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L'après Libre Journal
Contes latinos
Atacama, l’esprit du voyageur
par Nicolas Pérégrin

J’avais laissé la Patagonie. Je devais me rendre au nord, remontant le long fil de cuivre chilien. La route longiligne s’ornait de merveilleux observatoires, de brumes côtières, de déserts mystérieux jonchés des suevai de voyageur. Je me sentais plus fort. Il y a comme cela des voyages qui vous révèlent ce que vous cherchez. Nous voulions le Tibet, et ce furent les Andes. Andes chrétiennes et hispaniques ou je dansai comme l’Inca la danse en l’honneur du ciel et de la vierge. J’arrivai à San Pedro d’Atacama, Mecque andine du tourisme local. Village en adobe, argile cuite sous le soleil, entouré de salars de la peur, de déserts et de geysers. Une vieille église en bois de cactus, une longue messe guerrière où le bon prêtre dénonce la main noire qui contrôle son pays et qui, voilà trois ans, brûla sept statues pieuses.

De jeunes voyageuses plus intrépides que les garçons, venues de Grèce, de France ou d’Amérique, avec qui l’on partage le cabernet chilien dans les restaurants troglodytiques. Et ce valle de la luna, ce lieu inaltérable, le lieu ou le ciel touche la terre, le cosmos les sables et la pierre. Un lieu de méditation présocratique, une révélation inouïe, du glacier au désert. L’Amérique latine serait l’Eldorado du voyage, Atacama, l’esprit hurlant du voyageur mué en condor éternel. Tout ce qui est humain me serait étranger. D’Atacama, je ne pouvais gagner Salta. Je choisis donc le Nord et ses salars. Le salar d’Uyuni, le plus grand du monde, dans la pauvre Bolivie qui jouit de commentaires si divers. Bolivie, le Tibet de d’Amérique latine, ce toit du monde endimanché en ce 20 février par les flonflons du carnaval de nos frères indiens. Cette route d’Uyuni bradée au touriste de passage fait son effet : on navigue plus qu’on ne roule à cinq mille mètres, on crève de froid dans le premier campement, on voit la lagune verte et ses résistants flamants qui virent comme elle de couleur. La lagune devient tahitienne, elle est bordée de volcans enneigés, elle est irrésistible, reflétant toute la beauté de cet altiplano, qui joint la hauteur de l’esprit à l’équanimité de l’âme. Je dirai que la musique de Loreena Mc Kennitt que j’avais découverte à Santiago me fut profitable au-delà de mes espérances. Je pris avec mes compagnons un bain dans les sources thermales, nous gagnâmes les geysers, cette boca éructant de la terre mère, qui crachent leurs bulles colériques à la face du ciel.

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18 mai 2013 - lien permanent
Horbiger fait son cinéma
Horbiger et la charge de la brigade kascher
par Nicholas-Kurt Heil

Suite au vote de l’Heil dur de notre lectorat fâcheux, pardon facho, Horbiger a été sacré star et tsar de la cinéphilie. Il a même reçu le soutien de Méthane Yahoo, le premier ministre de ce bon vieux Ezra Hell qui lui a demandé un remake de choix ou de la liste de Chandler ! Du coup la cabale rit et les enjeux de mots se multiplient. Avis aux amateurs, temps frais.

***

Certains aiment la brigade kascher, d’autres les lanciers du Beng-Heil. Les trois lanciers du Beng-Heil attendent une charge tant redoutée, comme en Crimée et châtiment, celle de la brigade kascher, proche de celle menée de main de traître par Errol Flemme dans la grande tradition robin-hollywoodienne. Horbiger lui se prend pour Gary Poker qui, on le sait, était l’idole de Mein fou rire - pourtant abonné au Gable, dont il ne ratait pas un opus - et l’acteur de Peter Ibbetson, grand classique du surréalisme gnostique. Il luttait dans les lanciers contre Mohammed Khan et non Mohammed Kahn, comme voudrait un pointilleux Grommelle.

C’est donc à qui fera la meilleure réplique cinéphilique et non cynégétique. On aura ainsi droit à la prisonnière du dessert, aux contes de la rune vague après la pluie, au courroux aux abois (Kurosawa, là je traduis...) et l’homme qui voulut être coi, celui dont on ne veut pas entendre parler. On évoque aussi la naissance d’une notion et surtout le diabolique docteur m’accuse, et non Méduse, dont on reparlera un jour sur la plage à Cabo de Gata, au milieu de teutoniques têtes d’or.

