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L'après Libre Journal
Vérités interdites
Non, l’Amérique n’a pas sauvé l’Europe !
par Saint-Plaix
(11 avril 2003)

Il est temps d’en finir avec la vieille scie d’une Amérique héroïque et désintéressée volant chaque fois au secours d’un continent ensanglanté par l’impérialisme prussien, accablé par l’horreur nazie ou menacé par l’abomination stalinienne.

L’Amérique n’a jamais eu le souci de l’Europe, et même la doctrine hégémonique américaine s’est construite sur l’affaiblissement du "vieux continent".

Dès 1845, dans "Our Manifest Destiny", John O’Sullivan écrivait : « ... avec l’anéantissement de l’Europe, l’Amérique deviendra la maîtresse du monde. »

En 1890, "Our Country" précise que l’Europe vieillissante n’a plus les moyens de sauvegarder les valeurs civilisatrices de l’Occident, reprises par une Amérique dynamique émergente, et conclut par la fameuse formule « Europe must perish ! » (L’Europe doit périr).

Après la guerre de 14, où les Etats-Unis voyaient l’occasion de liquider les empires européens de l’Axe (allemand, autrichien, ottoman), d’imposer le règne du dollar contre celui de la livre sterling, et de confisquer la suprématie sur les mers à l’Angleterre, Theodore Roosevelt déclarera : « Nous avons échoué à profiter de la guerre ! »

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6 juin 2009 - lien permanent
Un jour
D’Artagnan à Maëstricht
par Jean Silve de Ventavon
(27 mai 1994)

Les armées de Louis XIV investirent Maëstricht, place hollandaise verrou des Provinces-Unies située sur la Meuse, le 5 juin 1673. Sa Majesté présente, les commandaient : M. le lieutenant-général duc de La Feuillade et M. le maréchal-de-camp, comte de Vaubrun ; les Grands Mousquetaires y avaient pour chef M. le lieutenant-capitaine Charles de Batz de Castelmore de Montesquiou-Fezensac, comte d’Artagnan.

La ville, ceinte d’une muraille, de tours, de bastilles, de cinq ouvrages à corne, de mi-lunes gigantesques que défendent cinq mille soldats et de grosses bandes bourgeoises, effectifs résolus à la gouverne de M. de Farjaux, un transfuge plein de pugnacité, n’intimide point La Feuillade... Le 24, les assiégés insoucieux du blocus, le lieutenant-général fait donner le canon. La brèche ouverte, les Mousquetaires, qu’épaulent les gens de Monseigneur le duc de Montmouth, de MM. de Montal, de Beringhen et d’Hauteville, chargent à la bravade, d’Artagnan à leur tête, le fer à la main. L’affrontement est furieux. « Le Roi et les officiers généraux qui étaient témoins de cette attaque convinrent qu’on n’avait jamais vu un feu si violent (...) », notera Paul Pelisson, historiographe du Très Chrétien avec Jean Racine en 1677. Les Français crochent la principale demi-lune, mais Farjaux lance une fort rude contre-offensive, et ils doivent lâcher le glacis...

Le 25, La Feuillade ordonne un nouvel assaut, et les Mousquetaires, à la suite de leur capitaine-lieutenant, marchent à l’ennemi. Lutte de Titans ! Choc de héros !... Et « après un combat des plus longs (...), des plus sanglants, les Mousquetaires rentrèrent dans la demi-lune ». Cinquante-trois de ces diables-à-quatre étaient morts, dont M. le comte d’Artagnan, frappé d’un plomb à la gorge.

Le 29, au son des caisses et des fifres, les troupes de la Fleur de Lys, drapeaux claquants, occupaient l’imprenable Maëstricht.


