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L'après Libre Journal
Après l’Apocalypse
J’ai fait un rêve (la France tend son arc)
par Nicolas Bonnal

On peut rêver de nuages, on peut aussi rêver d’une jeune fille ; pas forcément de sa femme, d’une jeune fille. Un peu guerrière, un peu mystérieuse. Une qui dirait non à leur bonheur de porc. D’une Antigone donc.

On peut dire que personne ne l’attendait elle, ni Jeanne d’Arc d’ailleurs. Personne ne demandait à Jeanne d’Arc de libérer la patrie et le vieux sol français. On avait bien pris ses raclées à répétition, en bon Français qui se respecte, à Crécy, Poitiers, Azincourt ou le reste, et on n’en avait rien retenu. On nous avait dit que l’on payait moins d’impôts avec les Anglois, alors on était content, et c’était tout. Payer moins d’impôts, c’est le vieux rêve français, non ? « Ils ne se préoccupaient pas d’idées, pourvu qu’on les accablât moins d’impôts », dit Flaubert en parlant de nos chers paysans. Le vieux rêve de la Droite enfin réalisé, le modèle anglo-saxon, le modèle libéral, le modèle libératoire...

Cela faisait cent ans qu’ils nous occupaient, et comme de toute manière les puissances mimétiques à venir, au nom desquelles nous sommes devenus l’Hexagonie puis le Sarkostan étaient l’Angleterre puis l’Amérique (en attendant la Chine de Jean Yanne), on n’allait pas trop résister, non ?

C’est là que vient une fillette qui entend des voix, qui veut prendre contact, qui veut prendre les armes, qui accepte d’avoir les mains souillées de sang, une fillette qui ne s’en laissera pas conter, sinon par Dieu. C’est là que vient une princesse thébaine qui accepte de se souiller les mains de terre pour enterrer son frère, et qui accepte d’être enterrée vive, pardon emmurée. L’une est livrée au feu, l’autre à la terre. Les deux glissent sur nos mémoires comme de l’eau, les deux s’élèvent dans les airs comme des anges, comme des elfes lisses.

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2 février 2010 - lien permanent
L’Histoire à l’endroit
Comment redécouper l’Afrique ?
par Bernard Lugan
(31 mai 1995)

Véritables "pièges à peuples", les frontières héritées de la colonisation avaient pour finalité de faciliter la fusion de ces derniers.

Les problèmes posés par ces frontières sont essentiellement de deux sortes :

1. Obligation de vie en commun imposée à des ethnies antagonistes au sein d’ensembles artificiels ;

2. Morcellement d’un ou de plusieurs peuples fractionnée par des tracés internationalement reconnus.

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2 février 2010 - lien permanent
Editorial du Libre Journal n°116
Un coin de ciel bleu sur la place Vendôme
par Serge de Beketch
(25 janvier 1997)

Allons ! Tout n’est pas noir en ce bas monde et le ciel donne encore aux pauvres hommes quelques bonnes occasions de se taper sur les cuisses.

Ainsi la mésaventure survenue à ce bijoutier de la place Vendôme visité l’autre vendredi par deux gentlemen dont la mise recherchée et l’accent trahissent les origines transalpines. Se disant mandatés par un riche prince arabe désireux d’offrir à son harem quelques bijoux "de Paris", ces beaux messieurs expliquent mezzo voce que les joyaux seront payés en espèces, Son Altesse souhaitant réintégrer dans le circuit monétaire officiel les revenus d’un marché d’armes qui... que...vous m’entendez...

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1er février 2010 - lien permanent
Chers frères
Le sacrement de la compassion
par l'Abbé Guy-Marie
(19 mars 1997)

Pourquoi le sacrement des malades est-il si méconnu ou si redouté ?

L’été dernier, le téléphone sonna au presbytère : « Allô ! Je vous appelle pour l’enterrement de ma femme... » Avec toute la délicatesse possible, je conseillai à mon interlocuteur de prendre contact avec les Pompes Funèbres dès le lendemain. Il m’interrompit : « Mais elle n’est pas encore morte ! C’est en prévision. »

- Où se trouve-t-elle ?

- A l’hôpital.

- Je vais aller la voir

Alors, l’homme, embarrassé :

- Ben... c’est que... vous comprenez... si elle vous voit...

