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L'après Libre Journal
L’humeur de Patrick Gofman
"Victory to Gadaffi!"
(c)SIPA - Avec les Verts mettons le Japon dans l’hémisphère Sud !

"Victory to Gadaffi!" affiche carrément, sur son site Web, le Workers Revolutionary Party (trotskiste britannique) fondé par Gerry Healy (le nain sur la photo, à côté de l’actrice Vanessa Redgrave). Coïncidence : la presse anglaise a accusé Healy d’avoir touché plus d’un million de livres sterling de Kadhafi !

***

Sarközy, crypto-trotskiste ? Le fils du colonel déjanté l’accuse d’avoir aussi touché de l’argent libyen : « Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents et les opérations de transfert », cite "France-Soir" (17/3). L’Elysée dément...

Patrick Gofman
21 mars 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
VIII - La bibliothèque et puis la butte
par Nicolas Bonnal

Attaquez à découvert, mais soyez vainqueurs en secret.

Je n’en croyais pas mes oreilles, décidément. On en sait toujours moins que les hommes. Se pouvait-il que Propolis alias Parvulesco alias je ne sais quoi dans le silence éternel des espaces infinis en sût plus que moi donc que les bibliothèques boliviennes de nos états de l’être ?

Sans doute ignores-tu pourquoi je joins cet épithète, mon cher lecteur, lecteur de CD, lecteur de DVD, lecteur d’ACV, de je ne sais quelle galéjade, encore gabegie, ô désespoir de la médiocre planète où d’être plus que riche et célèbre on ne sait plus quoi faire ? Plus quoi être ? Par épithète j’entends bolivienne, cher être, ô mon lecteur, et tu sauras bientôt pourquoi, en vertu de cet étrange pays j’ai accordé en tant qu’ange des langues et de l’esprit l’épithète vénérée au sublimissime substantif de bibliothèque. Le sauras-tu, comprendras-tu, j’en doute, ô mon présent ignoré !!!

***

Il fallait tout de même y aller. Sans Johannes, avec Superscemo, sans Fräulein Von Rundfunk ni aucune autre, nous nous y devions rendre. A cette bibliothèque. Une belle affaire, camarade...

A peine avais-je salué et Baptiste et petit Pierre, et Nabookov et sa femme, que je me retrouvais devant une pente si difficile à suivre, celle de la colline sainte Geneviève, qui sut arrêter Attila, mais pas Little Attila, le petit roi de l’immobilier du Ve arrondissement de ladite ville.

Je me croyais abandonné, destiné à monter vers Maubert-Mutualité (station de métro, ô étranges sénéfiances de la latinité dérivée et de l’hellénisme déviant !), lequel me revint plus tard, mais sous un autre sceau, bien plus royal que celui de la RATP, cher lecteur ; mais j’étais accompagné par Edwin Vassilévitch alias Superscemo, lequel, sous la protection de séraphins, convoquait à sa table, à sa disposition plutôt, toute sortes d’instruments de déplacement, ou de véhicules. N’était-il pas le maître des dessins, ou des desseins plutôt, comme mon cher Siméon Kulkow ? Celui dont les parents avaient une fortune telle que même leur maison en devenait petite ?

Israël est-il un esclave acheté, ou né dans la maison ? Pourquoi donc devient-il une proie ?

Grâce à Dieu, le char de Superscemo (le très grand sot, comme il t’en souviendra, cher lecteur, à l’issue de ce bouquin d’où il ressort que la Bible comme Gogol ou moi-même, mon humble ange, sommes les grands vainqueurs...) arriva bientôt. Le voici en paroles :

Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu. Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine. Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes.

- C’est mon char Kombat, me dit avec fierté Edwin.

- C’est très bien, mon malinki Pyvo. Un gros 4X4 martial et russe en somme. Où nous mènera-t-il ?

- Où vous le décidâtes, Gerold (car mon lilliputien ami avait une rigoureuse définition de la conjugaison, fût-elle latin)... La bibliothèque M., ce me semble, comme dit notre maître Google ?

- Gogol, Edwin, Gogol.

Et nous nous y rendîmes. Avec le char Kombat, voiture de luxe au demeurant, au lustre imputrescible, un char cyclopéen, nous pouvions nous y rendre, à la bibliothèque. Il éclairait de sa masse compacte et martienne toute la médiocrité urbaine de cette grande ville jadis noble. Superscemo rayonnait à un point tel qu’on le laissa conduire. Mais dans les villes de la pensée, où la pensée jaillit comme de la lumière, les distances jamais ne sont bien longues. Mandeville vint nous rejoindre, qui ne nuit pas (le personnage, pas son infinitif). Et nous nous y retrouvâmes, à la bibliothèque : j’y crus même voir une ombre bien sombre...

