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L'après Libre Journal
Horbiger et la guerre sous Marine
Le musée du machismo d’Horbiger
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Tartessos. De retour de son voyage de noces, qui ne s’est pas très bien passé, avec Hillarie, la plante carnivore qu’il a vendue à un jardin botanique (il l’a plantée là, comme dit maréchal Grommelle), Horbiger convoque les troupes, alors qu’il a cessé de se prendre pour le Kronprinz (et la plante carnivore pour la rose du petit Prince donc - autant dire qu’il n’est pas à prendre avec des pincettes) et qu’il a une grande nouvelle à annoncer :

- Je vais ouvrir un grand musée.

- On va bien s’amuser ?

- Mandeville, prends la file !

On rappelle que dans le tas de la basse-cour toujours présente, il y a Pérégrin toujours absent, Mandeville trop présent, le renard du dessert maréchal Grommelle, l’ara Petacci, le chinchilla Ravi Jacob, la perruche (à deux têtes) Sic Ail, mais aussi le pingouin Steven Spitzberg, l’ours blanc transformé en cochon Polémique Victor, l’argent secret SS117, et quelques autres animaux animés encore, que nous n’avons plus le temps de nommer dans cette phrase déjà longue. Les rivalités de la brigade kascher et des chevaliers du Beng-Heil se sont un peu estompées grâce aux batailles de tartes à la crème à Tartessos (et non tarte aux sauces, voilà c’en est fini de nos embarras à la moi).

- Tu vas ouvrir un musée ?

- Sur Obama ? Non mais sans black !

- Un musée des jeux de Molay ?

- Oh, je suis tant plié en quatre !

- Super, la muséification c’est l’avenir du monde ! Le tourisme, les infrastructures, la culture qui s’étale comme une confiture, le Las Vegas partout, les emplois pleins créés, la salle à mine de crayon, les guides de voyages, les petits restaurants à cinquante euros, les gros lards qui font des gros billets verts, les parkings qui s’étalent partout, les eucalyptus qu’on plante...

- Silence dans la cale.

- La ferme, les animaux...

- J’ai décidé d’ouvrir un musée politiquement incorrect.

- Un musée politiquement érect ?

- Presque.

- Un musée de l’eau low cost ?

- Ca va saigner !

- Gardez votre sang-froid...

- Un musée de la destruction du monde par la muséification...

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23 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Adam Smith, la dette et les politiques impériales
par Nicolas Bonnal

M’intéressant à la pensée traditionnelle britannique, je me suis replongé dans Adam Smith, et j’ai eu ainsi le bonheur de découvrir que je n’étais pas devenu antilibéral ; mais que c’était les libéraux, néolibéraux, usurpateurs se faisant passer pour tels, qui déconsidéraient, en s’en réclamant, cette belle philosophie et cette belle interprétation de la vie. En réalité, que ce soit en Amérique ou ici, nous sommes dirigés par des bonapartistes et ce qui va avec : personnel d’aventuriers et de chevaliers d’industrie, dette publique folle, aventurisme militaire, tourisme colonial et humanitaire à connotation souvent sanglante.

Mais j’en reste à Adam Smith ; devant un génie les commentaires sont superfétatoires. S’agissant de la dette publique, il écrit d’une manière prémonitoire :

Le progrès des dettes énormes qui écrasent à présent toutes les grandes nations de l’Europe, et qui probablement les ruineront toutes à la longue, a eu un cours assez uniforme.

