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L'après Libre Journal
Horbiger et la guerre sous Marine
A Tartessos, Horbiger en prend pour son Stalingrad
par Nicolas Bonnal

Nous sommes remontés d’une excursion en terre creuse avec le führer d’Andalousie, un vrai guide de voyage. La guerre souterraine, c’est très bien, mais la guerre sous Marine, c’est mieux. Il est bien joyeux, Horbiger, car les pluies abondantes ont meurtri la semaine feinte et chassé les touristes, et même compromis la récolte de blé, ce qui nous garantit une bonne petite inflation supplémentaire. Il y a tout de même de quoi se faire du mauvais temps avec ce mauvais sang, comme dirait Mandeville.

Nous sommes le 20 avril, ach...

Ce soir nous assistons à une projection du bon film teutonique, Stalingrad, qui a l’art de mettre notre guide en fureur, même si Ravi Jacob, Mandeville et Maréchal Grommelle sont en pleine forme. On attend l’imminente arrivée de Pérégrin et son épouse Tatiana, qui ont chanté de la musique pope avec un jeune poète serbe prénommé Anthony ; poète serbe d’expression française et non poète français d’expression acerbe. Il chante :

Dans l’antre la plus insalubre,
Noircie de mal et lugubre,
Un sentiment aspirant à l’indicible,
Parfois, s’extirpe de ses racines irascibles.

Les incrédules bâtissent leur propre temple,
L’agrémentent d’un bassin et s’y pâment.
L’âme sommeille, bercée par le balancement des palmes,
Par-dessus cette idole, le Malsain les contemple.

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2 mai 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La prolétarisation des millionnaires (en euros)
par Nicolas Bonnal

En octobre dernier, on apprenait la bonne nouvelle grâce à la Tribune de l’économie, qui n’a pourtant rien d’un quotidien du peuple : la France était le pays d’Europe le plus doté en riches, et ce en dépit de son communisme présumé de l’hexagone(1). Elle comptait 2,2 millions de millionnaires, loin devant la Grande-Bretagne, pourtant paradis fiscal du Richistan, et l’Allemagne, unique puissance industrielle du vieux continent. Avec 9 % de la population de riches pour 1 % de la population mondiale, le Sarkostan n’était précédé, et de peu, que par le Japon, deux fois plus peuplé, et par les USA, cinq fois plus peuplés, et dotés eux d’une population de vrais misérables maintenant. Ce n’est sans doute pas par hasard que la ploutocratie française est apparue sur la scène mondiale : convaincus d’être un pays révolutionnaire et communisant par les médias et les politiciens, les Français ont laissé en réalité se constituer une bonne caste de riches. La hausse de l’euro ou de l’immobilier (c’est une et même chose) a bon dos. En réalité depuis Jospin-DSK et surtout depuis Raffarin, tous les gouvernements hexagonaux n’ont de cesse de favoriser les plus privilégiés, au nez et à la barbe du fantôme du pauvre Georges Marchais...

Je dois cependant souligner une chose : j’ai parmi mes amis un bon nombre de ces 2,2 millions médiatiques qui devraient être convaincus d’être sur le toit du monde ; et donc euphoriques. Mais ils ne le sont pas. Voyons pourquoi.

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2 mai 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XIV - Tartarie et barbarie
par Nicolas Bonnal

Je cheminais ainsi torche en main dans un antre énorme, à la tête de ma petite troupe armée jusqu’aux yeux, et devisant avec Nabookov. Ce dernier m’expliquait les modifications morales et éthiques qui s’étaient opérées sur sa bonne vieille terre depuis deux siècles, et qui avaient ainsi bouleversé l’ordre dominical et infernal. L’enfer avait certes gardé sa dimension abyssale et irréelle, pour reprendre l’expression d’un auteur célèbre à propos des nazis que j’avais vus, mais il s’était lui aussi adapté, modernisé, transformé. On avait liquidé les vieilles lunes de la gourmandise, de la luxure ou de la paresse, et on avait condamné surtout la colère, la violence, et le non-respect des droits de la personne dite humaine. On avait aussi condamné les fumeurs, le grand rebelle et bien sûr les bons croyants. L’Enfer avait suivi et s’était transformé en conséquence. Pourquoi et dans quel but ? Après tout, l’Enfer aurait pu infirmer les choix terrestres. Mais Nabookov ne savait pas. Il me dit que l’Enfer n’avait plus rien à voir avec celui de Dante. Maintenant on y mettait le soldat serbe mais pas le spéculateur humanitaire, qui arme des bras, déclenche des guerres, mais célèbre les si fameux droits du monde et de l’homme à disposer d’eux-mêmes. Le spéculateur humanitaire est la figure clé de la Fin de l’Histoire, ajouta Nabookov, mon cher lecteur (et moi qui vais repartir au Ciel, je te prie de bien considérer ces propos comme siens, non comme miens), et c’est lui qui va déclencher des cataclysmes financiers, démographiques ou autres, sans que personne n’y trouve rien à redire, comme ma triste expérience avec l’atroce sibylle fausse me l’avait bien démontré.

