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L'après Libre Journal
Mort à la catastrophe
Essai-trompette sur notre post-apocalypse
par Nicolas Pérégrin

Pour Serge de Beketch

1945 a représenté d’une certaine manière l’apocalypse dure de notre civilisation finissante, avec ses soixante millions de morts et ses charniers d’horreur ; avec cette volonté aussi, pour cette civilisation, de renaître sur ses cendres et des bases nulles, inexistantes du point de vue culturel et spirituel notamment. Le jazz et l’existentialisme, Hollywood et les peintres à la mode étant destinés à remplacer Vinci, le Parthénon, Purcell ou Nicolas Gogol. On gardera l’ancienne culture, mais congelée.

De 1945 sont sortis les programmes de sécurité sociale intenables, destinés à tenir l’être humain dans son cocon toute sa vie durant, et aussi, et surtout, le Baby Boom, qui devait sur fond, d’explosion occidentale et planétaire de la natalité et d’effondrement de la mortalité, nous mener au bord du gouffre. C’est chose faite avec la venue du papy-boom ingérable sur le plan financier, et qui a précipité toutes nos bulles des années 90 et 2000. Harpagon et Scrooge se sont donné la main pour détruire le monde en continuant de se remarier et de jouer au golf. Les crises démographiques ont pu être analysées comme celle de l’Antiquité par l’historien Polybe, mais aucune n’enseigne comment résister à la marée prochaine : un monde peuplé de vieillards. Un livre de science-fiction peut-être ?

***

L’histoire apprend qu’on peut l’oublier, mais qu’on ne peut l’ignorer, dût-elle se répéter sous une forme ironique. 2005 est ainsi une autre année que l’on peut donner de notre apocalypse douce. La génération du baby boom, à qui nous devons la guerre des étoiles, Modiano ou Iggy Pop, part massivement à la retraite. Mais les salariés trouvent l’addition bien salée, même le sel est avarié.

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24 octobre 2012 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Le malade de Molière et les dépenses de santé
par Nicolas Bonnal

Vains et peu sages médecins ;
Vous ne pouvez guérir par vos grands mots latins
La douleur qui me désespère :
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.

Je me suis levé au milieu de la nuit, j’avais comme un malaise. « Un vent frais m’éveilla, je sortis de mon rêve ». J’ai allumé la télé et au milieu d’autres horreurs je tombe sur une émission sur les centenaires. On fait pédaler des petits vieux avec des masques à oxygène, et on nous promet des merveilles. On ne nous promet jamais que des merveilles. Sans parler chiffres, comme toujours. Les gérontologues sont satisfaits et vont filer en première classe à un autre congrès. Dans cinquante ans j’aurai cent ans ! Et dans cent ?

Ce que je vois m’effare. Le monde entier crève comme Argan sous les dépenses de santé. Elles ont explosé en Chine et dans les pays du tiers-monde (j’ai été une fois hospitalisé, et très bien, pour six euros la nuit, en Bolivie !). Elles sont de mille milliards ici, de deux mille milliards là. N’importe quelle opération coûte dix ou cent mille euros, n’importe quelle chambre d’hôpital coûte deux mille euros, et je ne vous parle pas des ambulances ou du prochain forfait - c’est le cas de le dire ! Quant à la consultation à cent euros chez l’éminent spécialiste du coin, j’y ai renoncé. J’ai par ailleurs vu assez d’amis mourir et souffrir pour rien dans les chambres des hôpitaux les plus divers et les plus multiculturels pour daigner accorder de l’importance à la médecine d’aujourd’hui qui est en train de ruiner la planète comme elle ruinait la poche des bourgeois au temps de Louis XIV. Au train où cela va, grâce à la dette et tout le reste, nous serons deux milliards d’octogénaires en l’an 2100, bravo le monde moderne et tout son dynamisme ! L’historien chrétien Philippe Ariès nous prévenait déjà il y a quarante ans : on nous privera de notre mort. Et on aura siphonné la société. Le pronom indéfini "on" aura accompli cette énième merveille.