Je lui donnai néanmoins rendez-vous le lendemain à midi devant l’église. Il ne vint jamais et sans doute sa femme mourut-elle sans les sacrements.

Se souvient-on des derniers mots du sacrement des malades ?

« Qu’il vous sauve et vous relève. » Dieu a envoyé son fils pour que le monde soit sauvé, nous dit Jésus. L’onction des malades est le sacrement par excellence de la miséricorde du Christ et de L’Eglise.

On pourrait aussi l’appeler le sacrement de la compassion. En effet, compatir, c’est souffrir avec celui qui souffre. Pas seulement comme les romantiques dont la générosité n’est qu’affective. Compatir, c’est joindre ses souffrances à celles du Christ, comme Simon de Cyrène aidant Jésus à porter sa croix ; comme la Vierge-Marie au calvaire. Dans le sacrement des malades, le Christ exerce sa sollicitude à l’égard des membres souffrants de son corps.

« Par l’onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Eglise toute entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la Passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu. » (Lumen gentium 21)


Texte publié dans Le Libre Journal n°120.
31 janvier 2010 - lien permanent
Radio Courtoisie
Extraterrestres : les messagers du New Age

En prenant le prétexte du phénomène des extraterrestres qui prête souvent à sourire, Laurent Glauzy - ancien collaborateur au Libre Journal de la France Courtoise - nous explique que la situation est beaucoup plus sérieuse et inquiétante qu’il y paraît. Il s’interroge sur l’implication de la CIA qui, dans l’ombre, participerait à un programme militaire lié à une technologie des OVNIS. Il s’agirait d’un environnement énigmatique autour duquel s’articuleraient de puissants groupes "supra-gouvernementaux" et maçonniques. Tendons-nous alors vers une religion mondialiste et "syncrétiste" établie sur les dogmes de l’ufologie ? Entretien réalisé par Daniel Hamiche.



Extrait du "Libre Journal de Daniel Hamiche" du 14 janvier 2010. (51:51)
On peut se procurer le livre au prix de 20 euros (port gratuit) en écrivant à : Laurent Glauzy – BP 25 – 91 151 Etampes cedex
30 janvier 2010 - lien permanent
Un jour
Folies Pârisiennes
par Jean Silve de Ventavon
(19 mars 1997)

Le 27 janvier 1737, par ordonnance, Louis XV arrêta la fermeture du cimetière Saint-Médard. Les scandaleuses manifestations qui déshonoraient la vieille nécropole justifiaient "le bon plaisir" royal.

Mort le 1er du mois de mai 1732, le diacre François Pâris. gloire du jansénisme parisien, avait été enseveli à Saint-Médard. Les adeptes de Jansénius organisèrent des pèlerinages autour de la tombe du clerc, puis l’un d’eux, un fripier, se proclama guéri de ses ulcères...

La fadaise eut un écho inouï. Jocrisses et lunatiques, criant "Miracle ! Miracle !", campaient dans le champ du repos, théâtre de scènes de folie collective. Les yeux blancs, de pauvres êtres avalaient de la boue, des cailloux, de gros calots de bols ; bave aux lèvres, de robustes gars y piétinaient d’autres convulsionnaires ; à la vue de tous, hommes et femmes y jouaient à passe-debout, prétendant atteindre une sainte extase ; des sectes extravagantes y naissaient dont les noms, "les Sauteuses", "les Aboyeuses", "les Miauleuses", disent de quelle vésanie souffraient leurs membres.

Contre la draconienne ordonnance, un mauvais drôle cloua sur le portail chevillé de Salnt-Médard un placard ainsi rédigé : « De par le Roi, défense à Dieu / De faire miracle en ce lieu ».

Mais comme les bonnes soeurs d’un cloître voisin de "ce lieu" s’opiniâtraient à miauler chaque nuit, le Très Chrétien ne tolérant guère un long temps les bizarres oraisons, intima de donner le fouet aux nonnes dès que le moindre miaou jaillirait du moutier.

Cela guérit illico les "grippeminaudes" à béguin de la manie de feuler. Le traitement du Bien-Aimé appliqué à nos modernes gourous n’aurait-il point un effet salutaire ?


