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L'après Libre Journal
Tintin, Hergé et la Fin des Temps
III - Séraphin Lampion
par Nicolas Bonnal

Quand la société moderne est-elle devenue décadente ? Par société moderne j’entends la société vernienne, que Lipovetsky nommait par exemple la démocratie autoritaire, où l’on respectait les maîtres d’école, l’armée, le patriotisme, les classiques, les normes dites bourgeoises. Le tournant est visible chez Hergé vers la fin des années 50, et on le voit aussi à l’oeuvre avec la disparition des derniers grands westerns. Ford, Hawks ou Walsh réalisent leurs derniers grands chefs d’oeuvre à l’orée des années 60, et après on fait un grand bond dans la société de consommation, la société permissive, sexuelle, celle ou tout est permis, et qui a débouché sur le nihilisme soft. L’émergence de la Nouvelle Vague dans le domaine du cinéma, du western spaghetti aussi, en est une manifestation.

On voit l’entropie à l’oeuvre dans Tintin avant la Castafiore, par exemple dans Coke en stock ou même dans l’Affaire Tournesol. Tintin ne peut plus jouer son rôle traditionnel, il est progressivement enfermé. Il tourne en rond avec des desiderata humanitaires, il vient en aide aux copains, il cherche par exemple à sauver l’insupportable Abdallah, il est submergé comme le pauvre Haddock par l’actualité médiatique et pas par le cours de l’histoire. Comme Sylvebarbe dans le Seigneur des Anneaux, on constate que le monde a changé, que l’air et l’eau ne sont plus les mêmes. C’est aussi l’époque de la crise de la foi moderne, lorsque par exemple au Québec (les québécois vous le diront) il y eut cet épisode mystérieux qui vit les églises se vider en quelques mois au beau milieu des années 60. D’un coup ou presque, les catholiques se trouvaient marginalisés.

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23 septembre 2010 - lien permanent
Tintin, Hergé et la fin des temps
II - Les Picaros
par Nicolas Bonnal

On avait beaucoup attendu l’album, après l’étrange et drolatique Vol 714 pour Sydney qui recyclait le Matin des Magiciens de Pauwels et Bergier : et l’on fut servi.

Les Picaros furent insultés ou incompris. On voyait bien qu’Hergé avait renoncé à sa mythologie ; comme si l’on pouvait encore pratiquer le voyage absolu dans les années 70 marquées par le tourisme de masse, les vols à bon marché, les tropiques à l’encan et l’abominable guide du routard. Le vacancier est le yéti des plages.

Tintin et les Picaros fonctionne comme une fiction aventurière à rebours. On voyage, mais c’est pour se faire enfermer, se faire observer par un tyran et ses caméras. Tintin prend le relais de McGoohan dans le Prisonnier. Il est dans une luxueuse villa où plus rien ne se passe, puisqu’il faut s’y taire.

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22 septembre 2010 - lien permanent
Radio Beketch
Portraits du colonel Argoud et du général Challe

Paul Aballain, auteur de "Morts pour rien" et de "La dernière Harka", était invité par Serge de Beketch, non pour faire une énième émission sur l’Algérie française, mais pour dépeindre les figures emblématiques du "putsch" que furent le colonel Antoine Argoud et le général Maurice Challe.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 22 septembre 2004. (29:24) Source : MPS
22 septembre 2010 - lien permanent
Tintin, Hergé et la fin des temps
I - La Castafiore et le reste
par Nicolas Bonnal

Au fur et à mesure que Tintin et Hergé s’éloignent de nous dans le temps, et je dirais même dans l’espace (on ne va plus sur la lune et plus rien n’est exploré), je lis avec une vue différente, un peu nostalgique, presque sinistre et enfin lucide les derniers albums du seul génie de la bande dessinée. Hergé a reflété son siècle magnifiquement, même si ce vingtième siècle se fait vieux et lointain maintenant, puisqu’il n’a donné lieu à de l’histoire qu’au cours de ses trois premiers quarts (ce n’est pas pour rien que l’aventure, j’y reviendrai, se termine par le piteux Tintin et les Picaros, chef d’oeuvre désabusé au deuxième ou troisième degré). Nous avons eu les épisodes anticommunistes, antifascistes, la critique de l’Amérique, la conquête de l’espace, l’espionnage, les aventures multiples en Amérique latine, la dénonciation de la modernité niveleuse, l’épopée tibétaine (que diraient Hergé et Tchang s’ils voyaient notre Tibet soumis à la vérole touristique, industrielle et postcommuniste maintenant...) ; et nous avons eu, parfaitement prévus et ordonnés par Hergé, la description du néant postmoderne qui réduit à rien l’héroïsme occidental et chrétien dont Tintin était l’héritier.