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18 mars 2011 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Cécile du flot de c...ies
(c)SIPA - Avec les Verts mettons le Japon dans l’hémisphère Sud !

Paris, 15 mars 2011 - Sur BFM-tv, Cécile Duflot, tête des écolos, attire l’attention des populations sur une catastrophe « ayant survenu (sic) dans l’hémisphère Sud » ! Le Japon est dans l’hémisphère Nord, comme chacun sait, sauf Cécile, qui a sans doute trouvé son D.E.A. de... géographie dans une pochette-surprise.

Patrick Gofman
17 mars 2011 - lien permanent
Errance
Horbiger retrouve Torrente
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Sierra Nevada, station de ski de Grenade et du sud de l’Espagne, une des plus belles du monde d’ailleurs. On y côtoie les cyprès, les palmiers, les palais moresques, les châteaux renaissance, on y voit la mer. De comparable, il n’y aurait que la Sicile, quand on peut descendre de l’Etna en contemplant Taormine, en passant de Charybde en Scylla...

- De caraïbes en sida ?

- Silence, Mandeville !

Oui, car il faut le dire, nous sommes en belle compagnie. Comme il n’arrête pas de pleuvoir ce printemps en Espagne, les pistes sont blanches et les herbes bien vertes, et les tapas bien arrosées. Mais ce matin le soleil règne et rayonne sur un ciel marin, azuréen, au sens de division Azul. Comme on est dans une annexe de la région Condor, cela s’intègre parfaitement...

Nous avons donc les animaux, avec maréchal Grommel et Ravi Jacob, l’ara Petacci et les perruches dont nous reparlerons ailleurs ; et bien sûr Horbiger et son compagnon Mandeville, sourd comme un pot et sot comme un lourd. On attend Torrente.

- Mais c’est qui Torrente ?

- C’est un flic espagnol. Un flic de droite, pour ne pas dire d’extrême-droite...

- Un copain d’OSS 117 en pantalons pourris.

- En quelque short... Il est moins classe qu’OSS.

- Il est aussi sot en tout cas.

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16 mars 2011 - lien permanent
Trait d'humeur
Marine Le Pen à Lampedusa ?
dessin de Korbo
communiqué par Patrick Gofman
15 mars 2011 - lien permanent
Errance
A Cadix, Horbiger découvre Torrente
par Nicolas Bonnal

Nous avons retrouvé Horbiger en Andalousie où il fait des fouilles. Il a été très déçu par le comportement de Pérégrin qui a convolé en justes noces et se terre tranquille dans une cueva de l’Albaycin à Grenade.

Mais, toujours profondément amoureux de la vie, Horbiger persévère dans son être, comme dit le grand Spinoza. Il est revenu d’Amérique latine entouré de sa cour d’animaux : maréchal Grommel, le renard du dessert, l’ara Petacci, le chinchilla Ravi Jacob et le manchot empereur Steven Spitzberg. Tous ces êtres d’exception se sont pris de passion pour la région-continent, l’Andalousie, donc, mais aussi, pour les fouilles.

Notre journaliste Mandeville(1), l’homme le plus bête de l’Ouest, est allé l’interroger alors qu’il sort des trésors guerriers et archéologiques de la riche terre andalouse.

- Les fouilles, quelles fouilles Horbiger ?

- Les fouilles de Tartessos.

- De tarte aux sauces ?

- Tartessos, imbécile ! C’est la Tarsis de la Bible, d’où viennent plein d’or et de richesses...

- Et, à l’or ?

- Et alors elle se trouve dans la région de l’embouchure du Guadalquivir. C’est la plus vieille civilisation occidentale, elle a près de trois mille ans.

- Guadal...

- Qui vire, pas canal. C’est vers Cadix, si tu préfères, espèce de schmock. Il y a de très beaux joyaux conservés au musée de Séville. Mais le grand découvreur de cette civilisation fut l’archéologue...

- L’archer aux loques ?

- Mande fiel, on devrait te renvoyer chez toi en Picardie. Le Libre Journal...

