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L'après Libre Journal
Un jour
Le musicien mort de froid

Le 29 janvier 1919, tard dans la nuit, mourut, à l’âge de cinquante-six ans, Xavier Leroux, compositeur français.

Elève de Massenet, grand prix de Rome, auteur d’Evangeline, de Théodora, d’Astarté, ce fils d’un chef de musique militaire (la musique militaire est à la musique ce que la médecine militaire est à la médecine, disent les méchants) n’a pas laissé un grand souvenir dans la mémoire ingrate des mélomanes.

Les dictionnaires de la musique font sur lui la sourde oreille.

Aussi bien n’est-ce pas pour son oeuvre que nous évoquons aujourd’hui ce défunt professeur de composition au Conservatoire.

C’est pour une raison à la fois prosaïque et actuelle : Xavier Leroux fut, voilà soixante-dix-sept ans, la première victime historique d’une grève des transports parisiens.

En ce jour de janvier 1919, Xavier Leroux avait participé, dans les locaux du Conservatoire, tout près de la Gare Saint-Lazare, à une commission de conciliation qui examinait les revendications des "artistes-instrumentistes".

La réunion dura longtemps, dans l’atmosphère surchauffée de la salle des comités, si bien qu’à la sortie, dans la nuit glacée, Leroux ne trouva pas ni automédon ni taxi automobile.

Leroux tenta le métro. Il ne fonctionnait pas. Leroux attendit un tramway. Il ne vint pas. Leroux se dirigea vers la station des omnibus. Elle était fermée. Alors, Leroux se résigna à gagner à pied son domicile de la rue Gutenberg Passy. Il ne portait qu’un mince manteau de ratine et de mauvais escarpins de soirée.

Arrivé chez lui, Leroux fut, près du poêle, pris d’une brutale congestion pulmonaire. On envoya chercher un médecin qui, faute de métro, d’omnibus, de tramway et de taxi, arriva trop tard. L’auteur de La Reine Fiamette avait rendu l’âme de son violon.

Interim

Texte publié dans Le Libre Journal n°86 daté du 25 janvier 1996.
21 février 2008 - lien permanent
Radio Courtoisie
Manifeste pour une Europe des peuples

Radio Courtoisie, 23 mai 2007

Serge de Beketch reçoit Jean-Michel Vernochet, écrivain, qui présente un ouvrage collectif intitulé Manifeste pour une Europe des peuples.

La publication de cet ouvrage relatif à la refondation du projet européen coïncida très exactement avec le calendrier politique français et européen : cinquantième anniversaire du Traité de Rome ; élection présidentielle en France ; prise de la présidence tournante de l'Union européenne par le Chancelier allemand, Mme Merkel, décidée à relancer le processus de ratification et le projet constitutionnel ; etc.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 23 mai 2007. (44:23)
20 février 2008 - lien permanent
Echos d’outre-tombe
P.E.F.A.L.Q.B.S.L.F.M. (Pour En Finir Avec Les Querelles Byzantines Sur La FM)

Vexilla Regis, 27 juin 2003

Je sais bien que l’on ne peut pas être maçon et catho puisque c’est la raison principale, déterminante, pour laquelle j’ai quitté la FM après cinq ans.

Mais cette incontestable vérité n’autorise pas à traiter les maçons de chez nous (ou qui se revendiquent, ou qui se croient, de chez nous) comme des auteurs de viol collectif dans une nursery.

Au surplus, le point de vue est double.

Les catholiques qui ne sont pas maçons soutiennent que l’Eglise affirme que l’on ne peut pas être maçon et catholique.

Les Maçons catholiques (ou qui se revendiquent, ou qui se croient catholiques) pensent que l’Eglise ne dit pas cela mais qu’elle se borne à recommander aux maçons catholiques de ne pas avoir un double langage et d’être catholiques jusque dans les loges. Cette illusion est d’ailleurs entretenue par certains évêques qui ont, sur cette question, une position pour le moins ambiguë et parfois même carrément scandaleuse.

