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L'après Libre Journal
Un jour
27 février 1594

Henri IV de Bourbon abjura le protestantisme entre les mains de l’abbé de Juilly Le 9 août 1593 ; plus rien ne lui interdisait désormais de coiffer la Couronne des Capétiens, et c’est le 27 février 1594 qu’il la reçut, à Chartres, les Ligueurs tenant Saint-Denis.

Ce dimanche-la, un peuple occupe les rues, qu’adornent une multitude de tentures, de bannières, de la vieille Autricum. Il chante, il farandole et, lorsque Henri, que vêt une robe de bel argent et une chemise de satin cramoisi ouvert au milieu des omoplates, au pli des bras, à la poitrine - les endroits qu’oindra tout à l’heure Monseigneur Nicolas de Thou, l’évêque de la ville - pénètre dans la cathédrale Notre-Dame, fusent des milliers de noëls, de los...

Précédé, suivi de gentilshommes habillés de splendides costumes moyenâgeux, Henri, fort ému, jure devant l’autel "de chasser du Royaume les Hérétiques dénoncés par l’Eglise", et Monseigneur de Thun procède à l’onction, usant du chrême mêlé au baume de la Sainte Ampoule, Sainte Ampoule qu’un sacristain de l’abbaye de Marmoutier, "monté sur une haquenée, blanche, sous un poêle de damas blanc à fleurs d’or, soutenu par quatre religieux et accompagné par quatre barons", vient de rapporter du monastère.

Puis l’évêque confère au Roi les Gants, l’Anneau, le Sceptre, la Main de Justice, le couvre de la Dalmatique, symbole du diaconat, du grand manteau fleurdelysé qui évoque la capa magna épiscopale - le Très Crhrétien est "l’Evêque du Dehors" - et, enfin, le chapeaute du Bandeau royal.

Les orgues grondent, les cloches sonnent, les caisses roulent, les trompettes soufflent, des centaines de colombes sont lâchées.

Henri IV de Bourbon est devenu l’incontestable Roi de France. La foule exulte et clame : "Vivat Rex in aeternum !"

Jean Silve de Ventavon

Texte publié dans Le Libre Journal n°88 daté du 17 février 1996.
13 mars 2008 - lien permanent
Radio Beketch
Entretien avec Nicolas Bonnal

Radio Courtoisie, 4 juillet 2007

Nicolas Bonnal, journaliste, écrivain, expose sa vision post-apocalyptique du monde occidental contemporain, puis présente son dernier livre : Les Mirages de Huaraz & autres contes latinos, un recueil de douze contes venus de loin, où l’initiative n’est pas laissée aux mots mais aux paysages. Se découvre dans ces immensités comme un texte des eaux, une écriture du sol, ou une inspiration solaire qui imprime en l’homme un étonnant destin, ou bien l’efface au contraire de la surface d’un monde qu’il pensait maîtriser. L’humanité devient la matière première de l’érosion ou bien des glaces et des pierres. Dans ce monde primordial, l’animal joue aussi son rôle : il se met à parler avec l’homme avant de lui signifier ses métamorphoses. Et l’être humain poursuit une quête incertaine, une voie souvent hallucinée et solitaire.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 4 juillet 2007. (53:34)
12 mars 2008 - lien permanent
Echos d’outre-tombe
Bon à savoir

Vexilla Regis, 20 janvier 2006

Quand un diplomate dit oui, ça veut dire peut-être,
quand un diplomate dit peut-être, ça veut dire non,
quand un diplomate dit non,
ce n’est pas un diplomate

Quand une femme du monde dit non, ça veut dire peut-être.
Quand une femme du monde dit peut-être, ça veut dire oui.
Quand une femme du monde dit oui,
ce n’est pas une femme du monde.

Quand un militaire dit oui, ça veut dire oui.
Quand un militaire dit non, ça veut dire non.
Quand un militaire dit peut-être,
ce n’est pas un militaire.

