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L'après Libre Journal
Les Provinciales
Erwan Bergot, ou notre Indochine
par Anne Bernet
(22 mai 1993)

C’est en 1992 que la Ve République s’est soudain souvenue que l’Indochine avait été française. Elle le fit comme elle fait toute chose : à grand bruit et grand fracas médiatique. Pour effacer l’agonie de nos soldats à Diên Biên Phû, et les grimaces satisfaites du camarade Boudarel, traître à sa patrie et tortionnaire de ses compatriotes.

La République plaqua là-dessus le sourire glacial de Catherine Deneuve et Mitterrand partit en voyage officiel au Viêt-Nam.

Avant les flons-flons et le cinéma, certains, déjà, se souvenaient, témoignaient de la somme des sacrifices consentis et parlaient pour les héros morts dans un combat perdu. Si la jeune génération sait et honore l’oeuvre de la France et la gloire de ses armes en Indochine, c’est d’abord à Erwan Bergot qu’elle le doit.

Erwan Bergot est mort au Val-de-Grâce dans la nuit du 1er mai. L’actualité lui aura même volé sa part d’hommages posthumes. En avait-il vraiment besoin pour que nous nous souvenions de lui ? Ses livres nous restent. Au même titre que le combat, l’écriture peut être un engagement et la plume, parfois, prendre honorablement le relais de l’épée.

Lorsqu’après une blessure reçue en Algérie et qui l’a laissé aveugle de longs mois, Erwan Bergot doit renoncer au service actif, il ne se croit pas autorisé, à trente-trois ans, à s’installer dans une retraite douillette et prématurée. La guerre qu’il ne peut plus mener sur le terrain, il la fera en livrant le combat des mots et de la fidélité dans une époque avachie, prête à tous les renoncements et qui a oublié jusqu’au sens du mot honneur.

Dès lors, il ne cessera plus d’écrire, publiant une quarantaine d’ouvrages historiques ou romanesques, à la fois soldat et écrivain.

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25 septembre 2009 - lien permanent
Derrière l’écran
Marianne de ma jeunesse, un joyau français
par Nicolas Bonnal

Son film repasse sur le câble, comme un météore, calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur... Il s’agit de Marianne de ma jeunesse, de Julien Duvivier, cinéaste pessimiste et naturaliste, à l’univers très étranger à cette oeuvre sans égale, et qui a eu le mérite d’exaspérer à toutes les époques la cinéphilie bien-pensante. On ne comprend d’ailleurs pas que cette oeuvre, que j’ai découvert il ya un quart de siècle par hasard, continue d’être diffusée sur le petit écran, tant elle est un défi au temps présent... Il faut croire que le temps présent ne redoute plus rien.

On peut cataloguer ce chef-d’oeuvre onirique de tous les noms d’oiseaux : post-vichyste (on est en 1955), ringarde, joubertiste (je pense au dessinateur), kitsch, réactionnaire, ridicule, ampoulée, néo-quelque chose, pastiche du Grand Meaulnes, et j’en passe... Je la revois, moi, toujours avec le même émerveillement. C’est un peu ce « fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne », comme dit Mallarmé. Un monde qui serait à coté, et qui serait enchanteur. Les nerveux ont cité Alain-Fournier (et alors ?), je citerais aussi Nerval et sa miraculeuse Sylvie, couronnée par la merveilleuse description d’Adrienne dans le Valois, issue d’un moyen âge dont sont tissés nos rêves.

Mais de quoi s’agit-il ? Nous sommes quelque part au vingtième siècle, car s’il y a des dames et des châteaux, il y aussi des voitures et des bateaux à moteur. Nous sommes dans un décor à la Sissi, bavarois à souhait, avec des lacs et des montagnes splendides. Nous sommes entourés d’animaux et de bêtes à cornes, semblables au Bambi de Walt Disney. Ils ont une relation énigmatique avec le château et ses habitants, ils veillent sur lui. On est encore dans une configuration nervalienne : je pense à ses Vers dorés, je pense à la forêt de symboles du maître Baudelaire...