Les derniers albums de Tintin illustrent ce propos : Les Bijoux de la Castafiore, Vol 714 pour Sydney et le déjà nommé Tintin et les Picaros. Les trois albums tournent en dérision la grande aventure, jouent avec des signes, des allusions, des ellipses, bref s’avèrent des exercices de décadence. Certains ont accusé une influence nocive sur Hergé vieillissant, je ne le crois pas : il ne faisait que refléter la montée de l’insoutenable légèreté de la Fin de l’Histoire, même s’il en a peut-être un peu rajouté dans le politiquement correct, la non-violence et la tolérance...

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21 septembre 2010 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Tous à la soupe !

Présence réelle d’Odile Bonnivard et de Patrick Gofman ! De l’illustre Adolphe ! L’association SDF sert sa célèbre soupe sur l’esplanade de la gare Montparnasse à Paris, ce lundi 20 septembre 2010 à partir de 20h. Pauvre, apporte ta cuiller. Riche, apporte le dessert.

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Franc Sphincter

On a parfois l’impression que les gens qui bredouillent la propagande antiraciste à longueur de journée sur la radio d’Etat Franc Sphincter (87,8 FM) en ont marre de leur sale besogne. Exempli gratia : dimanche 19 septembre 2010, vers 13h30, promotion de l’opération de discrimination positive "Diversité", rebaptisée "Egalité des Chances", dans les écoles de journalisme. Le branleur de micro demande textuellement à un "jeune" Africain pistonné : « Vous avez l’impression de forcer les portes d’un milieu endogame ? » L’autre est forcé de répondre à côté, et le toubab s’est bien foutu de sa g... devant 300 000 témoins. Et l’autre ne peut même pas lui "éclater la chetron", puisque la déontologie très stricte des banlieues exige d’être toujours à dix contre un (cinq sur une vieille).

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Rebell ? "Présent" !

Alain Sanders ne craint pas de chanter les louanges du grand fustigateur Hugues Rebell et de ses "Femmes châtiées" (etc.) dans le quotidien national-catholique "Présent" (18/9) ! Merci ! Merci, Alain, pour ce bonheur inespéré !

Patrick Gofman
20 septembre 2010 - lien permanent
Histoire cachée
Crack, bourse, immobilier et démocratie
par Serge de Beketch
(3 novembre 1997)

Et si le krach était une affaire de crack ? Et si la tempête boursière qui vient de secouer le monde était une tempête de... neige ?

Certains experts de l’histoire cachée le pensent en tout cas : ce que viennent de vivre les bourses mondiales est moins un épisode de la guerre financière qu’un épisode de la guerre de la drogue. Et plus précisément de l’une des armes les plus redoutables de cette guerre : le brown sugar.

Dérivé bon marché des résidus de fabrication de la cocaïne, le brown sugar, ainsi appelé parce qu’il ressemble vaguement à du sucre brun, est apparu pour la première fois au début des années 80 en Californie.

En quelques mois, devenu le "crack" en raison de la fulgurance et de la violence de ses effets, il avait traversé les USA et se trouvait en vente à Boston, chez les "Wasp" (White Anglo-Saxon Protestant), à l’opposé exact, en termes de catégories sociales, des ghettos afro ou chicanos de Californie. En moins d’un an, de la côte Ouest à la côte Est, des Grands Lacs aux rivages du golfe du Mexique, des bas-fonds des quartiers noirs aux luxueuses "mansions" de la haute bourgeoisie blanche, tout le pays était contaminé.

