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L'après Libre Journal
C’est à voir
Entretien courtois avec Patrick Gofman sur Enquête&Débat

Le site Enquête&Débat a réalisé un entretien vidéo d’une vingtaine de minutes avec Patrick Gofman qui fait suite à sa prestation remarquée le 14 avril dernier dans l’émission "Ce soir ou jamais" de Frédéric Taddei sur France 3 :

Enquête&Debat : « Patrick Gofman, romancier-essayiste, a commencé son parcours politique à l’OCI, organisation trotskyste dont il a été exclu. Après avoir collaboré à l’Humanité, il est passé à la presse patriote, en tant qu’anti-libéral et anti-mondialiste. Sur Radio Courtoisie, il a collaboré au libre journal de Serge de Beketch, et en coup de vent à Novopress, l’agence de presse du Bloc Identitaire. Auteur de nombreux ouvrages, il vient nous présenter son dernier livre : Vengeances de femmes. A noter que Patrick Gofman a récemment été invité à Ce soir ou jamais. C’est l’un de ses rares passages à la télévision (en 30 ans de carrière). »

A noter également qu’Enquête&Debat a mis en ligne une "vidéo bonus" de 25 minutes dont l’accès est réservé aux souscripteurs du site. Sujets abordés avec Patrick Gofman : son livre Vengeance de femmes, le néo-féminisme et les femmes en général.

11 mai 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Les trois lanciers du Beng-Heil jouent au poker avec Gary (Cooper)
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Tartessos où Horbiger pratique des fouilles qui ne mouillent pas. Il est parti avec ses troupes déterrer des trésors de temps pliés, de ceux qui donnent des catarrhes. Pendant ce temps, Ravi Jacob et Mandeville jouent aux cartes avec maréchal Grommelle et le fantôme de Gary Cooper, dont on célèbre les cinquante ans de l’apparition. Le fantôme ne parle pas, mais sa haute présence se fait bien sentir dans l’atmosphère étouffante du printemps andalou finissant. On se croirait dans le Jardin du diable, un des classiques de Cooper, où c’est le paysage, sublimement filmé par Henry Hathaway et Milton Krasner, qui joue le rôle principal.

- Bonjour, Gary.

- Il est romain, Gary ?

- Il est américain. C’est le parfait honnête homme yankee du siècle dernier. L’idole des conservateurs initiatiques. On a calculé qu’il a rapporté au bas mot...

- Obama ?

- Silence, je donne.

- Il paraît qu’il était l’acteur préféré d’Adolf.

- De l’archéologue ? Adolf Schulten, celui qui découvrit Tartessos ?

- Non. Du dictateur. Il y a ceux qui enterrent les civilisations et il y a ceux qui les déterrent.

- C’est atterrant, ce que tu dis.

- C’était qui alors, l’acteur préféré du führer ?

- Clark Gable !

- Tu es incollable sur les goûts d’Adolf, Ravi Jacob. C’est ton Hitler ego ?

- Jeux de mots, jeux de vilains...

- Tu ne vas pas commencer à jouer ton Dr Mendele...

- Il paraît qu’il poursuit Horbiger sous la terre.

- Je croyais que c’était sous la mer...

- Il ne lui laissera que la peau et les eaux !

- Reprenons la conversation avec Gary Poker.

- Quel ton coupant !

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11 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Le triomphe posthume de Ben Laden
par Nicolas Bonnal

On ne serait pas à long à décliner la litanie des succès de Ben Laden.

Le premier, c’est qu’il a ruiné l’Amérique et aussi l’Europe, accélérant la prise du pouvoir économique et même politique par les pays émergents, jadis dits du tiers-monde. Les scandaleuses politiques monétaires des banquiers centraux, mises en place au lendemain des attentats, ont permis chez nous le triplement des prix de l’immobilier et la formation d’une montagne de dettes tant privées que publiques, par la suite d’une « politique accommodante », comme disent les irresponsables de nos gouvernements. Cette ruine occidentale a permis le triomphe des fonds souverains de la Chine bien sûr et aussi des pays arabes et du Golfe. Ce n’est pas le misérable hold-up sur les fonds libyens qui écartera l’évidence : nous n’avons plus d’argent, eux en sont comblés. La montée des prix du pétrole n’aura cessé aussi, sur fond d’insécurité et de terrorisme tant redouté, d’enrichir les spéculateurs et les pays pétroliers de la planète, où se recrutent la plupart de nos ennemis. C’est la famille Ben Laden qui a construit les infrastructures de La Mecque, dans les années 2000.

