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L'après Libre Journal
Chers frères
J’ai soif
par l'Abbé Guy-Marie
(4 juillet 1993)

D’après Antoine de Saint-Exupéry, à qui je vais faire dire ce qu’il n’a pas voulu dire :

« "Ce qui embellit le désert, dit le Petit Prince, c’est qu’il cache un puits quelque part..."

Et, marchant, je découvris un puits au lever du jour. Le puits que nous avions atteint ne ressemblait  pas aux puits sahariens. Les puits sahariens sont de simples trous creusés dans le sable. Celui-ci ressemblait à un puits de village.

"C’est étrange, dis-je au Petit Prince, tout est prêt : la poulie, le seau, la corde..."

Il rit, toucha la corde, fit jouer la poulie. Et la poulie gémit comme gémit une vieille girouette quand le vent a longtemps dormi.

Lentement, je hissai le seau jusqu’à la margelle. Je l’y installai bien d’aplomb. Dans mes oreilles durait le champ de la poulie et, dans l’eau qui tremblait encore, je voyais trembler le soleil.

Et là, chose encore plus étrange, le puits se mit à parler :

"J’ai soif !"

"Comment ? dit le Petit Prince, toi, le puits, tu me dis : j’ai soif ? Mais c’est moi qui ai soif !"

"J’ai soif de ta soif, repris le puits. De quoi le puits peut-il avoir soif sinon de la soif des voyageurs ?" »

A la femme de Samarie, Jésus avait demandé : « Donne-moi à boire ». Le puits, c’est le Christ. L’eau, c’est l’Esprit-Saint. Le voyageur, c’est toi, c’est moi. Le désert, c’est ta vie, c’est ma ville que je traverse chaque jour. Jésus a soif de ta soif d’absolu, de Dieu. Jésus a soif de ton amour.

« L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. »

Et l’étoile qui guide le voyageur dans le désert, c’est qui ?


Texte publié dans Le Libre Journal n°8.
6 septembre 2009 - lien permanent
Un jour
5 septembre 1649 - La défense de "L’Habitation"
par Jean Silve de Ventavon
(7 septembre 1994)

Aujourd’hui, 5 septembre 1649, il y a plus d’un mois que, à Madagascar, les aborigènes investissent le fort appelé "L’Habitation", fort qu’occupent le gouverneur de l’île, M. le chevalier de Pronis, et une grêle troupe de soldats colons. A présent, seule la sainte Providence peut sauver les Français... Lorsque la révolte éclata, les sauvages étaient dix mille, les Blancs soixante-treize. « Me rendre, jamais ! » avait grondé Pronis, approuvé par ses lieutenants, M. l’abbé de Bellebarbe, MM. de Fourquembourg et Cauche, et par la garnison. Maintenant, le nombre des assiégeants a multiplié ; trente-quatre assiégés ont péri. Qu’importe ! Les tubes du chevalier, "La Galante", un gros canon, et deux couleuvrines, tirent toujours et la poignée de braves ne cessent pas un instant de fusiller, d’estoquer... Néanmoins, « là-bas (...) le flot des ennemis s’enfle sans arrêt ». Les tribus vocifèrent à une toise de la citadelle de bois... Les vaillants de "L’Habitation" sont « assommés de fatigue, de privations (...), usés d’insomnie (...) ». Pronis a reçu une flèche dans la jambe droite, Cauche une lance dans le ventre...

A l’aube, Monseigneur le Gouverneur vêt un justaucorps brodé, des chausses de drap festonné de fils d’or, se noue à la gorge un jabot de soie : il faut être beau quand la Camarde vous muguette ! Et les Malgaches attaquent, incendient, à l’aide de dards enflammés, les entrepôts, la poudrière, sautent, plein de haine, les glacis de rondins... Les soldats-colons font front ; Pronis, quoiqu’il tremblât la fièvre, frappe et frappe, la lame meurtrière... Est-ce la fin ? Nenni-da ! Soudain, une pluie de boulets inonde les hordes barbares, et les preux voient apparaître sur la mer un trois-ponts, dont une étamine fleurdelysée orne le haut-mât !!

Madagascar demeurera terre gallique. Les Malgaches vaincus, M. de Pronis dit aux soldats-colons : « (...) ces gens madasgarois auront connu ce qu’il en coûte de nous faire la guerre. Mais, las, (...) nous aussi l’avons cher payé... Du moins le vieux renom de la France et les armes du Roi n’auront pas eu à souffrir en tout ceci. Nous nous sommes battus, ainsi qu’il sied (...) ». Puis le héros cria : « Vive le Roi ! » et trépassa.