Texte publié dans Le Libre Journal n°37.
6 juin 2009 - lien permanent
Histoire de France
Avec François Ier, exerçons-nous à l’interactivité
par Aramis
(27 mai 1994)

On s’y attendait. Voilà, c’est fait. La Reine Margot a reçu le "prix du jury" sur la Croisette. Cette récompense salue, comme elle le mérite, une production française avec, dans les rôles principaux, Isabelle Adjani (la Reine Margot) et Mona Lisi (La Joconde). Débauche des décors, débauche des costumes, débauche des figurants et, bien entendu, débauche totale des acteurs qui raviront les amateurs du genre. Car nous sommes, une fois n’est pas coutume, en présence d’une réalisation à gros budget. Un des films les plus coûteux de l’année. Dont l’auteur, doit-on s’en étonner, se nomme Patrick Chérot... Inspiré librement d’un roman du siècle dernier, le scénario et l’adaptation sont de Danièle Thompson (fille de Gérard Ahury). Son brio n’est plus à démontrer. C’est à elle, en effet, que l’on doit quelques-unes des plus belles pages du cinéma français : Les aventures de Rabbi Jacob, Le coup de parapluie, La vengeance du serpent à plumes, avec le regretté Coluche, ou encore Lévy et Goliath, un des monuments de notre humour national. Une réussite exemplaire, donc. Bien sûr, on reprochera à La Reine Margot son extrême confusion : les personnages se chevauchent trop souvent (la débauche des acteurs est sans doute excessive), rien ne vient éclaircir l’intrigue et surtout pas les éclairagistes dont on se demande s’ils étaient présents sur le plateau. Mais qu’importe, on se sent happé, étouffé par le message de tolérance porté par ce film qui, à force, mais c’est un parti pris, de gros plans rapprochés, finit par troubler. Et la vue et l’esprit. A n’en pas douter, La Reine Margot restera un des moments forts de ce 47e festival de Kahn.

H. Plumeau et R. Jacob

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5 juin 2009 - lien permanent
Derrière l’écran
Portrait de Dan Brown en idiot utile
par Nicolas Bonnal

Il y a trois ans je voyais à Lima le Da Vinci Code de Ron Howard avec un ami péruvien conseiller du président Garcia. Mon ami, cartésien peu convaincu, me déclara effrayé à la fin du film : - Mais quelle daube ! Mais quelle daube !

Le film fit pourtant 800 millions de dollars de recettes, mais on sait que ces chiffres ne signifient rien : le public est incapable de raconter l’histoire d’une de ces âneries tout comme il est incapable de raconter l’Alchimiste de Coelho : la bêtise au front de taureau nous glisse dessus comme une limace.

Je me sentais moi-même beaucoup plus concerné par les nostradaneries de Brown : au-delà de son anticatholicisme incroyable, il y avait cette obsession ésotérique du secret royal, du grand monarque, des prophéties à l’eau de rose, les histoires de Rennes-le-Château, le guénonisme (ah cet orient qui allait ramener l’occident matérialiste dans la bonne voie traditionnelle...), et toute cette mauvaise eau de Cologne qui nous embaumait depuis un siècle et demi au moins. J’ai reçu d’ailleurs des menaces de mort pour avoir écrit à ce sujet ; le point original est que j’étais menacé dans cette vie et aussi dans l’autre... Il y a des héros de l’esprit que rien n’arrête...

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4 juin 2009 - lien permanent
Radio Beketch
Européennes 2004

Serge de Beketch donne la parole à Patrick de Villenoisy, candidat de l’Alliance Royale aux élections européennes de 2004. L’Alliance Royale a été créée en 2001 par Yves-Marie Adeline. Ce mouvement se propose de réintroduire dans le discours politique quotidien l’idée de la royauté, et de reposer la question de la royauté institutionnelle. Cet entretien est l’occasion pour Serge d’exposer sa vision du royalisme. Avec la participation du Marquis Jean-Paul Chayrigues de Olmetta.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 19 mai 2004. (53:49) Source : MPS
3 juin 2009 - lien permanent
Alternative royaliste
Et si l’on votait dimanche ?
par Claude Timmerman
Candidat liste Ile de France Alliance Royale
Elections Européennes 2009

« La politique, c’est l’art d’empêcher les gens
de se mêler de ce qui les regarde.
 »
P. Valery

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les élections européennes ne passionnent pas les foules... Il serait même question de voir la participation électorale descendre sous la barre fatidique des 50 %... Ce qui, sauf en démencratie parlementaire, signifie bien qu’une majorité des électeurs - donc du peuple paraît-il souverain - se refuse à cautionner un système qui consiste à faire voter des gens uniquement pour entériner, ou pire légitimer, des décisions prises ailleurs... En l’occurrence à Bruxelles !