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10 mai 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Horbiger repêche ben Laden dans les secrets de la mer rouge-brune
par Nicolas Bonnal

Nous sommes au sud de l’Arabie dans la mer d’Oman. Horbiger navigue sur son boutre, qu’il a baptisé Touche pas à mon U-boot. Il est flanqué de SS117 et de Mandeville en pleine forme et de la brigade kascher, avec Ravi Jacob et les deux perruches Dr Chekyd et Mr Heil. Il y a aussi maréchal Grommelle qui boude, parce qu’il a le mal de mer. Le petit renard brun voudrait reprendre un peu de désert. Il voulait aussi baptiser le boutre autrement (c’est quoi un boutre, d’ailleurs ?).

- J’aurais aimé Henry de Manfred. Cela faisait mer rouge et cultivé, avec Byron.

- C’est qui bye, Ron ?

- Maréchal Grommelle, ta culture vert-de-gris, c’est fini !

- La culture aujourd’hui, ce sont les billets verts !

- Oh, on arrive vers l’île de Sonacotra !

- Tu veux dire, Mandeville, vers l’île de Socotra !

Le boutre fait cap vers une splendide île à cocotiers, nommée en effet Socotra, célébrée depuis des millénaires par les grands navigateurs atteints comme tous les poètes du vers solitaire. Le poète Anthony chante :

Eternel naufragé ! Enfant de la mer !
Tu vogues sur ses vagues berçantes loin de ta terre...
Personne à ton deuil, personne sur ton seuil amer !
Esseulé, tu as mis les voiles, la vie t’atterre.

Le ciel ocre voile le soleil endormi
Qui se lève et souffle les dernières étoiles ;
Telle la craie passée au buvard dégrade la toile,
L’aurore - pastel - s’étale et réveille les fourmis.

Mais l’équipage s’agite.

- Qu’allons-nous faire dans cette galère ?

- Tu veux dire dans cette île ? Mettre les voiles ?

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9 mai 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XV - Chapitre suivant. On sort du lot...
par Nicolas Bonnal

Résumé des chapitres précédents :

Nous sommes dans un monde incroyable. Un génie venu du ciel, anciennement conseiller des écrivains rebelles, revient sur terre pour voir ce qui s’y passe ; on lui confirme qu’effectivement il ne s’y passe plus rien, toute l’activité humaine étant dédiée à l’adoration non plus des dieux mais des maîtres carrés. Notre ange rebelle se fait des amis résistants, avec qui il combat et étudie le fléau postmoderne : des enfants mutants, des écrivains mécontents, des artistes de rue, des clochards terrestres, voire même des intrus ou personnages recyclés d’Ailleurs (les décors aussi d’ailleurs, tentes, bibliothèques, salles de bal...). Certaines de ses relations ont développé des armes secrètes pour résister à cette stratégie de la spéculation et tension. Avec eux, il descend aux Enfers où il constate que la spéculation immobilière, le surpeuplement et le bouleversement des règles traditionnelles de la morale ont aussi bouleversé l’ordre immoral des lieux et aussi les stratégies punitives mises en application par une bureaucratie invisible. De même, notre ange bizarre se fait de nouveaux amis dans ces lieux terrifiants, dont l’étrange et bizarre Horbiger.

Il s’agit maintenant de remonter des Enfers, alors que l’on a découvert qu’il n’y a plus trop de différence entre ce qui se passe à la surface et ici très bas ; sauf que l’on préfère en général passer une saison en enfer que dans un bas quartier des grandes métropoles. La suite du récit devrait montrer si cet ange peut fédérer des forces suffisantes pour combattre les maîtres carrés dirigés par Dieter, Morcom et la si belle Sibylle, et rendre l’âme de l’homme au romantisme musical, littéraire et sentimental ; ou si cet ange n’est qu’un imposteur, un prétendu ange justement, qui trompe son entourage avec de bonnes vieilles méthodes théâtrales. Heureusement, il est entouré de personnages qui valent peut-être mieux que lui et pourront prendre la relève au cas où notre héros et narrateur ne pourrait relever les défis et le gant. Mais n’anticipons pas...