Face à eux on voit notre cher chinchilla à fourrure en fureur ravi Jacob mais flanqué aussi de ses deux perroquets ashkénazis. Car ravi Jacob a secoué les chaînes de Jacob à la demande du lectorat fâcheux et de son combat avec la mésange. Horbiger est furieux qu’on lui ait retiré la jouissance plénière du chinchilla et il menace de plumer les psittacidés livrés le jour d’avant.

Mais le chinchilla veut utiliser les perroquets pour défier le maître de la terre creuse. On y va, au bout de cette troisième introduction ou récit enchâssé qui montre un Horbiger bien triste.

***

Soudain, à Tartessos, alors que se préparait la bataille de tartes à la crème, l’on entend ces deux voix aigrelettes et douçâtres tancer ainsi notre bon maître :

- O mon messire Orbi, vous n’êtes guère gai !

- A quatre pas d’ici, on vous le fait savoir !

- Nous sommes de ta ruche, ô ma vilaine abeille...

- Si tu nous plumes toutes, on ne dira plus Heil !

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17 mai 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
George Steiner confirme : la jeunesse française est abrutie par le mondialisme et le socialisme
par Nicolas Bonnal

On connaît George Steiner, érudit juif et polyglotte politiquement incorrect, amateur du Rebatet romancier et ami de Pierre Boutang jadis. Ce qu’il dit reproduit tellement ce que j’écris d’habitude que je n’ajouterai pas une ligne. Si, qu’il faut que des ligues idoines poursuivent ce noble homme en justice.

***

Dans Le Monde du 11 mai 2013, le grand George Steiner (84 ans, critique, philosophe) répond à la dernière question du journaliste : « Quel sera, selon vous, l’avenir de la jeunesse estudiantine, avec laquelle vous êtes en contact ? » de la façon suivante : « Il m’effraie. Nous sommes en train de créer une apathie chez les jeunes, une "acédie", grand mot médiéval, sur laquelle Dante et saint Thomas d’Aquin ont écrit des choses formidables. Cette forme de torpeur spirituelle me fait peur. Le philatéliste qui est prêt à tuer pour un timbre, lui, a de la chance. »

Wikipédia définit ainsi l’acédie : « Dans la religion catholique, l’acédie est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, le dégoût pour la prière, la pénitence, la lecture spirituelle. L’acédie peut être une épreuve passagère, mais peut être aussi un état de l’âme qui devient une véritable torpeur spirituelle et la replie sur elle-même. C’est alors une maladie spirituelle. »

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16 mai 2013 - lien permanent
Derrière l’écran
Alexandre Rou et l’esprit du paganisme au cinéma
par Nicolas Bonnal

Dans le grand trio du cinéma pour enfants, il y a trois maîtres méconnus : André Hunebelle, l’immortel auteur du très patriote Capitan, l’Anglais Stevenson, qui travaillait pour Disney et réalisa Mary Poppins et surtout la très viking Ile sur le toit du monde, et Alexandre Rou, ou Rowe, l’as soviétique en ce domaine, qui a oeuvré des années 40 à 70, comme Ptouchko le maître du völkisch indo-européen de l’époque.

Je rassure mon lecteur, j’ignorais son existence il y a quelques années encore, même si je le fais même redécouvrir aujourd’hui à mon lectorat russe : Rou a été victime de la guerre froide, on n’a rien su de lui, et il a été après victime des marxisants de la critique de cinéma franchouillarde qui ont jugé qu’il n’était pas assez quelque chose. Et pour cause ! Il défendait des valeurs ancestrales et telluriques contre les cours baroques et les matrices magiciennes ! et la lutte de héros solaires contre les araignées anonymes !

Le plus étonnant est que Rou n’est ni russe ni slave. Il est irlandais de père, et grec orthodoxe par sa mère. Le père est venu travailler en Russie au temps des tzars, il y est resté après la Révolution. Elevé dans le monde soviétique, Rou commence à réaliser des films à la fin des années 30. Ce qui nous intéresse nous, gens de droite ici, passionnés de cinéma pour enfants (car c’est toujours le plus riche d’enseignements initiatiques), c’est qu’il ne le fait pas dans le contexte de l’avant-garde bolchevik mais dans le contexte de la réaction stalinienne à cette avant-garde et donc dans le cadre du retour aux grands termes patriotiques et historiques. C’est ce cinéma qui sera salopé par la critique de l’oxydent : on le taxe d’académisme, propagande, réalisme socialiste...