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23 mai 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XVII - Chapitre suivant. Sans chambre en ville
par Nicolas Bonnal

Comme tu t’en doutes, lecteur, nous sommes attablés et nous buvons : bière et paix. Nous faisons le compte de nos déboires et de nos aventures, nous recensons nos troupes bien que ce soit interdit par la Bible, et nous nous embarquons pour Cyber. Déjà les gavnuks, qui ont repris leur taille, jouent avec leurs petits doigts habiles et leurs petits jouets débiles, eux qui n’ont plus le droit d’éliminer qui ils veulent comme cela. Nous sommes tous là, certains vont partir, mais j’ignore lesquels. Parvulesco n’est pas là. Omer del Plata fait le point dans ce bref monologue désabusé, tandis que Maubert et Nabookov échangent leurs cartes et renouent leurs lacets, que Tatiana refait ses tresses et range sa mitraillette, que d’Artagnan essaie de dérober des pièces, que Mandeville mande en ville des messages d’amour et d’humour, et que moi-même essaie ma belle carte dorée, qui fonctionne toujours, ce qui me garantit encore, plus que ma narration, mon pouvoir sur ce groupe à l’encan.

Lie tseu développe longuement la thèse que les actions les plus réelles sont des actions sans contact et sans déperdition d’énergie. Agir, c’est influencer.

***

Ferox gens nullam esse vitam sine armis putat.

- Plaît-il ?

- Oui ? Les sous-titres ?

- Ne faites pas les pitres. Continue, surdoué Nabookov.

- Ils aiment mieux la mort que la paix ; les autres aiment mieux la mort que la guerre. Toute opinion peut-être préférée à la vie, dont l’amour paraît si fort et si naturel. Pourquoi nous faire horreur de notre être ? Notre existence n’est point si malheureuse qu’on veut nous le faire accroire. Regarder l’univers comme un cachot...

- On l’a déjà dit, Nabookov. On l’a déjà dit plus haut.

Izvinite. Excusez-moi.

- Mais pourquoi ces paroles ?

- Oui... Nabot Kopf, pourquoi ces paroles ?

Et mon ami de se taire. Je soupçonne les récentes épreuves d’avoir quelque peu terni ou éteint l’amitié et l’estime qui nous fédéraient. La longueur du séjour, la dureté des conditions, l’inégalité des réactions devant les dangers a brisé l’équilibre de notre petite armée ; sans compter qu’une remontée pour le moins manquée a fatigué nos humeurs et quelque peu alangui la confiance dont je jouissais jusque là. Il ne me reste, me semble-t-il, que la carte dorée pour rassembler autour de mon angélique panache blanc cette petite compagnie. Au moins pourrais-je compter sur l’indéfectible amitié qui me lie à Nabookov et Tatiana, sur l’aveugle confiance des gavnuki, l’efficacité teutonique et disciplinée de Fräulein et sur la soif solide et insatiable de Maubert ou Sylvain. Je dois aussi compter sur la présence du maître invisible Parvulesco, sur l’attente de mon vieux Lubov, sur celle encore plus de mon petit Pierre et de ce cher Baptiste, le clochard quechua... Ils m’aideront dans mes combats à venir.

Pour le reste, je me prépare au pire avec Horbiger qui ne supporte plus ce qu’il voit dans la rue au bout d’un quart d’heure. Personne en effet n’avait prévenu ce difficile personnages des avanies démographiques qu’allaient subir les capitales de cette Europe que lui et ses petites troupes rêvaient il y a peu d’éveiller. L’homme n’est point une énigme...

Mais les débats et les ébats de Mandeville et d’Artagnan coupent mon monologue intérieur très réflexif, les propos viticoles de Maubert et les rodomontades informées de notre dernier guide aux Enfers.

- Je vous jure, mon cher, je vous jure !

- Par Dieu ! Quoi ?

- Que je l’aurais !

- Que vous l’auriez ? Mais vous l’aviez !

- Pas à ce point, non... maintenant je l’aurais...

- Mais de qui parlent ces deux imbéziles ? Ils ne poufaient pas les garder en enfer et faire remonter des personnages de Jünger ou de Schiller ?

- Mais, Horbiger...

- Et moi je vous dis donc, mon Mandeville, que tu auras ta présidente. Elle saura tous tes exploits.

- Et je ne voudrais pas défrayer la chronique, car nous nous sommes mal entourés, c’est infernal quoi...

Was ?