Si les jeux sont déjà faits pour les européistes, les technocrates bruxellois apparaissent maintenant dépassés par les mondialistes notamment les atlanto-sionistes. La question de l’Europe n’apparaît plus que subsidiaire aujourd’hui où les doctrinaires du mondialisme en France, d’Attali à Kouchner, sans en oublier leur porte-parole Sarkozy, prêchent inlassablement la bonne parole sur la nécessité de l’avènement inéluctable d’un gouvernement planétarien, seul capable de résoudre tous les problèmes ! Le dernier problème en date évoqué par Attali était celui... de la pandémie grippale porcine ! Effectivement, comme ce problème n’existe pas, il sera plus facilement résolu que celui de la faim dans le sahel... qui ne doit pas être endémique, lui, puisque ces petits messieurs n’en parlent qu’épisodiquement...

Alors il serait peut être temps de rectifier le tir avant que chacun ne pleure à chaude larme sur l’heureux temps de la tyrannie bruxelloise... quand la France sera devenue une province de Washington ou de Tel Aviv...

Nous connaissons hélas tous les dévoiements du vote...

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2 juin 2009 - lien permanent
L’Histoire à l’endroit
Un peuple condamné
par Bernard Lugan
(16 septembre 1994)

Les Touaregs sont des berbérophones repliés depuis le nord de l’Afrique qu’ils quittèrent il y a environ un millier d’années quand s’affirma l’islamisation du Maghreb. Aujourd’hui, ils sont islamisés, mais leur islam, qui contient de larges pans de culture païenne, apparaît comme "modéré" dans le contexte actuel de radicalisme.

Les Touaregs sont les seuls berbérophones possédant une écriture, les tifinaghs, faite de consonnes et de signes. Les parois rocheuses du Sahara central ont servi de support à cette écriture. Les Touaregs sont divisés en grandes confédérations, elles-mêmes subdivisées en une infinité de clans mais tous ont en commun une langue, le tamasheq.

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2 juin 2009 - lien permanent
Dossiers et document
La tradition sacrée des cathédrales françaises
par Serge de Beketch
(9 juin 1995)

L’homme sait, depuis des millénaires, que la terre est parcourue par des flux d’énergie.

Dans le monde entier, des milliers de légendes puisent leur origine dans cette connaissance (dragons, serpents, chemins magiques, sources miraculeuses, lieux ensorcelés, etc.).

En Occident, de la Toscane à l’Ecosse, de l’Ombrie au Pays de Galles, de la Thuringe à l’Aragon, des centaines de lieux-dits évoquent cette sapience.

Tarascon, par exemple, rappelle la tarasque, monstre fabuleux appelé à Abbeville "Lézard", à Angles "Troussepoil", à Rouen "Gargouille", à Poitiers "Grand Goule", à Metz "Graoulli", à Reims "Kraoulla", à Troyes "Chair-Salé", à Louvain et un peu partout en France "Dragon", "Wouivre" ou "Drac".

En Occident comme en Orient (où l’on attribue les tremblements de terre aux convulsions d’un gigantesque monstre enfoui), le dragon symbolise, depuis la plus haute antiquité, les courants telluriques.

C’est la connaissance ancienne de ces phénomènes, aujourd’hui méprisée, qui explique que les cathédrales furent bâties sur les lieux mêmes où, avant l’ère chrétienne, se déroulaient les cultes païens.

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1er juin 2009 - lien permanent
Chers frères
Et du Saint-Esprit
par l'Abbé Guy-Marie
(18 mai 1994)

« Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit-Saint ! » avouaient les chrétiens d’Ephèse (Ac. 19). Saint Paul le leur apprit, les baptisa et leur imposa les mains, c’est-à-dire les confirma. « Et l’Esprit-Saint vint sur eux ».

Les catholiques savent qu’il y a un Esprit-Saint ; ils connaissent la Sainte Trinité ; ils disent « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » Mais prient-ils le Saint-Esprit ? Ils l’ont, certes, reçu au baptême, à la confirmation. Ils reçoivent de nombreuses "grâces de l’Esprit-Saint" quand ils prient le Christ Jésus, Dieu le Père, la Vierge Marie, quand ils communient et se confessent. Mais prient-ils le Saint-Esprit ?