En France, au début du second septennat de Mitterrand, alors même que les responsables policiers parisiens de la lutte anti-drogue soutenaient que le crack n’était qu’un fantasme de journalistes en mal de copie et que "ça ne marcherait jamais chez nous", on pouvait se procurer une dose pour moins de cinquante francs sous le métro aérien du quartier Jaurès-Stalingrad à Paris.

Cette progression fulgurante n’a épargné aucune catégorie sociale, aucun pays. En raison même du prix très bas de ce produit, prix fixé par ses inventeurs, justement pour assurer sa vente massive et, donc, des bénéfices rapides et colossaux, le succès a été immédiat dans les milieux les plus déshérités.

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20 septembre 2010 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La baisse du niveau de vie en Occident depuis cinquante ans
par Nicolas Bonnal

En 1980, un jeune professeur français démarre à 6000 francs par mois. A ce tarif il trouve à se loger pour mille francs ou moins à Paris. En 2010, il démarre à 1300 euros. A ce prix il ne trouve rien pour se loger. Le loyer moyen d’un studio a sextuplé entre-temps dans cette capitale, comme dans le restant du monde occidental, sans que personne ne trouve rien à redire, et sans que la fin de l’inflation se soit fait sentir dans ce domaine pourtant si important, le logement, et qui pourtant ne compte que pour 6 % dans la foutaise des statistiques de l’INSEE. En trente ans il y a eu une extension du paupérisme pour 90 % de la population, sauf celle qui avait la chance d’avoir déjà un (gros) capital immobilier.

En 1988, je me souviens que Bush père disait lors de la présidentielle qui l’opposait à l’oublié Dukakis que pour la première fois de son histoire (ce serait d’ailleurs à démontrer sérieusement : ne vivait-on pas mieux du temps de Poe ou de Melville aux USA ?) une génération américaine n’avait pas vu progresser son niveau de vie. Le mouvement s’est amplifié depuis du déclin américain et européen, déclin à la fois absolu et relatif. Le tournant imposé par Paul Volcker et la federal reserve au début des années 80 a littéralement exproprié une grande partie de la classe pauvre et de la classe moyenne occidentale ; tout en précipitant l’accroissement des inégalités, le reflux industriel et économique, l’explosion des déficits commerciaux et de la dette publique : on comparera ce bilan de la droite aux affaires à celui du PC chinois ou même de Lula au Brésil : en quelques années on a vu des pays dits du tiers-monde devenir des puissances mondiales, rien de moins.

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17 septembre 2010 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Viviane Raide-Dingue a-t-elle les culottes bien propres ?

... Pas assez pour monter au mât de cocagne, en tout cas. Il suffit en effet de consulter la fiche Wikipédia de la dame qui compare Sarkö-le-Terrible à Hitler pour découvrir une autre de ses embardées immigrationnistes. Un passe-droit pour importer une esclave philippine à son domicile personnel.

Patrick Gofman
17 septembre 2010 - lien permanent
Portraits taillés à la Serge
Une énigme
par Serge de Beketch
(23 octobre 1997)

Aux esprits forts qui accusent volontiers les journalistes de la presse patriote d’être des monomaniaques du complot, je voudrais proposer une petite énigme.

La coterie médiatique nous ressasse que des liens "privilégiés" existent entre la France et le Maghreb ; que ces liens font obligation à la France d’expier dans les siècles des siècles son statut d’ex-puissance coloniale ; que cette expiation ne saurait se manifester que :

1) par l’accueil sans limite ni réserve de toute immigration en provenance de cette région du globe ;

2) par le financement, à caisses ouvertes mais sans contrôle (souveraineté oblige) de toutes les initiatives des gouvernements de cette région.

La France, donc, devrait, en réparation de ses crimes passés, accepter sans discussion tous les Algériens, Tunisiens et Marocains décidés à s’installer chez nous pour gagner sans travailler quatre fois ce qu’ils gagnent comme esclaves chez eux.

En plus, la France devrait acheter plus cher que n’importe qui les productions de ces pays du Maghreb. D’abord dans le but de payer une dette que, de toute façon, on a décrétée imprescriptible et, accessoirement, dans l’espoir que cet apport de devises permettra de limiter l’émigration.