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14 mars 2011 - lien permanent
C’est à lire
Les femmes peuvent aussi être méchantes...
par Paul-Henry Fleur
in "La Provence" du 8 mars 2011

Avez-vous entendu parler de Ruth Gordon, « une grand-mère de 83 ans, circulant en chaise roulante et respirant à l’aide d’une bouteille à oxygène », inculpée pour avoir envoyé à l’hôpital six agents de sécurité d’un aéroport américain ? Et d’Helen ? Une secrétaire british qui, « brimée pour avoir héroïquement repoussé les avances de son chef de bureau », réussira à le faire licencier pour harcèlement sexuel, non sans l’avoir lui-même harcelé avec une imagination qui frise le sublime : elle imprègne la mousse du fauteuil de l’indélicat avec du lait, elle verse du talc dans le système d’aération de sa voiture, « juste avant qu’il n’embarque une brochette de gros clients japonais ». Et tout à l’avenant. Et qui se souvient des soeurs Papin ? Aucun rapport avec Jean-Pierre : lui transperçait les défenses adverses, elles, employées de maison dans les années trente, ont défoncé le crâne de leurs patronnes.

On le voit, les cinquante histoires répertoriées - et réécrites d’un ton badin - par Patrick Gofman ne relèvent pas toutes de la saynète légère et amusante. Certaines plongent dans les méandres les plus noirs de l’âme humaine. Celle d’Aileen Wuornos, par exemple, prostituée, droguée, alcoolique... et tueuse en série dans les années quatre-vingts aux Etats-Unis. Ou celle de Phûlan Devî, Indienne, née dans une caste inférieure, vendue à 11 ans, violée, devenue chef de bande, meurtrière, puis libérée en 1994, élue député, enfin assassinée en 2001 devant son domicile.

D’autres sont entrées dans l’Histoire, la grande, comme les massacres perpétrés par Caterina Sforza dans l’Italie de la Renaissance, ou l’assassinat, en 1914, de Gaston Calmette, le directeur du Figaro, par Henriette Caillaux, l’épouse d’un ministre en vue, ancien président du Conseil.

Paul-Henry Fleur

Patrick Gofman, "Vengeances de Femmes", 2e édition, 186 p., 18 €, ISBN 978-2-35791-025-6 ; en librairie ou dès aujourd’hui par correspondance : 18+3 € à Fol’Fer - BP 20047 - 28260 Anet, ou <www.atelier-folfer.com>.
12 mars 2011 - lien permanent
Les voyages de Horbiger, ou les maîtres carrés
VII - Digressions par la grande tente et ailleurs
par Nicolas Bonnal

Nous reprîmes la route. Il sembla que la vie de quartier revenait dans cette partie désertée de la bonne ville. Les enfants jouaient, les gens allaient et venaient, et souriaient, la tête relevée. Les portes s’ouvraient, on n’avait plus de codes, et l’on jetait les clés dans la rue. A plein regard la créature voit dans l’ouvert, m’entendis-je murmurer à ma belle ingénieuse. Elle me serra les doigts... La barbe, Nabookov !

Nous gagnâmes une esplanade en suivant d’Artagnan, qui reste un guide fantastique rue de Bièvre, chevalier du dragon. C’était près de la Seine, tout arboré, et plein du chant des oiseaux. On eût dit une volière.

Il y avait une grande tente, précisément une très grande tente, une immense étendue de toile étendue et qui faisait voûte sous le ciel. C’était la tente de mon vieil ami de trois jours. Baptiste l’avait installée là pour les besoins de sa communauté itinérante.

De vous à l’ennemi, il ne doit y avoir d’autre différence que celle du fort au faible, du vide au plein.

Baptiste a fédéré le vide, donc la force mobile de notre éternité.

On y allait et venait ; et quand on y entrait, on s’y sentait moins à l’étroit que dans la ville. La tente avait ces propriétés - si j’ose dire, parce qu’elle dissolvait justement l’ère de la propriété, elle y mettait fin à cette coupe au carré de l’humanité à sa coupe réglée - si particulières, que j’avais déjà observées depuis mon arrivée - à moins que je ne les répandisse, comme le supposaient Tatiana et Nabookov, et malgré moi -, et parmi ces propriétés, celle si étrange d’être immense et de paraître à l’extérieur de dimensions à peine respectables. Il y avait plein d’arbres, toute une forêt de chênes et de hêtres, un voile d’illusions, mais d’illusions solides. Nous n’étions plus dans la réalité vaporeuse et inessentielle qui est celle des toits modernes, pleins de vide et d’encens frelaté. Dans ce monde enchanté régnait mon simple clochard que j’avais cru si humble, Baptiste, et son bon ami Paul, qui avait été marchand de tentes quelque part en orient et avait comme tissé toutes les routes de la soie pour nous protéger de cette robe céleste. Je vis alors paraître un homme grand et athlétique, qui portait une moustache et un bonnet vert. Il s’adressa à moi avant de rejoindre ses compagnons plus loin.