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15 mai 2013 - lien permanent
C’est à lire
Roland Dumas : un ancien ministre dénonce la dérive américaine et coloniale de la diplomatie française
par Nicolas Bonnal

:: Texte en russe

Roland Dumas est un homme très connu en France et dans le monde de la diplomatie, même s’il est mis à l’écart par les sbires du nouvel ordre mondial. Héros de la Résistance à l’Allemagne nazie, il a ensuite été un très grand avocat qui s’est illustré dans la défense des peuples colonisés. Homme de gauche à l’époque où ce mot avait un sens, il fut l’ami et le ministre du Président Mitterrand, qui exerça ses fonctions en France de 1981 à 1995. Roland Dumas exerça quant à lui de nombreuses fonctions importantes, et notamment celle de Ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Sa politique était marquée par son équilibre, son humanisme et ses positions amicales envers le monde arabe et musulman, que la France sur ordre d’Israël et des Etats-Unis achève de détruire aujourd’hui, comme à l’époque de l’expédition du Canal de Suez en 1957. Ses positions lui ont valu l’opposition farouche du « lobby qui n’existe pas » (Serge de Beketch) et de la presse qu’il contrôle. Mais M. Dumas a insisté bravement et résisté, comme pendant la Guerre. Cet homme de culture amateur d’art a gardé le courage du mousquetaire.

Roland Dumas s’insurge donc depuis 2007 surtout contre l’incroyable inflexion de la diplomatie française qui a pris un tour fascisant et colonialiste avec Nicolas Sarkozy, actuellement conférencier pour Goldman Sachs et voyageur de commerce du Qatar (au sens strict du terme). La France a fait la guerre partout pour des intérêts privés et coloniaux qui ne sont pas les siens. On retrouve le virage néo-totalitaire de l’Europe actuelle : on travaille pour les banquiers contre les peuples.

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13 mai 2013 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Fem-haine + police = quel scandale !

Selon mes sources exclusives, des organisateurs du cortège unitaire d’hommage à Jeanne d’Arc, ce matin (12/5) savaient depuis 24 heures que les Femen avaient loué une chambre à l’hôtel Regina, place des Pyramides (Paris Ier). En bons citoyens, ils en informèrent la police. Résultat ? Les putes (1 000 euros/mois) ont fait leur petite saleté sous la protection de la police, pendant près d’une heure. Puis elles sont descendues par une grande échelle de pompiers qui passait par là. Entre-temps, les flics avaient matraqué, gazé et filmé les victimes de cette provocation... anglophone, tiens donc. "Sextermination" : le nouveau nom du métissage ?

Patrick Gofman
<http://parolesdemilitants.blogspot.com/>
13 mai 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Démographie, valeurs, idéal : la modernité à l’épreuve du Katholik Park
par Nicolas Bonnal

:: Texte en russe

Rien n’agace plus notre système et sa police de la pensée que d’avoir crié trop tôt victoire ; et d’avoir pensé en avoir terminé avec un ennemi qui ne finit pas de renaître - puisqu’il fait des enfants avec amour et illustre le droit à la vie. C’est ennemi c’est le christianisme et il a des ventres qui ne sont pas à vendre mais à louanger. Et ce ventre fécond insupporte la Bête.

J’ai déjà donné à méditer ces lignes de Paul Hazard ; le début du siècle dit des Lumières pensait aussi en avoir terminé avec son vieil ennemi. Et puis voilà...

« Jamais sans doute les croyances sur lesquelles reposait la société ancienne n’ont subi pareil assaut, et en particulier le Christianisme. Swift, en 1717, se livre à un des accès d’ironie dont il est coutumier. Il est dangereux, écrit-il, il est imprudent, d’argumenter contre l’abolition du Christianisme, à une époque où tous les partis sont unanimement déterminés à l’anéantir, ainsi qu’ils le prouvent par leurs discours, leurs écrits, et leurs actes. »

***

Une certaine Marie L., qui écrit un français de fast-food (le Nouvel Obs était pourtant le journal de Roland Barthes qui dans ses profondes "Mythologies" respectait son Eglise !) s’acharne ainsi le 3 mai contre cet ennemi qui n’en finit pas de renaître :