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23 octobre 2012 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Remarques perçantes sur les lettres persanes et la pensée médiatique
par Nicolas Bonnal

Ah ! Ah ! Monsieur est Persan ?
C’est une chose bien extraordinaire !
Comment peut-on être Persan ?

En 1721 Montesquieu publie les "Lettres persanes", petit ouvrage crochu et politiquement correct, destiné à être lu par le public décalé et jouisseur de la Régence : le succès est immense. Le bouquin est devenu un classique de cette littérature du XVIIIe siècle à dire vrai assez médiocre, mais si proche de nos moeurs, de nos marottes, de nos caprices de vieux. Le livre invente aussi quelque part le style journalistique venu d’Angleterre, comme toute la décadence française et même européenne, le matérialisme et la superficialité contemporaines.

Ce qui est le plus marrant dans le style journalistique, c’est qu’il ne se rend pas compte des rares fois où il dit la vérité. L’homme moderne, comme dit Soljenitsyne ne sait pas s’il est vivant, et le journaliste ambiant ne sait surtout pas quand il est conscient. Sur Montesquieu et son style élevé, sa lucidité parfois réelle, on peut citer cette phrase mémorable des "Commentaires" de Debord :

« Il est vrai que cette critique spectaculaire du spectacle, venue tard et qui pour comble voudrait "se faire connaître" sur le même terrain, s’en tiendra forcément à des généralités vaines ou à d’hypocrites regrets ; comme aussi paraît vaine cette sagesse désabusée qui bouffonne dans un journal. »

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22 octobre 2012 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Rencontre de Boulgakov, Mick Jagger et Lady Gaga
par Nicolas Bonnal

Laisse chaque oeil négocier pour lui-même, ne
croire aucun agent : car la beauté est un sorcier.

Beaucoup de bruit pour rien

Il y a trois quarts de siècle, en pleine dictature stalinienne, dans le silence et la solitude, le médecin et spécialiste de Molière Michael Boulgakov, rédige un effrayant chef d’oeuvre, "le Maître et Marguerite", que j’ai attendu vingt ans avant de lire, et ne cesse de lire et d’analyser depuis. Marianne Faithfull explique dans ses mémoires que ce livre est la clé de la chanson Sympathie pour le diable, que son compagnon d’alors, le luciférien et si mythique Mick Jagger, avait composé pour séduire et africaniser, comme elle disait, le cerveau des jeunes masses occidentales.

Je pense que ce livre est du point de vue littéraire le plus important du siècle dernier avec "Lolita" et le "Voyage". Concernant le satanisme moderne, il est aussi lié à Dracula et Dorian Gray. Il est impossible et inutile bien sûr de résumer ce livre, qui évoque en alternance, avec l’abomination contemporaine (décrite bien sûr sur un ton de rigolade), la passion de Notre Seigneur. On en synthétisera donc les données et les symboles les plus éminents.

***

Le maître (Boulgakov lui-même ? un narrateur omniscient ? un fou d’hosto, comme le Nicholson du Vol ?) vient sur terre avec une cour de docteurs en tours et en spectacles. On le prend pour un étranger, un touriste même, (voir Job, où Satan parcourt le monde incessamment), même s’il parle parfaitement le russe. Le diable, dit Mick Jagger, est un homme de goût et de richesse... Comme le Joker de Batman, que Boulgakov a aussi inspiré, comme toute la subculture contemporaine, il distribue en plein show des myriades de billets (des dollars ! En plein communisme !), monnaies fiduciaires pour lesquelles se bat le public. Le spectacle encombre le monde moderne.