Et Horbiger saute au colback de Mandeville, c’est cela l’infernal. Nous devons les séparer, car il frappe le bougre. Maubert et Sylvain éloignent mon lansquenet crochu de fort mauvaise humeur.

- Couché, Horbiger ! Couché !

- Touché, plutôt oui ! J’exige réparation, oui, j’exige réparation !

- Fa te faire foutre ! On a déjà payé les réparations de Verzailles ! Je fais t’envoyer en salle de réparation, ach !

- Tout de même, Gerold, vous n’aviez pas besoin de nous le ramener. Il va nous déconsidérer, votre ami, s’écrie d’Artagnan.

- Votre animal de compagnie, oui, plutôt... braille Mandeville.

Comme tu sais, lecteur, je n’ai pas beaucoup de tours dans mon sac. Les deux moscoutaires s’en vont donc la tête haute et sans plus attendre. Il y a longtemps que Drake, John Drake, n’est plus avec eux, et que de toute manière je ne supporte plus Mandeville, en dépit de sa pitre drôlerie. En pleine rue, la tête haute, il fait beau cet aprèm’, rappelle-toi... rappelle-toi qui d’ailleurs ? Ils s’en vont, mais ils me reviendront, quand ils seront fauchés. A moins que cette présidente... Qui est cette présidente d’ailleurs ? Nabookov me fait un signe de la main. Mon Dieu, serait-ce la... ?

C’est Mar del Plata qui prend la parole. Il a tout pour faire un bon guide de voyage, Omer del Plata. C’est un bon guide urbain qui va nous expliquer les changements opérés en profondeur à la surface de ce bas monde. Pendant qu’il parle, nous partons tous.

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20 mai 2011 - lien permanent
Guerre sous Marine, suite...
Don Juan : voyage autour de ma femme de chambre...
par Nicolas Pérégrin

Et si un homme couche et a commerce avec une femme, et qu’elle soit servante, fiancée à un homme, et qu’elle n’ait aucunement été rachetée ni mise en liberté, ils seront châtiés ; on ne les mettra pas à mort, car elle n’avait pas été mise en liberté.

Et l’homme amènera à l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation, son sacrifice pour le délit, un bélier en sacrifice pour le délit.

Lévitique, 19, 21.

Or donc, mon beau DJ, vous voilà en prison.
Et je vous dirai donc de vous faire raison.
L’Amérique, pays de toute liberté
Est surtout bien celui des grandes cruautés.
Le président, dit-on, vous avait conseillé
De ne vous trouver seul avec la mijaurée
Qui ne voudrait de vous ? D’ici peu, VHP,
Vous voyagerez tous avec votre balai,
En espérant que votre grand aspirateur
Ne trouble l’alarme de leurs ordinateurs...
Mais racontez...

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19 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Les conspirationnistes contre les conspirateurs, ou le peuple contre les élites
par Nicolas Bonnal

Hommage du vice à la vertu, les médias ne cessent de s’en prendre depuis « l’assassinat de Ben Laden » aux conspirationnistes. Enfin !

Inquiétude légitime des oligarchies au pouvoir ou préparation d’une plus dure mise au pas encore ? Il est trop tôt pour le dire. Ce qui est sûr, c’est que l’opinion publique qui n’avait déjà pas bien accepté - ou compris... - l’art moderne, le 11-Septembre, les crises de l’euro, les armes de destruction massive ou le printemps arabe, commence à se gratter la tête à propos d’un assassinat dont la seule preuve tangible est une photo des dirigeants (vraiment ?) américains devant un écran quelconque, en train de mater un court-métrage de violence suburbaine. On dirait qu’on ne prend même plus de gants pour se foutre de nous ; ou qu’on nous sait trop morts pour réagir, comme le pensait Philippe Muray.