C’est pourquoi, en tout cas, poursuivit-il au style indirect, pendant que la petite troupe nous suivait et que les gavnuks tentaient de capturer des bébés balrogs, nous avons assisté à un renversement des valeurs, Umwertung aller Werte, grommela Horbiger qui s’intéressait aussi à notre petite conversation, mais n’interféra pas plus. Et l’on entasse aux Enfers des gens dont on n’aurait su que faire jadis : les intolérants, les indifférents, les non engagés, les non-ONG, les hommes et les femmes (mais surtout les hommes, les Enfers sont pleins d’hommes) de mauvaise volonté, les égoïstes, les fumeurs (toujours eux) et tous les inadaptés. Il y avait eu d’autre part une explosion démographique depuis deux siècles, c’est-à-dire depuis ma dernière venue (ma dernière descente, devrais-je dire, quand je pense à la terre). Et d’un milliard, nous nous étions devenus sept, dont très peu d’Ubermenschen, ajouta en sourcillant Horbiger (Nabookov ne sourcilla pas). Il y a sept milliards de tout, mais plus un Beethoven, plus un Bruckner, plus un von Braun... Dans cette configuration il était normal que l’on spéculât sur l’avenir. On ne savait si les lubies de l’humanité nouvelle allaient se perpétuer, précisa Nabookov. Et il fallait donc prendre des positions ou spéculer sur des futures. On se mettait ici à acheter et vendre du terrain, ici comme là-haut, on délocalisait, on déportait, on soumettait les populations à de fréquents transferts.

Cela, je le savais déjà, merci Nabookov. Mais étions-nous si sûrs de cette inversion des valeurs ? Si les populations du haut devenaient aussi rétives au mal, aussi soumises à cet empire du Bien, aussi peu résistantes au nouveau pouvoir des maîtres (carrés), n’allions-nous pas au contraire vers un Enfer de plus en plus vide, et un paradis bien trop plein (je ne vais jamais au paradis, lecteur, il ne faut pas m’en vouloir...) ? Et cet enfer bien vide, ne faudrait-il pas un beau jour le remplir, comme le Kamchatka ou la Patagonie ?

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29 avril 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Comprendre le cheval de Troie
par Nicolas Bonnal

Cela me conduisit à croire que les nations chrétiennes
finiraient peut-être par subir quelque oppression pareille
à celle qui pesa jadis sur plusieurs des peuples de l’Antiquité.

Tocqueville

La leçon du cheval de Troie, c’est que la mise à mort d’une civilisation est toujours volontaire : l’ennemi trouve des collaborateurs et des anges exterminateurs à l’intérieur de nos propres murs. Il y a quelques veilleurs que l’on bat de nuit (caeduntur vigiles, écrit Virgile, le bien-nommé en l’occurrence), quelques hommes de main décidés et l’affaire est faite. L’affaire est faite parce qu’elle a déjà été gagnée la veille, parce que Troie, décidément, a eu envie, a eu besoin de mourir. Elle s’est trop longtemps battue. Elle s’offre à une idole.

Le cheval est une offrande aux dieux ; et toujours il y a un sacrifice humain qui précipite la chute des murs. La foule troyenne prend peur et se dit que Laocoon, avalé par le serpent avec ses enfants, a bien mérité son sort : n’a-t-il pas défié les puissances ? J’aime cette idée que la peur s’insinue (Enéide, chant II, vers 228-245) comme une sueur par les poitrines.

