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L'après Libre Journal
Il y a quinze ans, lors du procès Touvier
La France-de-Vichy, auxiliaire des nazis ? Un document oublié répond...
par Serge de Beketch
(23 mars 1994)

« Le procès Touvier, c’est le procès de la France de-Vichy. »

Ces mots répétés à l’envi, donnent la clef du retentissement médiatique d’une affaire dont, pourtant, ni le nombre des victimes ni la personnalité de l’accusé ne sont à la mesure de la tragédie de la guerre.

Mais, pour faire payer la France-tout-court, il faut condamner la France-de-Vichy. La tentative a échoué avec Barbie parce qu’il était allemand ; avec Bousquet, parce qu’un assassin providentiel l’a tué ; avec Papon, parce que l’ancien préfet de police, ancien ministre, tient en réserve des dossiers d’une telle puissance dissuasive que même les services spéciaux israéliens ont jugé hors de proportion le risque de les voir publier.

Voilà donc Touvier, gratte-papier lyonnais, propulsé au grade de représentant de la "France-de-Vichy".

Le condamner serait exclure la France du banc des victimes du nazisme pour la mettre au pilori des complices d’Hitler. Et lui imposer les réparations que, depuis cinquante ans, les coupables paient à Israël.

Voilà les vrais fondements du devoir de mémoire qui, dans cette affaire, n’est pas autre chose qu’un pouvoir de mensonge. Car la vérité n’est pas, comme le prétendent les truqueurs d’Histoire, que la France-de-Vichy était engagée dans la collaboration au point de devancer les exigences allemandes.

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18 mai 2009 - lien permanent
Nouvelles du Marigot
Soeur Sourire : un avatar stendhalien ?
par Saint-Plaix

"Soeur Sourire et des larmes", c’est le titre d’un film de Stijn Coninx sorti le mercredi 29 avril, avec Cécile de France dans le rôle titre, qui retrace la destinée douloureuse de la médiatique religieuse dominicaine, de son nom dans le siècle Jeanne Paule Marie Deckers, dite Jeannine Deckers, auteur du célèbre tube des années 60 "Dominique, nique, nique". Ce film doit être pour nous l’occasion d’une réflexion sur ce destin tragique et d’une mise au point nécessaire face au déferlement de haine antireligieuse qu’il engendre...

Pourquoi tragique ? Parce que la vie de cette religieuse défroquée est l’image d’un échec de l’engagement dans la foi, ce qui mérite réflexion et amène à des interrogations quant à la responsabilité de la congrégation qui l’accueillit... La gauche bien pensante, à l’occasion de la sortie de ce film, crie au scandale et en profite pour fustiger les institutions religieuses avec les dé-Golias-series habituelles où la médisance le dispute aux inexactitudes et aux affabulations...

Qu’en est-il exactement ?

Jeanne Paule Marie Deckers, est née le 17 octobre 1933 à Wavre dans la banlieue de Bruxelles. Elle connaît une enfance morne et assez solitaire, marquée par une vive opposition à sa mère. Elle refuse de s’investir dans la boulangerie familiale. Visiblement d’un caractère immature et rêveur, peu douée pour les études, elle s’essaye au dessin qu’elle enseignera quelques temps sans parvenir à être nommée professeur, avant de s’interroger sur la vocation et de se laisser séduire par la vie religieuse. C’est ainsi qu’elle rejoint les Dominicaines en 1959, au couvent de Fichermont (près de Waterloo) où elle prend le voile sous le nom de Soeur Luc-Gabriel.

Amatrice de musique, soeur Luc-Gabriel qui s’accompagne volontiers à la guitare, compose quelques chansons. C’est pourquoi sa hiérarchie accepte de lui faire enregistrer un disque, et c’est alors qu’elle connaîtra un succès mondial, sous le nom de soeur Sourire (pseudonyme qui lui a été donné par Philips, sa maison de disques, et qu’elle dira plus tard avoir toujours détesté) en 1963 avec la chanson "Dominique" qu’elle écrivit en hommage à son Saint Patron, et qu’elle publia évidemment au profit de sa communauté.

