec le très illuminé père Bush puis Clinton aux commandes. Une explication ? On sait que les politiques américains vont vite se recycler dans les entreprises qu’ils ont arrangées, eux ou à leur suite les commissaires européens ; on sait aussi que les fonctionnaires européens se servent la soupe les premiers et que dans l’indifférence générale ils prennent leur retraite à cinquante ans (on peut aussi toucher cinq mille euros mensuels à vie après cinq ans de commissariat...). La "presse sérieuse", appartenant à trois ou quatre grands groupes sert la soupe, en discréditant toute alternative ou en étouffant tout foyer de résistance. La liquidation de la population, la liquidation de l’industrie et les guerres à outrance sur commande sont donc les trois piliers du système actuel, que l’on vote pour la droite ou pour la gauche, et ce quelle que soit la "démocratie". Comme disait l’autre, qui diable peut bien gouverner en démocratie ? Je jure que je le demanderai à Chesterton après cette vie-même.

***

Pour me consoler, j’ai téléchargé sur le web québécois, beaucoup plus achalandé que le français, quelques oeuvres de Gramsci, fameux théoricien marxiste devenu une icône dans les milieux nationalistes et néo-droitiers au cours des années 70 et 80. Il est très inégal, mais voici ce qu’il dit et écrit en 1920, que je trouve bien sûr très actuel :

« Le capitaine d’industrie est devenu chevalier d’industrie, il se niche dans les banques, dans les salons, dans les couloirs des ministères et des parlements, dans les bourses. Le propriétaire du capital est devenu une branche morte de la production. »

Comme on était alors lucide à gauche !

Gramsci voit donc le problème de la désindustrialisation apparaître, le règne de la finance arriver avec les coups en bourse. Voyez 2013. Il n’y a plus d’usines en Amérique mais Wall Street n’a jamais été si élevé, avec un Dow Jones à 14.000, cherchez pourquoi ! Nos amis Bill Bonner et Pat Buchanan expliquent bien pourquoi : on a siphonné la richesse américaine comme on siphonne maintenant la richesse européenne, sauf peut-être l’allemande plus maligne et surtout familiale (j’allude aux dynasties industrielles comme les Piech, les Porsche ou les Quandt). A Londres et Bruxelles en tout cas la politique et la finance se disputent comme à New York le cadavre de l’industrie.

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18 mars 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
L’insécurité, Kubrick et le retour d’orange mécanique
par Nicolas Bonnal

Le succès inattendu du livre de Laurent Obertone, qui a trait à une insécurité pourtant si bien vue par les médias et les décideurs (le vandalisme comme l’expression citoyenne de la diversité) me permet de rappeler quelques points importants du chef d’oeuvre de Kubrick Orange mécanique.

A la mort du grand homme il y a quatorze ans déjà, Serge Kaganski avait osé dire qu’Orange mécanique était des films de Kubrick celui qui avait le plus vieilli (Kaganski était aussi celui qui avait dit qu’Amélie Poulain était un tract du Front national...). Or il me semble qu’il ne pouvait pas choisir plus mal son film. Avec Spartacus Orange mécanique reste le meilleur Kubrick d’un point de vue inactuel. Ce n’est pas un hasard si Kubrick s’était fait traiter de fasciste et qu’il avait failli devoir quitter l’Angleterre. Kubrick n’était certainement pas un fasciste mais il savait où il vivait : voyez Barry Lyndon ou Eyes Wide Shut. Depuis on en a vu d’autres.

***

Je commence comme d’habitude par la conclusion :

- Le ministre tory, en l’occurrence l’incarnation d’un pouvoir machiavélien et bien ancien, récupère le voyou pour le faire entrer dans le système et collaborer à l’établissement d’un régime de terreur. On sait maintenant que les semeurs d’insécurité sont des agents doubles et qu’ils travaillent pour les pouvoirs forts. Ils sont là pour terroriser les honnêtes gens, et ce n’est pas bien nouveau. Il est temps que les bons tremblent et que les méchants se rassurent disait-on en 1848... C’est le meilleur moyen que l’on ait trouvé pour que les gens se tiennent bien. Et ce ne sont pas les socialistes qui me contrediront.