« Dans une église bondée, les jeunes gens, moyenne d’âge 20-25 ans, s’agenouillent devant le saint sacrement comme les bigotes d’autrefois. L’encens brouille la vue, et le choeur entonne un chant latin repris par une assemblée sagement recueillie. Non, nous ne sommes pas chez les traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie-X, mais à l’une des cérémonies dominicales destinées à la jeunesse francilienne. »

On pourrait faire marquer à cette distraite journaliste que l’encens brouille moins la vue que les pots d’échappement et qu’aujourd’hui les douairières sont les anciennes soixante-huitardes ; ou que les rois, les chevaliers, les dames ou les croisés s’agenouillaient aussi devant le Saint-Sacrement, quel que fût leur jeune âge. Mais c’est peut-être aller trop vite en besogne. On va se faire reprocher les rois, les chevaliers et les croisés ! Et les dames en hennin, et les paysannes pèlerines !

La surprise du chef est là, en tout cas : le christianisme est là, bien jeune et combatif. Qui avait dit de laisser venir à lui les enfants ? Vous croyiez que c’était Walt Disney ? Les vendeurs de sucreries ?

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8 mai 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Edouard Bernays et le bourrage de crâne démocratique
par Nicolas Bonnal

C’est un des personnages les plus importants de l’histoire moderne, et on ne lui a pas suffisamment rendu hommage ! Il est le premier à avoir théorisé l’ingénierie du consensus et la définition du despotisme éclairé (la démocratie comme illusion laissée au peuple qu’il se gouverne lui-même).

Edouard Bernays est un expert en contrôle mental et en conditionnement de masse. C’est un neveu viennois de Sigmund Freud, et comme son oncle un bon lecteur de Gustave Le Bon. Il émigre aux Etats-Unis, sans se préoccuper de ce qui va se passer à Vienne... Journaliste (dont le seul vrai rôle est de créer une opinion, de l’in-former au sens littéral), il travaille avec le président Wilson au Committee on Public Information, au cours de la première Guerre Mondiale. Dans les années Vingt, il applique à la marchandise et à la politique les leçons de la guerre et du conditionnement de masse ; c’est l’époque du spectaculaire diffus, comme dit Debord. A la fin de cette fascinante décennie, qui voit se conforter la société de consommation, le KKK en Amérique, le fascisme et le bolchévisme en Europe, qui voit progresser la radio, la presse illustrée et le cinéma, Bernays publie un très bon livre intitulé "Propagande" (la première congrégation de propagande vient de l’Eglise catholique, créée par Grégoire XV en 1622) où le plus normalement et le plus cyniquement du monde il dévoile ce qu’est la démocratie américaine moderne : un simple système de contrôle des foules à l’aide de moyens perfectionnés et primaires à la fois ; et une oligarchie, une cryptocratie plutôt où le sort de beaucoup d’hommes, pour prendre une formule célèbre, dépend d’un tout petit nombre de technocrates, d’oligarques, de conditionneurs et de faiseurs d’opinion. C’est Bernays qui a imposé la cigarette en public pour les femmes ou le bacon and eggs au petit déjeuner par exemple : dix ans plus tard les hygiénistes nazis interdisent aux femmes de fumer pour raison de santé. Au cours de la seconde guerre mondiale il travaille avec une autre cheville ouvrière d’importance, Walter Lippmann.

On peut trouver facilement ce texte dans le web en anglais. En voici quelques extraits que je laisse en anglais car la langue de Bernays est très limpide (il faut lire en anglais car on s’ennuie trop sur le web en français) :

« There are invisible rulers who control the destinies of millions. It is not generally realized to what extent the words and actions of our most influential public men are dictated by shrewd persons operating behind the scenes. »

Bernays reprend l’image fameuse de Disraeli dans "Coningsby" : l’homme-manipulateur derrière la scène. C’est l’image du parrain, en fait un politicien, l’homme tireur de ficelles dont l’expert russe Ostrogorski a donné les détails et les recettes dans son classique sur les partis politiques publié en 1898, et qui est pour moi supérieur aux très bons Pareto ou Roberto Michels. Nous sommes dans une société technique, dominés par la machine (Cochin a récupéré aussi l’expression d’Ostrogorski) et les tireurs de ficelles, ou wire-pullers (souvenez-vous de l’affiche du Parrain, avec son montreur de marionnettes) ; ces hommes sont plus malins que nous, Bernays en conclut qu’il faut accepter leur pouvoir. La société sera ainsi plus smooth. On traduit ?