Jamais les médias officiels, contrôlés un peu partout par l’Etat privatisé et cinq ou six fortunes, n’ont été aussi durs, aussi mensongers, aussi arrogants. Mais jamais aussi le "conspirationniste", c’est-à-dire l’homme de la rue avec une conscience n’avait eu autant la possibilité de s’informer marginalement et de se demander jusqu’où l’on peut se moquer de lui. Evidemment l’homme ou la femme de la rue peuvent s’intéresser à autre chose : le loto, le people, le prix des piscines.

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19 mai 2011 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
DSK, Mitterrand et les quarante violeurs...
par Nicolas Bonnal

J’avais prévenu mes lecteurs il y a une semaine à propos de l’histoire de la Panaméra : on ne refera pas DSK, le président affamé du FMI, et l’on n’a qu’à feuilleter le livre Sexus Politicus pour en avoir une idée...

On se souvient de l’apologue raconté par Orson Welles dans Mr Arkadin : le scorpion qui veut traverser la rivière, la grenouille qui se propose, mais à la condition de ne pas se faire piquer... le scorpion accepte bien sûr, mais finit quand même par piquer la grenouille. Les deux vont mourir, mais c’est le caractère, commente le scorpion philosophe... La femme de chambre ou le contribuable floué n’ont qu’à bien se tenir : on ne va pas se fâcher pour si peu ?

Il paraît que le président français avait lui aussi prévenu DSK : en Amérique, bastion du puritanisme le plus obtus, et surtout de la Common Law la plus déjantée, on ne badine pas avec le sexe (voyez Polanski, en attendant Assange)... Il est vrai qu’en France on peut plaisanter avec tout depuis la génération Mitterrand. On peut plaisanter avec le cul, on peut plaisanter avec le fric, surtout depuis qu’on a pris le contrôle des télés, des banques ou des tribunaux. On n’a plus à s’en faire.

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18 mai 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Déclaration d’humour : Anthony vole la vedette à Horbiger
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Mérida, au pied de somptueuses belles ruines romaines qui inspirent bellement grandement les élégiaques esprits poétiques (enfin, presque). Vingt siècles nous contemplent et surtout se font prendre en photo par des bataillons de touristes tétanisés par la présence de notre fou rire. Car Horbiger est entouré de son état-major de poètes vert-de-gris et de comiques ashkénazis. Maréchal Grommelle a ramené de Libye où il opère aux côtés de ses amis black panzers une plante carnivore. On l’interroge.

- Tu as revu ben Laden ?

- Il baigne dans une mare de sang.

- Oh, le pauvre. Encore ?

- Oui, il est dans la mer rouge.

- Les actions de la famille ont dû plonger.

- Oh, elle est jolie ta plante carnivore. Elle mord ?

- Non, elle attend que ça morde.

- Elle est intéressée par l’argent ?

- Elle a une peur bleue du billet vert. Mais elle a une dent en or contre les mâles.

- Elle est par-delà le bien et le mâle, alors...

- Offre-lui une brosse à dents Vuitton pour sa dent en or...

Celle-ci, la plante carnivore, ne porte pas de nom mais elle a un fichu caractère gras. Elle est d’ailleurs végétaryenne, avec un Y, car Horbiger a exigé ce "i" grec, en dépit des objurgations de Ravi Jacob qui l’a menacé d’un nouveau procès de Camembert, et qui a encore demandé que l’on décroche ces gousses d’Heil qui déshonorent son portail (les plus savants auront reconnu les mots de Jacky Gelin, aède des années 80...)

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18 mai 2011 - lien permanent
C’est à lire
Disraeli conspire dans le texte
par Ravi Jacob

Le livre de Umbero Eco le Cimetière de Prague a suscité une importante polémique tant sur le fond que sur la forme. Je l’ai déjà évoquée, je n’y reviendrai pas. Plus intéressante en revanche m’a semblé la question des sources, dont l’une toujours citée, mais jamais étudiée, est Disraeli. L’étude des sources me passionne de plus en plus : plus personne ne lit rien, et l’on ne fait que répéter ce qui a déjà été tambouriné par les médias même les mieux avertis. C’est ainsi que le printemps arabe, repris par les médias, est une expression inventée par ni plus ni moins que Benoist-Méchin, ancien haut fonctionnaire du gouvernement de Vichy qui voyait d’un bon oeil ce réveil laïc et nationaliste du monde arabe après la guerre. On y aura mis bon ordre depuis.