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15 mars 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Le baroque comme fin de l’histoire
par Nicolas Bonnal

Je suis un homme qui m’occupe, toutes les nuits,
à regarder, avec des lunettes de trente pieds, ces
grands corps qui roulent sur nos têtes ; et quand
je veux me délasser, je prends mes petits
microscopes, et j’observe un ciron ou une mite.

Montesquieu

Dans les excellents films du cinéaste soviétique pour enfants Alexandre Rou, on assiste souvent à une intéressante confrontation : un bon paysan blond venu de son mir bien médiéval rencontre un roi corrompu et bariolé, bien entouré de stupides courtisans, et dont la fille est folle ! Le roi est environné de magiciens maîtres de miroirs brisés, de manipulations mentales et techniques d’asservissement. Il est vraiment baroque, incarnant une corruption intellectuelle moderne et bourgeoise face à la bonne âme russe et populaire.

Cet exemple permet de comprendre l’importance contemporaine de la réflexion sur le baroque, qui même si elle n’est pas éthique et eschatologique (comme la mienne !), se veut historique ou esthétique. Avec le baroque apparaît une rupture irréparable dans l’histoire. Nous rentrons dans l’âge de la modernité, une modernité dont nous ne sommes finalement toujours pas sortis. Présentons sommairement quelques grands traits du baroque :

- C’est l’âge des machines hydrauliques, des deus ex machina et de l’opéra, l’âge aussi du trompe-l’oeil et du costume et de la perruque. Un âge sophistiqué et falsifié qui célèbre "l’Illusion comique", la scène d’opéra et la fausse descente aux enfers. Tout est spectacle et curiosité de badauds et l’on comprend la fascination des "lettres persanes" : l’homme s’ennuie déjà et il lui faut du nouveau !

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13 mars 2013 - lien permanent
Dernières nouvelles du Marigot
Le déclin de Marine Le Pen et le triomphe d’Eric Zemmour
par Nicolas Bonnal

- Voici ! Je suis dégoûté de ma sagesse, comme l’abeille qui
a amassé trop de miel. J’ai besoin de mains qui se tendent...

Ainsi commença le déclin de Zarathoustra.

Je vais être un peu long mais j’ai mes raisons. On me pardonnera ou on ne me lira pas. Je ne m’excuserai donc pas. J’ai d’ailleurs titré le déclin de Marine Le Pen : tout peut très bien se passer par la suite. Il n’y a qu’à voir Zarathoustra.

J’aurais préféré me taire parce que j’adore le père et que je pensais que l’idéal même faiblard tiendrait... mais tant pis, je me lance. Les scores dont on a fait grand cas l’an dernier ne sont pas meilleurs en 2012 qu’en 2002 quand les deux candidats nationalistes caressaient les 20 % déjà au premier tour de la présidentielle la plus géniale de l’histoire. Depuis, on fait du surplace, depuis on régresse, quoiqu’en pensent les experts en dédiabolisation.

Dernièrement Eric Zemmour ironise : le FN devient un parti de gauche, voire d’extrême-gauche. Ce n’est pourtant pas un extrémiste, Zemmour, sauf pour les fous (il y en a).

Voyons voir : le Front National de Marine Le Pen est-il en perte de vitesse ? Le message de l’ex-parti le plus diabolisé du monde est-il encore bien reçu ? Y a-t-il encore un message d’ailleurs ? Ou est-on en train de le brouiller, le beau parti débarbouillé pardon dédiabolisé ? Et a-t-on compris en pas très haut lieu que le 13 janvier fut une splendide occasion gâchée ? A-t-on compris que pour Chesterton la famille est le seul Etat qui crée et aime ses citoyens, et que pour cette raison il vaut tous les Etats et tous les partis du monde ? Ou s’est-t-on soumis platement aux commandements d’une camarilla et d’un lobby noyauteur par trop efficaces ? Car depuis quand le FN se doit d’être le parti islamophobe alors qu’il est le parti de la patrie française trahie par les gaullistes, depuis quand le FN est devenu le parti de l’ultra-laïcité, alors que cette laïcité a fait depuis 1870 le lit de l’hexagone moderne nihiliste et jouisseur, mais arrogant et harceleur ? Et depuis quand le FN sozial promeut un SMIG ridiculement élevé alors qu’il était le parti de la baisse des impôts ? Depuis quand et pourquoi, surtout, le FN ne veut plus être le partie de la pensée sauvage, comme l’avait superbement baptisé Jean Baudrillard ?