Texte publié dans Le Libre Journal n°44.
5 septembre 2009 - lien permanent
Entretien avec Claude Timmerman
Pollution aux algues vertes

Claude Timmerman, spécialiste du monde agricole, diplômé de l’ENS, agrégé de l’Université, docteur ès-sciences, explique au micro d’Emilie Cassel pour Novopress France quelles sont ces algues vertes qui polluent les côtes bretonnes, sans omettre de tisser un lien entre elles et l’agriculture intensive qui se propage dans le même temps à une vitesse exponentielle.

Les élevages intensifs de porcs sont en effet en plein essor. Ce développement est justifié officiellement par la nécessité de garantir l’autosuffisance alimentaire, par la nécessité d’une production de masse à faibles coûts et par l’impossibilité de solutions alternatives. Or, d’une part la France propose une production pléthorique difficilement exportable. D’autre part, il n’est jamais fait état dans les fameux prix de revient des coûts de la dépollution nécessaire inhérente à l’activité. Et enfin, des solutions existent mais sont systématiquement refusées par les exploitants agricoles : élevage sur paille (au lieu du lisier qui est ainsi une pollution volontaire, quand le fumier serait épendable avec beaucoup moins de nuisances écologiques), exploitations plus petites, etc.



Source : novopress.info (16:55)
Lire aussi l’article de Claude Timmerman publié sur notre site.
4 septembre 2009 - lien permanent
Les Provinciales
Verlaine : Tableaux de Paris et d’ailleurs
par Anne Bernet
(21 avril 1993)

Le XIXe siècle est celui des poètes maudits. La raison de cet ostracisme est simple, le triomphe du monde libéral, de la société bourgeoise qu’avait engendrés la Révolution refusant une place à ces inutiles que, jadis, nos Rois eussent pensionnés afin qu’ils puissent écrire et avoir du génie tout à loisir.

La compensation offerte à ces damnés de la plume était d’être beaux, souvent, aimés, presque toujours, et très conscients, en sus, de leur talent. Mais, à Paul Verlaine, la Fortune refusa tout cela. Il fut de ces poètes maudits qui sont également des hommes déchus.

Rien ne le prédisposait, en venant au monde, à embrasser cette carrière aventurée. Il naquit à Metz, au foyer d’un officier de carrière passablement dépourvu d’ambition et sans avenir, et d’une dame qui paraissait, tant ses espoirs avaient été déçus, devoir renoncer à la maternité. C’était en 1844 et Paul, enfant inattendu d’un couple vieillissant, devait rester fils unique. il fit, très jeune, une découverte douloureuse : à une stature de gringalet un peu ridicule, il ajoutait une de ces laideurs dont on n’ose même pas dire qu’elles sont intéressantes... Cette disgrâce physique allait pousser l’adolescent à tous les modes d’évasion possibles. Le premier, fort commun chez les ratés accomplis ou en puissance de l’époque, fut l’absinthe. Le poison vert devait conduire Verlaine à un alcoolisme précoce qui finirait par le tuer ; entretemps, il aurait fait fuir son épouse et transformé la vie de sa mère en un long et désespérant enfer quotidien...

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4 septembre 2009 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Michael Jackson : la mort de la panthère blanche
par Nicolas Bonnal
(28 juin 2009)

Michael Jackson est mort !

- Michael qui ?

On se demande quel chrétien assez retiré du monde peut être aujourd’hui assez fortuné pour ignorer ce onzième commandement de la société spectaculaire : tu n’adoreras que l’idole du pop, tu n’adoreras que la panthère blanche, tu n’adoreras que l’archétype platonicien de la société post-historique.

On peut toujours s’en moquer, me répondra-t-on avec mépris... Je crois que justement dans cette histoire seuls les imbéciles ne se préoccuperont pas de ce phénomène crépusculaire.

Commençons par l’envers, par sa disparition : plus rumeur que moi tu meurs ! A-t-il été tué par ses médecins ? S’est-il suicidé pour éviter une épuisante tournée ? S’est-il mal médicamenté par mégarde ? L’un de ses créanciers lui en aurait-il voulu à la veille de ses concerts tous préachetés ? Toujours est-il que sa mort est incompréhensible, comme la guerre en Irak, comme le 11 Septembre, comme la chute de l’Airbus de Rio, comme l’affaire Madoff et le reste (la pandémie, le tsunami, les subprimes...). Le Pierrot lunaire et planétaire s’en est allé et nous devons tous faire comme si Ben Laden faisait du saute-chameau dans le Karakorum... dont acte. Pleurons en choeur avant de bombarder l’Iran !