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24 septembre 2009 - lien permanent
Censurés par "France-Soir"
Goldnadel et Soral d’accord contre la martyrocratie
Le Libre Journal
(18 septembre 2004)

Ayant organisé un face-à-face entre maître Gilles-William Goldnadel, avocat et vice-président de l’association France-Israël, d’une part, et Alain Soral, écrivain non conformiste, auteur de "Socrate à Saint-Tropez", d’autre part, France-Soir semble avoir finalement renoncé à le publier.

On comprend pourquoi en en découvrant le contenu sur un site israélien.

William Goldnadel, non sans courage, attribue la dégradation des valeurs et institutions au pouvoir des "martyrocrates" qu’il désigne comme « ceux que l’on rencontre dans les prétoires, les salles de rédaction, les plateaux de télévision, les cortèges de manifestants (...) qui par passion ou par intérêt, exploitent, magnifient ou fabriquent la souffrance de qui, a priori, présente le profil idéal de l’innocente victime à protéger ».

Selon l’avocat, le système martyrocratique, né du "Big Bang Shoah" à la fin des années 60, avec le cinéma hollywoodien puis en mai 1968 avec les slogans "CRS = SS" ou "Nous sommes tous des juifs allemands", a fait de la Shoah "l’échelle de Richter du malheur pour la société française et européenne" : « Aujourd’hui, il faut appartenir à la catégorie des persécutés pour plaire aux médias et à l’opinion publique ».

Et Goldnadel explique l’échec de l’intégration des musulmans par la martyrocratie : « Le choc de la Shoah a entraîné une détestation de l’Etat-Nation. L’Etat n’a plus le droit de recourir à la violence légale et les gardiens de l’ordre sont devenus des gardiens de la paix. Le policier est rejeté lorsqu’il veut intervenir dans sa mission essentielle de répression de la délinquance violente. Personne ne manifeste quand un policier est tué, mais quand un policier tue un jeune des banlieues on descend dans la rue et on brûle des voitures (...).

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23 septembre 2009 - lien permanent
Radio Beketch
Une tranche d’actualité il y a cinq ans

Serge de Beketch et ses invités commentent l’actualité du moment, notamment : à propos du préfet Dermouche ; Le Figaro révèle que 250 000 personnes sont restées en France après être venues demander un statut de réfugiés et se l’être vues refuser, et 62 000 sont considérées comme "inexpulsables" ; à propos d’un entretien explosif entre William Goldnadel et Alain Soral sur la "martyrocratie", non publié par France Soir. Ces commentaires sont l’occasion de présenter "France Résistance", un comité de coordination générale initié par Pierre Descaves, ayant deux objectifs : le "non" au référendum sur la Constitution européenne et l’opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Avec la participation de René Fréjean et Jean-Paul Chayrigues de Olmetta.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 15 septembre 2004. (50:04) Source : MPS
23 septembre 2009 - lien permanent
L’Histoire à l’endroit
Algérie : l’héritage était trop beau
par Bernard Lugan
(30 novembre 1994)

En 130 ans, la France créa l’Algérie, l’unifia, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé, draina ses marécages, bonifia ses terres et équipa le pays. Elle fit entrer dans la modernité des tribus jusque-là dissociées et qui n’avaient jamais eu conscience d’appartenir à un tout commun supérieur aux limites de leurs douars ou des terrains de transhumance de leurs troupeaux.

Quand, après les douloureux événements que l’on sait, le drapeau tricolore fut ramené et des centaines de milliers d’Européens lancés sur les routes de l’exode, l’Algérie algérienne était, de tous les anciens pays "coloniaux", celui qui avait le plus reçu de son ancienne métropole.

L’Algérie avait, en effet, coûté très cher à la France qui y subventionna des productions qu’elle achetait fréquemment au-dessus des cours mondiaux. Dans le cas présent, ce n’est pas d’un prétendu "pillage colonial" qu’il nous faut parler, mais de la ruine de la métropole qui ne cessa à aucun moment de tenter de combler le "tonneau des Danaïdes" d’outre-Méditerranée.

La désinformation marxisto-tiers-mondiste a tellement faussé la réalité de l’histoire de l’Algérie française qu’il importe, une fois encore, de nous effacer devant les chiffres bruts et de ne jamais perdre de vue que tout ce qui a été créé en Algérie le fut durant la parenthèse française, que toutes les sources d’énergie découvertes et mises en valeur au Sahara le furent durant la même période.