Texte publié dans Le Libre Journal n°120.
30 janvier 2010 - lien permanent
Les Provinciales
Louis Foisil, chouan de Normandie
par Anne Bernet
(5 novembre 1993)

« Parfait honnête homme », « aède des héros inconnus, des dévouements épiques et silencieux près du calvaire et de l’ajonc... » . Tels étaient quelques-uns des qualificatifs employés par Jean de La Varende pour évoquer le souvenir de son ami Louis Foisil, mort d’un cancer à Paris le 20 janvier 1943.

C’est à La Varende surtout que Foisil, « notre dernier poète chouan », doit de n’avoir pas sombré, un demi-siècle après sa disparition, dans un total oubli. Et c’est heureux.

Prétendre que Louis Foisil fut un grand poète serait certainement exagéré. Mais porté par le triple amour qu’il vouait à la terre ancestrale, à la Maison de France et à Dieu, ce Normand de l’Avranchin eut souvent des vers violents, farouches et beaux qui rachètent les faiblesses fréquentes de son oeuvre.

Il était né en 1880, héritier d’une longue lignée de soldats et de magistrats, tous attachés à la cause royale jusqu’au martyre. Il avait grandi, comme Barbey d’Aurevilly avant lui, dans une atmosphère qui avait peu de rapport avec le quotidien de IIIe République et la présidence de Sadi Carnot. Dans la famille Foisil, la Révolution n’était point achevée, et la chouannerie demeurait plus qu’un état d’esprit. Tant de mémoire procédait d’une aïeule, née au lendemain de la tourmente, élevée dans le souvenir des jours d’horreur si proches et celui des martyrs. Cette vieille dame berça l’enfance de ses descendants des histoires déjà centenaires, leur redonnant une actualité et une présence qui marquèrent profondément Louis.

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29 janvier 2010 - lien permanent
C’est à lire
Orion, frère d’Alix
par Michel Deflandres
(12 juillet 1996)

Bien qu’il ait soixante-cinq ans cette année, le scénariste et dessinateur Jacques Martin ne songe pas à prendre sa retraite et c’est tant mieux pour nous. Après avoir suivi une formation d’ingénieur, il entama sa carrière de dessinateur à l’âge de vingt-cinq ans, sous la houlette de Hergé, ce qui est loin d’être la plus mauvaise référence.

En 1948, le personnage d’Alix vit le jour. Ce jeune Gaulois adopté par un patricien romain connut des aventures multiples qui le conduisirent à travers le monde antique, sur les traces des adorateurs de Baal ou à la recherche du dernier Spartiate.

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29 janvier 2010 - lien permanent
Derrière l’écran
James Cameron et les sources d’Avatar
par Nicolas Bonnal

Avatar rencontre un immense succès mondial, sans égal depuis le Seigneur des Anneaux ou même Titanic, précédent opus de James Cameron, plus grand metteur en scène actuel, au moins du point de vue technique. Pour le reste le film enfile les lieux communs politiquement corrects comme des perles pas trop rares.

Cameron s’est spécialisé dans le cinéma apocalyptique à forte connotation symbolique. Le pessimisme des temps industriels, le nihilisme ambiant, le complexe de culpabilité de l’homme contemporain "qui détruit la nature", tout concourt à faire de son cinéma l’axe du bien du temps présent.

Si Cameron est passionné de technologie, il est le premier à la dénoncer. En cela il incarne bien la schizophrénie des temps présents. Le cycle des Terminator illustrait très bien cette peur des machines et des golems, destinés à nous balayer un jour. Le thème du Golem a été bien présent durant tout le vingtième siècle, magnifié par Kubrick dans 2001 l’odyssée de l’espace (le fameux ordinateur Hal 9000, plus humain que n’importe quel cosmonaute d’ailleurs). Dans Avatar, le golem est à la fois mécanique et humain ; la machine capitaliste a besoin de dévorer de l’énergie et des matières premières, et pour cela elle va exterminer, grâce à un méchant colonel et ses jouets guerriers, une sublime planète écologique.