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3 septembre 2009 - lien permanent
Radio Beketch
Carte postale de vacances (été 2004)

La période estivale était l’occasion pour Serge de Beketch et l’équipe du Libre Journal de prendre quelques vacances. Daniel Hamiche, sa "prothèse radiophonique", prenait alors le relais à la direction de ses émissions sur Radio Courtoisie, au début desquelles Serge ne manquait pas d’intervenir par téléphone depuis son lieu de vacances, pour commenter - à sa manière - l’actualité du moment. Dans cette "carte postale", celui-ci déclarait être en route pour le Népal...



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 1er septembre 2004. (14:55) Source : MPS
2 septembre 2009 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Face à la marée verte, un bon Fillon pour la Bretagne ?
par Claude Timmerman

En Bretagne, les marées se suivent et ne se ressemblent pas : il y a les noires, et puis les vertes... Aucun rapport me direz-vous ? Oh mais si, hélas, il y en a un, et de taille : l’inconséquence humaine ! Après les épanchements des pétroliers poubelles, voici les épandages des vidangeurs agricoles productivistes : les nitrates générateurs de la prolifération des algues vertes.

Et "après" est un euphémisme : le noir n’empêche pas le vert !

On pourrait en faire un roman stendhalien sur les conséquences environnementales de la cupidité mal gérée...

Depuis trente ans, l’effrayante densité des élevages intensifs notamment porcins, mais aussi aviaires, a conduit à une surcharge en nitrate des sols, insupportable pour le milieu naturel. Résultat du lisier épandu, les nitrates lessivés ont envahi le réseau hydrographique, et de là, la zone maritime côtière, notamment en baie de Saint-Brieuc particulièrement bien servie en effluents agricoles de tous genres provenant de l’arrière pays et bénéficiant en outre d’un contexte géographique marin "protégé" particulièrement propice à la stagnation relative des eaux, à l’exposition solaire, et donc à la prolifération d’organismes friands de nutriments azotés.

En premier lieu, ce qui est le plus spectaculaire, ce sont les fameuses "algues vertes" - il serait plus juste de dire "l’algue verte" car il s’agit d’une seule espèce d’algue chlorophyllienne à thalle élargi pluri-folié qui rappellerait un peu une salade, d’où son nom vernaculaire de laitue de mer : Ulva lactuca.

Cette petite algue - très commune sur la côte dans la zone de balancement des marées et sur le plancher marin proche - se multiplie, sous l’influence de l’augmentation du taux des nitrates et de l’ensoleillement, en quantités effarantes qui sont drossées au rivage et empilées à la faveur des dépôts des laisses de mer lors des marées descendantes, particulièrement, bien sûr, en période estivale.

Quelles sont les conséquences de ce phénomène uniquement dû au déséquilibre nitrique du milieu marin ? D’une part des modifications faunistiques et floristiques graves : raréfaction ou disparition totale locale des autres algues en compétition, notamment brunes (Fucus et Laminaria) qui faisaient les beaux jours des ramasseurs de ce varech très utilisé comme engrais qui donnait notamment des pommes de terre à la saveur unique, ou rouges (petites Rhodophycées) endémiques par exemple dans les mares découvertes à marée basse. Raréfaction, voire disparition aussi de la microfaune marine littorale associée : petits mollusques, petits gastéropodes et petits crustacés... La manifestation la plus criante en est l’observation actuelle des bans de rochers à demi immergés, autrefois couverts de patelles, berniques, bigorneaux, anémones, etc. mais aujourd’hui transformés en squelettes minéraux, désertés même par les oiseaux marins qui n’y trouvent plus rien à picorer... Conséquence annexe donc : tous les animaux dépendant des premiers éléments marins de cette chaîne alimentaire ont déserté les lieux.

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1er septembre 2009 - lien permanent
L’Histoire à l’endroit
Martel
par l’abbé B.A. Marche
(28 juillet 1994)

« Il est difficile de découvrir l’origine des localités importantes de la vicomté de Turenne, mais il l’est moins pour celles de Martel. Tous les historiens du Quercy s’accordent à rapporter sa fondation à la première moitié du VIIe siècle, à l’occasion du passage de Charles Martel en ce pays. Il paraît certain, en effet, que ce conquérant, en revenant de combattre les Sarrasins, fit bâtir en ce lieu une église qu’il plaça sous le vocable et la protection de saint Maur. (...)