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11 mars 2013 - lien permanent
Derrière l’écran
Hommage à Maurice Ronet, le cinéma de la droite absolue
par Nicolas Bonnal

Hydre absolue, ivre de ta chair bleue...

Valéry

Je participerai à une émission de Radio Courtoisie (le 12 mars prochain, à 21h30) consacrée à Maurice Ronet par mon ami Arnaud Guyot-Jeannin. J’en profite pour proposer ce petit texte en en-cas. Le sujet Ronet, un des plus aristocratiques qui soient, me poursuit tel une ombre rebelle depuis vingt ans ou presque. Même le bref hommage d’Eric Neuhoff n’y suffira pas...

***

Maurice Ronet avait milité discrètement dans les années 70 au Parti des Forces Nouvelles de Tixier-Vignancour, donnant en quelque sorte raison à Jean Parvulesco qui affirmait quinze ans avant - d’Espagne dans la revue de la Phalange -, que la nouvelle vague était « fasciste ». Cette déclaration tempétueuse était bien sûr à tempérer mais il y aurait à dire sur Godard (qui fait d’ailleurs parler Parvulesco dans l’immortel A bout de souffle), Chabrol et Gégauff (revoir la scène très provo des Cousins, avec Brialy grimé en officier allemand) et sur Rohmer (deux amis se saluent bras tendu dans la collectionneuse en prononçant le cri de guerre Montjoie !). Ronet a tout en tout cas du beau ténébreux maudit, du dandy de droite, du guerrier maudit, du nihiliste caviar, même s’il vaut mieux que les héros parfois caricaturaux et ennuyeux du bon Drieu.

Ronet excellait à se faire détester et tuer : pensez à la Piscine (il joue le rôle d’un Américain !) et bien sûr à l’extraordinaire Femme infidèle. Il se moquait de lui-même disant qu’il avait été tué une trentaine de fois au cours de sa carrière. Sa dernière mort, d’ailleurs abjecte, se produit dans l’horrible film la Balance, qui montre peut-être une transition terminale dans le cinéma français : on n’y sera effectivement plus en France, après. Le vieux fusil a changé d’épaule. Vogue la galère.

Je fais un crochet par les studios américains. Ce n’est pas un hasard si le seul film d’extrême-droite du cinéma français se joue avec Delon et Ronet, sans oublier Anthony Quinn : c’est bien sûr les Centurions, hymne à la gloire de Bigeard et des paras d’Alger, provocation intenable dès l’époque puisque l’excellent film de Mark Robson, tourné d’ailleurs à Almeria, justifiant quelque peu la torture, fut ostracisé dix ans durant (quel honneur !).

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8 mars 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Pouchkine et "Eugène Onéguine", ou le génie littéraire face à la fin de l’histoire
par Nicolas Bonnal

Ayant secoué cette dernière superstition,
nous nous considérons seuls comme des unités,
et tenons le reste du monde pour des zéros.

La notion de fin de l’histoire a été, on le sait, inspirée à Fukuyama par le plus grand commentateur de Hegel, le russe blanc Alexandre Kojève, que nous avons déjà étudié. C’est en 1806 que, selon Kojève, Hegel a cette intuition : Napoléon à Iéna incarne l’avènement du rationnel dans l’histoire et donc sa fin. Tout ce qui s’est passé depuis, explique Kojève, n’a fait qu’établir ce règne petit de l’universel ; je dis petit parce que cela n’est pas allé sans dépression pour Hegel ; et cette extension du domaine de l’égalité et de la médiocrité matérielle aura fait depuis son chemin entre les guerres mondiales, le développement de la démocratie parlementaire et les soi-disant chocs des civilisations.