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6 mai 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Jonathan Swift et l’abolition du christianisme (en 1708 !)
par Nicolas Bonnal

Les médias "Illuminati" aujourd’hui rêvent, et avec eux les scientifiques trans-humains et une grande partie des politiques d’en finir avec le christianisme. Ce n’est pas une nouveauté : Montesquieu écrit déjà en 1721 que le pape est une « vieille idole que l’on encense par habitude » dans ses si scolaires et si recommandées "Lettres persanes" (mais c’est de l’ironie n’est-ce pas). Quant à Voltaire il poursuit de sa haine insensée l’Eglise (et avec elle les Juifs) dans un monde déjà déchristianisé - mais Tocqueville remarque que plus une institution est faible, moins elle est tolérée.

L’Angleterre libérale croule alors sous la presse et les brochures, et Jonathan Swift publie en 1708 un petit texte pour essayer d’empêcher l’abolition du christianisme ! Il va le faire avec son esprit à lui, inimitable et ironique. J’ai eu le bonheur de découvrir cet opus en relisant un classique universitaire du grand Paul Hazard, publié en 1932, "la Crise de la conscience européenne", et qui explique magnifiquement la déchristianisation et les menaces qu’elle fait peser (on le verra pendant la révolution et la terreur, ou pendant la révolution russe et le communisme) sur la liberté et même la vie de l’homme. On peut aussi dire que le christianisme russe est en meilleurs santé aujourd’hui que le christianisme américain.

***

On peut lire ce texte magnifique en ligne sur un site universitaire québécois. J’en donne la préface :

« Quel contraste ! quel brusque passage ! La hiérarchie, la discipline, l’ordre que l’autorité se charge d’assurer, les dogmes qui règlent fermement la vie : voilà ce qu’aimaient les hommes du dix-septième siècle. Les contraintes, l’autorité, les dogmes, voilà ce que détestent les hommes du dix-huitième siècle, leurs successeurs immédiats. Les premiers sont chrétiens, et les autres antichrétiens ; les premiers croient au droit divin, et les autres au droit naturel ; les premiers vivent à l’aise dans une société qui se divise en classes inégales, les seconds ne rêvent qu’égalité. Certes, les fils chicanent volontiers les pères, s’imaginant qu’ils vont refaire un monde qui n’attendait qu’eux pour devenir meilleur : mais les remous qui agitent les générations successives ne suffisent pas à expliquer un changement si rapide et si décisif.

La majorité des Français pensait comme Bossuet ; tout d’un coup, les Français pensent comme Voltaire : c’est une révolution. »

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3 mai 2013 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Mariage pour tous : et toi François ?
<www.geburtstagsgeschenkezum18.com>

Comment Hollande peut-il se sortir du pétrin et moraliser la vie politique ?

Voilà qui tombe finalement fort mal pour le président Hollande : au moment où il veut nettoyer un peu la politique française tombée de charybde en scylla, le voilà rattrapé par une délicate affaire personnelle qui pourrait bien signer la fin prématurée de son quinquennat.

Si on lui avait dit, cependant, que pour sauver son quinquennat, il lui faudrait impérativement se marier à Valérie Trierweiler ou, au moins, se pacser, il est probable qu’il aurait lâché l’affaire...

Impensable ?

Pas tant que ça.

Disons que, un mariage rapide et en catimini pourrait être une piste explorée par le pauvre président pour retrouver pied dans un jacuzzi de purin devenu bien trop agité pour lui.

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1er mai 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
LMPT : pourquoi la loi est folle et pourquoi le FN doit se mobiliser
par Nicolas Bonnal

Il n’est jamais trop tard pour bien dire. Merci JMLP !

Au cours d’une remarquable conversation avec Julien Sanchez le 27 avril dernier, Jean-Marie Le Pen a, sur le site <frontnational.com>, évoqué la nécessité de participer aux prochaines manifestations contre le « mariage pour touche », qui dépasse de loin le simple enjeu décrit par certains. C’est un projet anthropologique ou plus tôt "entropologique", un projet qui met un point final au paradigme de la nature humaine, comme on disait jadis.