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22 septembre 2009 - lien permanent
Réclame radiophonique
"Le Libre Journal" n°300

Dès son intégration, en tant que "secrétaire de rédaction", au sein de l’équipe du Libre Journal de la France Courtoise, Patrick Gofman n’eut de cesse d’en faire la promotion comme ici au micro de Radio Courtoisie. Le numéro 300 dont il est question est consultable en son intégralité sur notre site.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 10 septembre 2003. (4:55) Source : MPS
21 septembre 2009 - lien permanent
Editorial du Libre Journal n°60
La secte au coeur de l’Etat
par Serge de Beketch
(22 février 1995)

Chaque affaire, chaque scandale, chaque enquête policière, chaque condamnation judiciaire d’un politicien corrompu fait apparaître, au détour du dossier, la marque de LA SECTE.

Dans l’affaire Urba, dans l’assassinat de Yann Piat, dans le scandale des HLM de Paris, le dossier Maréchal-Schuller, les écoutes clandestines de l’Elysée, dans le crime de masse des transfusions empoisonnées, à chaque fois, on découvre que les protagonistes sont adeptes de LA SECTE.

Communistes, socialistes, chiraquiens, giscardiens, balladuristes, centristes ou radicaux, de gauche comme de "droite", prétendus cathos, juifs ou rien du tout, qu’ils casquent ou qu’ils encaissent, ils ont prêté serment à LA SECTE.

Qu’ils aient rang de ministre ou grade de commissaire, qu’ils adhèrent à la Ligue des Droits de l’Homme ou aux Cellules Charlot, pas un n’échappe à LA SECTE.

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21 septembre 2009 - lien permanent
Chers frères
La lumière du monde
par l'Abbé Guy-Marie
(25 juillet 1993)

« Ne point faire voir, mais se laisser voir », disait Frédéric Ozanam, fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Nous devons nous situer entre l’ostentation et le respect humain. Deux passages de l’Evangile s’éclairent mutuellement. Se laisser voir. Dans le Discours sur la montagne, Jésus dit : « Vous êtes la lumière du monde... Aussi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres et glorifient votre Père. » (Mt. 5,14s) Briller n’est pas éclairer. La nuit, dans mon église, la lampe du tabernacle brille. Je la vois de partout dans l’église, mais elle ne m’éclaire pas. Ce qui compte, c’est d’être vu. Dieu donne à certains d’éclairer par leur sainteté, par leur intelligence.

Ne point se faire voir.

Un peu plus loin, Jésus poursuit : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour vous faire remarquer d’eux... Que ton aumône soit secrète. Ton Père est là, dans le secret... Il entend ta prière, il voit ton jeûne. » (cf. Mt. 6,1s).

Se faire voir, c’est cultiver sa gloire. Se laisser voir, c’est abandonner à Dieu le soin de manifester sa gloire à travers nous, souvent à notre insu. Je fais le bien, je pratique la justice, l’on n’en saura rien, cela est mieux pour moi. On me voit, on m’a vu : c’est bien pour Dieu. « On avilit beaucoup et on gâte le secret de la conscience, chaque fois que l’on manifeste aux hommes les biens dont elle est enrichie, car on n’a alors pour récompense que le fruit d’une gloire passagère. » (S. Jean de la Croix, Maxime 323).


Texte publié dans Le Libre Journal n°10.
20 septembre 2009 - lien permanent
Un jour
19 septembre 1563
par Jean Silve de Ventavon
(28 décembre 1995)

Alors qu’au château de Rambouillet, château qui avait vu mourir François Ier le 31 mars 1547, Charles IX, la reine-régente Catherine de Médicis et la Cour étaient les hôtes du sire d’Angennes, les soldats de la Fleur de Lys, que commandaient Monseigneur le connétable de Montmorency, Monseigneur le maréchal de Saint-André et Monseigneur le duc de Guise, s’en furent, le 19 septembre 1563, à la rencontre des troupes huguenotes que gouvernaient Monseigneur le prince de Condé, Monseigneur l’amiral de Coligny et Monseigneur le colonel-général d’Andelot. Pour y joindre leurs forces à celles des Anglais, les Protestants veulent gagner Le Havre, qu’ils ont vendu à Elisabeth Tudor par l’infâme Traité de Hampton Court ; les Royaux, bons papistes et bons Français, veulent les en empêcher.