Le livre montre aussi une obsession pour l’immobilier, les grands appartements dont profitaient les privilégiés du parti, les écrivains notamment. Il y a même un critique jaloux, dans tout cette faune littéraire, qui se nomme Ariman, en référence au dieu perse du mal. Un des artistes (nommé Berlioz !) est décapité suite à un accident de tram, décrit, on a presque envie d’écrire filmé, comme une séquence de Buster Keaton. Il y a toujours une dimension scénaristique dans l’art narratif de Boulgakov, qui déréalise le principe de la littérature. Quant à la référence immobilière, elle est on ne peut plus contemporaine, non ?

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17 octobre 2012 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Ravi Jacob relit un petit psaume sur leur Hollande et le mariage homo
A Serge

1 Célébrez l’Eternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure toujours.

2 Qui dira les actes puissants de l’Eternel ? Qui fera entendre toute sa louange ?

3 Bienheureux ceux qui gardent le juste jugement, qui pratiquent la justice en tout temps !

4 Souviens-toi de moi, Eternel ! Selon [ta] faveur envers ton peuple ; visite-moi par ton salut.

5 Afin que je voie le bien de tes élus, que je me réjouisse de la joie de ta nation, [et] que je me glorifie avec ton héritage.

6 Nous avons péché avec nos pères ; nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment.

7 Nos pères, en Egypte, n’ont pas été attentifs à tes merveilles ; ils ne se sont pas souvenus de la multitude de tes bontés ; mais ils ont été rebelles, près de la mer, à la mer Rouge.

8 Cependant il les sauva à cause de son nom, afin de donner à connaître sa puissance.

9 Et il tança la mer Rouge, et elle sécha ; et il les fit marcher par les abîmes comme par un désert.

10 Et il les sauva de la main de celui qui les haïssait, et les racheta de la main de l’ennemi.

11 Et les eaux couvrirent leurs oppresseurs : il n’en resta pas un seul.

12 Alors ils crurent à ses paroles, ils chantèrent sa louange.

13 Ils oublièrent vite ses oeuvres, ils ne s’attendirent point à son conseil.

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16 octobre 2012 - lien permanent
Question épouvantable
Et si les antiracistes avaient hélas raison ?
L’exemple américain
par Nicolas Bonnal

Français autochtones, attention !
Vous n’êtes plus que 25 millions sur 40.
Bientôt minorité... Avec tout ce qui s’ensuit...

Nous avons trois idées fausses concernant l’Amérique : la première est qu’elle était une terre d’immigration. Or c’est faux du point de vue "vieil américain" : on lui a imposé ce destin. La deuxième est que c’était un nouveau continent européen à l’usage des Européens. La troisième enfin est que l’Amérique servirait de refuge à tous les miséreux et pourchassés du monde. Cette proposition est aussi fausse que les précédentes. Le point de vue des américains de souche, comme on dirait maintenant, et de leurs penseurs était tout différent au début du siècle dernier. Le célèbre penseur fascisant Yockey estimait que l’immigration n’avait pas pour but de modifier la quantité mais la qualité d’une population ; quant à Stoddard, il faisait l’éloge d’une race alcyonienne, proche de celle de Poe ou de DW Griffith, et qui a connu son âge d’or entre le milieu du XVIIIe et la guerre de Sécession. L’Amérique était le siège d’une race anglo-nordique parée de toutes les qualités et se suffisant à elle-même avec trois millions de personnes.

***

Sur ces sujets passionnants et censurés par la sottise ambiante, alors qu’Obama va être réélu et que l’on assiste à un réveil timide de la « conscience blanche » en Amérique (lisez à ce propos l’Occidental Observer du professeur McDonald), je conseille les lectures suivantes : Madison Grant et sa race qui passe ; Lothrop Stoddard et sa marée montante des races de couleur ; enfin Kenneth Roberts et sa critique de l’Europe qui va quitter son foyer. Ces trois livres (que l’on peut bien sûr télécharger en anglais, et gratuitement, comme tous les livres intéressants) ont été publiés au début des années 20, après le désastre de la première guerre mondiale et la révolution russe : ils sont alors populaires en Amérique et ils inspirent les politiciens et juristes qui autour du président Harding ont imposé un « immigration Act » qui mettait fin à l’immigration massive venue d’Europe du sud et de l’est. A l’époque il y a deux milliards de terriens, aujourd’hui huit.