***

Nous achevions nos emplettes, tandis que la marquise et les autres sortaient à cinq heures. D’Artagnan et Mandeville étaient allés voir un auteur paresseux, pourvu qu’il changeât la fin et même le début (d’Artagnan trouvant son entrée très maladroite), et même l’onomastique de son roman fameux. Ce maître était resté tel qu’il était, avec sa fière allure, ses favoris, son grand front noir et son génie sans trop bouillir. Il était entouré de nègres, ne voulait visiblement rien faire, sinon se battre en duel avec un collègue russe, un éminent contemporain qui avait plus mal terminé que lui sa course sur la terre. Je pus saisir cette étonnante conversation.

- Mais maître, faites..., commença d’Artagnan.

- Quoi ?

- La modification...

- Quelles modifications ?

- Ne soyez pas butor.

- Butor, moi ?

- Vous êtes l’omniscient narrateur...

- L’omnichiant narrateur ?

- Ca suffit, Mandeville !

- L’homme ni scient narre à toute heure ? ajouta notre regrettable ami (et pas regretté, tu verras mon lecteur).

- Vous voudriez que je remplaçasse mon adoré Porthos par ce redoutable imbécile ? ronchonna le vieux maître de la littérature des devantures, pardon d’aventures, et des capes et des pets.

Prrrrr...

- Maître, pleurnicha presque d’Artagnan, je vous prie... Ne vous méprenez pas...

- Je ne me méprends pas, je ne suis pas malappris moi. Il est inconcevable que je perde mon temps à réécrire mon chef-d’oeuvre. Changer de personnages ! Et d’abord, qui êtes-vous, Mandeville ?

- Un gentilhomme ma foi : je suis l’homme des ruches, le jeune libéral bien mis, bien fait de sa personne, fort en thème, doux de la gueule, bretteur bien redoutable, et baiseur patenté...

- Quoi ???

- Baiseur de bouches, baiseur de bouche !

- C’est la foi de son maître, ajouta d’Artagnan qui s’était bien repris. Mandeville m’a suivi, il roule les maîtres comme des tapis. Une vraie mise en plis !

- Que voulez-vous que j’y fasse ?

- Maître, philosophe que vous êtes, instruisez-moi, soutenez-moi ; j’ai besoin de savoir et d’être consolé.

- Consolé de quoi ?

- De mon malheur.

- Votre malheur fait rire.

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6 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Tolstoï, Gautier et le rôle eschatologique des journalistes et des médias
par Nicolas Bonnal

Ils nous entonnent, malgré nous, des jugements tous faits,
et nous préviennent contre des choses que nous aimerions...

La presse a fait élire Obama ; elle a encouragé la mondialisation et l’immigration, dénoncé les mouvements nationalistes ou populistes ; elle a crétinisé l’opinion avec le people ou avec l’humanitaire postmoderne ; elle a détruit l’industrie nucléaire et imposé le tout-pétrolier. Elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Elle reflète, notamment en France, les intérêts des quatre oligarques qui la contrôlent, et qui sont prêts à toutes les compromissions avec la gauche, « pourvu, comme dit Flaubert, qu’on baissât les impôts ».

***

Les grands esprits ont vite vu le danger, dès le début du XIXe siècle, quand il s’est agi d’industrialiser l’opinion publique et de la préparer à la sottise des temps actuels, où ce sont les choses qui bougent, et plus les êtres.

Dans Anna Karénine, Tolstoï décrit ainsi, assez drôlement, le rapport d’un bourgeois à son journal bien politiquement correct :

« Le journal que recevait Stépane Arcadiévitch était libéral, sans être trop avancé, et d’une tendance qui convenait à la majorité. Quoique Oblonsky ne s’intéressât guère ni à la science, ni aux arts, ni à la politique, il ne s’en tenait pas moins très fermement aux opinions de son journal sur toutes ces questions, et ne changeait de manière de voir que lorsque la majorité du public en changeait. »

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5 mai 2011 - lien permanent
C’est à lire
Umberto Eco et la conspiration judéo-maçonnique
par Nicolas Bonnal

Umberto Eco a renoué avec le succès éditorial, après deux décennies d’étiage. Son livre intitulé Le Cimetière de Prague s’est vendu à 650 000 exemplaires en Italie, et il semble qu’en France aussi son auteur puisse se frotter les mains. Le spécialiste du bestseller intello a retrouvé des couleurs ; il s’est même fait pousser la moustache !