Le romantisme a été contemporain de cette fin de l’histoire et surtout de la réflexion hégélienne en la matière. Chateaubriand en France et Byron en Angleterre ont très bien illustré ces thèmes ; et c’est Pouchkine qui en Russie a le mieux incarné ce spleen littéraire dans son célèbre roman poétique (un paradoxe postmoderne en soi) "Eugène Onéguine". En relisant ce chef d’oeuvre je l’ai trouvé fourmillant de vérités et d’éclairs éclairant notre temps, quoique vieux de deux siècles. Car - et c’est là qu’est le paradoxe de notre époque : pour avancée et progressiste qu’elle se prétende, elle ne fait que manifester un temps immobile.

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Pouchkine exprime d’abord dans les origines du héros l’importance de l’argent et le déclin des humanités traditionnelles venus du christianisme au profit de la science économique :

« Ayant servi d’une façon exemplaire, le père d’Onéguine ne vivait que de dettes... Le latin est passé de mode aujourd’hui. Il se moquait d’Homère, de Théocrite ; mais, en revanche, il prisait fort Adam Smith. Il était un profond économiste, c’est-à-dire qu’il savait raisonner sur les causes de la richesse d’un Etat, et dire comment cet Etat subsiste, et pourquoi il n’a nul besoin d’or quand il a des produits naturels... Son père ne put jamais le comprendre, et continua à engager ses biens. »

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6 mars 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Beppe Grillo, l’Europe et la révolte italienne
par Nicolas Bonnal

Je découvre un peu tard la personne troublante de Beppe Grillo, activiste politique et bateleur d’estrade qui dirige depuis quelques années, sous l’oeil captivé des médias branchés américains, la révolte du peuple italien contre sa classe politique, aussi incompétente et épouvantable qu’ailleurs. Il se trouve qu’après les expériences sexuelles de Berlusconi et technocratiques de Monti, les Italiens, comme au temps de Jules César ou de Dante, n’en peuvent plus et demandent autre chose que les partis, la dette, les combinaisons, la soumission et la rigueur éternelle. Enfin, une partie des Italiens. Avec les autres, comme dit Sartre quelque part, cela peut continuer !

Beppe Grillo fut acteur (il a pu tourner avec Risi et Comencini), homme de télé, animateur de rue ; il gagne beaucoup d’argent, ce qui lui est naturellement reproché et il incite aujourd’hui le peuple à la rébellion, ce qui lui est aussi sainement reproché. Il me fait penser à Coluche en 1981, lorsque notre comique national, qui trouvait que le racisme, comme les immigrés, ne devrait pas exister, promettait de faire 12 % des voix, y compris celle de Gilles Deleuze, et cela avant que la pression non de la rue mais des sévices secrets et la mort opportune de son directeur de campagne ne lui fissent renoncer à sa tentative.

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Je suis allé voir Beppe Grillo sur son blog, convaincu de l’hostilité crasse de Wikipedia (j’en parle en connaissance de cause ; tout ce que cette encyclopédie de la contrefaçon planétaire a écrit sur moi par exemple est mal intentionné et faux, mais tout, y compris la liste des bouquins ou la date de naissance !), et j’y ai trouvé ces bonnes vérités que je ne traduirai même pas tellement elles me semblent cristallines en français et frappées au coin du bon sens.

« Gli italiani, questo mosaico di popoli antichi, nei millenni hanno visto tutto, hanno creato ogni cosa. Cinici, distaccati, impermeabili, ma anche pazzi, capaci di invenzioni sociali inaudite. La Storia è sempre passata da queste parti. E noi siamo ancora qui, ancora a Roma per ricominciare ancora una volta. »

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5 mars 2013 - lien permanent
Eclaircissements sur les Illuminati
II - Le monde discourtois et la réaction chrétienne
par Nicolas Bonnal

:: Premier Volet

Maintenant, qui sont les Illuminati ? Ils sont des trois ordres duméziliens, sacerdotal, temporel, matériel, mais dans le désordre : le politico-économique ; le scientifique et technologique ; le médiatique et culturel.