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12 février 2008 - lien permanent
En attendant l’apocalypse
La dépression française et ses causes

Il y a dix ans, je tempêtais contre l’exception française. Mais aujourd’hui la donne est différente : la France n’est plus irritante, elle est déprimante et elle est surtout déprimée, presque honteuse.

Les chiffres désastreux du déficit commercial, comme nos déficits budgétaires, comme le cynisme ambiant (d’après Libération, on échange des services sexuels pour se loger dans un Paris devenu trop cher pour beaucoup) alimentent une profonde déprime française, dont on ne sait si nous sortirons. La France est devenue cool et désabusée, muée en une caricature des romans de Boris Vian : un peuple de petits-bourgeois décadents, des bobos justement, en plus ou moins bonne santé, et qui évoluent sans énergie dans un univers immobilier toujours plus étroit (je recommande à ce propos la relecture de l’Ecume des jours).

Aujourd’hui nous apprenons par Jacques Marseille et Yves Calvi que les jeunes Français sont les plus pessimistes du monde. Qu’il s’agisse de leur futur économique ou de leur situation psychologique, qu’il s’agisse du sens de la vie ou de leur pays, les jeunes Français se sentent désespérés. De plus en plus de Français consomment de psychotropes et le pays de Descartes et des Lumières est devenu celui du docteur Knock ou de Woody Allen. On nous disait cela dans les années 90, que nous consommions six fois plus de psychotropes que la moyenne des européens, et nous y croyions plus ou moins. Maintenant nous sommes obligés d’y croire, vu que nous n’avons pas plus de recours politique. La liquidation de l’extrême droite et du Front national, même de l’extrême gauche comme contrepoids politique, a sans doute accéléré le processus de décomposition psychologique du pays. Il n’y a d’ailleurs plus de gauche ni de droite au sens réel du terme. Ni de Premier ministre ni de Président.

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18 février 2008 - lien permanent
Radio Courtoisie
Les débuts de Radio Courtoisie

Radio Courtoisie, 10 octobre 2007

Cette émission, consacrée à l'histoire des débuts de Radio Courtoisie, est l'occasion pour Gérard Marin d'honorer la mémoire et évoquer l'oeuvre de deux monstres sacrés sans qui la radio n'existerait pas : Jean Ferré, décédé le 10 octobre 2006, et Serge de Beketch, décédé un an plus tard le 6 octobre 2007. Invités : Didier Roy, président délégué de Radio Courtoisie, Philippe Varlet, secrétaire général de Radio Courtoisie, Anne Brassié, journaliste, écrivain, et Henry de Lesquen, président du Club de l'Horloge.



Le "Libre Journal des Médias" du 10 octobre 2007. (1:13:57)
16 février 2008 - lien permanent
La Grande Guerre

En janvier 1916, Paris voit apparaître, non sans une certaine stupeur, les premiers objets guerriers d’étrennes. En tête du palmarès des cadeaux à la mode : les culots d’obus. D’abord, ce sont de véritables pièces de cuivre que l’on offre comme cache-pot puis, bientôt, des simulacres de carton emplis de confiseries. On trouve aussi des bagues en aluminium, des bracelets de bronze, des colliers d’acier ouvragé. Tout cela vient du front, envoyé par des poilus qui, notent les chroniqueurs, "ont le sens du pittoresque".

En fait, ils ont surtout le sens de la nécessité. Car, dans les tranchées, point de boutiques pour faire ses emplettes. On se contente de ce qui tombe sous la main et ce qui tombe le plus souvent, ce sont les obus.

L’autre sujet qui passionne les Français, c’est "l’affaire des fortifications de Nancy", ou plutôt des non-fortifications. Car le pays vient de découvrir avec ahurissement que l’une des villes de l’Est les plus exposées à l’invasion n’était pas fortifiée.

Pourquoi ? demande-t-on.

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15 février 2008 - lien permanent
Un jour
8 janvier 1917
La princesse Kilavoudra-Laura

Le 8 janvier 1917 mourait Clara Ward dont la vie allait inspirer la plupart des scénaristes de comédies américaines mettant en scène une héritière écervelée.