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17 mai 2009 - lien permanent
Chers frères
Le départ du Maître
par l'Abbé Guy-Marie
(27 avril 1994)

Depuis dimanche dernier, et tous les jours de la semaine (dans la nouvelle liturgie) jusqu’au 7e dimanche de Pâques, l’Evangile lu à la messe commence par ces mots : « A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père ». Ainsi, sommes-nous déjà dans le mystère de l’Ascension. Les quarante jours du temps pascal vont prendre fin. Pour comprendre l’arrachement que dut constituer le départ de Jésus, il faut imaginer l’amitié humaine qui le lia aux apôtres durant ces trois années de vie commune. Je ne sais si ces hommes sentirent croître en eux l’amour chaque matin pour le Maître, mais ce qui est sûr, c’est que Lui prenait, de jour en jour, toute la place. Il les enveloppait de toute sa personnalité. Il était courageux quand ils étaient peureux, fort quand ils étaient faibles, sage quand ils étaient inintelligents, fermés ou présomptueux... admirable dans sa prière quand ils dormaient.

Il était tout leur présent. Et leur avenir : « A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn. 6,68). Il prenait toute la place au spirituel et au matériel, partageant toute leur vie. Ainsi n’ai-je pas de peine à imaginer quelle fut la détresse des disciples au soir du Vendredi-Saint. Il me plaît, en revanche, d’imaginer leur joie, profonde, indicible, quand ils furent convaincus de la résurrection. Le soir de Pâques, avant qu’ils ne le reconnaissent au signe de l’Eucharistie, ils le prièrent de rester : « Reste avec nous, Seigneur ! » (Luc 24,29). Ce qu’il fit. Ce qu’il fait par son Eucharistie. Alors ? L’Ascension, un mystère triste ? Fut-ce vraiment un arrachement ? Non. « Pour eux, s’étant prosternés, ils revinrent à Jérusalem, pleins de joie » (Luc 24,52). Pourquoi ? Parce qu’ils comprirent qu’Il nous quittait pour une communion plus intime et plus intense. « Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles » (Mt. 28,20).


Texte publié dans Le Libre Journal n°34.
17 mai 2009 - lien permanent
Fidèle au poste
Euro-vision d’horreur
par Serge de Beketch
(6 mai 1994)

Torrent de guimauve, explosion de strass, pluie de paillettes, ruissellement de phosphorescences, tintamarre de ritournelles moutonnières, croassements poly-idiomatiques, sarabande de nymphettes blondasses et de Nègres convulsifs, cohorte de chefs d’orchestre choréiques, coiffures "poignée de pétards" et sourires "Jacob-Delafon". C’est le "Concours Eurovision de la Chanson" qui, chaque année à date fixe, revient comme le virus de la grippe.

Trois heures durant, paroliers, compositeurs, musiciens, costumiers, décorateurs, chorégraphes, interprètes, présentateurs et commentateurs besognent pour un jury qui s’en fou parce qu’on ne demande évidemment pas de choisir entre peste musicale et choléra mélomaniaque mais simplement d’entériner d’inextricables calculs économico-diplomatiques.

Pourquoi regarder ce cauchemar, demanderez-vous ? Parce que ces clones clownesques, qui gringottent d’une voix unique des chansonnettes toutes pareilles en gesticulant une gigue toujours recommencée, donnent une vraie vision d’Europe. C’est l’Europe de Bruxelles. L’Europe des fromages pasteurisés, des oeufs calibrés, des poissons surgelés, des vins mélangés, des voitures standardisées, des réglementations "harmonisées", des informations contrôlées. L’Europe uniformisée, métissée, aseptisée, déshumanisée. L’Europe cosmopolite, sans frontières, sans identité, sans tradition, sans racines, sans passé, sans culture, sans civilisation.