Il est vrai que c’est une question d’âge. Les jeunes prient peu le Saint-Esprit parce qu’ils n’ont pas encore affronté certaines épreuves de la vie, où le recours à l’Esprit-Saint est vital, voire urgent. Que répondre, comment dire, quoi faire, quelle décision prendre ? En vérité, on découvre peu à peu combien l’imitation de Jésus-Christ excède nos capacités humaines et nécessite le secours de la grâce. Jusqu’à s’approprier la parole de Jésus à saint Paul découragé : « Ma grâce te suffit » (2 Co. 12,19).

Cela dit, l’Esprit-Saint s’enseigne et la dévotion à l’Esprit-Saint aussi, au catéchisme et en famille. Pourquoi attendre les difficultés de la vie ? Vous dites le Notre-Père, vous visitez le Saint-Sacrement ou priez le Sacré-Coeur ? Mais, en dehors des urgences, priez-vous le Saint-Esprit ? Ne reçoit-il pas même adoration et même gloire que le Père et le Fils ?

Je connais un monastère de religieuses où l’on récite au lever un "Veni Creator". C’est bien commencer la journée ! "Veni lumen cordium, Consolator optime, Dulcis refrigerum" - "Venez ô lumière des coeurs, Souverain consolateur, Douce présence à notre âme !"


Texte publié dans Le Libre Journal n°36.
31 mai 2009 - lien permanent
Un jour
31 mai 1578 - Le "Pont des Pleurs"
par Jean Silve de Ventavon
(9 juin 1995)

Jacques de Lévis, comte de Quélus ou de Caylus, mourut à l’hôtel parisien de Boisy le jeudi vingt-neuvième de l’an de grâce 1578, « sans parler autrement de Dieu ni de sa mère (...), jetant sans cesse avec grande force les mêmes mots : "Ah mon roi, mon roi !" » Mignon d’Henri III, le roi qu’il invoquait - le terme ne véhiculait à cette époque nulle ambiguïté, qualifiait un ami cher -, messire de Quélus, tout le long de sa douloureuse agonie de trente-trois jours, avait eu la consolation de voir quotidiennement le Prince venir à son chevet...

Le comte était trépassé des dix-neuf blessures reçues le 29 avril lors du duel l’ayant opposé à Charles de Balzac d’Entragues, dit Entraguet, et ce « pour dame » et pour ce que lui appartenait au Valois et Entraguet au Guise.

La nuit pleine, les deux gentilshommes croisèrent le fer à l’intérieur du Marché-aux-Chevaux, à une toise de la Bastille, à un trot de la Porte Saint-Antoine. Leurs témoins les imitèrent, ceux de Quélus, messires de Maugiron et de Livarot, des mignons, face à ceux d’Entragues, lesquels étaient messires de Ribérac et de Schomberg, des guisards. « Le combat fut très beau, et l’accompara-t-on à celui des Curiaces et des Horaces », notera Brantôme. Un beau combat, dont l’Estoile racontera ainsi l’épilogue : « Maugiron et le jeune Schomberg demeurèrent morts sur place ; Ribérac, des coups qu’il y reçut, mourut le lendemain à midi ; Livarot, d’un grand coup qu’il eut sur la tête, fut six semaines malade et en réchappa ; Entraguet s’en alla, sain et sauf, avec un petit coup qui n’était qu’une égratignure »... « Tu as une dague, moi je n’en ai point », avait fait observer Quélus à Entraguet, et le malheureux, qui criait « Vive le Roi ! » quand estocades et taillades le frappaient, s’était entendu répondre : « Tu as commis vraie faute de l’avoir oubliée à ton logis ! »

Le 31 mai 1578, sous une persistante pluie chaude, Henri III posa la première pierre du pont bientôt appelé Pont-Neuf. Le monarque sortait de la belle église Saint-Paul-des-Champs. Il y avait présidé les obsèques de Quélus, enseveli là, non loin de Maugiron, et il sanglotait tant qu’insensible et stupide, à l’habitude, le peuple baptisa la nouvelle arche "Pont des Pleurs".


Texte publié dans Le Libre Journal n°70.
30 mai 2009 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Européennes : la soupe électorale dément-crasseuse
par Saint-Plaix

Toutes les officines répoublicaines sont en émoi : il y a élection à l’horizon ! De quoi recaser les laissés-pour-compte des élections précédentes et débarrasser certaines structures d’éléments encombrants... De quoi aussi assurer la subsistance, par nos impôts, de nombre de ces parasites qui n’existent que, par et dans la politique.