Pourtant le livre, qui aurait dû s’intituler autrement, presque toute l’intrigue se déroulant à Paris, a soulevé des montagnes de critiques. Il reprend en effet les poncifs de la littérature du complot, et parmi eux l’inusable conspiration judéo-maçonnique, qui a troublé tant d’esprits au XIXe et au XXe siècle. On reproche à l’érudit italien la violence verbale de ses personnages, et d’avoir repris toutes les litanies antisémites sans se distancier suffisamment. Lui se drape dans la distinction entre scripteur et narrateur : on ne saurait lui attribuer la responsabilité des phrases de ses personnages. Cela semble aller de soi. Le héros Simonini, personnage à problèmes, participe au montage des Protocoles, et rencontre toutes sortes de détraqués.

***

Je donne ces citations extraites de la traduction chez Grasset de Jean-Noël Schifano :

« Les Juifs sont le peuple athée par excellence. Ils partent du concept que le bien doit se réaliser ici-bas, et non pas au-delà de la tombe. Ils n’oeuvrent donc que pour la conquête de ce monde-ci. » (p. 15).

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5 mai 2011 - lien permanent
Cinquième colonne
Le curé des Mureaux finance la construction d’une mosquée

L’association Notre-Dame de Kabylie regroupe des convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu’ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle. Ceux-ci déclarent sans détour « qu’il faut abjurer l’islam pour être chrétien », et considèrent comme « hérétiques [tous ceux] qui s’ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne ».

C’est dans cette optique que l’association dénonce - entre autre - le père Xavier Chavane, délégué diocésain du Service national pour les Relations avec l’Islam (SRI) et curé de la paroisse des Mureaux (diocèse de Versailles), qui a proposé à ses paroissiens de « mettre un euro de côté par jour pendant le carême » puis de faire don de la somme totale (soit 40 euros par paroissien) à la paroisse qui transmettra à la communauté musulmane pour « soutenir le projet de construction de la Mosquée Essalam aux Mureaux ».

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4 mai 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Horbiger et la charge de la brigade kascher
par Nicolas Bonnal

Résumé de la situation inactuelle :

Horbiger a été sacré tsar de la cinéphilie.

Nous sommes pourtant à la veille d’une grande bataille des mots, où Horbiger a le rôle principal, flanqué de son compère maréchal Grommelle et de l’ara Petacci. Les trois constituent une avant-garde initiatique et renversante nommée par la crique des propres aryens les trois lanciers du Beng-Heil. Les chevaliers du Beng-Heil attendent une charge tant redoutée, comme en Crimée et châtiment, celle de la brigade kascher, proche de celle menée de main de maître par Errol Flemme dans la grande tradition robin hollywoodienne. Horbiger lui se prend pour Gary Poker qui, on le sait, était l’idole du fou rire et l’acteur de Peter et personne. Il luttait contre Mohammed Khan et non contre Mohammed Kahn, comme voudrait un pointilleux Grommelle.

Mais le chevalier de Mandeville n’a pas tout compris. Car c’est à qui fera la meilleure réplique cinéphilique et non cynégétique. On aura ainsi droit à la prisonnière du dessert, aux contes de la rune vague après la pluie, au courroux aux abois et l’homme qui voulut être moi, dont on ne veut pas entendre parler. On évoque aussi la naissance d’une notion et surtout le diabolique docteur m’accuse, dont on reparlera un jour.

Face à eux, donc, face aux trois lanciers du Beng-Heil, dans cette noble guerre hauturière et cinéphilique, on retrouve la brigade kascher de notre cher chinchilla Ravi Jacob (à l’heure qu’il est Mandeville ne donnerait pas cher de sa fureur, pardon de sa fourrure), flanqué aussi de ses deux perroquets ashkénazis. Car Ravi Jacob a secoué les chaînes de Jacob et de son combat avec la mésange. Horbiger est furieux qu’on lui ait retiré la jouissance plénière du chinchilla et il menace de plumer les psittacidés.

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4 mai 2011 - lien permanent
Derrière l’écran
Joe Mankiewicz, le dernier aristocrate
par Nicolas Bonnal

La mort de Liz Taylor, la poupée tuméfiée et momifiée de l’ère spectaculaire, aura permis aux journalistes de rappeler le titre de ses deux meilleurs films, Soudain l’été dernier, et Cléopâtre, dont j’avais parlé il y a quelques mois, sachant la mort de l’actrice prochaine. Les deux sont l’oeuvre d’un même maître, Joe L. Mankiewicz, l’aristocrate officiel du tout-Hollywood, l’Européen en exil, sans doute même le plus grand dialoguiste de tous les temps, auxquels seuls les auteurs grecs ou même Shakespeare peuvent être comparés.