Je crois qu’on pourrait donner leur nom et leur adresse ! Il s’agit d’une grande partie des élites occidentales, de celles qui se rencontrent (Trilatérale ou Bilderberg, le Siècle en France) et se reconnaissent dans un projet collectif ; la mondialisation, l’immigration obligatoire, l’homogénéisation, la sous-culture célébrée, la vie artificielle, l’adoption homo, etc. Tout cela se passe sans douleur et sans consultation, grâce à la démocratie. Jamais un vrai roi n’aurait osé ce qu’on nous impose à notre insu et notre su. On aura compris que les partis politiques relèvent tous des Illuminati, qu’il n’y a rien à en espérer, comme l’a montré la manif du 13 janvier. Les familles se sont retrouvées toutes seules face au Monstre à venir, au bébé en vente libre, celui qu’on jettera sans l’eau du bain qu’on gardera pour les crèmes de jeunesse. Les politiques justes (j’en connais) n’agiront plus qu’à titre personnel. Le parti, c’est la Bête.

Les grands cinéastes ou certains écrivains sont des Illuminati. Je vais évoquer un jour l’exemple de Kubrick, cinéaste le plus prestigieux au monde, mystérieusement mort à la sortie d’Eyes Wide Shut. Je peux aussi évoquer une peintre inconnue que je connais et qui recycle tout le Barnum Illuminati sans le savoir. Si grande est la force d’imprégnation de l’égrégore des frères médiatiques : les poupées, l’oeil qui voit tout, la pyramide, les couleurs, la reine Marie-Antoinette muée en martyre people pour amateurs pervers...

***

Robert Reich a parlé des manipulateurs de symboles, des altérateurs informatiques et médiatiques de la réalité. Il y a une origine mathématique, astronomique et physicienne aux Illuminati (Bacon, Newton, Bailly, Dupuy, etc.). Ces sont les fils des anges maudits qui dévastent la terre et enseignent aux hommes les savoirs corrompus dans la Genèse ou le livre d’Enoch, météo y compris. On peut rajouter les altérateurs économiques (Friedman et ceux qui nous ont fait le coup de la destruction créatrice en transplantant nos usines en Chine), les créateurs cosmétiques et médiatiques comme le photographe Nick Knight (Lady Gaga est sa My Fair Lady, et il est bien sûr chevalier de l’empire britannique) et bien sûr une partie des politiques, surtout les leaders et les commissaires européens (je pense à trois sinistres en particulier, Sutherland, Brittan, Mandelson ; il y a aussi Barroso, "le boueux", d’extraction maoïste, comme souvent en France). Il y a les cliques mondialistes, les antichrétiens, mais il y aussi beaucoup de non-européens ou non-américains maintenant. Le monde Illuminati est un monde de païens et de mécréants et c’est pourquoi il se développe si facilement et si rapidement dans cet orient, extrême ou bien moyen, que les idiots du village traditionnel nous ont fait croire si spirituel, alors que l’homme n’y est qu’un initié ou une chose. Consultez les listes des milliardaires hindous, écoutez leurs interviews pédantes et vous serez édifiés sur les promesses de l’Inde soixante ans après le pantin Gandhi. Quant au PC chinois... combien de sacs Vuitton à l’horizon ? La Chine doit toute sa nouvelle richesse aux commandements Illuminati qui ont décidé pour d’obscures raisons de rayer l’Europe et l’Amérique blanches de la carte. Seule l’Allemagne aura industrieusement résisté.

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1er mars 2013 - lien permanent
Radio Courtoisie
Troisième Oeil : Eclaircissements sur les Illuminati (I)
par Nicolas Bonnal

Triomphant sans cesse et sans limites de la nature
par la science et l’énergie, l’homme par cela même
éprouvera constamment une joie si intense qu’elle
remplacera pour lui les espérances des joies célestes.

"Les frères Karamazov"

Nous avons réalisé ce mois-ci, dans l’émission d’Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie, une chronique du Troisième Oeil sur les Illuminati.



Extrait du "Libre Journal des Enjeux Actuels" diffusé le 12 février 2013. (12:53)
***

J’ai évoqué plusieurs fois, parfois avec humeur, la notion très cinéphilique des Illuminati, qui excite tout le monde, en particulier sur le réseau, où elle prend des proportions fantasmagoriques quand ce n’est humoristique. Des amis me demandent des éclaircissements, et je vais en donner, après avoir rappelé quelques sources américaines (<vigilantcitizen.com>, Tex Mars, <theoccidentalobserver.com>, Fritz Springmeier) et françaises (le toujours actuel Jacques Bordiot, notre ami Glauzy et bien sûr... Céline). Mais les maîtres comme Dumas ("Joseph Balsamo"), Balzac ou bien sûr Dostoïevski nous éclairent déjà très bien sur l’ombrageuse notion. Si j’avais à donner une définition, je dirai que l’Illuminati est l’héritier de Klingsor : un être inverti qui veut refaire le monde à son image, tuer le vivant et en faire un ersatz. L’environnement chassera la nature qui avait remplacé la création. Ce goût de l’artifice se retrouve dans tous les domaines.