Il s’en suit une succession de chicanages, de trahisons, d’alliances conjoncturelles, de croc-en-jambe et de peaux de bananes savamment disposées, dont la seule finalité est de parvenir à se faire mettre en position d’éligible ce qui assurera 5 900 € à la fin du mois (on évoquera même pas le remboursement des faux frais) le temps de la législature européenne ! En temps de crise, ce n’est pas forcément une sinécure négligeable, surtout quand on a aucun talent...

Quant à la France, à l’avenir de notre pays dans l’Europe, au devenir d’une construction européenne, tout le monde s’en fout dans les cabinets plus ou moins feutrés : la seule question est de savoir si on pourra aller à la soupe parlementaire !

Et nos bons stratèges répoublicains s’inquiètent du dégoût profond que suscite cette élection et de l’abandon prévisible des urnes par une majorité de nos concitoyens. Faut-il s’en étonner ? Je ne le crois pas : la magouille démocrasseuse a instauré une situation devenue irréversible pour ses auteurs... cela dure déjà depuis un bon siècle ! Le tableau est éloquent !

Prenons au hasard de l’histoire contemporaine quelques exemples lénifiants de personnalités politiques restées célèbres par leur apport à l’édification du système. Nos lecteurs seront juges :

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29 mai 2009 - lien permanent
Histoire de France
Anchois-pommier
par Aramis
(18 mai 1994)

Lors de notre dernière livraison, nous évoquions, dans l’émotion la plus totale qui caractérise la libération de l’Afrique du Sud, un certain nombre de faits indubitables démontrant la responsabilité directe de l’homme blanc dans l’élaboration des crises souvent catastrophiques qui secouèrent et secouent encore l’ensemble du continent noir. C’est à ce propos que, dans un courrier plein de sagacité, un de nos correspondants nous écrit « afin de faire remarquer une incongruité qui, subrepticement, se serait glissée dans une analyse au demeurant pointue et sans équivoque ; ainsi, quand cous écrivez "Utus" sans "h", vous laissez planer un doute sur lequel il importe de lever le voile sous peine de voir l’équivoque s’installer ». Avant de répondre sur le fond, remercions notre lecteur de sa remarque qui traduit non seulement un sens aigu de l’observation mais aussi une connaissance profonde et un intérêt des questions africaines. A ce propos, il nous rapporte, tirée de sa propre expérience, une idée qui en dit long sur l’espoir qui est en train de naître : « J’apprends ce jour que Bernard-Henri Lévy a l’intention, il l’a annoncé depuis le festival de Cannes, de lancer une liste "Sarajevo" pour les élections européennes. Ce geste novateur est plein de promesses. Car c’est dans cette joie que devraient désormais se porter les efforts de tous ceux qui se reconnaissent dans le devoir d’ingérence humanitaire. C’est pourquoi je suggère la constitutions rapide d’une liste "Kigali". » Bravo, cher lecteur ! Excellente idée ! Mais avant de vous lancer dans cette aventure, commencez par faire vos preuves. Ce ne sont pas les occasions qui manquent d’accomplir des actions humanitaires. Les pistes inexplorées sont légion. Pourquoi n’envisagez-vous pas d’agir sur le terrain ?

Un garçon comme vous, docteur en médecine de surcroît, aurait toutes les chances de s’illustrer brillamment dans des campagnes de ce type. A notre tour de vous proposer des solutions dont le mérite serait au premier chef de ne pas diviser les voir du camp humanitaire. Plutôt qu’une liste électorale, rassemblez pour agir sur des motifs forts et concrets. Jetez-vous corps et âme dans une entreprise digne d’éloges. Par exemple : « Des bonbons pour le Gabon" ou « Des soussous pour le Soudan » ou encore « Des bénards pour le Bénin ». Evitez « Des soudards pour le Soudan », le thème n’est pas porteur. Voilà, cher docteur K., les conseils que nous pouvons vous prodiguer.

Quant au "h" de "Hutus", il s’agit, bien entendu, d’une coquille malencontreuse. Et ce n’est pas une raison pour faire l’oeuf en nous faisant la remarque alors que l’ensemble de nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes. Bon courage quand même !

H. Plumeau, et R. Jacob

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29 mai 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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