Per pectora cunctis insinuat pavor
et scelus expendisse merentem Laocoonta ferunt.

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28 avril 2011 - lien permanent
Derrière l’écran
Victor Fleming, Jeanne d’Arc et le cinéma
par Nicolas Bonnal

Qui connaît Victor Fleming ? Il fait partie de ces cinéastes de studio qui ont eu leur importance en leur temps, mais qui n’ont su vendre leur image, comme Hitchcock et presque tous ses successeurs de la Nouvelle Vague (qui ne l’avait pas pris comme modèle par hasard). Humble professionnel qui avait commencé comme chauffeur de taxi, Victor Fleming avait gravi un à un tous les échelons et était devenu un des grands directors hollywoodiens de l’âge d’or, à l’âge des John Ford et autres Michael Curtiz. Il réalisa Autant en emporte le vent sous les ordres de ses producteurs, dans des conditions exceptionnelles ; et son merveilleux magicien d’Oz, parabole si vive sur le monde moderne, l’enfance, et, paraît-il sur le bimétallisme (la question va redevenir d’actualité).

Mais Fleming est aussi, est surtout un auteur chrétien : il met en scène les merveilleux Capitaines courageux, d’après Kipling, qui conte sans effets spéciaux une navigation hauturière et une histoire d’amitié entre un marin portugais (brillant Spencer Tracy, moins bougon qu’à l’habitude) et un fils de riche, enfant mal élevé mais prometteur. Grand directeur d’enfants, ce qui est un signe de spiritualité élevée, Fleming se surpasse aussi dans l’Ile au trésor, avec l’inoubliable Lionel Barrymore. C’est le cinéma de l’âge d’or, qui semble ne coûter aucun effort aux créateurs comme aux spectateurs. On est dans l’ambiance des mystères du moyen âge. N’importe lequel des ces films tiendra plus l’épreuve du temps que tous les navets en 3D de Tim Burton.

Artiste anonyme et maître d’oeuvre, Fleming fait presque penser à un architecte de cathédrale ; ou même, par son nom, à un peintre flamand. Le cinéma était du reste la cathédrale gothique du XXe siècle, que ce soit en Europe ou en Amérique ; et ses meilleurs réalisateurs ne se prenaient pas pour des auteurs. Ils s’effaçaient devant leurs oeuvres.

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27 avril 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Benoît XVI et les Katholik parks
par Nicolas Bonnal

Il y a un moment où l’on croit que l’on peut encore changer le monde, le métamorphoser, en ralentir la course folle. Car on a peur sinon de se montrer égoïste, de tourner le dos au réel, de ne pas assez lever sa coupe de champagne en l’honneur de la république ou de la démocratie-marché mondialisée.

Les récentes décisions de l’assemblée et du sénat de droite concernant l’eugénisme ou la culture de l’être humain comme semis ou pièce de rechange précisent le débat. Jamais une société, jamais des pouvoirs, même plus occultes d’ailleurs, n’avaient à ce point défié le divin, le vivant et l’humain. Pour eux nous sommes des machines, ou de la volaille en batterie. Il vaut mieux le savoir et en prendre son parti. On peut toujours espérer mieux. Mais, comme le rappelle Soljenitsyne :

« Nous avons tendance à attendre les instructions d’un monarque, ou d’un guide, ou d’une autorité spirituelle ou politique ; or, cette fois, il n’y a rien, personne, que du menu fretin qui s’agite dans les hautes sphères. »

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22 avril 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
XIII - Une descente de bière
par Nicolas Bonnal

Nous arrivâmes grâce à Icare, éternel malchanceux, éternel fils à son père, au club allemand dont j’ai parlé, lecteur. C’était un espace très beau, plein de grands lacs et miradors, une forêt de type tyrolien, mais en plus grand. L’inspiration en était d’ailleurs argentine, et il s’appelait Bariloche, puisque c’est dans ce hameau montagnard des Andes sud-américaines que les derniers des nôtres avaient vécu, me confirma mon sage ami. Il m’apprit aussi que les forêts existent en Enfer, qu’elles sont recommandées même, et que Bariloche était certainement une des colonies les mieux gérées de l’endroit.