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28 janvier 2010 - lien permanent
Décade dense, décadence...
L’intégration, c’est pas sorcier
par Serge de Beketch
(25 janvier 1997)

Saluons la rapidité avec laquelle a été enterré l’épouvantable fait divers qui a frappé Bagnolet, village de la savane profonde, où une petite enfant blanche d’un an est morte amputée de ses mains et de ses pieds au couteau de cuisine. L’auteur du massacre était, selon la presse, une « jeune femme dont le signalement a permis l’arrestation rapide ». Si vous n’avez pas encore appris à traduire la novlangue politicorrecte, sachez une fois pour toutes que ce genre d’expression est, dans la presse, synonyme de personne d’origine extra-européenne, qui est en train de tomber en désuétude en raison de son caractère excessivement descriptif.

En vieux français : la tueuse était une Camerounaise.

La presse unanime s’est dépêchée de la donner pour "déséquilibrée".

C’est tellement plus simple.

Bizarrement, dans Libé on a entendu un autre son de cloche. Une certaine Nathalie Zadje (accrochez vous, ça va être long :), maître-de-conférences-à-Paris-VIII-en-psychologie-clinique-et-pathologique-et-chercheur-au-Centre-universtaire-Georges-Devreux-d’aide-psychologique-aux-migrants (ouf !) explique que c’est une affaire de sorcellerie, tout simplement : « La situation de migration, loin de la famille, du village, de la langue, des relais habituels, est un facteur de fragilisation (...). Mais je ne crois pas que l’on puisse dire que d’être ainsi fragilisé conduise à faire des choses que l’on ne ferait pas chez soi (!). Si je pense dans des termes proches de la culture de la plupart des Africains (!!), j’aurai recours à d’autres systèmes explicatifs. La sorcellerie en fait partie (...). Pour résumer, on peut dire que, dans la vision du monde des Africains, la sorcellerie est un concept efficace (!!!). »

Planquez les bébés !

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28 janvier 2010 - lien permanent
Radio Beketch
Patrick Gofman : Noël chez les Lépreux

Entre le Mozambique et la Réunion, il y a la "Grande Ile" : la superficie de la France et du Bénélux réunis. Dix-huit ethnies qui refusent de se métisser : le mariage inter-ethnique est fady (tabou). Patrick Gofman y atterrit au matin du 22 décembre 2003, sous un soleil brûlant. On prépare Noël en plein été, dans l’hémisphère Sud...



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 14 janvier 2004. (53:59) Source : MPS
27 janvier 2010 - lien permanent
Reportage exclusif
Madagascar : les malheurs du Paradis
par Patrick Gofman
(7 janvier 2004)

Entre le Mozambique (à 400 km) et La Réunion (à 800 km), il y a la "Grande Ile". La superficie de la France et du Bénélux réunis. Dix-huit ethnies qui refusent de se métisser : le mariage inter-ethnique est fady (tabou). J’y atterris au matin du 22 décembre 2003, sous un soleil brûlant. On prépare Noël en plein été, dans l’hémisphère Sud...

Dans le hall de réception des bagages, une caméra de télévision est braquée. Pas sur moi. Sur la tête de brute de Michaël Müller, venu d’Allemagne en business class pour présenter un "kata artistique" à la Nuit des Arts martiaux de Tananarive.

Cadeau d'adieu du camarade socialiste Ratsiraka à son peuple: des ponts dynamités! Dans un pays qui souffre avant tout de la faiblesse de ses infrastructures! Monstrueux.

Hébété par ma nuit blanche de onze heures, étourdi par le choc tropical, je traverse "Tana" en 4x4 blanc, sidéré par les pyramides de briques crues qui sèchent sur la terre rouge des bas-côtés instables, les nuées d’enfants en loques qui m’interpellent joyeusement : « Bonjour Vazaha ! » (étranger), les charrettes à bras qui débordent de bois ou de sacs de riz, les minuscules gargotes en planches disjointes qui s’adossent à presque toutes les maisonnettes, la foule noire, euphorique et misérable qui fourmille, et parfois une somptueuse ambassade, clip en diamants sur une robe déchirée... Quelques heures plus tard, je m’élance sur la RN5, cap au sud, à bord d’un 4x4 Toyota du "Programme national d’élimination de la lèpre" fourni par l’Association française Raoul Follereau. Onze personnes à bord ! Au volant, Léopold dit "Léo", mon guide indispensable. Derrière, sa famille, deux chiens, quatre poulets.

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27 janvier 2010 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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