« Le chef musulman Abdérame étant tombé mort sur le champ de bataille de Poitiers, ses troupes s’enfuirent en désordre dans la Septimanie, où les poursuivirent les vainqueurs.

« C’est en poursuivant les débris de leur armée que Charles Martel arriva jusqu’à Martel, où il leur aurait livré plusieurs combats meurtriers et décisifs. Nous donnerons là-dessus des renseignements détaillés qui ont échappé à l’histoire et qu’a bien voulu nous fournir un sincère et très digne prêtre de l’endroit, l’abbé Larnaudie, après avoir consulté la tradition orale et exploré lui-même les lieux qui lui étaient désignés. Il paraîtrait que le vainqueur, arrivant par Turenne et désirant se tenir sur les hauteurs qui dominent le pays afin de n’être pas surpris par l’ennemi et de pouvoir suivre ses mouvements, se serait dirigé vers l’Hôpital-Saint-Jean. S’étant aperçu de là que les musulmans s’étaient engagés dans un défilé formé par le ruisseau du Vignon, pour y faire désaltérer leurs chevaux et leurs soldats et peut-être aussi pour se dérober à la vue des Francs, il fut les y attaquer. Il rencontra leurs détachements à Murlat, près de l’emplacement où fut bâti le vieux château de Murel, et leur fit subir des pertes sérieuses.

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1er septembre 2009 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Trotski, Beketch et moi

Le stratège chinois Sun Tzu recommandait déjà d’étudier l’ennemi sans relâche, il y a plus de 2 500 ans. Mais il a fallu bien des efforts à Patrick Gofman pour persuader Serge de Beketch de lire quelque pages de Trotski... Du moins en obtint-il un brillant commentaire écrit, publié pour la première fois dans l’article ci-dessous.

Les crises cycliques du capitalisme sont décrites et analysées - sinon prévues - depuis le milieu du XIXe siècle, par les économistes de toutes tendances. Mais nos "gros médias" enterrent Marx bien profond à la chute du stalinisme, puis ils le déterrent fébrilement, et ils l’époussettent, et ils l’embaument, aussitôt que le mondialisme, fin 2008, a l’air de s’enrhumer... S’ils réparent leurs sottises par des c...ries, étonnez-vous de ce que nos "gros" médias soient de plus en plus maigres...

Quant à moi, douze ans (1967-79) janissaire du trotskisme, je suis revenu à la patrie « avec armes et bagages », comme m’en accusent justement certains sites Internet. J’ai fait le tri de mes armes et bagages. J’ai assimilé "L’Idéologie allemande" de Marx (mon triomphe au bac philo 1968) mais renoncé à rien comprendre à "Matérialisme et empiriocriticisme" de Lénine. Le "Paradis sur cette Terre" de Trotski, je n’y compte plus. Mais je relis souvent "Littérature et révolution" (10/18), recueil d’articles passionnants de ce Trostki dont Dominique Venner nous dit, in "Les Blancs et les Rouges" (Ed. du Rocher, oct. 2007, p. 249) : « Parmi tous les besogneux professionnels de la révolution la figure de Trotski se singularise par une aisance d’artiste. Il y a d’ailleurs en lui un esthétisme de l’action et de la violence, un romantisme noir qui ne trompent pas : "Nous avons lié partie avec la mort, s’exclame-t-il, et, partant, avec la victoire..." » Que ceux qui ont des oreilles entendent : « ¡ Viva la muerte ! »

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31 août 2009 - lien permanent
Editorial du Libre Journal n°53
La pureté, voilà l’ennemi
par Serge de Beketch
(9 décembre 1994)

« Djihad catholique ». Les deux mots, accolés dans une étreinte obscène, figurent dans "Infomatin" au détour d’un interminable papier sur le dérisoire et malfaisant bouquin de Lévy, "La Pureté dangereuse".

Ce que le "sous-Monde" retient des élucubrations BHLiennes, c’est que, comme certains musulmans, les catholiques appelleraient de leurs voeux une « guerre sainte ». Une Djihad.

Parler de « Djihad catholique », c’est associer le tourmenteur et le martyr, c’est embrasser dans une même haine les délires sanglants de l’Islam guerrier et les souffrances de la "dhimitude". C’est parler de juifs-nazis, mais les salauds d’"Infomatin" n’en ont cure.

Les catholiques, on peut les insulter à loisir. Les martyrs catholiques, on peut en nier l’existence. L’histoire sanglante de la haine anticatholique, on peut la réviser à sa guise. Gaubert s’en fout, et pour cause.