- Bienvenue à Sherwood...

- Sherwood, en pleine ville ?

- Extension du domaine de la hutte ! Alors, robin, aux abois ?

C’était petit Pierre qui me haranguait ainsi, sifflant de sa flûte de Pan. Il y avait aussi des satyres, des faunes, des nymphes, des gobelins, des elfes bleus, et tous les gnomes et peuples de la forêt. Je serrai la main de ma compagne qui elle n’en croyait plus ses yeux. Se pouvait-il que nous fussions enfin dans une Lothlorien ? Mais Baptiste vint à ma rencontre. Il était flanqué de d’Artagnan et du redoutable Mandeville toujours prêt à s’exprimer en stichomythies moscoutaires.

- La tente c’est le symbole de l’univers, du vide aussi, comme tu sais... Le plus dur est de maintenir son imagination en éveil... c’est un effort collectif... Sinon, tout s’écroule... Remarque, leur monde aussi ne tient qu’à un fil, si j’ose dire.

- Leur monde tient à des calculs.

- Oui, c’est une immobile maladie, un mouvement autonome du non vivant, se répétant à l’identique. Banlieues, périphériques, trottoirs, embouteillages, centres d’affaires, rocades, aéroports, tunnels, détournements, malls, centres commerciaux, entrepôts, cages à habiter, j’en passe. Et tous les pauvres à la porte. Toute l’humanité à la porte. N’y reste qu’un zombie, un vampire, un maître carré...

- Comment tu as eu l’idée de...

- Nous avons eu de la chance, trouver le tissu couleur du temps. Du temps qu’il fait, wetter, ajouta Baptiste en regardant ma Fräulein. Ensuite c’est l’enchantement logique : nous pouvons tout si nous croyons. La taille de la tente Henriette dépend du vent, des temps, et de l’envie des gens. c’est Disneyland en réel.

- Pourquoi la tente Henriette ?

- C’était ma grand-tante. Elle m’abritait dans sa maison provençale lorsque j’étais enfant. J’y passais des heures délicieuses. Mais on l’appelle aussi la Loge.

- Quoi ? La tente la loge ?

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11 mars 2011 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Galliano, Hitler et nous
par Nicolas Bonnal

La chasse aux hitlériens est toujours ouverte : comme le disait il y a quelques années René Girard, nous chassons non plus les boucs émissaires, mais les chasseurs de boucs émissaires, fussent-ils imaginaires (car qui va croire enfin qu’un gay bourré et déprimé fait un hitlérien sérieux ?) : on tonne donc à la manière de Flaubert contre les misogynes, les racistes, les sexistes, les homophobes (qu’on veut mettre dans la cage aux phobes, comme disait Philippe Muray), les écophobes et tout ce qu’on voudra. En ce moment on chasse aussi tel ministre pour tyrannophilie, ou l’ancien résistant Hessel, (jugé trop antisioniste), ou le dictateur arabe que l’on embrassait encore il y a six mois. Le besoin de pénal (Muray, toujours) dévore peu à peu le pôle festif de la société spectaculaire dégénérée : il faut tuer tout le monde, comme à l’époque de la tyrannie des Trente au temps de Thucydide. Ainsi progresse toujours la vieille démocratie... A l’heure de la tyrannie vraie, celle des médias, il vaut mieux ne pas être connecté du tout : car on pourra toujours, comme disait Hergé au lendemain de son arrestation, se faire reprocher une parole ou un acte répréhensible. On a retiré à Céline ses récompenses, à Mark Twain son lexique (il est interdit d’utiliser le mot "nègre", même au XIXe siècle...) et on se prépare à sévir contre d’autres vieilles gloires comme Voltaire ou Quevedo. Que ne brûle-ton les livres comme dans Fahrenheit 451 ?

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10 mars 2011 - lien permanent
Derrière l’écran
John Wayne le décalé
par Nicolas Bonnal

Je me demande ce que peut signifier un personnage comme John Wayne pour la jeunesse d’aujourd’hui. Rien, sans doute, comme Montaigne ou Rabelais, Ravel ou Debussy ; il fait partie de ces classiques qu’il ne faut pas réveiller.