A dix-huit ans, la richissime orpheline Clara Ward, dont le père, milliardaire en dollars, avait fini ses jours dans un asile d’aliénés, était une superbe créature.

Le jeune prince de Caraman Chimay, fils du ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique, en tomba fou amoureux et l’épousa. Six ans plus tard, au cours d’un dîner dans un restaurant chic, elle s’enfuit avec le violoniste tzigane qui conduisait l’orchestre, un Hongrois nomme Rigo qu’elle épousa après avoir fait annuler son union princière mais tout en gardant le titre qu’elle lui avait apporté.

Rigo dura le temps d’une czarda.

Clara le quitta pour un cheminot rencontré dans une gare, Peppino Ricciardo, qu’elle abandonna bien vite pour se jeter dans les bras d’un Levantin du nom de Cassalota.

Sur quoi, elle mourut à trente ans à peine.

A Paris, Clara Ward avait été surnommée la "Princesse Kilavoudra Laura".

On assurait, en effet, que chaque homme qui avait eu l’avantage de ses faveurs se voyait honoré d’un porte-cartes de peau orné d’une couronne princière et d’un petit drapeau.

Un soir, au cercle, trois beaux aristocrates sortirent en même temps leur porte-cartes. Il y eut un silence. Puis, l’un d’eux, avec le sourire, eut ces simples mots : "Eh bien messieurs, je vois que nous avons servi dans le même corps."

Le premier littérateur à s’emparer du personnage fut Abel Hermant qui la mit en scène dans "Transatlantiques", imaginant pour elle un "souper du centième amant".

Jean Silve de Ventavon

Texte publié dans Le Libre Journal n°85 daté du 10 janvier 1996.
14 février 2008 - lien permanent
Radio Courtoisie
Deux livres anti-racistes

Radio Courtoisie, 13 novembre 2002

Dans cette première partie d'émission, Serge de Beketch a invité Philippe Randa et Philippe Gauthier pour parler chacun de leurs livres à propos de certains racismes qui ne font pas habituellement la une des gros médias. Philippe Randa présente Vers la société multiraciste : livre qui regroupe plus d'une vingtaine de contributions d'historiens, de journalistes, d'écrivains, de philosophes, ou encore de simples acteurs de la société civile, dans lequel ceux-ci dénoncent le racisme anti-européen et ses acteurs. Quant à Philippe Gauthier, il voit, dans Le racisme anti-allemand, l'une des principales causes de l'abaissement, de la décadence et des malheurs de la France. Avec les interventions de Henri de Fersan et de l'abbé Vincent-Marie Zins.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 13 novembre 2002. (59:53) Source : MPS
13 février 2008 - lien permanent
Echo d’outre-tombe
Le premier à Reims !

Vexilla Regis, 15 décembre 2000

Les querelles sur la légitimité me font penser à ceci :

Deux hommes abandonnés sur une île déserte sont condamnés à bouffer des cailloux.

Bientôt, leurs conversations anémiques se bornent au sujet qui les obsède : la nourriture.

Où trouver de quoi manger, comment échapper à la famine, à l’inanition, à la mort inéluctable qui approche ?

Les voilà d’accord : si seulement ils pouvaient trouver un peu de nourriture, n’importe laquelle. Quelques pommes de terre feraient l’affaire.

- Oui, dit le premier, cuites a l’étouffé, sous la braise.

- J’aimerais mieux bouillies !

- Vous n’y pensez pas ! Cuites, vous dis-je.

- Hérésie, bouillies c’est bien meilleur.

- Mais la pomme de terre bouillie n’est plus vraiment de la pomme de terre.

- Et votre pomme de terre sous la cendre est une nourriture de sauvage.

- Sauvage vous même !

- Bouilleur !

- Abruti, prends ça !

- Et toi, ça !

Ad libitum.