L’Europe bovine, imbécile, vulgaire, satisfaite.

L’Europe Big Brother et B’nai R’rith, qui ne dévoile son mufle hideux et consternant qu’une fois l’an.

Un cauchemar prémonitoire.


Texte publié dans Le Libre Journal n°35. Suivez le lien pour lire la chronique télé de l'époque...
16 mai 2009 - lien permanent
Un jour
Le Grand Condé
par Jean Silve de Ventavon
(18 mai 1994)

Le cardinal-duc de Richelieu trépassé, Louis XIII agonisant, Philippe IV d’Espagne avait cru l’heure opportune pour envahir le Royaume des Lys ; et, le 19 mai 1643, l’armée du gouverneur des Pays-Bas, don Francisco Melo de Braganza, hidalgo qu’assistait M. de Beck, investissait déjà depuis quelque temps Rocroy, une place qui verrouillait la route de Paris, quand survinrent au secours de la ville les cuirasses de Monseigneur Louis de Bourbon-Condé, duc d’Enghien. Le jeune duc - il est né en 1621 - dispose de vingt-et-un-mille soldats, don Francisco de vingt-sept-mille, « vieilles bandes wallonnes, italiennes et espagnoles qu’on n’avait pu rompre jusqu’alors »... L’infériorité de ses forces n’émeut point le Bourbon, et il ordonne d’attaquer sans plus attendre. A-t-il eu tort ? Peut-être... Les gens du gouverneur sont des lions ; ils éventrent à la furieuse l’aile droite des Français, mais d’Enghien fait intervenir les cavaliers de M. de Gassion tenus en réserve. Ceux-ci bloquent l’offensive ennemie ; à la suite de Condé, d’autres braves crochent à revers la gauche de don Francisco, et la culbute. La victoire est proche.

Ecoutons Bossuet narrer l’ultime épisode de la bataille, le morceau est fameux : « Restait cette redoutable infanterie espagnole, dont les gros bataillons serrés semblables à des tours (...) demeuraient inébranlables (...). Trois fois le jeune vainqueur s’efforça de rompre ces intrépides combattants ; trois fois il fut repoussé par le valeureux comte de Fontaines, qu’on voyait porté dans sa chaise, et malgré ses infirmités, montrer qu’une âme guerrière est maîtresse du corps qu’elle anime. Mais enfin, il faut céder. C’est en vain qu’à travers des bois avec sa cavalerie toute fraîche, Beck précipite sa marche pour tomber sur nos soldats épuisés ; le prince l’a prévenu, les bataillons enfoncés demandent quartier (...) »

Le héros que Clio allait appeler le Grand Condé venait de sauver la Patrie.


Texte publié dans Le Libre Journal n°36.
16 mai 2009 - lien permanent
Histoire de France
Louis XII, le contraire de l’esprit français
par Aramis
(27 avril 1994)

Touvier aura donc, malgré lui, sauvé sa tête. Mais fallait-il, en l’espèce, appliquer le droit de façon si restrictive ? Assurément les générations futures pourront légitimement nous tenir rigueur de ce jugement de complaisance. Il eut été si simple de soulever l’exception dans sa totalité. Et de rétablir complètement pour la circonstance, en conformité absolue avec l’esprit de la défense des droits de l’homme, le principe de la rétroactivité des lois élaboré par René Cassin, prix Nobel de la Paix, pour que la justice triomphe dans sa plénitude. Condamné à mort, Touvier aurait eu la tête tranchée. Certes, les vrais démocrates qui ne sont pas insensibles à la justesse de l’argument rétorqueront que cette solution comporte, elle aussi, une profonde lacune de caractère inégalitaire. La mort d’un Touvier n’étant pas de nature à effacer l’assassinat de sept juifs de Rillieux-la-Pape.

Dans ces conditions, le bon sens commanderait que six autres Touvier en puissance soient également condamnés au châtiment suprême. Or, la chose est possible.