Serge de Beketch
11 mars 2008 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Fedorovski radio-actif

L’ex-bureaucrate stalinien Vladimir Fedorovski m’a longtemps cassé les... oreilles sur Radio Courtoisie. Il me les brise à présent sur toutes les stations de Radio France. L’ancien porte-coton de Gorbatchev et du KGB a compris le truc pour être invité par les russophobes pourris : diffamer sa patrie. Ainsi, le 6 mars 2008, chez la Folle du Roi, sur Franc Sphincter. « Poutine = Staline », proclame Bern, expert géopolitique. Fedorovski approuve : c’est le thème imbécile de son dernier livre. Un mal-élevé proteste : moins de morts sous Poutine, tout de même. Non, non, riposte Bern, c’est pareil, y a qu’à voir la Tchétchénie... Fedorovski laisse dire : il est venu vendre un autre livre, à lui-même consacré, aux éditions du Rocher où il est directeur de collection ! Des méthodes qui auraient heurté la pudeur de Staline.

***

L’Express négationniste ou réviso ? En tout cas, il nie que la photo qui illustrait sa une « Ces Français qui ont protégé les juifs » (28 février) soit celle d’Ermine Orsi. Il assure désormais (6 mars) que c’est celle d’Eva Soullier.

***

8 mars : Journée de la Femme. Sarkö déploie un grand zèle féministe, tandis qu’un sondage révèle que 60 % des femmes se masturbent ; contre 7 % en 1970. Statistique liée à celle de 14 millions de célibataires pour 27 millions d’actifs. Cosmopolitan leur offrait, dès l’été dernier, un supplément sexe centré sur les « sex-toys », nom branché des godemichets. Bonne soirée, excellent banjo, chères amies libérées de l’odieuse tyrannie du phallus.

Patrick Gofman

Texte paru sur Novopress
10 mars 2008 - lien permanent
Radio Courtoisie
Sacha Guitry

Radio Courtoisie, 2 janvier 2008

L'année 2007 marqua le cinquantième anniversaire de la mort de Sacha Guitry (1885-1957). Auteur complet, inventeur insatiable de formes inédites et de drôles d'intrigues sentimentales, son oeuvre est marquée par un esprit acéré et caustique, un sens inimitable du dialogue, un amour du paradoxe et un hédonisme profond et raffiné.

Entretien réalisé par Bernard Antony, avec Jacques Lorcey, comédien, écrivain, auteur de Tout Guitry de A à Z, et Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, journaliste, écrivain.



Extrait du "Libre Journal de la Réplique" du 2 janvier 2008. (1:21:33)
8 mars 2008 - lien permanent
La Grande Guerre
Planqués et censeurs

Février 1916. Au front, nos soldats se préparent à recevoir l’assaut allemand sur Verdun. Depuis la fin janvier, le Grand Quartier général s’attend à une attaque d’envergure. Les "déserteurs alsaciens et lorrains" sont formels. Les observateurs aussi, qui voient passer, au fond de l’horizon de la Woëvre, des trains en files ininterrompues. On ignore encore le lieu où la chose se passera mais l’opinion domine que ce sera le chef-lieu de la Meuse. Où l’on s’avise soudain qu’endormis par une année tranquille nos chefs ont laissé à peine entretenues les défenses existantes sans en créer de nouvelles.

Le 9 février, les permissions sont suspendues. Le 10, raconte Yves Buffeteau dans Les Batailles de Verdun, un renseignement provenant d’une source très sérieuse arrive au GQG. D’une rare précision, il indique même que le Kronprinz s’est installé depuis quelques jours dans la maison de la veuve Henri Daverdier à Spincourt. Ce rapport commence par cette phrase sans ambiguïté : "Les Allemands vont tenter une grande offensive dans la région de Verdun".

Onze jours plus tard, en effet, Le 21 février à 7h30, les mille canons de l’artillerie allemande commencent leur pilonnage des lignes françaises. La tuerie durera dix mois et fera près de cinq cent mille morts.

Et à l’arrière ?

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7 mars 2008 - lien permanent
Le Libre Journal de la France Courtoise
Numéro spécial et dernier

Le dernier numéro du Libre Journal de la France Courtoise, intégralement consacré à un hommage à son fondateur Serge de Beketch, est en ligne.