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15 octobre 2012 - lien permanent
Derrière l’écran
Eloge d’Alexandre Rou, le génie soviétique du cinéma pour enfants
par Nicolas Bonnal

Dans le grand trio du cinéma réaliste pour enfants, il y a trois petits maîtres : André Hunebelle, déjà célébré, l’Anglais Stevenson, qui travaillait pour Disney et réalisa Mary Poppins et l’extraordinaire Ile sur le toit du monde, et Alexandre Rou, ou Rowe, l’as soviétique en ce domaine.

Je rassure mon lecteur, j’ignorais son existence il y a quelques années encore, même si je le fais redécouvrir aujourd’hui à mon lectorat russe : Rou a été victime de la guerre froide, on n’a rien su de lui, et il a été après victime des marxisants de la critique de cinéma qui ont jugé qu’il n’était pas assez marxiste. Et pour cause ! Il défendait des valeurs terriennes et paysannes contre les matrices magiciennes mieux que personne !

Le plus étonnant est que Rou n’est ni russe ni slave. Il est irlandais de père, et grec par sa mère. Le père est venu travailler en Russie au temps des tzars, il y est resté après la Révolution. Elevé dans le monde soviétique, Rou commence à réaliser des films à la fin des années 30. Ce qui nous intéresse nous, gens de droite ici, passionnés de cinéma pour enfants (car c’est toujours le plus riche d’enseignements initiatiques), c’est qu’il ne le fait pas dans le contexte de l’avant-garde bolchevik mais dans le contexte de la réaction stalinienne à cette avant-garde et donc dans le cadre du retour aux grands termes patriotiques et historiques, illustrés notamment dans l’incomparable Alexandre Nevski, sacré en son temps « meilleur film fasciste de l’histoire » par Bardèche et Brasillach ! La qualité des films pour enfants, on ne l’apprend pas à l’école, était garantie par les studios Gorki spécialisés dans ce cinéma. J’ai déjà dit auparavant tout le bien que je pensais de Sadko, inspiré de Rimski-Korsakov, et réalisé dans les années 50 à Novgorod et en Inde (où notre héros apprend à échapper à l’opium bouddhiste du peuple !) dans des conditions fabuleuses.

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12 octobre 2012 - lien permanent
Derrière l’écran
André Hunebelle ou l’artisan oublié du cinéma français
par Nicolas Bonnal

Enfant, je n’ai juré que par lui, comme des millions de petits Français, même ceux qui ne lisaient jamais les génériques. Hunebelle, c’était la garantie du duel et de la chevauchée, de la poésie et de l’histoire enchantée, à la Nerval, à la Dumas, si vous voyez ce que je veux dire : on est avant les moteurs ! Hunebelle c’est la générosité, la prestance et la voix de Jean Marais avec les trois chefs d’oeuvre qui se suivent dans l’histoire, le Bossu, le Capitan et le Miracle des loups. On est en 1960, on peut encore rêver, le général est de retour, Kennedy bien vivant, l’Algérie est française, on peut croire au père Noël ! Après ce sera le feuilleton de Fantômas (« je t’aurai, Fantômas, je t’aurai ! »), cette joyeuse métaphore sur la transformation cybernétique et industrielle de la France, et bien sûr OSS 117, que notre ami Dujardin, a parodié comme il faut, en suscitant un engouement nostalgique chez les plus jeunes, pourtant privés de patrimoine (ah, la scène du muezzin...).