- Le mot Illuminati s’applique d’abord à Spartacus, l’homme qui voulait justement détruire le monde réifié et athée des romains de la République (sic) et libérer ses colonies d’esclaves. Mais depuis il a été détourné, car chez les Illuminati on aime hybrider, subvertir, invertir ou renverser (voir Nietzsche à ce propos - Nietzsche qui est depuis toujours leur meilleur porte-parole). L’Illuminati est un révolutionnaire, un homme qui veut renverser l’ordre naturel existant et veut imposer un nouvel ordre quantitatif, le novus ordo saeclorum des billets américains et des héros du bolchévisme, qui devinrent tous ou presque des oligarques après la révolution russe.

- Le mot Illuminati vient bien sûr de Weishaupt et de son ordre secret révolutionnaire ; dénoncé par un éclair en 1784 (déjà !) et qui est lié à la chute de la monarchie française et aux massacres rituels de notre grande Révolution, décrits par Taine et explicités par Cochin. Pour ce dernier, le mécanisme de l’assentiment, qui rend les conservateurs si impuissants devant le déluge, est la clé du pouvoir démocratique. Il est très bien étudié, ce machinisme humain, par Cochin et par un savant biélorusse de l’époque de Cochin, Moïse Ostrogorski, dont je reparlerai un jour. Ostrogorski a parfaitement établi que la démocratie est tout sauf démocratique. Elle annonce l’ère du tireur de ficelles (wire-puller) qui a inspiré le célèbre Parrain. L’impudente démocratie parlementaire est la meilleure dictature qui soit pour contrôler la post-humanité industrielle (voir son passionnant contemporain William Lecky). Et elle est imparable, jugée fatale par Tocqueville même.

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27 février 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Céline, Paul Valéry, et la nation comme programmation mentale
par Nicolas Bonnal

C’est tout à fait ça ! Mourons tous pour ça !
Il ne demande jamais qu’à mourir le peuple !

Céline, le "Voyage"

Patrick McGoohan est connu pour le Prisonnier, même si comme tous les gourmets je préfère la série Destination danger. Il y a un épisode, la colonie trois, où l’espion est envoyé dans un village d’espions où l’on apprend à être Anglais. L’un des sinistres chefs de ce village lui explique alors qu’il n’y a pas de nation, que tout est lié à la géographie, au timbre-poste, à des leçons apprises. Bref la nation est une notion, la nation est le fruit d’une programmation mentale. On se demande d’ailleurs ce que viendrait faire à Londres aujourd’hui un espion déguisé en citoyen de l’empire britannique. On le prendrait pour un Dupont déguisé en evzone ! Moins de la moitié de cette population londonienne est aujourd’hui britannique et comme me disait Jean Parvulesco avant sa mort, vous n’avez rien vu !

***

Le début du XXe siècle avait été marqué par une énorme vague et dévastatrice de nationalisme : cette vague donna le tsunami des deux guerres mondiales qui succédait à la guerre de 1870 et à la volonté française de récupérer l’Alsace-Lorraine. Comme je l’avais dit dans mon livre sur "le Coq hérétique et l’exception française", la nation n’était pas une volonté de vivre, mais de mourir ensemble. Le nationalisme devant (comme l’antisémitisme) un genre littéraire qui servait à programmer les esprits en vue d’une guerre perpétuelle appuyée aussi sur le darwinisme de l’époque (seuls les plus forts survivent). Aujourd’hui nous en sommes à une autre donne : la nation est déprogrammée par le mondialisme marchand et le capitalisme entrepreneurial, qui s’appuie sur la fantastique vague migratoire et la volonté d’aboutir à l’unité du genre humain, comme disait déjà Chateaubriand.