Il n’y a toujours pas de pommes de terre et bien peu de perspective d’en trouver jamais mais nos deux gars ont déjà une bonne indigestion de marrons. Qui, malheureusement, ne va pas les empêcher de crever de faim.

Serge de Beketch
12 février 2008 - lien permanent
Echo d’outre-tombe
Manifesto für una european language

Pas d’Panique à Bord, 1994

El europa wird begins in 1994. C’est comme qui would say today.

Il is nécessaire not to perdre du zeit para la création d’un lingua kollectiv pour l’espressione de la poblaciones de los paeses european.

Ils ont l’air thin los ringardos que disputan sul abenir de l’ "europa de magnage" senza évocare ein minute il problemo dezr komunikation inter-country.

There is des priorités vachement urgentes.

Imagine las difficultas de parlare con ein Kompatriot portigais if wir haben un tads de parola diverse per exprimare la misma chaose.

Imagine the problemos per draguer dans les street de Paris the young swedoise que sono assolutamente pretty et pas farouches pour deux ronds.

Imagine los drame effroyable per uno provinciale de Francia que se fera piquer les suas bagaglii in una strada der Italien. Comme fare für golare "at The Voleur ?"

Imagine l’impossibiliote di commandare a eat in the restaurant spagnol.

En un mot imagine the incredible bordello quotidien. In the buziness, en amore et meme nelle piccoli difficultades de la life quotidienne.

It is urgent et necessario de inventer una lingua europeana.

Alors todos, amis und kameraden, en avant pour un monde mejor !

Sergeï von Beketchov
8 février 2008 - lien permanent
Le nationalisme est-il un péché ?
Serge de Beketch : Heureux comme Dieu en France

Université d’été de Renaissance Catholique, 14 juillet 2007

Michel de Jaeghere

« Nous avons le grand plaisir de retrouver ce soir Serge de Beketch. C’est un plaisir sans être véritablement une surprise, parce que je crois qu’il n’a jamais manqué, sauf peut-être une année, nos universités d’été, et sa venue parmi nous est toujours un grand moment, à la fois d’intelligence et d’amitié.

C’est un peu absurde de perdre mon temps et le vôtre à vous présenter Serge de Beketch. Vous le connaissez aussi bien que moi. Vous écoutez, si vous le pouvez, je l’espère, son émission le mercredi soir depuis des années sur Radio Courtoisie. Vous avez lu, et si vous ne les avez pas lus c’est le moment de vous y mettre, ses livres : "La nuit de Jéricho - La révolte du lieutenant Poignard", un roman d’anticipation car il imagine une révolte contre l’invasion (et pour l’instant nous attendons encore), son "Dictionnaire de la Colère", et plus récemment son "Catalogue des Nuisibles", qui est un grand moment de littérature et de rigolade, si je puis me permettre, et que je me permets de vous recommander. Il est édité aux éditions des Vilains Hardis, ce qui est tout un programme !

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7 février 2008 - lien permanent
Radio Beketch
Le rap de Beketch

Radio Courtoisie, 9 novembre 2005

Au cours des émeutes de novembre 2005, un des prétextes les plus remâchés était le "manque de respect" dont Sarközy aurait fait preuve en parlant de "racaille". Respect ? Parlons-en. Peut-être celui-ci, alors ministre de l’Intérieur, aurait-il dû demander des conseils en la matière au fins poètes élégiaques dont les textes meublent les musiques de rappeurs, régal des amateurs.

Voici une petite compilation présentée et "chantée" par Serge de Beketch.


Rappelons que chaque fois que ces ordures ont été traînées devant la Justice, elles ont obtenu le non-lieu au titre de la liberté de la création artistique. Puisse le premier magistrat qui subira ce que, déjà, Brassens promettait voilà cinquante ans au petit Juge de "Gare au Gorille" se rappeler qu’il doit cette expérience à ses collègues...


Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 9 novembre 2005. (7:13) Source : MPS
Lire aussi l’article publié dans Le Libre Journal n°363 daté du 17 novembre 2005.
6 février 2008 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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