***

Hunebelle a duré jusque dans les années 70, sans doute trop longtemps ; mais il n’était pas le seul. Ensuite, il est passé de mode, et a été méprisé par tout le monde. Je n’ai pas même pu trouver un blog qui lui soit consacré ! Hunebelle, on le sait, c’est la France ringarde, aigrie, moisie, la France de cape et d’épée, des espions fachos et des uniformes en guimauve. Or ce qui m’a amusé c’est qu’il était très côté en Union soviétique, où l’on voyait tous ses films, où Jean Marais était une vedette comme chez nous, alors qu’il était bien sûr ignoré par la matrice américaine.

Hunebelle est venu au cinéma très tard, comme Pizarre au Pérou. Il était artisan verrier de grand niveau, après avoir préparé polytechnique ! Pas le crétin prévu par la presse de gauche ! C’est cette dimension artisanale qui assure l’inspiration chrétienne et patrimoniale de son cinéma populaire. Populaire ne voulant pas dire commercial, mais inspiré par l’âme d’un peuple et sa mémoire.

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11 octobre 2012 - lien permanent
Derrière l’écran
Alain Delon et l’insatisfaction de la droite (sur les temps qui courent)
par Nicolas Bonnal

Mieux vaut la sagesse que les instruments de guerre,
et un seul pécheur détruit beaucoup de bien.

Ecclésiaste,9,18

Interviewé par la Pravda (mais oui !) il y a quelques mois Alain Delon, de passage à Locarno, a reparlé de la fin du cinéma. Il est magnifique quand il se lance sur la question en chevalier désillusionné. Pour certains le cinéma a disparu dans les années 60, pour lui le cinéma a disparu dans les années 1980. Il est vrai qu’à cette époque - le vrai tournant est vers 85 -, on a encore des cinématographies européennes, de grands acteurs, de grands auteurs, on a encore en France José Giovanni (que j’ai un peu connu, et qui n’était pas du tout à son aise dans notre société), Audiard, Ventura et tout le reste. Depuis les tontons flingueurs sont morts, et le monde est un puzzle, comme disait Blier.

Le vieux prince aime depuis toujours évoquer ses grands souvenirs, ses amitiés avec Visconti, Ronet, Losey (ah, monsieur Klein !), Melville. Pour lui, et nous sommes bien d’accord, il n’y a plus de gens de ce calibre. Voyez ce qu’est devenue l’Italie avec le règne de la télé, de la blonde au botox et du cinoche réalité. Un film comme le Guépard est aujourd’hui comme un joyau perdu dans une boutique, une oasis d’honneur dans un désert d’ennui. C’est comme ça ! Il fallait naître avant ! Mais quand ?

Je pose cette question avec d’autant moins d’ironie qu’elle m’obsède. Nous qui nous plaignons toujours des temps présents, avons-nous donc vraiment une époque à célébrer ? La guerre ? La décolonisation ? La France moisie de Gilles Grangier, des troquets et des Vieux de la vieille ? Pensez-y bien ! La France n’a jamais été l’Amérique au vingtième siècle ! Revoyez Tati et Jour de fête ! Il a l’air fin notre facteur !

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10 octobre 2012 - lien permanent
Derrière l’écran
James Dean, la Fureur de mal vivre et le déclin de l’occident
par Nicolas Bonnal

On fait souvent de grandes théories sur le déclin des civilisations, notamment de la notre, qui ne produit ni Mozart, ni Jeanne d’Arc, ni Racine. La vérité est parfois toute simple : on a parlé des marmites à plomb pour la baisse de la natalité dans l’empire romain, on peut aussi parler du progrès technique et de la médecine, du vieillissement et de l’enrichissement global. On peut aussi invoquer un certain triomphe de la paresse intellectuelle et spirituelle qui voit un individu à la vie longue s’ennuyer, se distraire, s’ennuyer encore et durer, sans plus poser de questions.