***

On sait que Benjamin Disraeli, juif sépharade converti, a été premier ministre de l’Angleterre, notamment de 1874 à 1880. C’est lui qui a posé sur la tête de la reine Victoria la couronne d’impératrice des Indes. Comme beaucoup de grands hommes politiques britanniques de l’époque (Bulwer Lytton, Ridder Haggard, John Buchan plus tard), il a écrit des essais politiques, ou des romans à clé où il confie ses secrets les plus cachés. On cite souvent Sibyl, sans donner la référence précise, mais c’est dans Coningsby que Disraeli donne le plus d’informations, plus précisément au chapitre XV. Je vais le citer en anglais, un anglais assez scolaire qui est celui de Disraeli, qui n’est pas Kipling. On ne me reprochera ainsi pas de trahir le grand homme en le traduisant !

C’est un juif espagnol réfugié en Europe du nord, et nommé Sidonia, nostalgique d’El Andalus, époque de prospérité et de grande culture, qui révèle tous les secrets. Il lui explique que l’hébreu est une exception en tant que race. Car il est « An unmixed race of a first rate organisation are the aristocracy of Nature. » Cela étant, Disraeli considère, pour reprendre les classifications de l’époque, que les juifs sont des caucasiens, comme les autres Européens. En Amérique du Nord, le "blanc" est dénommé caucasien d’ailleurs.

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17 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La Tradition et l’Angleterre des conservateurs initiatiques
par Nicolas Bonnal

Le dernier mariage royal aura montré au monde qu’en Angleterre la tradition, même médiatique, tient toujours. L’Angleterre a pourtant été la mère de toutes les innovations du dernier millénaire : le parlement, la démocratie, le capitalisme, la mondialisation colonialiste, le socialisme réformiste, la techno-science, le politiquement correct plus récemment, tout en est venu, pour le meilleur et rarement pour le pire (tout au plus pourra-t-on dire pour le plus médiocre). Mais le vieux pays éternellement évolutif a aussi évité les démons idéologiques de la modernité, le communisme, le fascisme, ou même l’antisémitisme idéologique qui est à la racine des deux mots évoqués. Il est demeuré conservateur, tory, comme on dit là-bas, en écoutant les sages recommandations de Disraeli à ses coreligionnaires. C’est en Angleterre que Hayek avait trouvé refuge et théorisé sa critique de l’Etat moderne omniprésent. Et c’est en Angleterre qu’Orwell ou Huxley avaient décrit les menaces qui pesaient sur les temps futurs : la liquidation de l’intimité sur fond de spectacle total et l’altération scientifique de l’humanité.

En même temps Old England a su préserver jusqu’à une date très récente les acquis, le confort, et l’humeur même de sa précieuse civilisation. Les gens de droite lui doivent ainsi la dernière musique classique, la dernière littérature d’aventures initiatiques, le dernier grand cinéma de spectacle. On citera par exemple l’immense Ralph Vaughan Williams, Delius ou Holst pour la musique, CS Lewis, Cooper Powys ou Chesterton pour la littérature, David Lean, Michael Powell ou même Ridley Scott pour le cinéma. Les amateurs rappelleront aussi les exceptionnelles séries british des sixties comme Chapeau melon, le Prisonnier ou bien sûr Amicalement vôtre, déjà recensé ici. Albion est ainsi ce dernier refuge, que j’avais décrit dans mon livre sur Tolkien, pour les conservateurs initiatiques, exception britannique entre toutes.

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17 mai 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Horbiger vire à droite et met le cap au Nord
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Tartessos, près du Guadalquivir. Et le chantier de fouilles est abandonné : on se croirait près d’un complexe immobilier espagnol.