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31 août 2009 - lien permanent
Radio Beketch
Le 31 du mois d’août

Ce court extrait est tiré d’une émission diffusée en direct un 31 août, jour qui donna son nom à une fameuse chanson rappelant l’exploit de Surcouf qui prît la frégate anglaise "Kent". A cette occasion - et ne reculant devant aucun sacrifice - Serge de Beketch substitua, à sa célèbre phrase d’introduction "Amis de la résistance, bonsoir !", le premier couplet de cette chanson, exécuté (le mot convient) en direct par lui-même, son assistante Victoria, et ses invités : ADG, Aramis (alias Philippe Colombani) et Paul Robert...



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 31 août 1994. (1:35)
31 août 2009 - lien permanent
C’est à lire
Les mémoires de Serge de Beketch

présentés par Danièle de Beketch
et par Nicolas Bonnal

On peut mourir pour la France. La famille de Serge de Beketch n’a cessé de mourir pour la France. Mais on peut également, lorsque la France n’est plus la France ou presque, mourir par la France. On peut avoir mal à la France, comme l’a joliment dit un jour Roger Chinaud, on peut aussi en crever, comme Serge, qui nous a quittés il y a presque deux ans. Toute la vie de Serge a été altérée par cet amour fou qu’il portait à la France, et par son corps torturant qui le faisait tant souffrir et tousser. Voici ce qu’il écrit au début de ses fabuleux mémoires, qui témoignent de son génie de nouveau-né comme d’écrivain :

« Je suis mort de naissance. L’accoucheur m’a arraché des entrailles maternelles, tout ensanglanté, le crâne déformé et la gorge déchirée par les mâchoires du forceps. J’étais inerte, asphyxié, bleu foncé, le coeur arrêté... »

Le nouveau-né aurait pu en terminer là. Nous aurions été privés du plus grand journaliste français, et du dernier clerc mort pour la France. Mais la providence intervient, grâce au médecin :

« Alors, poliment, il a fait un petit effort. Il m’a secoué, j’imagine, comme on secoue une montre arrêtée. Et j’ai démarré. Depuis, j’essaie de me rappeler de ce qui s’est passé juste avant ce moment, mais rien. Il va falloir que j’attende pour découvrir le fameux tunnel de lumière ».

Etre de lumière, Serge de Beketch est venu peut-être pas pour nous guider, mais pour nous éclairer. Je l’imagine dans la caverne de la Moria, portant comme Frodon, son personnage préféré, une fiole d’elfe lumineux. Et pourtant, que d’obscurités n’a-t-il pas dû affronter ! Toujours de ses mémoires prodigieux, lorsque Serge évoque la disparition de son père :

« Les mois qui suivirent, les années, les décennies, apparaissent, quand je considère aujourd’hui mon adolescence et ma jeunesse jusqu’à mon mariage, comme une sorte de pays maudit, enténébré, peuplé d’ombres, chargé de nuées obscures, foudroyé par des rafales d’éclairs menaçants, assourdi par les hurlements des tempêtes et les coups de tonnerre ».

Serge était un fou de France, mais il fut aussi, comme je l’ai dit, un malade de la France, pays promis à toutes les prostitutions, à tous les démissions. Mais c’était la terre où il était né et où il devait vivre sa passion d’éclaireur et de chrétien ; voici ce qu’il en dit de la France :

« Un pays que je traversais moi aussi en diagonale, tête haute et regard ailleurs, éperdu de chagrin et dévoré de peurs inexplicables. Un pays que je me suis résigné à aimer ».

Et il l’a défendue comme personne, la France.

Je ne me serais pas permis une aussi longue préface (et même une postface) si Serge avait vécu pour nous délivrer plus que ces quelques chapitres de ses mémoires inachevés. Mais je l’ai fait dans un but bien précis : montrer comment il m’avait aidé, secouru, permis de m’exprimer, comme il l’a permis à tant de personnes. Il nous a nourris, rectifiés, consolés, comme disait Voltaire, son ennemi de toujours, inspiré pour une fois. Par contre je demanderai un effort à toutes celles et à tous ceux qui ont entrevu un monde meilleur grâce à notre Serge : achetez ce livre, pour Serge et pour Danièle.

Nicolas Bonnal

Pour commander le livre : adresser un chèque de 24 euros (ou plus !) à Danièle de Beketch, 21 bis, rue du Simplon, 75018 Paris. Port compris.
10 août 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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