Tous les textes - hormis les fac-similés des journaux amis et les illustrations - sont publiés.

6 mars 2008 - lien permanent
Un jour
Passager Clandestin

Le 1er février 1958, le paquebot "S.S. America" entre dans le port du Havre.

A bord : Philippe Le Vannier un scout de quatorze ans.

Deux semaines plus tôt, à l’aube du 11 janvier, ce fils de médecin, élève d’un collège religieux de Saint-Germain-en-Laye, a quitté la maison familiale où il vit avec ses neuf frères et soeurs. A l’aube, il a franchi la porte de chez lui avec une valise pleine de vêtements et, en poche, quinze mille francs 1956 (à peine 1 500 F d’aujourd’hui).

Il a pris le train à Saint-Germain pour Saint-Lazare, puis pour Le Havre.

Là, il s’est enfermé dans un cinéma où l’on projetait Gil Blas et, le soir, en escaladant une amarre, il s’est embarqué discrètement dans un gros cargo noir et blanc : l’ "American Leader".

Il s’est caché dans un canot de sauvetage.

L’équipage l’a découvert le lendemain, au cours d’un exercice de sauvetage, transi et affamé.

On l’a vêtu de vêtements propres et chauds, on l’a nourri et on l’a adopté. Un "stowaway", un passager clandestin, de quatorze ans, les "midships" sont ravis.

A Boston, escale finale du navire, on lui a demandé s’il était communiste. Il a répondu non. On lui a demandé s’il était vacciné contre la variole, il a répondu non. On l’a donc remis aux autorités qui l’ont emmené par le train jusqu’à New York où Philippe a été collé à bord du "S.S. America" qui l’a ramené au Havre où son père l’attendait.

Résultat : en 1956, pour moins de 1 500 F, Philippe Le Vannier, 14 ans, a fait un aller et retour train-bateau-train-bateau-train Paris-Boston-New York. Il y a gagné un harmonica, offert par un docker, et une célébrité durable auprès de milliers de gosses de son âge.

Qu’est devenu aujourd’hui Philippe Le Vannier ?

Intérim

Texte publié dans Le Libre Journal n°87 daté du 7 février 1996.
6 mars 2008 - lien permanent
Radio Beketch
Entretien avec Jean-Claude Bourret

Radio Courtoisie, 18 novembre 1992

On a pu réentendre Jean-Claude Bourret récemment sur les ondes de Radio Courtoisie, dans une rediffusion du Libre Journal de Gérard Marin du 21 septembre 2004, à propos des dérives de la télévision. Celui-ci n’en était pas à sa première intervention au 61, boulevard Murat puisque, en effet, il fut invité déjà par Serge de Beketch alors que la chaîne La Cinq - dont Jean-Claude Bourret était le rédacteur en chef, et sur laquelle il avait créé et animé la célèbre émission de débat Duel sur la 5 - venait de s’éteindre suite à de sombres raisons de basse politique.

Quinze ans après, l’écoute de cette première partie d'émission - exceptionnellement dirigée par Claude Reichman et dans laquelle Serge de Beketch intervint en tant qu’invité aux côtés de Nicolas Bonnal - est un vrai régal !



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 18 novembre 1992. (1:27:06) Source : MPS
5 mars 2008 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Virée d’Auschwitz !

La soi-disant "Misha" s’appelait donc Monique comme tout le monde. Et son imposture, "Survivre avec loups" (livre et film), a été révélée par Le Soir de Bruxelles. Cette grosse bonne femme est devenue millionnaire en se parant du malheur d’autrui. Ses éditeurs aussi ont commencé par encaisser le fric, avant de vérifier s’il existait des loups noirs en Pologne... Pas moins répugnants, à mes yeux, les millions de jobards qui ont gobé ses mensonges, et qui haussent les épaules quand on leur dit la vérité...