Sachant qu’un juif vaut deux Grecs ; qu’un Grec vaut deux Turcs ; que le Turc qui est très fort est souvent allemand ; il suffit simplement de calculer, selon ce principe établi par l’éminent juriste Achille Talion, le chiffre des Allemands à exécuter.

Il va sans dire que cette proposition, qui satisferait l’ensemble des parties civiles, se heurte à un contexte international délicat. Mais n’était-ce pas déjà le cas le 3 septembre 1939, lorsque la France déclara la guerre à l’Allemagne ? serions-nous devenus timorés au point de ne pas répondre comme il se doit maintenant à la Bochie ? L’enjeu en vaut la peine. Cette fois encore.

H. Plumeau et R. Jacob

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15 mai 2009 - lien permanent
Grippe porcine
Shakespeare et le H1N1 : manipulation politique ou économique ?
par Claude Timmerman

Voici plus de sept ans que nous avons alerté nos lecteurs sur les causes et les risques d’une gigantesque épidémie d’affection virale respiratoire consécutive aux méthodes d’élevages intensifs de volailles, de porcins, voire de bovins... Il me faut remercier Présent et le Libre Journal d’avoir été les premiers à prendre au sérieux les arguments que j’avais alors avancés.

A l’origine des mises en gardes grippales, en 1995 un rapport est adressé à l’OMS précisant :

- Les élevages intensifs se multipliant dans une même région - élevages porcins et élevages avicoles - cela crée des foyers potentiels d’infestation d’autant plus dangereux que ces élevages sont plus densifiés ;

- La détestable pratique consistant dans les élevages à incorporer à la nourriture des substances antibiotiques, par essence mutagènes, comme activateurs de croissance, conduit ces virus à muter de façon répétitive en les rendant génétiquement instables et à sélectionner des souches résistantes aux rares agents dont on dispose, susceptibles de lutter efficacement contre eux (rappelons que les antibiotiques sont, dans l’immense majorité des cas, totalement inefficaces contre les virus !) ;

- Les variétés animales utilisées dans ces élevages, issues des recherches sur "l’amélioration animale" sont fragilisées physiologiquement et ne disposent plus des défenses immunitaires habituelles que l’on observe encore dans les races anciennes aujourd’hui délaissées pour cause de manque de rentabilité ;

- Le virus de la grippe aviaire, le virus de la grippe porcine, le virus de la grippe humaine sont tous trois de la même famille et sont potentiellement susceptibles d’hybridation ; cela peut conduire à la "création" de formes virales mixtes capables de contaminer l’homme de façon d’autant plus dramatique que l’on ne disposerait alors d’aucune arme sérologique pour lutter efficacement contre ce monstre viral ;

- Le processus étant lié à la densification des élevages, et se trouvant répétitif par nature, c’est un ensemble d’hybrides pouvant avoir des caractéristiques sensiblement différentes les unes des autres et apparaissant à des périodes différentes que l’on doit s’attendre à observer, ce qui nécessitera des recherches longues et différentes, faites au cas par cas !

Qu’a-t-il donc été fait, depuis plus de dix ans, pour limiter la densification des élevages intensifs ? Absolument rien ! Les alertes furent pourtant nombreuses, mais le lobby agricole productiviste veille !

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14 mai 2009 - lien permanent
Radio Beketch
Les Libres Journaux de Serge de Beketch

Serge de Beketch présente ses "libres journaux" : Le Libre Journal de la France Courtoise, journal décadaire de résistance française et catholique lancé en avril 1993, et Le Libre Journal de Serge de Beketch, émission radiophonique hebdomadaire, qui était diffusée en direct tous les mercredis à partir de 18h00 sur Radio Courtoisie.