Cette vallée est maudite d’une malédiction éternelle. C’est ici que seront rassemblés tous ceux qui se servent de leurs langues pour blasphémer Dieu, et qui ouvrent la bouche pour maudire sa gloire. C’est ici qu’ils seront rassemblés, c’est ici que sera leur demeure.

Nous nous assîmes dans un des plus beaux endroits que j’ai vus sous la terre, et Horbiger commanda un schnaps, me laissant la responsabilité de commander un casillero del diablo, vin chilien renommé. Puis il bourra sa pipe et me parla. Imagine-toi ce dialogue avec un fort accent tudesque, mon lecteur préféré qui va te raréfier...

- L’enfer est donc bourré d’Allemands... c’est à cause de la dernière guerre européenne, que pourtant les démocrazies nous ont déclarée... Z’est injuste. Nous devions nous défendre sur trois fronts, de l’est, de l’ouest et du sud... Alors vorzément nous afons tu tonner quelques grosses claques.

- Ce qu’on m’a dit surtout, c’est que vous aimiez la guerre...

- Et alors ?

- Et que vous vouliez fonder un empire...

Und... ? Tu fas nous rebrocher l’embyrrhe ? Une bière pour mon embyrrhe, une bière pour mon embyrrhe !

La brasserie s’agitait. On entrait, on sortait, on saluait, souvent en uniforme. Tout était propre et bien léché, collet monté. Une Fräulein bien teutonique vint nous servir à boire. Cette blonde cybernétique et pudique me rappelait quelqu’un... Horbiger, aussi convivial qu’incontestable, trinqua avec moi.

- Bière et paix !

- Très drôle ! Bière et paix !

- Donc, mon kamarad, je te disais Weltkrieg... Dans notre Allemagne, on ne saurait le nier, ce fut à chaque guerre un sentiment exalté, un enthousiasme historique, une explosion de joie, l’évasion hors de la routine quotidienne, un élan vers l’avenir, un appel au devoir et à la virilité, bref, une fête héroïque. Scheisse ! Il y a une mouche dans cette bière ! Meine Frau !

Que diable allait-il faire dans ce bunker ?

La beauté blonde revint, dont il s’avéra qu’elle était effectivement de ma connaissance. Tu auras sans doute déjà reconnu ma fort habile amie, Fräulein Von Rundfunk, la prête à tout pour approcher son idole. Je fis les présentations : elle s’exprima rapidement dans le très autrichien patois de mon commensal, et dont je ne fais usuellement mes choux gras. Il ressortait toutefois qu’elle voulait voir le grand inventeur, le zaluer, et voir aussi Von Braun, le zaluer et présenter sa merveilleuse invention, le Staubsauger Golem 2, Staubsauger désignant la merveilleuse invention dont je t’ai déjà parlé tant de fois, ô cher et si rare lecteur !

Avis au lecteur : dorénavant on appellera l’aspirateur un Staubsauger.

Horbiger écouta, fit la moue ; je crus distinguer une certaine misogynie dans ces propos. Puis il continua comme si de rien n’était :

- Ici donc, j’écris mes mémoires.

- Vos mémoires ?

- Il y a maints chapitres : l’an prochain à Berchtesgaden...

- Vous voulez dire rire... pardon, vous voulez dire l’an dernier à Marienbad !

Nein ! L’an broghain à Berchtesgaden...

- Très bien, très bien... et aussi ?

- Le manuscrit trouvé à Stalingrad... Oh, un ami ! Folhumour, viens ici, Folhumour, Meine Freunde, komm hier ! Ecoute ces bons verres, pardon ces bons vers :

Péninsule acérée, île Stuttenkammer ;
Dans la glace et le feu du canal et du fjord
Règne la loi d’airain : ne survit que le fort.
C’est le dédale froid de ces glaciers panzers.

Au milieu des pétrels et des skuas tueurs,
J’ai fondé en forêt tout un ordre majeur,
Chevalier teutonique au songe de fureur,
Pendant qu’un albatros célèbre en haut les coeurs.

Nos refuges guerriers, ivres d’un siècle pur,
Combattant l’inertie, élèveront l’humain
Vers les ponts infinis de gel et d’air marin
Qui feront du condor un soldat du futur.