Au XIXe siècle par contre on a appris au paysan l’histoire de "son pays" (alors qu’il n’était jamais sorti de son village et ne savait que son patois) et c’est grâce à cette programmation mentale "par les philosophes" et surtout les instituteurs de la IIIe république maçonnique (je le dis sans aucune acrimonie) qu’on a pu l’envoyer se faire tuer sur tous les champs de bataille. Aujourd’hui on nous traite physiquement moins mal (Tocqueville, toujours, mais après pas mal de guerres !) mais on nous programme toujours autant : nous sommes des bipèdes non déterminés (cf. Peillon), des citoyens du monde, des immigrés qui s’ignorent ou qui se sont oubliés, et de futurs transhumains de toute manière. C’est dans cette perspectives de programmation et de reprogrammation mentale qu’il faut interpréter les décisions sur le mariage gay. L’instinct maternel n’existait pas au XVIIIe siècle expliquait Elisabeth Badinter puisque l’on envoyait les nourrissons se faire allaiter à la campagne et que le tiers déjà de ces bébés mouraient en route.

Les charniers du siècle dernier ont ainsi été la conséquence de l’histoire et de la philosophie.

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26 février 2013 - lien permanent
Le Voyageur errant
Parador de Jaen : le nid d’aigle de De Gaulle
par Nicolas Pérégrin

Il y a deux moyens d’échapper à ce monde, le bon cinéma et les beaux voyages.

L’Espagne en crise ne finit pas nous offrir ses merveilles à bas prix en basse saison surtout ; il y en a qui se précipitent sur les actions (mais elles ont trop remonté), d’autres sur les bons hôtels. Le site hollandais <booking.com> permet aussi de découvrir des occasions fantastiques aux quatre coins du monde, d’un monde devenu de plus en plus rétréci, étriqué et homogène. Raison de plus pour redécouvrir ce qui est unique, et qui n’est certainement pas situé sur la plage tropicale universelle ou dans un centre commercial à Dubaï ou Shanghai, bien plutôt dans notre extraordinaire et si proche patrimoine européen.

Les paradors sont une des plus belles inventions de la jeune république espagnole, à la fin de la si belle décennie des années vingt, décennie du grand gouvernement Poincaré, du cinéma muet et d’Arsène Lupin dans notre vieille France. La philosophie du parador repose sur un oxymore, le luxe pour tous (80 euros la nuit), et sur un lieu commun, tradition et modernité, qui n’est ici ni caricaturé ni tourné en dérision.

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25 février 2013 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
La fin du PCF

SURPRISE pour les délégués au XXXVIe congrès du Parti dit communiste dit français, le 7 février 2013 à Aubervilliers (93) : des drapeaux arc-en-ciel (homosexuels - si Jeannette Vermeersch voyait ça...), mais plus de faucille ! Plus de marteau ! Ces beaux outils ont été mis à la casse par la direction, une nuit sans lune, sans consulter personne. Et ça, c’est encore du stalinisme bien sanglant, bien abject...

N’en demandez pas plus. « La fin du PCF » est annoncée dix ans plus tôt (2002-2003) par la revue "Communisme" n° 72/73. Et par quels experts ! Stéphane Courtois, directeur du "Livre noir du communisme" (100 millions de morts), note « l’effondrement communiste » sous l’étiage électoral de 1932. Puis Anicet Le Pors, ancien ministre PCF de la Fonction publique (1981-84), remarque que « le PC ne produit plus aucune idée ». Et se fait hegelien - « Tout ce qui naît est digne de périr » - pour philosopher : « C’est dramatique. Tout ça n’existe plus. Non seulement ça n’existe plus mais il faut que des choses meurent pour que d’autres vivent. »

C’est l’époque où j’ai croisé Le Pors : il arrivait à une réunion souverainiste dans une crypte (!) de Paris XIIIe (où il est né en 1931), et me voyant crier "Le Libre Journal" de Serge de Beketch à la porte, il a tenu à me serrer la main ; à ma vive surprise. C’est aussi l’époque (25 février 2003) où "Le Parisien" affirme que la revue du PCF "Economie et politique" aurait « bénéficié de rentrées douteuses en 1990 et 1991 » (240 000 euros versés par de grandes entreprises publiques) en règlement de « factures fictives ».

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25 février 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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