Mankiewicz était né de parents juifs allemands immigrés à la fin du XIXe siècle. Son frère Joseph, presque aussi doué, fut avec Welles le scénariste de Citizen Kane. Lui-même s’illustre dans le théâtre dont il maîtrise miraculeusement la technique, les arcanes et les mots. Sa carrière commence à trente ans ; Mankiewicz tourne le dos aux grands maîtres comme Walsh ou Ford. Il est le cinéaste de l’intérieur, un éclaireur de l’âme. On ne l’imagine jamais dans un décor naturel. Le monde est son esprit.

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4 mai 2011 - lien permanent
Nouvelles du Front
Marine le Pen et la classe ouvrière française
par Nicolas Bonnal

Deux sondages viennent renforcer l’image de présidentiable de Marine Le Pen : d’une part elle entre dans le groupe des cent personnalités les plus importantes de la revue Time Magazine, devenant une des femmes les plus importantes du monde, et dépassant même le lamentable Obama : d’autre part elle passe à être, d’après le Journal du Dimanche, la candidate rêvée de la classe ouvrière française, avec 36 % des voix, balayant l’oligarque DSK ou les petite-bourgeoises du parti socialiste. Et les médias de s’interroger, comme toujours, comme le chien Ran-tan-plan.

Cela fait longtemps que la classe ouvrière vote pour les Le Pen, et je vais expliquer pourquoi. Cela fait aussi longtemps que l’on explique délicatement que ce parti « fascisant et barbare » qui apporte des réponses fausses à toutes les questions ne peut que séduire les classes défavorisées du côté du portefeuille et de l’intelligence. Les masses ne comprennent pas les subtilités de l’euro, des privatisations et de l’immigration forcées. Il faudrait un jour le leur expliquer ! On ne l’a pas bien fait, mais en vérité on sait que le vote FN n’a pas trop dérangé jusque là le système (ou malencontreusement, en 2002). Il se pourrait que cela change en 2012.

***

En vérité les masses ont très bien compris une chose : la classe ouvrière était destinée à être remplacée ou annihilée dans le cadre de la société liquide, et elle était censée se taire et fournir silencieusement des cohortes de servi, de néo-esclaves de type anglo-saxon à la société postindustrielle. Souvenons-nous de 1979, et de l’affaire de Montigny-lès-Cormeilles. Des immigrés sèment la désolation dans une banlieue, et le maire communiste Robert Hue envoie les bulldozers. Tollé à gauche, à droite, tollé chez les nouveaux philosophes. J’en discute alors avec une vieille tante communiste et enseignante qui défend, elle, le parti, parce qu’il faut défendre la classe ouvrière !

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3 mai 2011 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Bilan d’Obama et de la société multiraciale
par Nicolas Bonnal

Donald Trump aura au moins eu un mérite : contraindre Obama à montrer son certificat de naissance. L’ex-flambeur des années Reagan, aventurier de l’immobilier, des casinos d’Atlantic City et de Las Vegas, plusieurs fois en banqueroute personnelle, n’a certainement pas de leçon d’éthique protestante, comme disait le vieux Max Weber, à donner au monde : mais il fait plier le Mister president comme personne ; et il l’a fait plier là où ça fait mal, et surtout là ou ça fait mal à la société canaille qui l’a mis en place, la société multiraciale. On peut hurler au racisme, bien sûr. Tant que l’Amérique ne sera pas en cessation de paiement, on pourra le faire. Mais après ? La base de la logique totalitaire est de préférer perdre sur le terrain de la réalité que sur celui des idées.

On aura au moins appris une chose en lisant bien le certificat : le père et la mère de l’océanien (je joue sur Hawaï, et aussi sur Orwell) ne faisaient rien au moment des faits... Lui était vaguement étudiant dans les îles, à vingt-cinq ou vingt-six ans passés, elle était mineure (elle est née en 42, l’olibrius en 60, calculez) et ne faisait rien. Puis elle a quitté son amour de jeunesse pour un autre encore plus exotique en Indonésie. On était dans les années 60, tout le monde se foutait déjà de tout, en Amérique ou ailleurs. C’est pour cela que l’on dit que la race du président est africaine : qu’est-ce que cela veut dire ? On ne sait pas que le tiers des africains ne sont pas des noirs ? Black à part, il faudra un jour reconsidérer cette insulte à l’intelligence et à l’évidence. Et s’il faut nier à ce point la race noire du père, pourquoi imposer des programmes de discrimination positive ?

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3 mai 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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