Sieg !

- Aïe !

- Ce jour-là...

- Il ne fera pas un temps à mettre un con dehors !

- Un condor ?

- Ach ! On fait un bras de fer ?

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21 avril 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La révolte islandaise et la finance anglaise
par Nicolas Bonnal

Les nations se sont irritées, et votre colère est venue,
ainsi que le moment de juger les morts,
de donner la récompense à vos serviteurs, aux prophètes,
et aux saints, et à ceux qui craignent votre nom,
petits et grands, et de perdre ceux qui perdent la terre.

Apocalypse, 11, 18.

Il y a trois ans la finance mondiale s’écroulait. Le monde en aurait pu être durablement débarrassé si les états des démocraties occidentales n’avaient pris sur elle de supporter le nouveau fardeau de l’homme blanc, la dette immonde des marchés. J’ai déjà rappelé que pour Marx cette dette publique est sciemment créée aux temps modernes, comme toutes les bonnes maladies, qu’elle est là, accessoirement pour ruiner des pays, surtout pour enrichir les brasseurs d’affaires et les loups-cerviers de la finance. Lord Bolingbroke ne pensait pas autrement. Evidemment, avec le passage à l’euro et la guerre en Irak (la guerre à trois billions, comme l’a appelé le prix Nobel Joseph Stieglitz), on faisait exploser les déficits publics et le père Ubu se frottait les mains, à Londres ou à Wall Street, et on l’entendait dire : De tous côtés on ne voit que des maisons brûlées et des gens pliant sous le poids de nos phynances... Allons, messeigneurs les salopins des finances, voiturez ici le voiturin à phynances.

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20 avril 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
L’affaire d’Avignon, Pinault et le réveil de la mule du pape
par Nicolas Bonnal

« De telles histoires sont excellentes
pour exaspérer les imbéciles et rafraîchir
l’imagination des bons chrétiens
 ».

Léon Bloy

On aurait voulu y être : assister à la croisade artistique de l’archevêque d’Avignon, cité des papes tout de même, et de 500 « cathos intégristes », comme dit Libération, qui sont rentrés dans le ventre encore fécond d’où à surgi la bête immonde de l’art postmoderne ; on aurait voulu voir cette mise à sac de l’oeuvre dégueulasse, prénommée "Christ pisse", je crois, et qui était entourée d’autres oeuvres dégueulasses, toutes destinées à insulter le christianisme pour enchanter les critiques d’art et les spéculateurs. Comme l’a dit l’archevêque, on ne mêlerait pas le Coran avec des excréments : alors pourquoi le crucifix ou la vierge Marie et l’enfant Jésus ? A-t-on affaire à des fous, a-t-on affaire à des couards tout de même...

Le problème n’est pas bien sûr qu’un artiste toqué ait accompli ce forfait. Cet incapable n’a fait qu’illustrer le problème inhérent à l’art contemporain (et non moderne), qui n’a plus rien à dire depuis Duchamp (la pissotière) ou Malevitch (carré blanc sur fond blanc), c’est-à-dire depuis cent bonnes années : on veut choquer le bourgeois, tout en ayant pas compris que c’est la bourgeoisie qui finance et adore et promeut ces ordureries (relire le penseur protestant Ellul, exemplaire à cet égard). Le problème est que l’on expose cet artiste et qu’on le promeut, et qu’on le défend en invoquant le génie, à la manière de ces mutins de Panurge dont se moquait si bien Philippe Muray. Le problème est bien lié à François Pinault, le riche honteux qui encense à Venise ou Avignon les opus dont il a rempli ses poubelles.

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19 avril 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Les leçons de l’élection péruvienne
par Nicolas Bonnal

Le Pérou est certainement un des pays au monde les plus fascinants, pour des raisons tant géographiques qu’historiques ou même climatiques ; il est aussi un des plus agréables à vivre. J’y ai passé plusieurs années, d’une manière intermittente, aussi me sens-je un peu concerné par la question de la présidentielle. Je la trouve intéressante à plus d’un titre, même s’agissant d’un état méconnu de nos chancelleries, au PNB des plus modestes. On va savoir pourquoi.