Horbiger n’a pas digéré l’antépénultième épisode, celui où il en prenait plein pour son Stalingrad. Le virage à gauche de Pérégrin, proche en cela d’Alain Soral, qui défend la mémoire de l’ex-Union Soviétique, lui est apparu intolérable. Il a donc décidé de virer à droite et de mettre le cap sur le nord, pour se rendre en Hyperborée. La dernière blague de Maréchal Grommelle (« tu es un hyper goret, Horbiger »), lui est apparue insoutenable. Il s’en est exprimé ainsi dans les vers de gris suivants :

- Je ressens, messeigneurs, quelque incompatibilité
D’humeur, entre nos conceptions du monde.
Votre ironie feutrée, vos jeux de mots immondes
Ont navré ma patience et mis fin à l’été.
Trahi par l’humour noir de nos chemises brunes,
Je reprends mes distances, et mets le cap aux runes,
Ou pour mieux dire, au nord. Là-bas j’élèverai
Un beau temple au grand rire, une rime aux fureurs,
Et je dirai adieu à toutes les douleurs
Quand de mon ire sacrée s’élèvera le vrai...

Nous avons cessé de lire sa fureur verte. Le plus grave est qu’Horbiger a rompu avec Maréchal Grommelle, le fameux renard du dessert, et avec Ravi Jacob, le chinchilla flanqué des deux perruches ashkénazies Dr Chekyd et Mr Heil (autrement surnommées Sic et Ail ; certains, tant elles sont inséparables, les appellent Steven Sic Ail). Il est parti boudeur avec l’ara Petacci, toujours fidèle, bel ara bleu venu de l’enfer vert, et il a retrouvé le pingouin Steven Spitzberg avec qui jadis il conquérait la région Condor en compagnie de son vieil ami Pérégrin. Sans se déranger les méninges, il a modifié sa ménagerie car il s’est adjoint les services, pour ne pas dire sévices d’un léopard des mers, pour ne pas dire amer, et nommé Polémique Victor.

Polémique Victor contre Maréchal Grommelle, voilà qui nous promet de beaux duels verbaux dans les temps à venir !

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16 mai 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XVI - Les aristocrates à la lanterne
(Chapitre sans syntaxe au commencement)
par Nicolas Bonnal

Errions funestes et maudits, sous l’oeil fermé des paradis... parfois, voyions un poète envoûté ainsi : Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron, modulant tour à tour... mais je ne pouvions, nous ne pouvions vous éveiller lecteur. Ah Sibylle, ô lettre empoisonnée et comme source cillant...

Gros escalier, escalier de parking s’esclaffe Nabookov tout écoeuré. On n’est pas ici à l’abri des besoins, dit Horbiger en se bougeant le nez. On quitte l’enfer vert, le guide vert-de-gris des voyages patagoniques infernaux, on se retrouve tout enfermés dans une grosse boutique.

Amidst the hall of that infernal court...

Perdons nouveau les mots. C’est la terre. Sur elle on perd son mot, ses maux de terre, ou ben de tête, c’est selon. S’lon. On veille on vieillit et comme on peut, allons, on perd le ton. Rameau parti, hameau pâti, et le petit Littré aussi. Comment s’faire à cette usure, à cette affaire, quoi. Les ontres n’aident l’onge modit qu’elle a perdu c’mot là. Mais qu’on s’y fait.

Dans la nuit du tombeau toi qui m’as consolé...

Je me suis réveillé, je ne sais pas si c’est une bonne idée : j’aurais aimé une remontée fantastique ! Le premier que je vis, c’était Maubert qui veillait par là, dans l’antre des parkings. Car nous sommes remontés par sur terre voyons dans grand ventre parkng, praking, parking son, a sorti Mandeville finalement. La maladie de Parking-son frappe une personne âgée sur trois.