***

On ne peut certes pas reprocher à James Dean d’avoir trop duré. Pourtant, il avait assez duré dans la mesure où il avait délivré son message, celui de l’insatisfaction comme marchandise (Debord), de l’ennui existentiel et de la rodomontade creuse qui est le propre de la Fin de l’Histoire. Dans le grand classique de Nicolas Ray, le Rebelle sans cause, pompeusement traduit en français par la Fureur de vivre, on se trouve en présence de tous les ingrédients en tout cas de notre grande décadence, qui devient aussi interminable et aussi dure que la romaine, en termes de spectacles allongés et de médiocrité culturelle. Ce catalogue du mal de vivre en technicolor balaie en tout cas toutes les vétilles de la télévision contemporaine sur le sujet.

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8 octobre 2012 - lien permanent
C’est à lire
Arnaud Guyot-Jeannin, la fin de la France et son cinéma
par Nicolas Bonnal

J’ai l’occasion d’évoquer un sujet capital, aussi je vais prendre mon temps !

Mon vieil et toujours jeune ami Arnaud Guyot-Jeannin publie, aux éditions Xénia, et pour la modique somme de 17 euros, un eschatologique livre sur les visages du cinéma, essentiellement français, et qui recense sur le mode lyrique et qui est le propre de son auteur, l’attitude des dernières grandes générations d’acteurs face à ce qu’il est bien convenu d’appeler la disparition, et non plus la décadence, de notre civilisation. Arnaud se fait le porte-voix des Delon et des Audiard, prophètes du monde lugubre décrit par Nietzsche, ce monde où « tout est vain, tout est mort, tout a été ! ». La disparition de la France est allée de pair avec celle de son cinéma, de ses voix, de ses plumes, sans qu’il soit trop possible de s’en prendre à un responsable possible. L’esprit des temps, l’américanisation, les modifications techniques, le vieillissement ou la mort de nos vieux anarchistes de droite non remplacés (pourquoi ? pourquoi ?) ont joué là un rôle plus fort que la catastrophique élection du 10 mai 1981 dont la France ne s’est pas plus remise que du 10 mai 40. Les socialistes ont imposé « par la sébile » leur culture de mort et de jouissance, de libertarisme et de censure PC, de chasse au franchouillard et d’imprécations pédagogiques, et le tour était joué. Bienvenus au « kolkhoze fleuri » !

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6 octobre 2012 - lien permanent
Notes politiquement incorrectes
Sur la supériorité des Juifs à travers les siècles
par Nicolas Bonnal

Et l’Eternel fut avec Joseph ; et il était
un homme qui faisait [tout] prospérer ;
et il était dans la maison de son seigneur,
l’Egyptien. Et son seigneur vit que l’Eternel
était avec lui, et que tout ce qu’il faisait,
l’Eternel le faisait prospérer en sa main.

(Genèse,39,2)

Le thème de la supériorité intellectuelle des Juifs énerve en France, car il contrevient parfaitement à l’antisémitisme passé et à l’égalitarisme ambiant, à la lubie que tout le monde est pareil, du fin fond de l’Ouganda au palais de Versailles.

Les Juifs, disait le président Weizmann, sont comme les autres, mais plus. Voyons voir : le site <jewishwealth.org> donne le chiffre suivant : 25 % des milliardaires (en dollars) américains sont juifs. Ce site communautaire en tire des conséquences sur le savoir-faire juif en la matière et il nous fait l’amitié de nous prodiguer des conseils ! On a donc en Amérique une pléthore de livres de développement personnel sur l’art de faire fortune en suivant les conseils de la Torah et du Talmud. Je conseille ceux du rabbi Lapin, un rabbin de Miami d’origine lithuanienne, qui excelle dans l’art de conseiller en déridant l’atmosphère. Pensez-vous, les Juifs et l’argent ! On sait aussi la part que le génie juif a pris dans l’élaboration et le développement d’Internet. Pensez à Zuckerberg, à Serguei Bryn, à Jeff Bezos, à Jimmy Wales de Wikipedia. Je l’avais déjà souligné dans mon livre "Internet, nouvelle voie initiatique", en rapprochant les Psaumes et le livre de Job du lexique de la Toile.

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5 octobre 2012 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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