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 6 septembre 1995. (15:21)
13 mai 2009 - lien permanent
Chroniques africaines
Les élections sud-africaines du mois d’avril 2009
par Bernard Lugan

Le 21 septembre 2008, le président Thabo Mbeki fut poussé à la démission par son propre parti, l’ANC, qui lui avait retiré sa confiance en raison d’"interférences" dans le dossier d’accusation en corruption contre Jacob Zuma lequel briguait la Présidence. Le coeur du problème était la guerre ouverte que se livraient, à l’intérieur de l’ANC, les partisans et les adversaires de ce dernier avec, en toile de fond, la rivalité Xhosa-Zulu.

Le 22 septembre, un Sotho, M. Kgalema Motlanthe fut désigné comme Président dans l’attente des élections de 2009 avec pour tâche principale de tenter d’éviter l’éclatement de l’ANC, mais il échoua. Durant le mois d’octobre, les partisans de M. Mbeki décidèrent en effet de créer un nouveau parti dont le nom fut annoncé à la presse par M. Mbhazima Shilowa, ancien Premier de la Province du Gauteng. Il s’agissait du Congress of the People (COP) devenu COPE, qui fut enregistré le 10 novembre devant l’IEC (Independant Electoral Commission). Le lancement officiel de ce nouveau parti se fit le 16 décembre à Bloemfontein, fief de l’un de ses principaux leaders, M. Mosiuoa "Terror" Lekota, un Sotho, ministre de la Défense et ancien Premier de la Province du Free State.

Cette dissidence touchant le coeur de la vieille base ethnique xhosa de l’ANC, l’Afrique du Sud se trouvait donc à un tournant de son histoire car, depuis 1994 le mouvement exerce un "centralisme démocratique", appuyé sur une majorité absolue, tant au niveau national que local. Or, en contrôlant les législatures provinciales, l’Etat-parti peut donner une orientation jacobine à une Constitution pourtant fédérale. Avec un parti de gouvernement moins exclusivement dominant, donc avec un Etat central affaibli, le caractère fédéral de la Constitution allait peut-être pouvoir s’imposer. Là était le principal enjeu de ces élections législatives qui prirent la forme d’un plébiscite pro ou anti-Zuma.

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12 mai 2009 - lien permanent
Editorial du Libre Journal n°36
Tartarin chien de guerre
par Serge de Beketch
(18 mai 1994)

Comparé aux lamentations qui suivirent la mort de Malik Oussekine, Beur tué par la police voilà huit ans, et aux excuses navrées après la mort d’Oussy Touré, Malien clandestin victime d’une crise cardiaque dans un commissariat la semaine dernière, le fracassant silence officiel observé devant le cercueil de Sébastien Deyzieu, jeune militant nationaliste défenestré à l’issue d’une manifestation réprimée avec sauvagerie, n’a qu’une explication : Pasqua n’est pas mécontent de cette tragédie.

Parce qu’elle sert puissamment sa stratégie politicienne.

Sous la pression d’une coterie dont Gaubert est le chef et qu’il a installée au coeur de l’appareil répressif, Pasqua a déclaré la guerre aux nationalistes français.

Annoncée « implacable », cette traque est justifiée par la lutte contre le racisme, ce qui ne manque pas d’impudence de la part d’un homme qui revendique bruyamment son inféodation à un état ouvertement xénophobe et raciste.

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11 mai 2009 - lien permanent
Chers frères
Mois de Marie
par l'Abbé Guy-Marie
(11 mai 1993)

Connaissez-vous la plus belle église du Perche ? Celle de Boissy-Maugis, sur la route de Montligeon. Son curé vient de mourir, quelle tristesse ! J’aimais faire enrager le curé de la paroisse voisine dont l’église, du XIIe siècle, venait d’être entièrement restaurée par les Monuments historiques. Je lui disais : « Pour moi, la plus belle église du Perche est celle de Boissy. » - « Ah non ! quelle horreur en comparaison de nos églises du Moyen-Age ! »

N’empêche, ma préférée à moi, c’est celle de Boissy, à cause de la foi qui s’en dégage, à cause de Marie.