Nous y étions. Avec sa bonne tête d’ivrogne du grand air et sa barbe fleurie de trois jours, Sylvain nous secourut. Nous étions dans le plus grand parking couvert de la cardinale, pardon de la capitale. Nous n’étions pas vraiment sortis. On n’en sort plus comme ça de l’enfer. C’est en r’montant qu’on perd ses mots...

Je me suis senti d’un coup mieux, tatatsouin, non lecteur pas plus fou, tatata. J’y étais, et l’on me prévint aussitôt : et des specteurs partout, peut-être la sibylle qui investit la pièce, le parking pour ses placements. Peut-être aussi la vraie grande victoire, la place des...

Mon premier souvenir : Superscemo a demandé où il était l’Achéron, justement, quand notre cher Charon la garait, sa voiture. L’Achéron ! L’Achéron ! Dans l’attente le spetsnatz Siméon, un peu bien écoeuré, essayait d’avaler des tarantass dans ses magic toilets. Il échouait.

L’Achéron, c’était loin... Un cours couvert maintenant bien... Et des parkings partout. Orphée coincé garé dans les embouteillages.

Le fleuve des Enfers est bétonné ma foi.

Oh ! Il faut que je m’y fasse à cette remontée. J’en ai le mal de terre, ça vraiment. Boulevard du crépuscule ou bien rue du Grand Orient, je voudrais bien les voir mes chercheurs d’ennemi, mes chevaliers sauvages et tous ces dévoreurs d’espace, bien les circonvenir ces grands nombres entiers... J’y étais, je devais y rester.

Eh oui il n’y a plus que des parkings. C’est au-dessus que l’on construit les villes, c’est pour donner le change, pas mieux, c’est le cas de le dire. J’aurais aimé une remontée fantastique, et des adorateurs, et des adoratrices, on a perdu Rameau ? Où est Rameau ? Hors de l’enfer, point de Rameau ?

Juste des terres à conquérir. Du lebensraum, espace vital, et des soucis. Le savetier et l’immobilier, un vrai effet de serre. On y est presque, ah si j’avais pu avoir une remontée fantastique.

Maubert et puis Sylvain souffletant l’ange las : « C’est bon ? On peut commencer ? »

J’aurais aimé une remontée fantastique. Ouf je vais mieux. Ce qu’on en dit...

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13 mai 2011 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Marine, Goldman et la Panamera, ou la nation face au socialisme de marché
par Nicolas Bonnal

Pour l’instant, Marine Le Pen n’a rien à faire. Elle n’a pas besoin d’arguments ou de mouvements à exécuter, ses adversaires s’en chargent. Face à ses adversaires libéraux de gauche et de l’UMP, elle n’a qu’à laisser faire.

L’affaire de la Panamera de DSK l’a montré à bon escient, même si le patron du FMI et sa luxueuse épouse de TF1 n’ont fait qu’enfoncer une porte ouverte : on a le droit d’être de gauche et d’afficher avec arrogance un train de vie de milliardaire. Les médias ont fait semblant une nouvelle fois de redécouvrir ce qui était une évidence lors des années Mitterrand, l’alliance de la gauche et du gros fric. On se souvient de l’affaire Pelat, du scandale Elf, du rachat d’Yves Saint-Laurent, et j’en passe. On parlait encore de gauche caviar. On nous invitait à voter Tapie, l’increvable Tapie, qui roulait en Porsche lui aussi (une 959, à 1,7 million... de francs), traînait dans des yachts de grossium comme Bolloré, et venait se faire élire à Marseille ou ailleurs, suivant l’humeur des parachutes roses. Quitte à enfoncer une autre porte ouverte, je dirais même que le gros fric vote à gauche, qu’il a toujours voté à gauche. Il n’y a qu’à lire les magazines, notamment féminins financés par la fringue et les cosmétiques. La culture de droite est économe, elle thésaurise, elle est trop raisonnable pour la société de consommation et la mort à crédit, elle n’est pas assez libertaire, pas assez déjantée... N’est-ce pas, Galliano ?

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12 mai 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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