En outre, Wayne n’est pas dans l’air du temps : il est aussi marginal que, par exemple, le Kipling de « Tu seras un homme mon fils ». Il incarne cet homme viril, fuerte, formal y feo, comme il disait de lui-même en espagnol (langue maternelle de deux de ses femmes, et d’ailleurs langue maternelle, finalement, du western, comme de la guitare et de l’Amérique taurine), qui n’a plus grand-chose à nous dire. Enfin, croit-on.

***

Longtemps je n’ai pas été fan de Wayne : ce ne sont pas les soirées d’Eddy Mitchell qui m’y aidaient. Je le suis devenu à force de le fréquenter c’est-à-dire de le découvrir. Wayne, ce sont cinquante ans de carrière à l’âge d’or du cinéma, ce sont deux cents rôles, c’est deux cents fois un leading actor (Wayne c’est le Chef, et c’est mal vu depuis longtemps : on aime les « rich and famous », mais on n’aime pas les chefs ; on se contente des coachs), et c’est surtout un étonnant personnage, multiple ; complexe, plastique, mouvementé, un cowboy baroque en quelque sorte.

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9 mars 2011 - lien permanent
Dernières nouvelles du Marigot
Marine Le Pen, cauchemar et rêve de Nicolas Sarkozy
par Nicolas Bonnal

Les sondages donnent Marine Le Pen à 23 %, en tête du premier tour des prochaines présidentielles. Certains crient victoire, moi pas. Car c’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

C’est une bonne nouvelle car enfin : les Français montrent qu’ils sont et qu’ils restent le peuple le plus éveillé d’Europe. A l’heure où l’euro nous ruine, à l’heure ou les BCE et autres gouvernements locaux montrent leur crasse inefficacité et leur culot invétéré, à l’heure aussi où l’on pensait que les gens avaient été définitivement abrutis de télé ou d’internet, ils montrent encore et malgré tout, ces Français, qu’ils restent le peuple le plus lucide et donc le plus résistant de l’Europe et même de l’occident. Les autres se laisseront tondre et puis tuer comme les moutons, comme ceux qui ne savent pas s’ils sont vivants, comme dit toujours mon cher Soljenitsyne. Avec 50 % des gens à moins de 1 500 euros par mois, et le mètre carré à huit mille euros à Paris et à six mille sur la côte d’usure, il est temps toutefois de se rendre compte qu’on l’est encore, vivant. A peine de disparaître rapidement.

On nous a demandés de nous indigner, et l’on a eu raison. Le résistant juif et socialiste qui nous l’a demandé se fait poursuivre pour antisémitisme ; c’est très bien. Il a pensé que l’on pouvait inciter la gauche traditionnelle à se réveiller, la vieille maison, comme disait mon cher Léon Blum (j’ai une grande admiration pour le Front populaire, qu’on se le dise, surtout après 38). C’est très bien.

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8 mars 2011 - lien permanent
Vengeances de femmes
La tueuse en série Aileen Wuornos et le néo-féminisme nord-américain
par Patrick Gofman

« Lorsque la mort préméditée s’invite
dans l’appartement soigné d’un
célibataire avec une bonne situation,
ou chez un fermier veuf aux sens
en effervescence, c’est à coups
de baisers et d’attentions.
 »
Peter Vronsky, "Femmes serial killers"

Aileen Wuornos (1956-2002) avait de qui tenir : son père s’est pendu en prison, où il résidait pour le rapt et le viol d’une petite fille de sept ans. Sa mère mineure l’a abandonnée quand elle avait six mois, dans une banlieue lointaine et glauque de Detroit (Nord-Est industriel des USA).

Recueillie par ses grands-parents, ouvrier chez Ford et caissière de super-marché, Aileen crut longtemps qu’elle était leur fille, ce qui envenimerait ses problèmes d’identité et de reconnaissance. Jusqu’à 8 ans, elle eut cependant de bonnes notes à l’école. C’est ensuite le début de la longue chute qui ne se termina que dans le "Couloir de la Mort".

La fillette est sujette à des crises de colère effrayantes et soudaines qui la mettent en marge à l’école, et la font même exclure du cercle d’amies où sa très jeune tante essaie de l’introduire. Elle tente alors désespérément, et naïvement, de se concilier les bonnes grâces des garçons : à 11 ans, elle se donne régulièrement - parfois à un groupe de six ou plus - pour quelques cigarettes, ce qui lui vaut maintes humiliations publiques, avec le sobriquet de "Cigarette Pig", la Cochonne à Clopes. Après deux ans de ce métier (elle n’en connaîtra jamais d’autre), elle fait encore bonne figure sur les photos de famille, sous l’apparence d’une souriante et gracile adolescente blonde...

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7 mars 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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