***

Tout d’abord le Pérou est un pays modèle. Il a depuis longtemps terminé avec le terrorisme du sentier lumineux comme avec l’inflation. Le budget est excédentaire comme dans tous les pays de l’Amérique latine, devenue infiniment plus sérieuse que les grossiers qui la grondent, fussent-ils états-uniens ou européens. La balance commerciale est aussi excédentaire, car, contrairement aux USA ou à la France, le Pérou comme l’Amérique du sud ont quelque chose à vendre ; en quelques années, de Piura à Arequipa j’ai vu d’impressionnants progrès qui d’ailleurs n’ont pas défiguré le pays. Face à la débâcle américaine qui se confirme, on essaie ici comme ailleurs de soutenir le dollar en en achetant beaucoup.

La vie politique est intéressante au Pérou car la presse y est beaucoup plus libre qu’en Europe ou bien sûr en France. Les journaux sont des entreprises commerciales, non des distributeurs de bonnes ou mauvaises nouvelles entre les mains de quelques oligarques ou marchands d’armes.

La campagne présidentielle, le président socialiste sortant, d’ailleurs très bon, ne se représentant pas, oppose trois candidats passionnants.

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19 avril 2011 - lien permanent
Horbiger et la guerre sous Marine
Tradiland : Horbiger fait un grand blond en avant
par Nicolas Bonnal

Nous sommes dans un des petits royaumes du Tradiland ; de bons nationalistes et de preux chevaliers ont fondé une école à la lisière d’une forêt de hêtres. Hêtre ou ne pas hêtre, telle est la question, comme on dit toujours. Horbiger est en compagnie de SS117 et de Mandeville, ce dernier toujours présent pour déformer les propos de nos chapeaux gaillards... On a remonté de bonnes vieilles rivières bien françaises en sous-marin d’eau douce, et on est arrivés dans un comté bien initiatique en vérité. Comme c’est l’heure de l’école buissonnière, nos aventuriers de l’arche perdue se voient entourés d’enfants peu bigarrés. Horbiger se met d’ailleurs à les compter, pendant que Pérégrin cherche quelque histoire à leur raconter...

- Deux-cent-trente-deux, deux-centre-trois...

- Deux sans trente-trois ?

- Silence, Mandeville !

- Deux-cent-trente-quatre, deux-cent-trente-cinq...

- Mais que fait Horbiger ?

Avec Marine, France, prends le large !

- Je compte les blonds aux yeux bleus ! Deux-cent-quarante-deux, deux-cent-quarante-trois...

- Mais Horbiger, mais c’est très mal ! Tu ne dois pas...

- Tu veux peut-être que je compte les chemises brunes ?

- Très drôle !

- Ou les chemises noires ?

- Pas ça non plus, Orbi, mais au moins les chevelures brunes.

- Les Schönbrunn ?

- Mandeville !

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18 avril 2011 - lien permanent
Fidèle au poste
Apparition miraculeuse de Patrick Gofman sur France 3

Patrick Gofman était invité ce jeudi 14 avril dans l’émission "Ce soir ou jamais" de Frédéric Taddei sur France 3, pour présenter la réédition de son livre "Vengeances de Femmes".

Voici comment est présenté notre ami sur le site de l’émission : « Ecrivain atypique, [Patrick Gofman] a naguère milité à l’Organisation communiste internationaliste, avant de se rapprocher du Front national. Après avoir été secrétaire de rédaction du Libre Journal de la France Courtoise de Serge de Beketch, et assisté ce dernier sur Radio Courtoisie jusqu’en 2007, il a depuis lors rejoint la rédaction du site identitaire Novopress et du journal royaliste Aspects de la France. Il est l’auteur d’une dizaine de livres, parmi lesquels Les Blondes préfèrent les cons, coécrit avec Pierre Marcelle, ou Coeur-de-Cuir, dans lequel il raconte son expérience trotskiste. Son dernier livre, Vengeances de femmes, vient de ressortir à l’Atelier Fol’Fer. » (c’est nous qui soulignons).

Ci dessous un extrait où Patrick intervient dans la "revue de presse" dont l'un des thèmes du jour est « faut-il pénaliser les clients des prostituées ? » :

Pour voir l’émission en entier, c’est ici.

15 avril 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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