A ce jour, ce système ne fonctionne à plein pot que pour l’Algérie. Mais à sens unique et sans bénéfice pour la France puisque ladite Algérie reste, et de loin, le principal pays d’émigration ainsi que le premier (et plus cher) de nos fournisseurs nord-africains. La Tunisie et le Maroc, grâce à leurs régimes forts, étant de moins en moins dépendants des largesses de la France.

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17 septembre 2010 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La dette, la fiscalité ou l’immigration... vues par Marx
par Nicolas Bonnal

L’histoire au sens scientifique a été un peu dure avec Marx. Il me semble que comme Balzac, Zola ou Tocqueville, l’auteur du Capital mérite une relecture qui expliquerait bien des "nouveautés" du temps présent, déjà si présentes aux siècles écoulés. C’est ainsi que l’endettement fantastique des nations, les politiques d’immigration ou l’exubérance irrationnelle des marchés, comme disait ce bon Alan Greenspan, sont ainsi complètement connues et analysées par le grand économiste, historien et aussi journaliste.

***

Concernant l’endettement, qui menace actuellement de ruiner l’Europe ou l’Amérique, Marx écrit ceci (le Capital, Huitième section, chapitre 31) : « Le système du Crédit public, c’est-à-dire de dette publique, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Il n’ y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. » On comprend dès lors pourquoi nos gouvernements occidentaux se précipitent pour nous rendre dépendants des marchés. D’autant que cette politique crée une nouvelle race de profiteurs. Marx ajoute : « La dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, aux opérations aléatoires, à l’agiotage, en somme aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne [...] Bolingbroke décrit l’apparition soudaine de cette engeance de bancocrates, financiers, rentiers, courtiers, agents de change, brasseurs d’affaires et loups-cerviers. »

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16 septembre 2010 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Film "Hors-la-loi" : falsifications, et maintenant plagiat !

L’AFP indique ce 15 septembre que "Hors-la-loi", film du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb qui sort le 22 septembre, est désormais accusé de contrefaçon. Le scénariste Farid Afiri a coécrit avec Philippe Roques un scénario, "Sparring Partners" racontant l’histoire de Saïd et Slimane, deux partenaires d’un club de boxe en Algérie. Selon les deux scénaristes, un première version de ce script a été envoyée en mai 2006 à la société 3B Productions, dirigée par Rachid Bouchareb et Jean Bréhat, qui produira "Hors-la-loi". Afiri et Roques décident de porter l’affaire en justice. L’audience en contrefaçon se tiendra le 12 octobre devant le tribunal de Paris. Ils réclament 750 000 € chacun, ainsi que l’interdiction du film. Rachid Bouchareb et son co-scénariste Olivier Lorelle sont « indignés ». L’avocate de StudioCanal, qui a co-produit le film, est tout aussi virulente. En mai à Cannes, "Hors-la-loi" a été l’objet de critiques, des harkis et des Pieds-noirs accusant le réalisateur de « falsifier l’Histoire ».


Jean Monneret, "La Désinformation autour du film Hors-la-loi", 104 p., 16 € chez votre libraire, ou 19 € franco chez l’éditeur Fol’Fer - BP 20046 - 28260 Anet.
L’auteur dédicace :
- le 30 septembre à 19h30 à la librairie France-Livres, 21 rue Monge, Paris 5e
- le 1er octobre à 15h00 à la librairie Duquesne, 27 avenue Duquesne, Paris 7e

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16 septembre 2010 - lien permanent
Radio Beketch
La fin d’une civilisation

Souvent les auditeurs reprochent à Serge de Beketch et les habitués de son émission de donner une version noire et triste de l’actualité ; mais il s’agit-là seulement d’un triste constat : nous sommes bien dans un monde de fous, de « détronchés » comme dit le docteur François Plantey. En relation avec ce thème, celui-ci nous propose une note de lecture sur le livre de Marcel de Corte, "Essai sur la fin d’une civilisation". Avec la participation du Père Jean-Paul Argouarc’h.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 15 septembre 2004. (24:06) Source : MPS
15 septembre 2010 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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