***

L’Organisation islamique de l’Éducation, des Sciences et de la Culture... Qu’avez-vous à rire ? Attendez la suite... L’Isesco, donc, boycotte le 28e Salon du Livre, à Paris, car l’invité d’honneur en est Israël. Imposture, là aussi : le Yémen, qui n’avait pas réservé de stand, nous fera jouir de son absence réelle. Mais les Arabes qui ont quelque chose à nous vendre seront présents, « à titre individuel ».

***

C’est un Monde ! Une documentaliste du quotidien en vrille réclame un exemplaire gratuit de mon bestseller "Hillary démasquée". Mon attachée de presse le lui refuse, très courtoisement, mais non sans lui faire remarquer que Le Monde en a déjà reçu trois exemplaires, sans daigner accorder une ligne à cet ouvrage d’actualité, poliment salué par une demi-douzaine d’autres "gros médias".

Patrick Gofman

Texte paru sur Novopress
4 mars 2008 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Obama, drogué... et musulman ?

Patrick Gofman rejoint l’équipe de Novopress France avec ses "Humeurs". Collaborateur du Libre Journal de la France Courtoise et "bras gauche" de Serge de Beketch, Gofman l’assista aussi sur Radio Courtoisie dans l’émission du même nom. Auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier "Hillary démasquée" rencontre un véritable succès en librairie, il nous livrera désormais l’actualité par l’autre bout de la lorgnette !

La course aux investitures US est qualifiée de « Barnum » par le diplomate Védrine. De « cirque » par Bernstein du Washington Post. De « catch » par votre serviteur, sur LCI (6 février). Le match est truqué, et il est honteux d’entendre tant de jobards, en France, beugler "Mords-y l’oeil, Obama !" ou "Tue-le, Hillary !" alors que l’Ange blanc et le Tueur de Chicago sont convenus de se partager le pouvoir, depuis plus d’un an.

Mais... Mais ! "Mon prof de karaté est mort d’une balle dans la tête". Et Lino Ventura s’est cassé la jambe pour de vrai dans un combat de catch. Autrement dit, Hillary n’avait certainement pas prévu la performance de son majordome, dans les primaires en cours.

Alors ? Alors, voici soudain The International Herald Tribune (9-10/02/2008) qui déballe l’aveu d’Obama qu’il s’est drogué (cannabis et même cocaïne) pendant ses études. L’aveu date de 1995, dans son livre Dreams from my Father. Avec ou sans le relais des médias français, d’autres casseroles vont bientôt tinter dans le sillage de Barak Hussein Obama. Comme ses prénoms musulmans, et les sorties judéophobes de son pasteur préféré, puisqu’il se dit chrétien.

Patrick Gofman

Ndlr : "Hillary démasquée", de notre ami Gofman (éd. Pardès) était pointé 14e au hit-parade de la librairie en ligne <amazon.fr> (essais actualité) le 11 février. Son rival américain Bernstein était 22e.
Texte paru sur Novopress
3 mars 2008 - lien permanent
La Grande Guerre
Les premiers "pirates de l’air"

L’élection d’Arafat à la tête de l’Etat palestinien à naître conduit les commentateurs à se poser gravement la question : sont-ce les résistants palestiniens qui ont inventé les "pirates de l’air" ? Les uns soutiennent cette hypothèse, d’autres prétendent au contraire que c’est De Gaulle qui créa ce nouveau délit en faisant enlever Ben Bella en plein ciel ; d’autres encore assurent que c’est Robert Hemmerdinger, fondateur du Front national des Français juifs qui fut le premier pirate de l’air en tentant de s’emparer de la Caravelle qui le conduisait à Paris après son arrestation avec plusieurs autres membres de l’OAS.

Eh bien, tout cela est faux. C’est en 1916, le 29 janvier exactement, que l’expression "pirates de l’air" vint pour la première fois sous la plume d’un journaliste au lendemain du bombardement de Ménilmontant par les zeppelins.

Intitulé "Zeppelins sur Paris, les crimes des pirates de l’air", le récit, par Jean Bernard dans La Vie de Paris, de ce qui fut sans doute le premier bombardement civil de l’histoire vaut d’être rapporté dans les termes employés à l’époque.

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22 février 2008 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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