JMLP a pris soin de rappeler que le FN privilégiait le social maintenant, mais je prendrais soin quant à moi de rappeler que le social ne mobilise plus. Il n’y a plus de classe ouvrière en France, grâce à Thatcher et aux bons apôtres de l’Europe libérale. Car ce qui caractérise un libéral new look, c’est bien de considérer que la civilisation est un marché, et que le bébé doit être jeté avec l’eau du bain, surtout s’il est syndiqué ! On assiste du coup à un nouveau et méphitique remix des deux révolutions atlantidéennes d’antan : la libérale anglo-saxonne avec son cortège d’horreurs (l’usine pour enfants, le panopticon, la mécanique humaine) et la jacobine française. Celle-là, Cochin l’expédia en une phrase :

« L’humanité qui tue est soeur de la liberté qui emprisonne, de la fraternité qui espionne, de la raison qui excommunie ; toutes forment cet étrange phénomène social qu’on appelle le Jacobinisme. »

Les Européens ne bougent plus parce qu’ils sont martyrisés par leurs banquiers, par leurs financiers, par leurs politichiens aux ordres (on verra pourquoi plus bas), ils sont étranglés par les cordons de la bourse, c’est le cas de le dire, bourse qui a décidé que ce sera elle ou leur mort : leur mort donc. Mais ils sont tétanisés et sidérés parce qu’on leur a dit que sans l’euro ce serait l’apocalypse, alors il vaut mieux l’Apocalypse avec l’euro, en attendant comme à Chypre la confiscation de leurs comptes bancaires. On fait confiance à Shylock et à la caractérielle Merkel, cette tante Cunégonde toujours plus menaçante (comme dirait Voltaire, « à la vérité fort laide »), pour leur prendre une livre de chair supplémentaire en attendant ; elle est toujours symbolique puisque la dette se creuse à chaque fois.

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29 avril 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Dostoïevski et les violences illuminées du parti socialiste
par Nicolas Bonnal

- Nous savons qu’un doigt mystérieux a désigné
notre belle patrie comme le pays le plus propice
à l’accomplissement de la grande oeuvre.

Parti des banques et des médias, le PS se veut aussi un parti d’avant-garde, un parti refondateur de notre France et de l’espèce humaine.

On se doutait que la destruction de la famille et l’achat de nouveau-nés, encouragés par les temps globalisés qui courent, ne rencontreraient pas un grand écho public ; surtout si une loi destinée à favoriser les théories d’avant-garde illuministe et les intérêts d’un lobby surreprésenté dans la mode et les médias, les affaires et la politique (et ce de la gauche à l’extrême-droite maintenant) heurtait de front une énorme majorité de la population. Mais on n’osait présager ce qui allait se passer : le passage à tabac du petit peuple contestataire et familial.

***

Je ne réside pas en France, je n’en ai pas le coeur. Je peux témoigner qu’à l’étranger les médias n’ont rien dit, et qu’ils ont à peine insisté sur les... milliers de manifestants (les milliers de manifestants ??? On est bien gardés partout.)

J’ai eu plusieurs amis et amies arrêtés et tabassés par la police ; des gardes à vue, des nuits au poste, des charges, des gazages fondés sur des théories de la conspiration (nous on s’affronte à la réalité de la conspiration, ce n’est pas la même chose) ; c’est d’autant plus étonnant qu’il s’agissait non pas de militants musclés mais de gentils pères et mères de famille, des cathos comme il faut, comme disent les médias officiels avec leur mépris raciste et ricaneur. Il devait même y avoir des bobos au sens strict, des petits laïcs avec leur bonne famille. J’ai même su que de bons petits étudiants pourtant gentiment conditionnés par la lecture de Luther King ou Mandela avaient aussi été tabassés. On a balancé le gaz (changer le mot, comme chez Orwell) sur les mères et leurs enfants, et comme on avait tort, on s’est acharné sur les victimes, ce qui est dans la logique de ces temps post-libéraux (fonctionnaires, retraités, assistés, c’est vous qui nous ruinez et pas l’euro !) et post-démocratiques : on vous prendra vos sous, vos vies, vos idéaux. Paris est en état de siège et l’on se doute que les Invalides, le Champ de Mars et les quartiers traditionnels ne seront plus les mêmes. Les forces spéciales seront prêtes. Un ground zero se prépare, c’est bon pour les sondages, car les socialistes qui ont mis tout le monde à bout en quelques mois, ont encore quatre années à tirer, et ils ne se sont pas près de se tirer, même s’ils ne s’en tireront pas comme ça. Entre deux tenues et deux partouzes, ils nous préparent un sale coup à la manière des méchants des péplums hollywoodiens. Un grand incendie de Rome, arrosé à l’hélium ?

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26 avril 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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