Le choc eu lieu non loin de Dreux, sur une plaine à mi-chemin de Nuisement et de Marville, vers onze heures du matin. Après un bref échange de boulets, lanciers, chevaux légers, arquebusiers, mousquetiers, pistoliers, Suisses, piétons espagnols, reîtres d’outre-Rhin, goujats, les champions de la Vraie Foi et du Trône la coiffe ornée de croix et de saintes images et les Hérétiques vêtus d’une soubreveste blanche échangent de terribles estocades et taillades...

Un long moment, la fortune favorise les Religionnaires. Les Tudesques de Condé culbutent les Cantons de Montmorency ; le sire Volpert de Dertz, un Germain, capture le connétable, lequel, meurtri, a vidé les étriers. Puis, la chance tourne. Guise et les pugnaces bandes ibères interviennent, irrésistibles ; les gens de Saint-André et du sire de Damville, l’un des deux fils de Montmorency, les imitent ; Condé, à son tour, est fait prisonnier... Les Réformés ploient, raccrochent, navrent, en "hérisson" et, à cinq heures de relevé, ils tirent pays. Rome et la France ont vaincu les traîtres de Genève.

Cette bataille, dite de Dreux, fut le premier grand combat des Guerres de Religion.


Texte publié dans Le Libre Journal n°84.
19 septembre 2009 - lien permanent
Les Provinciales
Des taudis aux salons : les frères Goncourt
par Anne Bernet
(11 mai 1993)

Le métier d’écrivain est par essence, si individualiste que les duettistes de la plume y font toujours figure de curiosité. Au demeurant, les associations sont peu nombreuses et leur durée presque toujours limitée, tant les querelles sont inévitables et fortes les haines d’auteurs. En dehors d’Erckmann et Chatrian, l’autre grand duo des lettres françaises est celui, fraternel, d’Edmond et Jules de Goncourt.

1848 : Veuve d’un officier de la Grande Armée qui se couvrit de gloire à Waterloo, Mme de Goncourt, née Anne-Cécile Guérin, mande son chevet ses deux fils ; elle est à l’agonie. Restée prématurément seule pour élever ses garçons, la dame s’est révélée quelque peu une mère abusive. De l’aîné, Edmond, né à Nancy, non loin des terres ancestrales, en 1822, elle a prétendu faire un homme de loi. Cette carrière, qui l’a conduit à la Caisse du Trésor, déprime ce grand gaillard amateur de bibelots et d’objets précieux, au point qu’il lui arrive de songer sérieusement au suicide.

Mme de Goncourt n’a pas encore eu le temps de songer à l’avenir du cadet, Jules, son frère adolescent de dix-huit ans qui lui rappelle les deux fillettes qu’elle perdit au berceau. Elle a honteusement couvé Jules. Pour prendre la relève, maintenant, elle se fie à Edmond et, d’une main implacable, elle unit les doigts des deux frères... Edmond et Jules ne s’en remettront Jamais...

Constatant que l’héritage maternel, fort confortable, le délivre définitivement des soucis d’argent et des emplois de bureau, Edmond, qui a un petit talent de peintre, entraine son frère qui peint, dessine et grave avec une remarquable facilité et dont les dispositions artistiques sont immenses, dans un périple à travers la Provence et l’Algérie. Mais Edmond se dégoûte rapidement des pinceaux et des palettes. Rentré à Paris, il décide de devenir écrivain et, comme il a juré à Maman de veiller sur Jules, il pousse son cadet à troquer la toile pour le papier... Obnubilé par l’exigence de qualité et de nouveauté qui hante Edmond, Jules, qui n’aime pas écrire, se voue pourtant corps et âme à cette nouvelle vocation, sacrifiant ses aspirations et ses qualités personnelles. Il en mourra, tué à la fois par le cadeau galant d’une lorette rencontrée vingt ans plus tôt et par la besogne de forçat à laquelle cette sensitive de la littérature s’est condamnée pour faire plaisir à son grand frère...

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18 septembre 2009 - lien permanent
Hollywood et les cinéastes catholiques
IV - Hitchcock et châtiments
par Nicolas Bonnal

Après Raoul Walsh, Léo McCarey et John Ford, nous continuons notre approche de cinéastes hollywoodiens en tenant compte de leur foi catholique.