Quand on entre, le regard est attiré par le Christ en Croix, tout au bout, au-dessus de l’autel, et, juste au-dessous, par le Christ au Tabernacle. Cela rappelle ce que c’est qu’être chrétien : suivre le Christ, aller vers lui, vivre de lui, l’adorer, l’écouter. Mais, avancez un peu et dépassez les premiers piliers. Vous êtes alors surpris par l’abondance des statues, des bas-reliefs, des vitraux (pas géniaux, faut le dire). La Vierge Marie est représentée seize fois ! Cela rappelle que, pour suivre le Christ, aller vers lui, vivre de lui, le contempler, nous avons besoin de Marie. Parvenu à la Table de communion, que vois-je ? Dans le choeur : Notre-Dame des Victoires, l’Enfant-Jésus dans les bras, et, de part et d’autre de l’entrée du choeur, une Pietà recevant Jésus à sa descente de Croix et une Vierge glorieuse donnant le Rosaire à saint Dominique.

Là où est le Christ, là est Marie. La Vierge Marie partage tous les mystères, joyeux, douloureux et glorieux de Jésus. Ainsi est-elle présente dans nos joies et dans nos peines. Ainsi le sera-t-elle dans notre éternité. Maintenant, retournez-vous. C’est la messe : la nef est... presque pleine. Eh ! Il y a mieux ici que des statues ! Il y a les fidèles. Derrière eux, j’aperçois les vitraux évoquant la présence de Marie dans notre histoire : N-D. de Sées, N-D. de Montligeon, N-D. de Fatima... Là où sont les chrétiens - c’est-à-dire le Christ encore - là est Marie. Car la Mère de Dieu est aussi notre mère.

Catéchisme ! : « Jésus est le Fils unique de Marie. Mais la maternité spirituelle de Marie s’étend à tous les hommes qu’Il est venu sauver : Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait l’aîné d’une multitude de frères (Ro. 8,29) » (n° 500).


Texte publié dans Le Libre Journal n°3.
10 mai 2009 - lien permanent
Un jour
6 mai 1758 - Lourde hérédité
par Jean Silve de Ventavon
(11 mai 1993)

C’est le 6 mai 1758 qu’en la bonne ville d’Arras Jacqueline Carraut, femme légitime de maître François Derobespierre ou de Robespierre, avocat au Conseil de l’Artois, donna naissance à son premier enfant ; on baptisa le bezot Maximilien.

Nulles ténèbres n’entourent la venue au monde de Maximilien de Robespierre ; à l’inverse, une ombre couvrirait, semble-t-il, les origines du criminel Incorruptible : selon les Artésiens de la cauchemardesque époque révolutionnaire, le bichon assassin eut pour aïeul Damiens, le valet illuminé qui avait poignardé Louis XV le 5 janvier 1757...

Quoique extravagante, l’histoire qu’au pied de la guillotine chuchotaient les habitants de la métropole marchande vaut d’être narrée. D’après ces braves gens, Damiens, mort écartelé, place de Grève à Paris, avait deux fils, Robert et Pierre, qu’un arrêt de justice contraignit à changer de patronyme. Les héritiers du frénétique lièrent alors leurs prénoms, et de la liaison sortit Robespierre... L’un disparut, accompagnant vraisemblablement le père et la mère de Damiens, misérables gueux bannis du Royaume ; l’autre vint fonder un foyer à Arras. Et, toujours suivant la rumeur populaire, les infortunes de Robert et de Pierre Damiens auraient fourni à Maximilien le sujet de la harangue qu’il prononça, jeune, devant les membres de l’Académie de Metz, harangue où le futur tyran stigmatisait la notion de culpabilité familiale.

Petit-fils de maître Derobespierre, « avocat pauvre et pauvre avocat », affilié à la loge Rose-Croix "Ecosse Jacobite", Maximilien de Robespierre était-il l’arrière-petit-fils de Damiens ? G. Lenôtre ne le pense point. A la question, Clio, elle, sourit, puis murmure : « Se non è vero, è ben trovato »...


Texte publié dans Le Libre Journal n°3.
9 mai 2009 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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