Il est le plus grand technicien de l’histoire du cinéma, l’équivalent d’un Alberti, d’un Michel-Ange, ou d’un Bramante. Hitchcock se promène dans toutes les dimensions du temps et de l’espace, à la vitesse du son et de la lumière, de l’histoire et de la matière. La contraction de l’espace dans la Corde, la variation de l’éclairage, si discrète et implacable, tient du prodige. Et en marge de cette maîtrise technique digne d’un génie de la Renaissance, et qui rend le septième art fascinant comme une toile de Léonard ou une gravure de Dürer, il y a cette corde que justement Hitchcock ne lâche jamais, et qui s’appelle la culpabilité. Et le pis est qu’Hitchcock tient toujours à châtier les coupables, tout en divertissant son public : castigat ridendo mores, disait-on de la comédie ; ici on châtie les crimes en terrifiant et en amusant.

Prenons les Oiseaux : la maîtrise de la narration, des graphismes, des péripéties est exemplaire. Mais de quoi parle l’histoire ? De la Fin du Monde, de l’Apocalypse vue à tire d’aile ? Oui, mais... l’histoire parle surtout d’amour, d’une riche héritière désoeuvrée qui s’en va voir un avocat à Bodega Bay. Pourquoi cette demoiselle poursuit-elle comme dans un conte du Graal son chevalier peu servant ? Parce qu’elle est amoureuse ? Après tout, elle amène deux oiseaux d’amour, des lovebirds ; et dans la littérature courtoise la femme est associée au perroquet ou à l’épervier.

Mais la relation plus complexe : l’avocat a vu la belle dans un tribunal et il l’a tancée dans l’oisellerie. Il sait qu’elle aurait commis telle faute sur la voie publique, il y a quelque temps... à Rome. Notre coupable s’en va donc le voir avec ses oiseaux d’amour comme pour se rédimer. Et elle déclenche l’apocalypse ou l’apocalypse accompagne sa démarche et elle est horriblement mutilée... dans un grenier plein de souvenirs. Pas une seconde on ne sent un plan inutile, une parole en l’air. Ici tout est nécessaire. On est dans une cathédrale.

Tout est nécessaire, comme dans un texte sacré, parce que tout sert le propos originel : celui justement sur le péché originel.

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17 septembre 2009 - lien permanent
Canicule 2003
Faute politique ou "gériocide" programmé ?
par Serge de Beketch
(4 septembre 2003)

S’il s’agit d’expliquer l’impuissance et l’inconstance de l’homme, ils n’en trouvent point la cause dans la puissance de la nature universelle, mais dans je ne sais quel vice de la nature humaine ; de là ces plaintes sur notre condition, ces moqueries, ces mépris, et plus souvent encore cette haine contre les hommes ; de là vient aussi que le plus habile ou le plus éloquent à confondre l’impuissance de l’âme humaine passe pour un homme divin.
Spinoza, "Ethique III", préface

Ainsi donc, l’été a été chaud et trop de chaleur tue les vieillards. Formidable révélation ! Attendons nous à savoir, dans trois mois, que l’hiver est froid et que trop de froid n’est pas bon pour la santé des seniors.

Mais soyons certains que le petit jeu de mano a mano politocard reprendra : le gouvernement refusera toute responsabilité et l’opposition soutiendra le contraire. « Verglas assassin, Mitterrand complice ! » criaient les manifestants ameutés au métro Glacière lors des grands froids du début du règne mitterrandien.

Mais c’était une manif pour rire, organisée par le président Basile de Koch pour le groupe "Jalons". Cet été, en revanche, c’est le plus sérieusement du monde que les ténors de la gauche ont entonné le grand air de la dénonciation.

Au-delà des polémiques sur la responsabilité-culpabilité des uns et des autres, au-delà des comptes d’apothicaire sur le nombre réel, supposé, approché, précis des victimes, la vague de fortes chaleurs de l’été 2003, et les milliers de décès qui lui sont imputés, mettent en lumière, une fois de plus, l’extraordinaire médiocrité de la classe politicienne française dans son ensemble.

Et peut-être pire.

En tous cas, le cynisme de cette mafia de crétins corrompus qui se disputent le Pactole des fonds publics parait une fois de plus sans limite.

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16 septembre 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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